Le Village Universel.
Très souvent, l’étroitesse d’esprit nous empêche de comprendre notre patrimoine
immatériel, à commencer par notre propre langue. Ainsi, la plupart du
temps, les simples gens et même les spécialistes dans ce domaine nous
servent une version « isolée » en cherchant coûte que coûte à
« baliser » ethniquement et/ou géographiquement tel mot ancien, telle
désignation ancienne, ce qui est loin de refléter la réalité comme on va
le voir dans ce billet. Démonstration.
Tout Kabyle digne ce nom a entendu parler, très souvent d’ailleurs, des légendaires Igawawen et des non moins légendaires Ivehriyen. L’interprétation de ces termes est tout simplement folklorique, car on veut à tout prix rattacher ces noms à une région précise en Kabylie, ce qui est complètement erroné. Alors, qui sont ces légendaires Ivéhriyen (réf. à avehri « brise, air frais/marin ») ou les Igawawen (réf. à agw « nuage ») ? On analyse les termes et leurs racines, puis on remet la Kabylie dans son espace nordaf et sud-méditerranéen. Mais une question d’abord : tha-darth (taddart) « village », unité politique et territoriale de base en Kabylie, vous le savez, et qui serait probablement en lien avec Daleth (porte) en punique ? et en phénicien. Mais comment dit-on « villageois(e) » en kabyle, hein ? Autre chose importante : en Kabylie il y a les « ivehriyen levhar » (en aval, maritimes donc) et « ivehriyen ab’udhrar » (en amont, montagnards donc), c’est un indice important qui atteste clairement que cette racine /VHR/ n’est pas uniquement liée au littoral, à la mer comme c’est le cas en masri-arabe pour al-bahr (mer). Maintenant suivez attentivement ce qui va suivre, étape par étape.
PETRA
Voici la sublime Petra en Jordanie qui daterait de l’époque romaine. Comment l’appeler en kabyle moderne ? Tha-darth (taddart), comme pour le « village », tout simplement. Cette forme latine /PTR/ de Petra (et Pierre, St Pierre le « pêcheur ») est la même que la racine /BHR/ de bahr (mer) en masri-arabe et surtout /VHR/ en kabyle de ces fameux Ivehriyen notamment. Vous voulez visionner de véritables Ivehriyen mais cette fois en Egypte, dans le désert blanc ou désert libyque ? Les voici, surtout qu’on a trouvé leurs momies :
BAHARIYA
Al Bahariyah (oasis du Nord), de l’époque grecque (lagide) de cette oasis en Egypte, est équivalente de PETRA de l’époque romaine en Jordanie.
Les « villageois » ne serait-ils pas ces légendaires Ivehriyen ? Mais de quel village s’agit-il précisément : village de pêcheurs en aval et village de paysans en amont ? En Egypte ancienne, cette logique aurait donné un classement clair : Haute-Egypte vs Basse Egypte.
KAÏRAWAN
Bahariya (époque de l’Egypte grecque), Petra (époque romaine) ont leurs équivalents plus proche de nous dans le temps, de l’époque musulmane : Kaïraouan (caravansérail) en Tunisie et l’université Al Qarawiyin de l’université de Fès, considérée comme la première université dans le monde (8ème siècle). QRW est directement en lié avec QRT (ville, village) de Carthage et Cirta en punique, en phénicien, puis en masri-arabe. Maintenant j’ai la réponse à la question concernant l’identité de cet ordre ou de ces étranges « villageois » Ivehriyen :
Ivehriyen en kabyle = Universitaires, Universels
C’est la notion de « village universel », voire « village universitaire » que l’on retrouve dans ce mot kabyle, Ivehriyen, tout comme dans le nom de Bahariya, Petra et beaucoup d’autres. Kaïraouan (caravansérail) nous mène à faire lien avec DZR et Alger, la Césarée pour le Sérail, on verra ça plus tard, car, pour l’instant, il faut comprendre l’origine de cette « universalité », très clairement synonyme de « civilisés », ou instruits, croyants initiés aux écritures de différentes religions.
SAINT-PIERRE
Le catholique est universel (du grec katolikos) et vénère St Pierre, celui qui garde les portes du paradis et des enfers. Soi-disant sa légende de pêcheur de venu saint serait issue du Moyen-Orient, de l’hébreu (ce n’est pas de l’arabe cette fois !). Que nenni (nana-ak quoi !), camarades pourfendeurs de l’immense Egypte ancienne. Pierre (Pietro) est clairement une altération du grec psari (poisson) – notre /VHR/ des ivehriyen en kab moderne – sur la forme, et sur le fond Pierre est un Peseur. C’est un calque sur une divinité égyptienne ancienne : Anubis le chacal peseur d’âmes, voire même Osiris. La notion du terme « Universel » nous vient droit de cette divinité égyptienne Anubis : c’est, au moins, le premier système universel de poids attesté digne de celui que nous utilisons de nos jours, le chacal n’est qu’une forme pour attester le sens d’« échelle » et/ou d’« horizon », sinon la figure d’Anubis serait la première interprétation de la notion de gravitation universelle qui ne sera redécouverte par l’Anglois Isaac Newton qu’au 17ème siècle (combien de temps perdu pour l’humanité à cause d’obcurantistes « camarades » religieux - piètres traducteurs et pourfendeurs de l’immense Egypte ancienne !) et voire même un indice de boussole. On y reviendra.
NOS ANCÊTRES…
Les interprétations de cette racine /VHR/ en kab, /BHR/ en masri-arabe, /PTR/ en latin/romanes, /PSR/ en grec sont en réalité nombreuses et il est difficile de les faire sortir toutes d’un seul coup même si l’on comprend déjà certaines d’elles. Par exemple, Saint Augustin ferait bien partie de ces Ivehriyen anciens car il était « Bienheureux », on y reviendra. Ou bien, autre exemple, le nom Bretagne ou Grande-Bretagne serait aussi apparenté d’une façon ou d’une autre (sens identique ou opposé) aux notions Ivehriyen en kab et Pierre/Petra, donc au « village », « village universel », donc ce sont probablement des noms datant du début de la christianisation de l’Europe. La Grande-Bretagne un « grand village » ou une « grande balance » (pour la pesée), c’est probable. On y reviendra le moment venu.
Pourquoi la légende kabyle évoque souvent ensemble les Ivehriyen et les Igawawen comme dans l’air traditionnel kabyle que tout le monde connaît (ici la version d’un religieux, feu Mokrane Agawa) ? Deux cas de figure peuvent être envisagés :
-Les deux sont associés. Ivehriyen seraient « universels, universitaires » ou des Qarawiyin dans le version arabe nordafe et Igawawen serait simplement le pluriel de Azwaw ou Agawa pour le sens de Zaouiya justement une partie indissociable de cette université (ex. université de Fès et mosquée de Kaïraouan) ;
LE VILLAGE GAULOIS
- Au contraire, ces deux notions sont opposées Ivehriyen vs Igawawen, avec une frontière entre elles, dans l’espace ou dans le temps, par exemple, elles seraient de deux époques différentes, deux types de civilisation différents (ex. Afrique romaine vs le reste de l’Afrique du Nord) ou feraient référence à deux religions différentes. Là, y a pas mieux que l’Hexagone pour illustrer notre hypothèse correspondante. Le roman national français disait naguère « Nos ancêtres les Gaulois… » - normal que les Bretons n’ont pas trop aimé, que dire alors des Kabs :))) A vrai dire, la France, vue sous un angle kabyle, pourrait être divisée en deux parties : la France (disons la Gaule pour faire simple) romaine vs la Gaule non-romaine (et celle de Vichy plus tard !), soit la Gaule celte ou disons la Gaule bretonne.
A mon sens, la traçabilité de la Gaule romaine (la France libre sous Vichy) ne laisse aucun doute là-dessus : la Gaule romaine, c’est la voie de l’eau (du Rhône), qui part de l’amont depuis la capitale (la source), soit Lugdunum ou Lyon, descend la Drôme et finit en aval sur la Côte d’Azur en Méditerranée. C’est exactement la même logique que nos Ivehriyen en amont (montagne) et en aval (mer). Cette Gaule romaine, donc civilisée et instruite ne serait-elle pas la Gaule universelle par opposition au reste de l’Hexagone, soit la Gaule celtique (« bretonne ») non romanisée ou illettrée et vivant encore l’idolâtrie ? Une chose est sûre, notre logique de ce couple ou du clivage entre les légendaires Ivehriyen vs Igawawen, s’est reproduite dans ce pays qu’est la France, une pomme toujours coupée en deux : Gaule romaine vs Gaule non-romaine, celtique « bretonne », France catholique (universelle) vs Gaule protestante (plus proche des Anglois), etc.
Ironie du sort, du point de vue strictement étymologique, le terme « Bretons » (pour les Celtes globalement, la France non romaine) va s’apparenter au terme kabyle Ivehriyen, tout comme à /PTR/ de Pierre ou Pétra, /BHR/ de Bahariya en masri-arabe. Et plus rigolo encore, de ce même point de vue (proximité des racines des termes et de leur sens), les légendaires ancêtres Gaulois des uns vont s’apparenter aux non moins mythiques ancêtres des autres : Igawawen, les probables « Gaulois » version kabyle. Et pour ne rien vous cacher, selon cette même logique, la Gaule serait une Zaouiya (école scholastique, angle) en Nordafe, d’où probablement partit le terme Zouave, altération de azwaw ou zaoui, emprunté par les Français lors de la conquête d’Alger. Imaginez un peu, le Zouave est un probable Gaulois :)))
Un truc important maintenant. J’ai toujours pensé que Ivehriyen ou Igawawen seraient plutôt des ordres religieux, ou des castes de la société, sans doute des Nobles. Je n’ai aucun doute que les racines de ces deux termes /VHR/ et /GW/ contiendrait un indice de couleur, du BLEU en l’occurrence ou du bleu-vrai, deux couleurs souvent confondues. NB : Les deux pris ensemble nous donnent un indice : bleu turquoise, qui nous ouvrira une autre piste comme on le verra prochainement. Ce sont là deux nuances de la même couleur, deux nuances du bleu. Le sang bleu est un sang noble, on le sait de par l’histoire.
Cet indice de couleur vient nous éclairer sur la nature du soldat zouave justement. Le janissaire « turc » d’Alger était un pro, un engagé, un permanent, et à l’opposé, le zouave était un appelé recruté le plus souvent dans l’Algérois et en Kabylie. NB : Le corps d’armée des zouaves formé par les Français après la prise d’Alger n’a strictement rien à voir avec les Kabyles, que ce soit dit surtout que les djmal sahra (dromadaires du désert intellectuel) confondent tout, on s’étonne qu’on ne colle pas les Spahis aux Kabs :)) Pourquoi les Français ont-ils prise le zouave mais pas le janissaire ?
Instinctivement peut-être, car le zouave est qlq part un Gaulois, et c’est sa couleur bleu-vert, ou le bleu la raison de son nom. Un soldat bleu, bleu azur en plus : l’angle, le coin dite zaouiya en masri-arabe surtout en Nordafe et donc de Azwaw en kab, du Zouave en fr., aurait son équivalent en romanes : Azul en espagnol, Azzurro en italien pour le bleu azur. Côte d’Azur = Côte du Gaulois, Côte du Zouave (bleue) de l’autre côté du grand bleu ? Bleu justement… Recevable à mon avis et à vérifier en tout cas. L’opposition Bretons (Celtes, Brits) vs Gaulois (romanisés) ne pourrait-elle pas être une dualité Océan (atlantique) vs Méditerranée, bleu océanique vs bleu marin ? Tout est possible.
Un soldat bleu au sens de soldat de plomb, ou soldat d’étain ou soldat de cire. Là on tient un ancien fil (la cire de Bougie) et un nouveau fil : l’étain que les « marins phéniciens sont allés chercher en Bretagne… ». Et si l’étain des mythiques Phéniciens nordafs de l’antiquité ne serait rien d’autre que la légendaire cire de Vgayeth-Bougie ? Peut-être que l’on est sur la trace du Zéro dit à tort « zéro arabe » par les Français. Et ça recommence : lah lah Ivehriyen, lah lah igawawen (pam pararam les « Bretons », pam pararam les « Gaulois ») !
LA FOI PUNIQUE
Ce village universel expliquerait que nous avons affaire à des ordres religieux en premier lieu pour le cas de Ivehriyen en kabyle. C’est donc la dimension spirituelle qui doit nous intéresser dans un premier temps, pour ensuite comprendre sa dimension rationnelle. En gros, il devrait y avoir une relation entre Village et la Foi, voire l’esprit, le soi, les croyances. Par exemple, tha-darth (taddart) « village » en kabyle, probablement en lien avec Daleth « porte » en phénicien pourrait avoir un lien avec la notion de Culte (culture, etc.) et avec… Celte. On y reviendra. Et voici encore une étonnante hypothèse :
La foi punique (des sources romaines) pourrait avoir un lien avec le fameux comptoir phénicien, modèle de cité sur le littoral punique de la Méditerranée antique. Cette « foi punique » des sources romaines antiques pourrait être carrément la même que celle des sources latines médiévales, à savoir le « zéro arabe » et plus largement les « chiffres arabes ». C’est la piste spirituelle du zéro et des chiffres qui, je suppose, nous ouvrira de nouvelles portes sur l’origine des chiffres modernes.
LA LIGNE DE FOI
La cerise ou plutôt les cerises sur le gâteau maintenant. Déjà la découverte de cette relation entre Petra et Bahariya, ainsi que notre interprétation kabyle da la divinité égyptienne Anubis, qu’aucune école ancienne ou moderne, occidentale ou orientale n’a remarqué, montre à quel point l’Egypte ancienne reste à découvrir sous sa forme rationnelle et non pas folklorique.
Anubis, le chacal peseur d’âmes, de cœurs serait rationnellement un indice, outre le Poids (voire la Pesanteur), de « Horizon », y compris un horizon artificiel (pour la navigation), càd un indice de Boussole, donc de magnétisme. Anubis est une preuve formelle que les anciens Egyptiens connaissaient la boussole et le phénomène de magnétisme longtemps avant les Chinois, les Vikings et tous les autres. L’idée est simple mais géniale : la boussole est une balance, l’axe magnétique Sud-Nord indiquant l’axe d’équilibre d’une balance traditionnelle. Les kilo, grammes d’un côté vs les angles, minutes/secondes d’angle de l‘autre. Ainsi, le gonio (angle) en grec peut être comparé à zaouiya (angle) en masri-arabe.
Quel mot « irrationnel » atteste le magnétisme ? Ce que le kabyle désigne par iman « le soi » (iman en chaoui étant l’âme) qui a donné thimanith « l’autonomie », son équivalent en masri-arabe est nefs « soi », sans doute une altération du nom Anubis. Par ailleurs, Anubis a survécu en berbère égyptien de Siwa dans le terme anoubish « roseau », donc aghanim « roseau » en kabyle, très proche du latin anima « âme ». Puis comparez iman « soi » en kab à la notion magnétique française aimant. (En même temps, je me demande d’où vient le kabyle d’kir « aimant »…)
Le GN en grec puis en latin a la forme ZN en kabyle et en masri-arabe, je suppose. Mizan (balance) en masri-arabe, usagé en kab aussi, serait MGN de Magnésia qui a donné magnétisme.
Le chacal, comme Anubis, est dit ushen (comme le nom Ouchène) en kabyle ; le peseur el wazan (comme Léon L’Africain), sous la forme grecque ou latine, va être simplement… Eugene = noble (né noble, race noble).
En fait, la racine /VHR/ des légendaires Ivehriyen en kabyle, qui fait référence à l’air, tout comme /BHR/ en masri-arabe comme dans Bahariya, c’est tout simplement… la BOUSSOLE. Ainsi, le Zouave tout comme la Gaule = Angle. Un angle de cap probablement formé par une ligne de référence – la ligne de foi et la direction du Nord magnétique. Pas de doutes que les Phéniciens nordafs ou Puniques étaient excellents en matière de navigation, les anciens Egyptiens aussi. La ligne de la foi, elle aussi, serait la ligne de soi, une ligne magnétique Sud-Nord.
Pourquoi en kabyle il existe 2 types de Ivehriyen : ivehriyen b'udhrar (montagne, le sud géographique de la Kabylie) et ivehriyen levhar (la mer, la Méditerranée étant notre Nord) ? C’est le Nord vs Sud, peut-être. Mais ici il ne s’agit pas d’ai frais ni de brise ou de courant, mais d’un vent assez particulier : le vent solaire qui met en exergue justement la présence du champ magnétique de notre planète. On parlait de couleur plus haut… voici pleins de couleurs :
Aurore boréale (pôle nord) vs Aurore australe (pôle sud) pour les 2 types de Ivehriyen en kab, dont la racine /VHR/ serait en relation probablement avec Aurore et/ou avec la Couleur.
Les momies d’or d’el Bahariya (indice Nord) en Egypte ne doivent-elles pas leur origine à Aurora = Bahariya ? Ici c’est la couleur jaune or évidemment notre indice. Logiquement, ces Bahariyen de l’Egypte antique seraient des Aurore-boréaliens ou des Auréliens, tout comme ceux de Petra en Jordanie ou nos modestes mais non moins légendaires Ivehriyen.
Foi, poids, village universel et couleur au final. Anubis, à coup sûr, serait universel ou plutôt synonyme de « loi universelle », à commencer par la loi de la gravitation, sans oublier le magnétisme et le spectre lumineux. C'est-à-dire ce qui sera découvert bien plus tard par Newton. Déjà avec le nom de Hassan Al Wazzan dit Léon l’Africain, on a compris l’origine égyptienne de la découverte de ces lois et dont le Sphinx de Gizeh serait le symbole par excellence (lire le billet de l’an dernier La chute de Grenade) ; avec Anubis on va probablement apprendre un peu plus sur ce sujet, y compris au sujet de Isaac Newton et de l’origine de ses découvertes, officiellement antérieures à a prise de l’Egypte par les Anglois (après les Français). Vu ce qui a été dit plus haut, je suis aujourd’hui plus enclin à voir dans la statue du Sphinx de Gizeh un corps de lion avec une tête d’Anubis (cette hypothèse existe d’ailleurs, voir The sphinx mystery de R. & O.Temple ) qu’autre chose, et c’est là qu’il faut chercher le premier Newton, le Newton égyptien ancien ! Léon l’Africain, Anubis et le Sphinx de Gizeh sont les outils qui permettront d’écorner la légende de Newton, j’en suis sûr. On va s’arrêter là aujourd’hui même si ce thème est loin d’être épuisé, on aura l’occasion de revenir à cette racine /VHR/.
A prochainement !
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vendredi 21 avril 2017
mardi 18 avril 2017
Les Missionnaires
Les Traitres Mots des Peuples élus.
La journée nationale du savoir, le 16 avril de chaque année, est célébrée en l’honneur de Abdelhamid Ben Badis, le plus connu des Oulémas algériens de l’époque coloniale. On ne va pas s’attarder sur l’aspect moral de ce choix, ce mouvement d’hommes du savoir ayant collaboré grandement avec la force coloniale et Ben Badis lui-même était un apologiste de l’Algérie française et, par voie de conséquence, un farouche opposant des mouvements indépendantistes, d’essence populaire par définition, qui, comme on le sait, ont conduit le pays à l’indépendance au prix de sacrifices énormes. On va s’intéresser à un aspect tout particulier de cet homme du savoir surtout que ces idées, notamment celle de l’arabisation à tour de bras, ont triomphé au lendemain de l’indépendance arrachée par d’autres, ses opposants, qui ont fini par être stigmatisés, tandis que ces oulémas collaborationnistes, fervents défenseurs de l’Algérie française sont les grands gagnants de l’Algérie indépendante. Ironie de l’histoire, le sacrifice des nationalistes a profité aux cosmopolites...
Et je parle de nationalistes indépendantistes en général, de tous les résistants qui ont fait preuve d’abnégation de 1830 à 1962, y compris tous les irgazen (r’djal – des hommes, des vrais !) qui sont tombés au champ d’honneur durant la prise de Constantine par l’armée coloniale en 1837. Pourtant, ni l’histoire officielle (écrite par les vainqueurs pour les vaincus), ni la mémoire populaire – à ma connaissance en tout cas – n’ont retenu ne serait-ce qu’un seul nom d’un légendaire résistant du siège de Constantine pour symboliser ce foyer de résistance (comme c’est le cas pour Fadhma N’Soumer après la chute de la Kabylie en 1857), le trait d’union horizontal qui exclue le mépris entre différentes composantes de citoyens de même condition d’un pays. Les lendemains des défaites sont amers, on le sait. Les surlendemains aussi, comme on s’en rend compte. Au final, Constantine est étroitement associée non pas à ces résistants mais aux Oulémas, Ben Badis à leur tête. N’a de mérite que l’élite, le peuple n’a droit qu’au mépris – telle est la réalité de la loi du plus fort. Pourquoi, pardieu !, Ben Badis était-il un fervent défenseur et de la colonisation (française) et de l’arabisation, alors qu’ethniquement il revendiquait ses origines berbères remontant aux Zirides, fondateurs d’Alger ? La réponse vous surprendra…
Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse naïve pour l’instant, et il faudra l’étayer avec rigueur, mais il est quasiment acquis que c’est une hypothèse recevable surtout que l’on dispose déjà d’un élément rigoureux : le N égyptien ancien a été par la suite repris et altéré en M en sémitiques (ex. arabe).
3ilm « savoir » en masri-arabe (pour moi, il ne peut y avoir de langue arabe sans le masri « égyptien »). Ce terme a donné Oulémas « théologiens », et « hommes du savoir » par extension. Avant cette forme arabisée, ce terme a existé, toujours en Egypte des Lagides, mais dans une autre langue (en grec). Souvenez-vous, Aristote et Alexandre Le Grand (figure syncrétique 100%) et le début d’un certain processus d’alphabétisation du monde )) Voici la version grecque des Oulémas en arabe :
Hellénisation
Le 3ilm « savoir, science » en masri-arabe est une variant ultérieur du grec Héllène ; le grec lui-même, qui a pris l’alphabet phénicien, aurait sans doute piqué ce terme de « savoir » en Egypte ancienne, il nous reste juste à identifier lequel. Notons que ce terme de « savoir » est dans le nom du pays, la Grèce, en grec : Hellas. Là non plus, ce n’est pas une invention grecque. Le 16 avril, l’Algérie célèbre la journée du savoir, mais aussi l’Hellénisation, et pleure pauvre peuple !, de l’élitisme.
Oui, l’arabisation de l’Afrique du Nord a commencé avec la nouvelle religion et donc l’islamisation, mais c’est un processus qui n’a fait que calquer ce qui l’a précédé : l’hellénisation, puis la romanisation. Les outils, les langues écrites ont changé au gré des époques : l’arabe a été précédé par le latin, le latin par le grec, le grec par le punique/phénicien ?, le punique par l’ancien égyptien ?
Ma conviction est faite à ce sujet depuis longtemps : LA vraie référence, c’est l’Egypte. Que ce soit les Oulémas ou les Imravdhen (classe sacerdotale en Kabylie), les racines nous viennent de l’Egypte, ancienne d’abord (Nordafe punique ?), puis grecque lagide ou gréco-romaine (époque de Juba II), puis arabo-musulmane (à partir du 7ème siècle).
Voici ce que je suppose :
A l’origine, il y avait l’Egypte. Il faut parler d’Egyptianisation, si j’ose dire, avant de parler de tout ce qui a suivi : Hellénisation, Romanisation (puis christianisation), Arabisation (et islamisation) de la Méditerranée. Le nom, ou plutôt les différents noms de l’Egypte (le pays) contiendraient la réponse à notre question sur l’origine. Passons en revue les différents noms de l’Egypte :
Kemet « terre noire » en ancien égyptien ; Aegyptos en grec pour le K de Ptah qui a donné Egypte ; Misr, Masr en arabe, Misraïm en hébreu. En kab, on utilise aussi Masr, amasri « égyptien ». Les religions monothéistes et la mythologie grecque ancienne se sont toutes inspirées de celle de l’Egypte ancienne, je n’ai aucun doute là-dessus ! Leurs langues respectives (grec, hébreu, latin, arabe) contiennent des traîtres mots qui témoignent qu’il s’agit de traduction pour ne pas dire un plagiat. Voici un exemple pertinent, une notion très contestable d’ailleurs, que ces « camarades » religieux ont piqué aux anciens Egyptiens :
Le peuple élu.
Une notion prise au pied de la lettre par certains de ces « camarades » qui vouent une haine sans borne à l’Egypte ancienne qu’ils ont siphonnée sans modération. Les Grecs anciens aussi, ou les Hellènes, se considéraient supérieurs aux autres, aux « barbares ». Pour Rome, ce fut la caste des patriciens, grands seigneurs. Ensuite le clergé, ses cardinaux et ses nobles. Ainsi de suite jusqu’aux bonzes des partis politiques au pouvoir ici et là, sans oublier les milliardaires du 21ème siècle. Un modèle qui se reproduit depuis l’Egypte ancienne.
Imravdhen (caste sacerdotale en Kabylie), voir même les marabouts du Sahara ou les Almoravides du couchant (Maroc), ont qla chose d’égyptien : amravedh kabyle est comme le Copte égyptien (copte signifie « égyptien » dans la version grecque aegyptos) sauf que les religions diffèrent ; la Rabita « lien » qui a donné ces termes Almoravide, marabout, amravedh pourrait être Gapita ou KaPita (K de Ptah, Aegyptos en grec ancien, Egypte). Mieux encore, ineslem, inselmen (musulman(s)) en kabyle ou en tamacheq – chez les Kel Tamacheq ce sont non pas « imravdhen » mais les « inselmen » qui forment la classe sacerdotale touarègue – pourrait être un terme en lien avec « Egypte » et « Savoir, science, théologie ». Masr, Misr pour l’Egypte en sémitiques ou bien amusnaw « chercheur, homme de science » en kabyle pourrait être liés et nous renvoyer à une autre face égyptien :
Masri (Egyptien) = Missionnaire
Ce qui adhère parfaitement à ce qui a été dit plus haut. Ici, on croit deviner également la notion de Messie, très répandue dans les textes des religions monothéistes.
Le 16 avril de chaque année, l’Algérie fête la journée du savoir. Mais de quel savoir ? C’est une vision élitiste du savoir que celle des Oulémas, la même que celle de l’Hellénisation, Romanisation, Egyptianisation. C’est le savoir des missionnaires pour un peuple démissionnaire qui s’identifie à la caste de « peuple élu » (élite politique, clergé), des sujets qui accordent le monopole du savoir à leurs maîtres. Une vision caduque et suicidaire par les temps qui courent, faut-il le souligner, car cette caste encourage l’obscurantisme pour perpétuer leur domination sur les masses et ainsi garantir la survie de leur caste. La savoir sans la liberté, c’est un trompe-l’œil pour le ghachi (la foule) de crédules, un outil pour les soumettre. Les protestants l’ont bien compris en leur temps en s’affranchissant du « joug romain », et leurs nations (Allemagne, UK, USA, Scandinavie) aujourd’hui dominent le monde de la science. Et chez nous, le monde bouge ou est-ce la mort programmée ?
Tant qu’il y a le 20 avril, tant que le fils du pauvre battra le pavé sur le chemin de la liberté et des Lumières, l’espoir reste permis que les générations futures vont vivre dans un monde meilleur que le nôtre, pourri par les obscurantistes et les ignorants qui se disent « peuple élu » - leur profession de foi :) – et mènent ce monde vers l’impasse.
Messie ou pas, élu ou pas, c’est le fils du pauvre le vrai missionnaire qui fait avancer le schmilblick. La preuve ? C’est toujours le fils du pauvre qui trinque le premier sur le champ de bataille ou qui tombe sous une balle assassine des tueurs dont le commanditaire est toujours le même : l’ennemi du peuple, tandis que cette dite élite se pavane dans les salons de l’oppresseur, donc de l’ennemi du peuple et du Créateur.
Le 20 avril devra changer de forme dans les années à venir, lorsque le peuple vivant prendra conscience de la dimension spirituelle du sacrifice de ses « fils du pauvre » ; et bientôt la rengaine partisane et les drapeaux laisseront la place aux portraits aux « fils du pauvre » et enfants de la nation. Le 16 avril aura le visage de Ben Badis à Alger (en Algérie), le 20 avril aura le visage de feu Dda Lmuludh Feraoun en Kabylie au moins, ou peut-être même le 20 avril deviendra un jour de commémoration des héros du peuple, lorsque la jeune génération marchera avec les portraits des chantres de la culture du peuple : Mouloud Feraoun, Mouloud Maameri, Taos Amrouche… Kateb Yacine, Tahar Djaout, etc ; et avec les portraits des résistants et des « enfants du peuple », les vrais pères de la nation et les véritables missionnaires qui ne sont que le portrait du peuple en marche : Imache Amar…Amirouche… Si L’Haoues, et beaucoup d’autres. Ce jour là, le peuple fera preuve de grandeur d’âme et Dieu reconnaîtra les siens.
A prochainement !
La journée nationale du savoir, le 16 avril de chaque année, est célébrée en l’honneur de Abdelhamid Ben Badis, le plus connu des Oulémas algériens de l’époque coloniale. On ne va pas s’attarder sur l’aspect moral de ce choix, ce mouvement d’hommes du savoir ayant collaboré grandement avec la force coloniale et Ben Badis lui-même était un apologiste de l’Algérie française et, par voie de conséquence, un farouche opposant des mouvements indépendantistes, d’essence populaire par définition, qui, comme on le sait, ont conduit le pays à l’indépendance au prix de sacrifices énormes. On va s’intéresser à un aspect tout particulier de cet homme du savoir surtout que ces idées, notamment celle de l’arabisation à tour de bras, ont triomphé au lendemain de l’indépendance arrachée par d’autres, ses opposants, qui ont fini par être stigmatisés, tandis que ces oulémas collaborationnistes, fervents défenseurs de l’Algérie française sont les grands gagnants de l’Algérie indépendante. Ironie de l’histoire, le sacrifice des nationalistes a profité aux cosmopolites...
Et je parle de nationalistes indépendantistes en général, de tous les résistants qui ont fait preuve d’abnégation de 1830 à 1962, y compris tous les irgazen (r’djal – des hommes, des vrais !) qui sont tombés au champ d’honneur durant la prise de Constantine par l’armée coloniale en 1837. Pourtant, ni l’histoire officielle (écrite par les vainqueurs pour les vaincus), ni la mémoire populaire – à ma connaissance en tout cas – n’ont retenu ne serait-ce qu’un seul nom d’un légendaire résistant du siège de Constantine pour symboliser ce foyer de résistance (comme c’est le cas pour Fadhma N’Soumer après la chute de la Kabylie en 1857), le trait d’union horizontal qui exclue le mépris entre différentes composantes de citoyens de même condition d’un pays. Les lendemains des défaites sont amers, on le sait. Les surlendemains aussi, comme on s’en rend compte. Au final, Constantine est étroitement associée non pas à ces résistants mais aux Oulémas, Ben Badis à leur tête. N’a de mérite que l’élite, le peuple n’a droit qu’au mépris – telle est la réalité de la loi du plus fort. Pourquoi, pardieu !, Ben Badis était-il un fervent défenseur et de la colonisation (française) et de l’arabisation, alors qu’ethniquement il revendiquait ses origines berbères remontant aux Zirides, fondateurs d’Alger ? La réponse vous surprendra…
Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse naïve pour l’instant, et il faudra l’étayer avec rigueur, mais il est quasiment acquis que c’est une hypothèse recevable surtout que l’on dispose déjà d’un élément rigoureux : le N égyptien ancien a été par la suite repris et altéré en M en sémitiques (ex. arabe).
3ilm « savoir » en masri-arabe (pour moi, il ne peut y avoir de langue arabe sans le masri « égyptien »). Ce terme a donné Oulémas « théologiens », et « hommes du savoir » par extension. Avant cette forme arabisée, ce terme a existé, toujours en Egypte des Lagides, mais dans une autre langue (en grec). Souvenez-vous, Aristote et Alexandre Le Grand (figure syncrétique 100%) et le début d’un certain processus d’alphabétisation du monde )) Voici la version grecque des Oulémas en arabe :
Hellénisation
Le 3ilm « savoir, science » en masri-arabe est une variant ultérieur du grec Héllène ; le grec lui-même, qui a pris l’alphabet phénicien, aurait sans doute piqué ce terme de « savoir » en Egypte ancienne, il nous reste juste à identifier lequel. Notons que ce terme de « savoir » est dans le nom du pays, la Grèce, en grec : Hellas. Là non plus, ce n’est pas une invention grecque. Le 16 avril, l’Algérie célèbre la journée du savoir, mais aussi l’Hellénisation, et pleure pauvre peuple !, de l’élitisme.
Oui, l’arabisation de l’Afrique du Nord a commencé avec la nouvelle religion et donc l’islamisation, mais c’est un processus qui n’a fait que calquer ce qui l’a précédé : l’hellénisation, puis la romanisation. Les outils, les langues écrites ont changé au gré des époques : l’arabe a été précédé par le latin, le latin par le grec, le grec par le punique/phénicien ?, le punique par l’ancien égyptien ?
Ma conviction est faite à ce sujet depuis longtemps : LA vraie référence, c’est l’Egypte. Que ce soit les Oulémas ou les Imravdhen (classe sacerdotale en Kabylie), les racines nous viennent de l’Egypte, ancienne d’abord (Nordafe punique ?), puis grecque lagide ou gréco-romaine (époque de Juba II), puis arabo-musulmane (à partir du 7ème siècle).
Voici ce que je suppose :
A l’origine, il y avait l’Egypte. Il faut parler d’Egyptianisation, si j’ose dire, avant de parler de tout ce qui a suivi : Hellénisation, Romanisation (puis christianisation), Arabisation (et islamisation) de la Méditerranée. Le nom, ou plutôt les différents noms de l’Egypte (le pays) contiendraient la réponse à notre question sur l’origine. Passons en revue les différents noms de l’Egypte :
Kemet « terre noire » en ancien égyptien ; Aegyptos en grec pour le K de Ptah qui a donné Egypte ; Misr, Masr en arabe, Misraïm en hébreu. En kab, on utilise aussi Masr, amasri « égyptien ». Les religions monothéistes et la mythologie grecque ancienne se sont toutes inspirées de celle de l’Egypte ancienne, je n’ai aucun doute là-dessus ! Leurs langues respectives (grec, hébreu, latin, arabe) contiennent des traîtres mots qui témoignent qu’il s’agit de traduction pour ne pas dire un plagiat. Voici un exemple pertinent, une notion très contestable d’ailleurs, que ces « camarades » religieux ont piqué aux anciens Egyptiens :
Le peuple élu.
Une notion prise au pied de la lettre par certains de ces « camarades » qui vouent une haine sans borne à l’Egypte ancienne qu’ils ont siphonnée sans modération. Les Grecs anciens aussi, ou les Hellènes, se considéraient supérieurs aux autres, aux « barbares ». Pour Rome, ce fut la caste des patriciens, grands seigneurs. Ensuite le clergé, ses cardinaux et ses nobles. Ainsi de suite jusqu’aux bonzes des partis politiques au pouvoir ici et là, sans oublier les milliardaires du 21ème siècle. Un modèle qui se reproduit depuis l’Egypte ancienne.
Imravdhen (caste sacerdotale en Kabylie), voir même les marabouts du Sahara ou les Almoravides du couchant (Maroc), ont qla chose d’égyptien : amravedh kabyle est comme le Copte égyptien (copte signifie « égyptien » dans la version grecque aegyptos) sauf que les religions diffèrent ; la Rabita « lien » qui a donné ces termes Almoravide, marabout, amravedh pourrait être Gapita ou KaPita (K de Ptah, Aegyptos en grec ancien, Egypte). Mieux encore, ineslem, inselmen (musulman(s)) en kabyle ou en tamacheq – chez les Kel Tamacheq ce sont non pas « imravdhen » mais les « inselmen » qui forment la classe sacerdotale touarègue – pourrait être un terme en lien avec « Egypte » et « Savoir, science, théologie ». Masr, Misr pour l’Egypte en sémitiques ou bien amusnaw « chercheur, homme de science » en kabyle pourrait être liés et nous renvoyer à une autre face égyptien :
Masri (Egyptien) = Missionnaire
Ce qui adhère parfaitement à ce qui a été dit plus haut. Ici, on croit deviner également la notion de Messie, très répandue dans les textes des religions monothéistes.
Le 16 avril de chaque année, l’Algérie fête la journée du savoir. Mais de quel savoir ? C’est une vision élitiste du savoir que celle des Oulémas, la même que celle de l’Hellénisation, Romanisation, Egyptianisation. C’est le savoir des missionnaires pour un peuple démissionnaire qui s’identifie à la caste de « peuple élu » (élite politique, clergé), des sujets qui accordent le monopole du savoir à leurs maîtres. Une vision caduque et suicidaire par les temps qui courent, faut-il le souligner, car cette caste encourage l’obscurantisme pour perpétuer leur domination sur les masses et ainsi garantir la survie de leur caste. La savoir sans la liberté, c’est un trompe-l’œil pour le ghachi (la foule) de crédules, un outil pour les soumettre. Les protestants l’ont bien compris en leur temps en s’affranchissant du « joug romain », et leurs nations (Allemagne, UK, USA, Scandinavie) aujourd’hui dominent le monde de la science. Et chez nous, le monde bouge ou est-ce la mort programmée ?
Tant qu’il y a le 20 avril, tant que le fils du pauvre battra le pavé sur le chemin de la liberté et des Lumières, l’espoir reste permis que les générations futures vont vivre dans un monde meilleur que le nôtre, pourri par les obscurantistes et les ignorants qui se disent « peuple élu » - leur profession de foi :) – et mènent ce monde vers l’impasse.
Messie ou pas, élu ou pas, c’est le fils du pauvre le vrai missionnaire qui fait avancer le schmilblick. La preuve ? C’est toujours le fils du pauvre qui trinque le premier sur le champ de bataille ou qui tombe sous une balle assassine des tueurs dont le commanditaire est toujours le même : l’ennemi du peuple, tandis que cette dite élite se pavane dans les salons de l’oppresseur, donc de l’ennemi du peuple et du Créateur.
Le 20 avril devra changer de forme dans les années à venir, lorsque le peuple vivant prendra conscience de la dimension spirituelle du sacrifice de ses « fils du pauvre » ; et bientôt la rengaine partisane et les drapeaux laisseront la place aux portraits aux « fils du pauvre » et enfants de la nation. Le 16 avril aura le visage de Ben Badis à Alger (en Algérie), le 20 avril aura le visage de feu Dda Lmuludh Feraoun en Kabylie au moins, ou peut-être même le 20 avril deviendra un jour de commémoration des héros du peuple, lorsque la jeune génération marchera avec les portraits des chantres de la culture du peuple : Mouloud Feraoun, Mouloud Maameri, Taos Amrouche… Kateb Yacine, Tahar Djaout, etc ; et avec les portraits des résistants et des « enfants du peuple », les vrais pères de la nation et les véritables missionnaires qui ne sont que le portrait du peuple en marche : Imache Amar…Amirouche… Si L’Haoues, et beaucoup d’autres. Ce jour là, le peuple fera preuve de grandeur d’âme et Dieu reconnaîtra les siens.
A prochainement !
samedi 15 avril 2017
Cirta - Pile et Face
Cirta ou La Meule Providentielle.
Préambule
L’odyssée de l’humanité est un sujet palpitant
que chacun imagine et raconte à sa façon. Mais une chose les réunit tous :
l’humanité, longtemps accablée par sa condition et terrifiée par la faim, a
toujours rêvé d’opulence par les temps de disettes et tout simplement d’un
avenir meilleur, du moins dans son imaginaire avec son Dieu (ou ses dieux)
bienfaiteur(s), son paradis, sa manne céleste, ses miracles dont seuls ses
adorateurs, à en croire leur baratin, en sont bénéficiaires. La manne céleste
qui tombe du ciel dans sa version des « camarades » religieux est un
miracle que seul un esclave peut avaler, lui qui a l’habitude d’attendre
récompense de la part de son maître et seigneur. Dans les mythes kabyles, avec
son « gain magique » et son riche monde fabuleux qui a bercé notre
enfance, la version de cette manne céleste est tout autre (celle que ma mère
m’a racontée quand j’étais enfant) : c’est un père de famille, nombreuse on
présume, qui un jour trouva par hasard, donc par chance, une Thi-sirth (meule,
moulin) fabuleux, un vrai cadeau de la providence : il suffisait
d‘introduire un grain de blé (iredh, irdhen) dans ce meule, et le meule-machine
se mettait en marche et il en sortait de la farine de blé (awren) sans arrêt.
777 ! le jackpot quoi ! Ce père de famille put longtemps nourrir les
siens avant que la chance ne lui reprenne cette Thi-sirth, la meule à grains merveilleuse
(équivalent chez les « camarades » orientaux : la lampe
merveilleuse avec son djinn ?; chez les Russes : le poisson
d’or ?), et retour à sa condition d’humain qui doit cultiver sa terre et
travailler dur pour avoir du blé dur, car les hommes sont comme les clichés
qu’ils inventent : ils ont la vie dure :))
Cette meule à grain providentielle des contes
kabyles symboliserait on ne peut mieux le destin de l’humanité, la sédentarité
puis la civilisation et c’est, tenez-vous bien, le symbole par excellence de
l’antique capitale numide, Cirta, rebaptisée depuis Constantine, Qsantina en DZ
de nos jours. Ironie du sort, Constantine, par ailleurs très cosmopolite, avait
plutôt la réputation d’être une cité hostile aux Kabs, du moins durant les
années 80’, la propagande anti-kabyle de l’Etat et du clergé (habous) algériens,
et de ce fait, il était (est ?) fortement déconseillé aux Kabs de s’y
aventurer. C’est juste une idée reçue, peut-être, et cela ne signifie point
qu’il n’en reste plus de gens honorables et authentiques à Constantine, loin
s’en faut. Toujours est-il qu’un tour à Cirta la numide est fortement conseillé
car très instructif, et sans danger pour les Kabs :))
CIRTA
Voici à quoi ressemble Constantine de nosjours sur fond de musique Cirtaky :))), le maalouf constantinois
quoi ! Un style andalous prédominant (c’est le cas à Tlemcen aussi, à
l’ouest du pays), un genre non pas populaire comme c’est le cas pour le chaabi
à Alger et en Kabylie, mais de la musique bourgeoise, de la « musique de
chambre » de la cour.
Voici comment il faut désormais regarder
Cirta-Constantine, du point de vue d’un ingénieur : une meule à grain, ou
encore plus simple, un moulin à café mécanique. C’est bon ? On continue
alors.
C’est à travers cette image de Thi-sirth (tissirt) meule à grains ou moulin
à café manuel que l’on va comprendre le nom punique QRT de Cirta dans toutes
ses dimensions. Comme vous allez le voir, la meule merveilleuse des contes
kabyles (ou la « machine de Cirta ») est une excellente machine à
remonter le temps !
Je vais reprendre ce j’ai dit récemment sur
FB :
1) Numide, que les sources occidentales
(non-homologuées en Kabylie pour le moment) relient à « nomade » en
grec, serait à coup sûr en lien avec le latin Numisma (monnaie, pièce). La Monnaie serait indissociable du Meule, Moulin. Sordi (argent monnaie) serait lié à thi -sirt (meule).On a
une certitude : on est dans la cour de Cirta, la capitale des Numides = Numismates.
La monnaie, c’est un attribut d’Etat par excellence. Les pièces carthaginoises
et numides de Cirta étayent cette hypothèse. Le mot clé correspondant :
thi-kelt (fois, tour – vuelta en esp., volta en it.) en kab. Lire le détail sur
FB ;
2) SR de thi-sirth (tissirt) « meule à
grain, moulin » va en fait se retrouver dans a-saru (assarou)
« cordon-ceinture de femme », tha-saruts « la Clef », et
aussi (mon hypothèse) avec la Soie et la Vis sans fin ou vis d’Archimède. Voir
le détail sur FB.
Ces racines SR et KL ne sont pas les seules
liées au nom de l’antique Cirta (QRT) : QR de aquran, amuqran « dur,
grand », issu de la tête (aqerru), comme dans l’unité de volume de
céréales aqarwi (la livre punique ?) toujours en usage dans le Pays Kabyle
comme dans le Pays Chaoui l’est aussi. Je vais vous épargner toutes les
hypothèses recevables possibles, on se limitera aux plus éclatantes :
-Cirta est notre Odyssée (punique,
libyco-punique, numide), la version grecque vous la connaissez probablement
(Odyssée d’Homère). En d’autres termes, une Chronologie ;
- QRT de Cirta est dans QRT.HDST de Carthage
que ces camarades nous disent être (seulement) la « ville nouvelle ».
Souvenez-vous, les vieux briscards, je disais 7 ans en arrière, que Carthage
serait la « Terre promise », et là je confirme :
QRT de Cirta est la Terre : ce qui
expliquer le lien avec KL en kab (akal « sol, terre ») et son
équivalent sémitique (arabe, hébreu) n’est pas avec un gutturale Q mais avec le
coup de glotte ou alpha : Ardh (terre) en arabe, eredh en hébreu et… Earth
en anglois )). Et, on l’a dit depuis longtemps, c’est aussi l’Art. On fait la
synthèse : QRT de Cirta et Carthage, c’est Terre, Art et, par extension,
articulation, artisanat, production, industrie, etc. Vous comprenez pourquoi le
lien avec Thi-sirth (meule à grains, moulin) qui tourne comme la Terre ?
C’est qui le Carthaginois ? Un Artisan d’abord ! Un Terrien aussi,
donc un tellurique très attaché à sa terre. Et un Akli « esclave,
boucher » au sens d’artisan aussi (classement social chez les Kabs et les
Kel Tamacheq). Ceci est valable pour un Cirtadin :)), Constantinois aussi. Non,
Cirta-Constantine ne peut être ni arabe, ni islamique ne serait que pour la
simple raison qu’elle n’est pas plate )) : elle est ronde (sphérique) et
elle tourne. Vous avez entendu ? Cirta tourne !
- La cerise sur le gâteau maintenant.
Reprenons la « machine de Cirta » ou la meule merveilleuse des contes
kabyles. Imagions-là comme un simple moulin à café mécanique. On refait le
contre kabyle : on y introduit un grain dur (une baie dure) de café à
l’intérieur et on tourne la manchette pour transmettre notre énergie à la vis
qui s’ébranle et broie le grain pou nous donner de la poudre. Got it ? Ok,
maintenant ce moulin à grain, c’est simplement votre cerveau. Allez-y,
comparez, prenez votre temps pour réfléchir…
Cirta, c’est aussi ce qu’on a dans la
caboche : notre cerveau, c’est lui la vis sans fin (assaru), la
Clef ! Mais pourquoi al’lagh en kabyle et moukh en arabe pour désigner le
cerveau ? Brain « cerveau » en anglois est une déformation soit
de Grain, soit de Blé en français (Ah les perfides !). Le terme kabyle
iredh (épi de blé dur), irdhen au pluriel, est, je suppose, en relation avec
QRT de Cirta et serait équivalent au Ard/Erd (terre) en sémitiques, et en
germaniques (earth en anglois), à Art, artisanat, etc. La pensée, l’idée, la
réflexion doivent se trouver dans ce brasier de Carthage et Cirta.
- Cirta ne s’est pas évaporée, le terme douro
(rond, sou, 5 centimes DZ) est un « dur » (durum en latin) depuis
l’antique Cirta la « numismate », ne me dites pas que douro est
d’origine espagnole, car c’est ridicule. Notre machine de Cirta ou la meule
providentielle est un Sort (le « mektoub » ar.), une loterie aussi :
douro serait par excellence une pièce ronde avec un côté pile et un côté face
pour effectuer un tirage au sort (équivalent de thi-seqarin « courte paille »
pour le tirage avec des tiges en bois). Non, Cirta comme cité-Etat, symbole
d’une Nation, n’a pas disparu. L’histoire de Cirta prise par Marius et les
Romains durant l’antiquité va se reproduire 2 000 ans plus tard, lorsque
d’autres « romains », les Français en l’occurrence ont vaincu en 1857
la résistance des citoyens-soldats kabyles confédérés sur le champ de bataille
des Icheriden et ont pris par la suite le contrôle de la place-forte de cette
partie de la Kabylie : Fort-National (ex.Fort Napoléon) en français et
Larva Nath Irathen en kabyle. Le grain de blé dur est dans Cirta et Ath
Irathen, c’est le grain dur de la Nation en tant que telle. Ce grain dur et
magique est celui qui fait le lien entre ces deux époques, à coup sûr, surtout
qu’en plus de Vagyeth-Bougie, l’ex Fort-National (Larva Nath Irathen) constitue
l’autre place-forte, l’autre « cerveau de la nation » et le deuxième point
de départ de notre « reconquista », un tremplin et un vrai fort national
pour reconquérir notre histoire, notre identité et refonder notre Nation sur
des bases saines et en phase avec la modernité.
La raison voudrait que l’antique Cirta
(Constantine) et l’actuel Fort-National (Larva Nath Irathen) soient jumelées
pour que l’odyssée se poursuive et revenir dans l’histoire par la grande porte.
La réalité est telle que tout sépare l’actuelle Constantine de l’actuel ex.
Front-National. D’un côté une masse avilie de cosmopolites qui vit la
sublimation dans l’aisance et s’en remet au « mektoub » (destin, providence) en se diluant
dans un monde (si c’est le leur déjà !) condamné à l’échec puis à la
disparition, et de l’autre un peuple indocile moins nanti qui ne capitule pas
et ne veut plus être la risée du monde et joue sa survie. C’est bien ce dernier
qui fait vivre la flamme du brasier de Carthage et du caractère forgé à Cirta des
centaines de siècles en arrière. La Terre continuera son odyssée avec ou sans
nous. Notre odyssée dépend de notre volonté, car il n’y a pas de fatalité. Il
suffit de nettoyer la « machine de Cirta » des grains de sable à l’origine
de son blocage, et d’y mettre du grain de blé dur dedans pour qu’elle s’ébranle
de nouveau pour nous nous faire rattraper le temps perdu. C’est notre cerveau
collectif, avec ses deux hémisphères (pile et face de la monnaie), la clef du succès. A bon entendeur !
Postface
Le grain dur authentique (blé) a été remplacé
par un autre grain dur, celui de l’érosion : le grain sable de la
djmelsahrabisation (du désert intellectuel) qui bloque les rouages de la
« machine de Cirta », lorsque la razzia et la sublimation des
cosmopolites se substituent à l’odyssée intelligente des authentiques. La
« guerre des mondes » est garantie :
2017. Dialogue de sourds entre un cosmopolite
figé et un tellurique authentique en mouvement :
—Cirta ? Même pas Constantine !
C’est Qsantina (en arabe et en DZ – NDA).
—Xantina ? Why not !
—Constantine – capitale…
—Why not !!
—Constantine – capitale de la
culture…
—Why not !!!
—Constantine – capitale de la
culture arabe 2015.
—Nana-ak ! (Ta sœur !
l’aînée en plus ! en kab – NDA)
Le cosmopolite à l’identité approximative
n’est pas à une contradiction près. Razzia 2015 ou le patrimoine et la mémoire
de ce pays remis comme butin par le cosmopolite aux membres de son cartel.
Triste sort que celui de Cirta qui vit les temps morts, une machine qui ne sert
à rien sauf peut-être de gadget à des gens qui ne savent même pas s’en servir
surtout qu’ils ne savent pas lire le mode d’emploi :))) Le proverbe kabyle le
résume bien : yefka ad Rebbi irdhen i yir thugmas, soit « Dieu a offert
du blé dur à des sans-dents ». Y'a de
quoi se la mordre…
mercredi 12 avril 2017
Scandria
Alexandrie – Requiem pour la septième merveille.
C’était le chainon manquant et tant recherché. Chaque chose en son temps : ce rapprochement est venu naturellement, de lui-même, alors qu’un raccourci phonétique aurait pu être fait il y a longtemps si votre humble serviteur était un « casseur impatient ».
Voici de quoi il en est :
Agadhir en kabyle, en berbère, punico-berbère (gad « rempart » en phénicien), que l’on a maintes fois expliqué sur ce blog, tout comme sa version espagnol Cadiz/Cadix, possède bel et bien un équivalent du côté oriental, en Egypte et plus à l’Est. Le terme agadhir (1.forteresse, grenier collectif, voire banque collective ; 2. hauteur, position élevée, posture dominante), tout comme ig’idher (aigle) en kab, est issu du punique, phénicien gad « rempart, mur », celui-là même probablement que l’on retrouve dans kath, weth « bas, battre » en kabyle.
Al-Iskandariya (Alexandrie) en masri-arabe ~ Agadhir en kabyle et en punico-berbère
Et ce n’est pas sans conséquence! Cette petite découverte vient étayer l’hypothèse longtemps défendue sur ce blog, à savoir qu’il y aurait un lien entre la Nordafe punique et l’Egypte ancienne de l’époque des Lagides (ou des Ptolémée, dont la langue était le grec, qui a emprunté l’alphabet phénicien), ce que l’histoire officielle n’a jamais dit, ni renié d’ailleurs. Ensuite, on définit clairement les limites de notre environnement ancien (punique), d’un agadir occidental à un agadir orientale : de Cadiz/Cadix en Espagne à l’Ouest jusqu’à Iskandaria (Alexandrie) en Egypte, avec au passage les Agadir du couchant (Maroc) et en plein milieu l’antique Saldae, une Alexandrie autrement, l’actuelle Bougie en Kabylie.
Notre panier est rempli de termes et noms équivalents :
Agadir = Iskandariya, Alexandrie = Saldae (Bougie)+ tha-darth (taddart) « village » en kabyle.
La cire de Bougie (Saldae), le phare d’Alexandrie, c’est, outre l’indice de Cité des Lumières, de Calendrier, un indice de Chandelier : Ath Mesbah (chandelier) ou Casbah des noms de lieux modernes en Kabylie et à Alger notamment ne sont qu’une nouvelle forme, le sens premier devrait être celui de Comptoir (phénicien). La Septième merveille du monde antique, à savoir le Phare d’Alexandrie, n’a peut-être jamais existé, par contre le Sept est un élément de lumière (ou de ses sept couleurs) et de chandelier.
En Espagne, il me paraît désormais clair que ce qui sera plus tard appelé Andalus en arabe (Andalousie) ne serait rien d’autre qu’une autre forme, plus récente d’Alexandrie, donc d’un agadir ou de Cadix, Cadiz qui se trouve justement en Andalousie.
Ainsi, par exemple, dans le terme kabyle tha-darth (taddart) « village », unité de base dans l’organisation politique et territoriale kabyle, on a deux indices puniques/phéniciens : daleth (porte) et gad (rempart), celui-là même que l’on a dans agadhir, ig’idher. Ce petit exemple devra nous permettre de démystifier la version grecque du nom d’Alexandre le Grand (personnage syncrétique par ailleurs), et donc d’Alexandrie, dont l’étymologie reconnue donne alex (protecteur) – gad en phénicien ? andros (des hommes). On est plutôt dans le calcul et les chiffres, un calendrier au minimum. Voici la nouvelle lecture, une notion d’espace-temps, de ce terme familier :
Tha-darth (taddart) « village » en kab + Daleth (porte), Gad (rempart) en phénicien :
- Adresse ;
- Date.
La suite viendra petit à petit sur ce blog.
A prochainement !
C’était le chainon manquant et tant recherché. Chaque chose en son temps : ce rapprochement est venu naturellement, de lui-même, alors qu’un raccourci phonétique aurait pu être fait il y a longtemps si votre humble serviteur était un « casseur impatient ».
Voici de quoi il en est :
Agadhir en kabyle, en berbère, punico-berbère (gad « rempart » en phénicien), que l’on a maintes fois expliqué sur ce blog, tout comme sa version espagnol Cadiz/Cadix, possède bel et bien un équivalent du côté oriental, en Egypte et plus à l’Est. Le terme agadhir (1.forteresse, grenier collectif, voire banque collective ; 2. hauteur, position élevée, posture dominante), tout comme ig’idher (aigle) en kab, est issu du punique, phénicien gad « rempart, mur », celui-là même probablement que l’on retrouve dans kath, weth « bas, battre » en kabyle.
Al-Iskandariya (Alexandrie) en masri-arabe ~ Agadhir en kabyle et en punico-berbère
Et ce n’est pas sans conséquence! Cette petite découverte vient étayer l’hypothèse longtemps défendue sur ce blog, à savoir qu’il y aurait un lien entre la Nordafe punique et l’Egypte ancienne de l’époque des Lagides (ou des Ptolémée, dont la langue était le grec, qui a emprunté l’alphabet phénicien), ce que l’histoire officielle n’a jamais dit, ni renié d’ailleurs. Ensuite, on définit clairement les limites de notre environnement ancien (punique), d’un agadir occidental à un agadir orientale : de Cadiz/Cadix en Espagne à l’Ouest jusqu’à Iskandaria (Alexandrie) en Egypte, avec au passage les Agadir du couchant (Maroc) et en plein milieu l’antique Saldae, une Alexandrie autrement, l’actuelle Bougie en Kabylie.
Notre panier est rempli de termes et noms équivalents :
Agadir = Iskandariya, Alexandrie = Saldae (Bougie)+ tha-darth (taddart) « village » en kabyle.
La cire de Bougie (Saldae), le phare d’Alexandrie, c’est, outre l’indice de Cité des Lumières, de Calendrier, un indice de Chandelier : Ath Mesbah (chandelier) ou Casbah des noms de lieux modernes en Kabylie et à Alger notamment ne sont qu’une nouvelle forme, le sens premier devrait être celui de Comptoir (phénicien). La Septième merveille du monde antique, à savoir le Phare d’Alexandrie, n’a peut-être jamais existé, par contre le Sept est un élément de lumière (ou de ses sept couleurs) et de chandelier.
En Espagne, il me paraît désormais clair que ce qui sera plus tard appelé Andalus en arabe (Andalousie) ne serait rien d’autre qu’une autre forme, plus récente d’Alexandrie, donc d’un agadir ou de Cadix, Cadiz qui se trouve justement en Andalousie.
Ainsi, par exemple, dans le terme kabyle tha-darth (taddart) « village », unité de base dans l’organisation politique et territoriale kabyle, on a deux indices puniques/phéniciens : daleth (porte) et gad (rempart), celui-là même que l’on a dans agadhir, ig’idher. Ce petit exemple devra nous permettre de démystifier la version grecque du nom d’Alexandre le Grand (personnage syncrétique par ailleurs), et donc d’Alexandrie, dont l’étymologie reconnue donne alex (protecteur) – gad en phénicien ? andros (des hommes). On est plutôt dans le calcul et les chiffres, un calendrier au minimum. Voici la nouvelle lecture, une notion d’espace-temps, de ce terme familier :
Tha-darth (taddart) « village » en kab + Daleth (porte), Gad (rempart) en phénicien :
- Adresse ;
- Date.
La suite viendra petit à petit sur ce blog.
A prochainement !
dimanche 2 avril 2017
Un jour en Andalousie
Dimanche ou Lundi.
Ôte-moi cette hideuse enveloppe de quadrupède; rends-moi aux regards des miens, à ma forme de Lucius. Et si quelque dieu irrité me poursuit d'un courroux implacable, que je puisse mourir du moins puisqu'il ne m'est pas permis de vivre. (Apulée de Madaure, Les Métamorphoses ou L’âne d’or).
Ôte-toi de mon soleil !, Diogène s’adressant à Alexandre le Grand, dont le nom sera porté par la ville des Lumières, Alexandrie (Egypte) et par d’autres Alexandries…
On est Dimanche. Sunday comme disent les Anglois, si jour ensoleillé y en vraiment dans la Perfide Albion :)
On va se place en plein cœur du Pays Kabyle, càd à Vgayeth-Bougie, connue sous le nom Saldae durant l’antiquité. Un Dimanche à Bougie, ou un Sunday à Saldae.
Souvenez-vous, on avait dit il y a un bon moment sur ce blog que Bougie (ex-Saldae) contiendrait les indices suivants : Tha-darth, Taddart (village) en kabyle et Alexadrie. La capitale kabyle est connue pour sa cire d’abeilles et les suites de Fibonacci, et pas seulement, et cela vaut beaucoup dire comme on le verra prochainement. On va faire l’Anglois à Vgayeth-Bougie pour le moment : Sunday à Saldae.
Sunday en anglois est « soleil+jour » donc « jour du solei »l, tandis que le Dimanche en latin/romanes est le « jour du seigneur », en masri-arabe dans la tradition musulmane al-ahed (un, unique), qui n’est pas un jour de repos à la différence du calendrier occidentale (chrétien). Le dimanche anglois, Sunday, est aussi… une Chandelle (candela en latin), càd une bougie. Bref, Vgayeth-Bougie va prendre un nouvel indice : Dimanche.
Pour allumer notre bougie, il nous faut du feu, des allumettes. Zalamit ! Ou bien, pour les Kabs old school, luqid (allumettes). Luqid serait très probablement lié au latin/romane lucide, lux (lumière), on l’a supposé il y a longtemps ; et nouvelle avancée, ce terme Luqid (allumette) serait lui aussi lié à un jour de la semaine : dimanche, comme Bougie. Dites le jour du dimanche en kab moderne (as l’hed) avec le H altéré par la gutturale Q et vous aurez trouvé la réponse : as luqid, le jour de lumière probablement, selon les religions, c’est le 1er jour de la création du monde, lorsque Dieu créa la lumière – c’est peut-être pour cette raison que le « dimanche musulman » (al-ahed en masri-arabe, l’hed en kab) est le premier jour de la semaine. D’autre part, ça pourrait être un indice de monothéisme : l’hed, wahed (un seul) pour le Dieu unique ? A vérifier.
Bref, on devine une relation entre Vgayeth-Bougie (cire de bougie) + Alexandrie (connue pour son phare) + Chandelle + Sunday (jour du soleil, dimanche). Normalement une ville apparentée au « jour du soleil » devrait s’appeler Héliopolis en grec…
Maintenant on va ratisser large, car je crois avoir deviné un « dimanche » dans d’autres toponymes kabs et DZ : Tizi-Rached (Kabylie), Sidi-Rached (Tipasa), Sidi-Rached (Cirta-Constantine). Je reviendrai en détail sur ce cas, mais pour le moment on se limitera aux excellents indices qu’on y trouve.
Luqid (allumette) en kab moderne, apparenté à « lucide » est un prénom présumé « à consonance arabe », tout comme Lucius, le personnage du premier roman antique d’Apulée de Madaure :
Lucius (nom antique à consonance latine) ~ Rachid (nom contemporain à consonance masri-arabe)
Ce Rachid ou Rashed signifie le « bien guidé » (pour les califes bien guidés –murashidun) en masri-arabe, donc lucide et probablement un cardinal y compris pour les toponymes (point cardinal). Je pense que j’ai déjà évoqué cette hypothèse l'an dernier dans « Le Faux Macédonien », Lagide (pour la dynastie des Ptolémée d’Egypte, héritière d’Alexandre Le Grand) pourrait être devenu plus tard en masri-arabe Rached, Rachid. Et d’ailleurs Sidi-Rached à Tipaza abrite le site du « tombeau de la chrétienne », où reposerait justement une Lagide, soit Séléné II, fille de Cléopâtre Ptolémée et épouse de Juba II. Sidi Lagide :))
On comprend assez facilement que les équivalents de nos toponymes kabs Tizi-Rached, ou DZ comme Sidi-Rached (Tipasa, Cirta-Constantine) chez nos voisins du Nord prennent une forme religieuse : Santa-Lucia pour les Italiens du sud. Mais qu’en est-il des autres voisins les plus proches, les Espagnols ? Là, c’est encore mieux comme réponse : Andalousie.
Al-Andaluz est clairement une forme arabisée sans aucun fond arabe puisqu’il s’agit d’une « Sainte Lucie » voire même de Saint-Lucas. L’indice de lumière (lux, luz en latin, portugais) est indéniable. Andaluz est une Alexandrie, sans doute pour la Renaissance et/ou Siècle des Lumières. Le nom même Andaluz est une forme inversée du nom grec Alexandre (Alex – protecteur, andros – (des) homme(s)), qui a donné Alexandrie en Egypte des Ptolémée (appelée Iskandaria en masri-arabe contemporain).
Bref, il n’y a pas eu de « miracle andalous » (domestiqué par… les Arabes d’Orient qui n’ont strictement aucun mérite, ils n’ont même pas un toponyme allant dans ce sens !), l’apogée de l’Andalousie espagnole musulmane avec la langue arabe comme moyen de communication serait une évolution entamée en Egypte depuis l’antiquité, à l’époque des Lagides (Ptolémée), qui serait passé par la Nordafe, précisément par Cirta-Constantine probablement, et certainement par Bougie (Kabylie) et Alger ou plutôt Cherchell-Tipasa (Maurétanie Césarienne, époque de Juba II dont l’épouse, Séléné, était la fille de Cléopâtre Ptolémée) avant d’atteindre l’Andalousie en Espagne et le Maroc à l’époque musulmane, et à la chute de Grenade, des Andalous vont échouer surtout au Maroc (à Fès surtout). Il suffit de regarder les vestiges de la Césarée antique à Tipaza-Cherchell, le site avec cadran solaire par exemple (si j’ai bonne mémoire) et de trouver sa réplique plus récente dans les sites ou dans l’architecture de Grenade en Andalousie pour étayer cette hypothèse, sans parler du système toponymique nordaf, par ailleurs inexistant chez les vrais Arabes d’Orient, qui devrait se retrouver en Andalousie. Par exemple, Sidi Rached où se trouve le « Tombeau de la chrétienne » à Tipaza aurait-il un équivalent en Andalousie ?
Ce qui laisse penser que les allégations de certains historiens qui nous servent toujours les mêmes salades « arabes » au sujet des Andalous, chassés d’Espagne qui auraient illuminé la Nordafe en apportant leur savoir en termes d’irrigation, de ceci et de cela. La science des ânes racontée à des brêles ou qui ? Les gars, un peu de respect quand même ! « Andalous » ou « Alexandrins », c’est kif-kif, sauf qu’il y avait d’abord, dans l’ordre chronologique, les Alexandrins (-300 ans avant JC ou -900 ans avant l’Hégire) au début et les Andalous à la fin seulement, les Puniques et les Maures Césariens (Cherchell-Tipaza puis Alger des Zirides) se positionnent entre les deux époques. . C’est une évolution qui prend ses racines en Egypte des Ptolémée et non pas une révolution ou un « miracle arabe ». D’ailleurs, cette évolution pourrait corroborer mon hypothèse qui veut que la langue arabe (écrite en tout cas) serait une évolution de l’hiératique égyptien ancien.
L’autre hypothèse que je revendique consiste à dire que l’arabisation et l’islamisation massive des Nordafs, je pense particulièrement aux Kabs, serait un retour de manivelle, càd que cette vague serait non pas de l’Est (de l’Egypte), mais de l’occident (Maroc, voire Andalousie) par le biais de leurs missionnaires marabouts.
Je ne sais pourquoi, mais je pense que le nom d’el Hambra (Grenade) porterait en lui un indice de « Renaissance », va savoir pourquoi… Par ailleurs, il serait peut-être opportun de faire un parallèle entre Alexandrie des Ptolémée (antiquité) et l’Andalousie musulmane (8-15 siècles après JC) en comparant leurs écoles et leurs hommes de science. Et si, par exemple, l’homme de science de l’école andalouse Averroès, au nom à consonance arabe Ibn Rushd avait un homologue d’une autre époque au nom à consonance grecque de l’école d’Alexandrie des Ptolémée, la traduction (et la mise à jour) d’un seul et même ouvrage pouvant expliquer cette traversée des siècles et le changement d’auteur des cet ouvrage ? Ou bien en comparant les courants philosophiques correspondants : école néoplatonicienne d’Alexandrie vs aristotélisme d’Averroès (Andalousie).Tout est possible.
Au final, le jour de l’Andalousie est le même que celui de Bougie ou d’Alexandrie : Dimanche ou Lundi, c’est selon les chronologies et les religions. Faut en finir avec les sciences des ânes et faire preuve de lucidité pour avancer vers les Lumières !
Bon Dimanche !
Ôte-moi cette hideuse enveloppe de quadrupède; rends-moi aux regards des miens, à ma forme de Lucius. Et si quelque dieu irrité me poursuit d'un courroux implacable, que je puisse mourir du moins puisqu'il ne m'est pas permis de vivre. (Apulée de Madaure, Les Métamorphoses ou L’âne d’or).
Ôte-toi de mon soleil !, Diogène s’adressant à Alexandre le Grand, dont le nom sera porté par la ville des Lumières, Alexandrie (Egypte) et par d’autres Alexandries…
On est Dimanche. Sunday comme disent les Anglois, si jour ensoleillé y en vraiment dans la Perfide Albion :)
On va se place en plein cœur du Pays Kabyle, càd à Vgayeth-Bougie, connue sous le nom Saldae durant l’antiquité. Un Dimanche à Bougie, ou un Sunday à Saldae.
Souvenez-vous, on avait dit il y a un bon moment sur ce blog que Bougie (ex-Saldae) contiendrait les indices suivants : Tha-darth, Taddart (village) en kabyle et Alexadrie. La capitale kabyle est connue pour sa cire d’abeilles et les suites de Fibonacci, et pas seulement, et cela vaut beaucoup dire comme on le verra prochainement. On va faire l’Anglois à Vgayeth-Bougie pour le moment : Sunday à Saldae.
Sunday en anglois est « soleil+jour » donc « jour du solei »l, tandis que le Dimanche en latin/romanes est le « jour du seigneur », en masri-arabe dans la tradition musulmane al-ahed (un, unique), qui n’est pas un jour de repos à la différence du calendrier occidentale (chrétien). Le dimanche anglois, Sunday, est aussi… une Chandelle (candela en latin), càd une bougie. Bref, Vgayeth-Bougie va prendre un nouvel indice : Dimanche.
Pour allumer notre bougie, il nous faut du feu, des allumettes. Zalamit ! Ou bien, pour les Kabs old school, luqid (allumettes). Luqid serait très probablement lié au latin/romane lucide, lux (lumière), on l’a supposé il y a longtemps ; et nouvelle avancée, ce terme Luqid (allumette) serait lui aussi lié à un jour de la semaine : dimanche, comme Bougie. Dites le jour du dimanche en kab moderne (as l’hed) avec le H altéré par la gutturale Q et vous aurez trouvé la réponse : as luqid, le jour de lumière probablement, selon les religions, c’est le 1er jour de la création du monde, lorsque Dieu créa la lumière – c’est peut-être pour cette raison que le « dimanche musulman » (al-ahed en masri-arabe, l’hed en kab) est le premier jour de la semaine. D’autre part, ça pourrait être un indice de monothéisme : l’hed, wahed (un seul) pour le Dieu unique ? A vérifier.
Bref, on devine une relation entre Vgayeth-Bougie (cire de bougie) + Alexandrie (connue pour son phare) + Chandelle + Sunday (jour du soleil, dimanche). Normalement une ville apparentée au « jour du soleil » devrait s’appeler Héliopolis en grec…
Maintenant on va ratisser large, car je crois avoir deviné un « dimanche » dans d’autres toponymes kabs et DZ : Tizi-Rached (Kabylie), Sidi-Rached (Tipasa), Sidi-Rached (Cirta-Constantine). Je reviendrai en détail sur ce cas, mais pour le moment on se limitera aux excellents indices qu’on y trouve.
Luqid (allumette) en kab moderne, apparenté à « lucide » est un prénom présumé « à consonance arabe », tout comme Lucius, le personnage du premier roman antique d’Apulée de Madaure :
Lucius (nom antique à consonance latine) ~ Rachid (nom contemporain à consonance masri-arabe)
Ce Rachid ou Rashed signifie le « bien guidé » (pour les califes bien guidés –murashidun) en masri-arabe, donc lucide et probablement un cardinal y compris pour les toponymes (point cardinal). Je pense que j’ai déjà évoqué cette hypothèse l'an dernier dans « Le Faux Macédonien », Lagide (pour la dynastie des Ptolémée d’Egypte, héritière d’Alexandre Le Grand) pourrait être devenu plus tard en masri-arabe Rached, Rachid. Et d’ailleurs Sidi-Rached à Tipaza abrite le site du « tombeau de la chrétienne », où reposerait justement une Lagide, soit Séléné II, fille de Cléopâtre Ptolémée et épouse de Juba II. Sidi Lagide :))
On comprend assez facilement que les équivalents de nos toponymes kabs Tizi-Rached, ou DZ comme Sidi-Rached (Tipasa, Cirta-Constantine) chez nos voisins du Nord prennent une forme religieuse : Santa-Lucia pour les Italiens du sud. Mais qu’en est-il des autres voisins les plus proches, les Espagnols ? Là, c’est encore mieux comme réponse : Andalousie.
Al-Andaluz est clairement une forme arabisée sans aucun fond arabe puisqu’il s’agit d’une « Sainte Lucie » voire même de Saint-Lucas. L’indice de lumière (lux, luz en latin, portugais) est indéniable. Andaluz est une Alexandrie, sans doute pour la Renaissance et/ou Siècle des Lumières. Le nom même Andaluz est une forme inversée du nom grec Alexandre (Alex – protecteur, andros – (des) homme(s)), qui a donné Alexandrie en Egypte des Ptolémée (appelée Iskandaria en masri-arabe contemporain).
Bref, il n’y a pas eu de « miracle andalous » (domestiqué par… les Arabes d’Orient qui n’ont strictement aucun mérite, ils n’ont même pas un toponyme allant dans ce sens !), l’apogée de l’Andalousie espagnole musulmane avec la langue arabe comme moyen de communication serait une évolution entamée en Egypte depuis l’antiquité, à l’époque des Lagides (Ptolémée), qui serait passé par la Nordafe, précisément par Cirta-Constantine probablement, et certainement par Bougie (Kabylie) et Alger ou plutôt Cherchell-Tipasa (Maurétanie Césarienne, époque de Juba II dont l’épouse, Séléné, était la fille de Cléopâtre Ptolémée) avant d’atteindre l’Andalousie en Espagne et le Maroc à l’époque musulmane, et à la chute de Grenade, des Andalous vont échouer surtout au Maroc (à Fès surtout). Il suffit de regarder les vestiges de la Césarée antique à Tipaza-Cherchell, le site avec cadran solaire par exemple (si j’ai bonne mémoire) et de trouver sa réplique plus récente dans les sites ou dans l’architecture de Grenade en Andalousie pour étayer cette hypothèse, sans parler du système toponymique nordaf, par ailleurs inexistant chez les vrais Arabes d’Orient, qui devrait se retrouver en Andalousie. Par exemple, Sidi Rached où se trouve le « Tombeau de la chrétienne » à Tipaza aurait-il un équivalent en Andalousie ?
Ce qui laisse penser que les allégations de certains historiens qui nous servent toujours les mêmes salades « arabes » au sujet des Andalous, chassés d’Espagne qui auraient illuminé la Nordafe en apportant leur savoir en termes d’irrigation, de ceci et de cela. La science des ânes racontée à des brêles ou qui ? Les gars, un peu de respect quand même ! « Andalous » ou « Alexandrins », c’est kif-kif, sauf qu’il y avait d’abord, dans l’ordre chronologique, les Alexandrins (-300 ans avant JC ou -900 ans avant l’Hégire) au début et les Andalous à la fin seulement, les Puniques et les Maures Césariens (Cherchell-Tipaza puis Alger des Zirides) se positionnent entre les deux époques. . C’est une évolution qui prend ses racines en Egypte des Ptolémée et non pas une révolution ou un « miracle arabe ». D’ailleurs, cette évolution pourrait corroborer mon hypothèse qui veut que la langue arabe (écrite en tout cas) serait une évolution de l’hiératique égyptien ancien.
L’autre hypothèse que je revendique consiste à dire que l’arabisation et l’islamisation massive des Nordafs, je pense particulièrement aux Kabs, serait un retour de manivelle, càd que cette vague serait non pas de l’Est (de l’Egypte), mais de l’occident (Maroc, voire Andalousie) par le biais de leurs missionnaires marabouts.
Je ne sais pourquoi, mais je pense que le nom d’el Hambra (Grenade) porterait en lui un indice de « Renaissance », va savoir pourquoi… Par ailleurs, il serait peut-être opportun de faire un parallèle entre Alexandrie des Ptolémée (antiquité) et l’Andalousie musulmane (8-15 siècles après JC) en comparant leurs écoles et leurs hommes de science. Et si, par exemple, l’homme de science de l’école andalouse Averroès, au nom à consonance arabe Ibn Rushd avait un homologue d’une autre époque au nom à consonance grecque de l’école d’Alexandrie des Ptolémée, la traduction (et la mise à jour) d’un seul et même ouvrage pouvant expliquer cette traversée des siècles et le changement d’auteur des cet ouvrage ? Ou bien en comparant les courants philosophiques correspondants : école néoplatonicienne d’Alexandrie vs aristotélisme d’Averroès (Andalousie).Tout est possible.
Au final, le jour de l’Andalousie est le même que celui de Bougie ou d’Alexandrie : Dimanche ou Lundi, c’est selon les chronologies et les religions. Faut en finir avec les sciences des ânes et faire preuve de lucidité pour avancer vers les Lumières !
Bon Dimanche !
vendredi 31 mars 2017
La Grèce sans haillons
Calendes grecques : Légendes occidentales vs Mémoire kabyle
Nous avons pris l’habitude de prendre pour argent comptant les écrits de l’école occidentale, française le plus généralement, qui revendique haut et fort l’héritage grec, le « miracle grec » inclus ) Seulement voilà, de ce côté de la Méditerranée, il y a une contrée au patrimoine immatériel d’une richesse et d’une authenticité insoupçonnées des siècles durant. L’oralité méditerranéenne y a trouvé refuge. Normal, direz-vous, car il n’y a pas de preuves matérielles, des écrits ou un amas de vielles pierres, que l’on sait manipulables à souhait et par le plus fort. Pourtant, c’est l’oralité kabyle surtout mais pas seulement, et surtout l’idée kabyle qui va mettre à mal les thèses écrites et les références historiques du monde occidental.
Cap sur l’antiquité !
Je l’ai déjà écrit sur ce blog, il me semble, l’oralité kabyle a réservé une place imaginaire à l’histoire. Les Kabs vivent en République, et les royaumes n’existent que dans les mythes et les fables. Ce sont des royaumes fabuleux, les anciens royaumes, les anciens temps où les oiseaux et les animaux avaient le don de la parole. Les « turcs » d’Alger médiévale, et leurs prédécesseurs de la Maurétanie céasrienne antique, seraient des « oiseaux » des mythes kabyles. Les contes des noces princières de Lvaz (faucon) et Thanina (faucon femelle et canon de beauté féminine chez les Kabyles anciens et contemporains !) ont été, sur ce blog, comparés à l’histoire écrite de Juba II et de son épouse Séléné, fille de Cléopâtre (une Lagide, une Grecque d’Egypte). Pourquoi ? Simplement parce que la corrélation est frappante entre la version orale kab (conte, mythe) et la version écrite latine (histoire) ! Les autres personnages les plus connus de ces royaumes d’oiseaux, c’est ig’idher, iguidher (aigle), le roi avec le plus d’envergure, et Sybus, le plus petit des oiseaux (généralement apparenté au roitelet) mais aussi le plus sage, le plus malin, le plus rusé. On ne sait pas vraiment qui est le ag’lidh ledhyur (roi des oiseaux)…
Les Grecs sont forcément des anciens :)) La Grèce antique est, un territoire/Etat aux yeux des occidentaux contemporains, le berceau où serait né par miracle (hugh !) la civilisation occidentale et seulement occidentale (hugh ! hugh !). Point d’Egypte ancienne, point de Méditerranée. La philosophie grecque, la démocratie grecque, l’histoire grecque et j’en passe. Homère, son Iliade et son Odyssée, c’est le fondement même de l’imaginaire du monde occidental. Certains occidentaux auraient sans doute remarqué que les anciens Grecs (et leur divinités) sont très typés et loin du type (nord) européen, normal ils étaient du sud, des Méditerranéens !
La douche froide maintenant.
- Le « Grec ancien » occidental a son équivalent dans la mythologie kabyle : Ag’lidh ledhyur (le roi des oiseaux). Les temps anciens (grecs) pour les occidentaux = temps immémoriales lorsque les oiseaux et les animaux avaient la parole ;
- Les calendes grecques des occidentaux peuvent se retrouver dans ce terme kabyle ag’lidh (roi) ;
- Plus important encore, ce terme kabyle ag’lidh (roi), des oiseaux forcément !, serait très probablement l’équivalent de l’œuvre d’Homère : Iliade ;
- Et très logiquement, la deuxième œuvre d’Homère, en l’occurrence l’Odyssée et son rusé et petit personnage Odysseus (Ulysse en latin) est clairement identifiable au Sybus (Sybbus, Seybousse) des mythes kabyles !
NB : Le russe confirme cette idée kabyle avec la légende du « temps du tsar gorokh » pour des temps très anciens, généralement apparenté aux Grecs anciens et/ou à Constantinople (Byzance).
- La légendaire Thanina kabyle, le canon de beauté féminine kabyle, est à coup sûr l’équivalent d’un personnage de « l’histoire grecque » facile à deviner : Hélène, la Belle Hélène, Hélène de Troie. C’est banal, mais Thanina se traduirait par Hélène, Héléna, Yéléna de l’autre côté de la Méditerranée.
Ces légendes kabyles sont certes orales, mais elles sont vivantes, elles ont traversé les siècles sans aucun parchemin, sans aucun support écrit avec les manips qui vont avec après chaque traduction.
La fille aînée de l’Eglise et la plus brillante des civilisations occidentales, la France, revendique cet héritage grec. Enfin ! grec à leurs yeux ) Cette même France, enfin une « certaine France » s’est indignée le jour où un homme visionnaire a vu vrai en comparant la Kabylie à genoux (par la grâce de cette même France) à la mythique Grèce, symbole de grandeur dont ce revendiquait cette « certaine France » : « La Grèce en haillons », reportages du regretté Albert Camus. Il a osé comparer ces « indigènes » kabyles aux « demi-dieux » grecs, quel sacrilège ! Et dire qu’ils ont tout fait pour anéantir ce dernier bastion de la civilisation méditerranéenne sud en proclamant leur « royaume arabe » en Algérie, encore un peu de temps et c’en était fini de la Kabylie.
Que vont-ils faire maintenant ? Assumer aussi l’héritage grec-bis, càd kabyle ? :))) J’imagine leur amertume car cette pilule là est difficile à avaler ! Et ce n’est qu’un début, le lourd viendra plus tard, lorsqu’aux côtés de la très humble Kabylie - une Grèce désormais sans haillons, chers messieurs les arrogants ! -, se dressera l’immense Egypte ancienne : y en a qui vont mordre la poussière car ils devront revoir leur histoire, s'en inventer une autre tout simplement :)
Une petite leçon d’histoire justement pour boucler ce billet. Qui dit histoire, dit chronologie, et calendrier qlq part. La simple logique suggère que les deux histoires d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée, obéiraient à une même logique d’opposition que d’autres histoires avant et après ces Grecs : deux époques différentes, un avant et un après. C’est la version grecque de l’Ancien vs le Nouveau Testament. De même, cette logique sera reprise par d’autres traducteurs, les arabo-musulmans en l’occurrence, pour l’opposition Jahilya (ignorance pour... l'Egypte ancienne !) vs Hégire. Ou plus récemment, le calendrier Julien vs le calendrier Grégorien. Il est à peu près sûr que l’Iliade serait comparable à un calendrier ancien, Julien. La preuve ? La Grèce en masri-arabe, Yunan, serait une déformation de Julien. Par la même occasion, on comprend que le mythique « roi des oiseaux » Ag’lidh ledhyur (roi des oiseaux) serait littéralement traduit comme Jules César et le Roi de Troie : dTyr, ledhuyur (oiseau,x) est Troyen ! La preuve même que les dépositaires de l’identité et de la mémoire de la Césarée (Maurétanie Césarienne de l’antiquité), qui évoluera plus tard en Alger puis Algérie, sont bel et bien les Kabs, les seuls à avoir préservé cette mémoire des temps très anciens. A propos, les Kabyles marchent toujours au calendrier julien…
A prochainement !
Nous avons pris l’habitude de prendre pour argent comptant les écrits de l’école occidentale, française le plus généralement, qui revendique haut et fort l’héritage grec, le « miracle grec » inclus ) Seulement voilà, de ce côté de la Méditerranée, il y a une contrée au patrimoine immatériel d’une richesse et d’une authenticité insoupçonnées des siècles durant. L’oralité méditerranéenne y a trouvé refuge. Normal, direz-vous, car il n’y a pas de preuves matérielles, des écrits ou un amas de vielles pierres, que l’on sait manipulables à souhait et par le plus fort. Pourtant, c’est l’oralité kabyle surtout mais pas seulement, et surtout l’idée kabyle qui va mettre à mal les thèses écrites et les références historiques du monde occidental.
Cap sur l’antiquité !
Je l’ai déjà écrit sur ce blog, il me semble, l’oralité kabyle a réservé une place imaginaire à l’histoire. Les Kabs vivent en République, et les royaumes n’existent que dans les mythes et les fables. Ce sont des royaumes fabuleux, les anciens royaumes, les anciens temps où les oiseaux et les animaux avaient le don de la parole. Les « turcs » d’Alger médiévale, et leurs prédécesseurs de la Maurétanie céasrienne antique, seraient des « oiseaux » des mythes kabyles. Les contes des noces princières de Lvaz (faucon) et Thanina (faucon femelle et canon de beauté féminine chez les Kabyles anciens et contemporains !) ont été, sur ce blog, comparés à l’histoire écrite de Juba II et de son épouse Séléné, fille de Cléopâtre (une Lagide, une Grecque d’Egypte). Pourquoi ? Simplement parce que la corrélation est frappante entre la version orale kab (conte, mythe) et la version écrite latine (histoire) ! Les autres personnages les plus connus de ces royaumes d’oiseaux, c’est ig’idher, iguidher (aigle), le roi avec le plus d’envergure, et Sybus, le plus petit des oiseaux (généralement apparenté au roitelet) mais aussi le plus sage, le plus malin, le plus rusé. On ne sait pas vraiment qui est le ag’lidh ledhyur (roi des oiseaux)…
Les Grecs sont forcément des anciens :)) La Grèce antique est, un territoire/Etat aux yeux des occidentaux contemporains, le berceau où serait né par miracle (hugh !) la civilisation occidentale et seulement occidentale (hugh ! hugh !). Point d’Egypte ancienne, point de Méditerranée. La philosophie grecque, la démocratie grecque, l’histoire grecque et j’en passe. Homère, son Iliade et son Odyssée, c’est le fondement même de l’imaginaire du monde occidental. Certains occidentaux auraient sans doute remarqué que les anciens Grecs (et leur divinités) sont très typés et loin du type (nord) européen, normal ils étaient du sud, des Méditerranéens !
La douche froide maintenant.
- Le « Grec ancien » occidental a son équivalent dans la mythologie kabyle : Ag’lidh ledhyur (le roi des oiseaux). Les temps anciens (grecs) pour les occidentaux = temps immémoriales lorsque les oiseaux et les animaux avaient la parole ;
- Les calendes grecques des occidentaux peuvent se retrouver dans ce terme kabyle ag’lidh (roi) ;
- Plus important encore, ce terme kabyle ag’lidh (roi), des oiseaux forcément !, serait très probablement l’équivalent de l’œuvre d’Homère : Iliade ;
- Et très logiquement, la deuxième œuvre d’Homère, en l’occurrence l’Odyssée et son rusé et petit personnage Odysseus (Ulysse en latin) est clairement identifiable au Sybus (Sybbus, Seybousse) des mythes kabyles !
NB : Le russe confirme cette idée kabyle avec la légende du « temps du tsar gorokh » pour des temps très anciens, généralement apparenté aux Grecs anciens et/ou à Constantinople (Byzance).
- La légendaire Thanina kabyle, le canon de beauté féminine kabyle, est à coup sûr l’équivalent d’un personnage de « l’histoire grecque » facile à deviner : Hélène, la Belle Hélène, Hélène de Troie. C’est banal, mais Thanina se traduirait par Hélène, Héléna, Yéléna de l’autre côté de la Méditerranée.
Ces légendes kabyles sont certes orales, mais elles sont vivantes, elles ont traversé les siècles sans aucun parchemin, sans aucun support écrit avec les manips qui vont avec après chaque traduction.
La fille aînée de l’Eglise et la plus brillante des civilisations occidentales, la France, revendique cet héritage grec. Enfin ! grec à leurs yeux ) Cette même France, enfin une « certaine France » s’est indignée le jour où un homme visionnaire a vu vrai en comparant la Kabylie à genoux (par la grâce de cette même France) à la mythique Grèce, symbole de grandeur dont ce revendiquait cette « certaine France » : « La Grèce en haillons », reportages du regretté Albert Camus. Il a osé comparer ces « indigènes » kabyles aux « demi-dieux » grecs, quel sacrilège ! Et dire qu’ils ont tout fait pour anéantir ce dernier bastion de la civilisation méditerranéenne sud en proclamant leur « royaume arabe » en Algérie, encore un peu de temps et c’en était fini de la Kabylie.
Que vont-ils faire maintenant ? Assumer aussi l’héritage grec-bis, càd kabyle ? :))) J’imagine leur amertume car cette pilule là est difficile à avaler ! Et ce n’est qu’un début, le lourd viendra plus tard, lorsqu’aux côtés de la très humble Kabylie - une Grèce désormais sans haillons, chers messieurs les arrogants ! -, se dressera l’immense Egypte ancienne : y en a qui vont mordre la poussière car ils devront revoir leur histoire, s'en inventer une autre tout simplement :)
Une petite leçon d’histoire justement pour boucler ce billet. Qui dit histoire, dit chronologie, et calendrier qlq part. La simple logique suggère que les deux histoires d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée, obéiraient à une même logique d’opposition que d’autres histoires avant et après ces Grecs : deux époques différentes, un avant et un après. C’est la version grecque de l’Ancien vs le Nouveau Testament. De même, cette logique sera reprise par d’autres traducteurs, les arabo-musulmans en l’occurrence, pour l’opposition Jahilya (ignorance pour... l'Egypte ancienne !) vs Hégire. Ou plus récemment, le calendrier Julien vs le calendrier Grégorien. Il est à peu près sûr que l’Iliade serait comparable à un calendrier ancien, Julien. La preuve ? La Grèce en masri-arabe, Yunan, serait une déformation de Julien. Par la même occasion, on comprend que le mythique « roi des oiseaux » Ag’lidh ledhyur (roi des oiseaux) serait littéralement traduit comme Jules César et le Roi de Troie : dTyr, ledhuyur (oiseau,x) est Troyen ! La preuve même que les dépositaires de l’identité et de la mémoire de la Césarée (Maurétanie Césarienne de l’antiquité), qui évoluera plus tard en Alger puis Algérie, sont bel et bien les Kabs, les seuls à avoir préservé cette mémoire des temps très anciens. A propos, les Kabyles marchent toujours au calendrier julien…
A prochainement !
jeudi 30 mars 2017
Pharaon – La 1-ère République
1. Tanit, la Renaissance.
2. La République des Pharaons
Salut ! On va prendre ce blog petit à petit…
Il est aujourd’hui acquis, pour moi du moins, qu’il y a un lien indéniable entre l’Egypte ancienne, les dits « Phéniciens » ou Puniques nordafs et la langue phénicienne et l’antique Maurétanie Césarienne (Cherchell, Tipasa) puis Alger en tant qu’Etat médiéval et ses dépendances, la Kabylie en a gardé la mémoire.
TANIT
Le détail viendra une autre fois, mais disons que certains indices concordants ont permis de conclure que ce que les Kabyles désignent par Thiziri (clair de lune ; radieuse ? résurrection/renaissance ? ; Alger, césarienne/algéroise, du sérail ?) - et les Kel Tamacheq par Tenere (désert) , comparable au dechret (terre rouge) en ancien égyptien, et chose curieuse, le Z kab est N en tamacheq : Thizi en kab devient Tin en tamacheq, Thiziri devient Tenere, etc – n’est qu’une forme moderne d’un ancien nom de divinité ô combien connue et le nom d’une période pas comme les autres. Voici mon hypothèse qui sera développée et argumenté dès que les circonstances le permettront :
Thiziri (Kabylie moderne) = Tanit (déesse de Carthage)
Le N tamacheq (tenere, tin) est plus proche du carthaginois antique, comme on le voit ; le kabyle l’aurait altéré en Z ou Dz, sans doute à cause du latin Césarée. L’autre nom de cette déesse qui serait proche du notre est Astarté sous sa forme égyptienne, Tanit étant exclusivement carthaginoise.
On le voit, Carthage n’est pas morte, elle a été ressuscitée en Césarée (Cherchell-Tipasa antiques puis Alger médiévale).Alors Tanit – Thiziri signifierait quoi au-delà du registre des croyances ? Ben, ceci :
Tanit = Renaissance
Thiziri l’est autant, et le nom latin Césarée (Maurétanie césarienne) et même masri-arabe Hégire (an zéro, début d’une nouvelle ère) vont dans ce sens.
VENISE
Saviez-vous qu’en arabe, ou plutôt masri-arabe, un seul et même terme, boundouqia, désigné le fusil et Venise ? La poudre noire à fusil est pourtant, nous dit-on, une invention chinoise… Un truc qui peut vous paraître surprenant, mais la cité de Venise et l’Egypte (ancienne) ont qlq chose en commun : des terres inondables dans les deux cas, avec un limon fertilisant pour le cas du Delta du Nil.
L’histoire, la grande, n’a pas retenu le nom du fumier qui a inventé la poudre à canon, mais cette petite et ludique histoire nous suggère une hypothèse bien curieuse : si le masri-arabe utilise un seul terme, boundouqia, pour désigner Venise et le fusil, le kabyle pourrait par le terme tha-funasth (la vache), phonétiquement proche de « phénicien » plutôt, va désigner Venise et l’Egypte (nom grec), d’ailleurs l’autre nom de l’Egypte, en ancien égyptien, est Kemet (terre noire, donc fertile) – la poudre noire aussi doit être fertilisée, sinon elle n’explose pas ! – , soit (sol, terre) en kabyle ou k’hal, k’hôl, kahlouche (noir, fardé, nègre) se retrouve dans tha-muk’halt, tha-mug’halt (fusil) en kab, moukahla en argot nordaf, moukala en français.
Si vous êtes un baroudeur et/ou un amateur de fantasia, ayez une pensée pour les vaches kabyles, phéniciennes-puniques, vénitiennes, égyptiennes anciennes :))
PHARAON
Maintenant le moment est venu d’annoncer du lourd. L’immense Egypte ancienne revient au bercail, à notre bercail – la Méditerranée.
Avis aux détracteurs de l’immense Egypte ancienne, les religieux monopolistes en premier lieu qui ont toujours diabolisé le pharaon et son pays ! Avis aux « immortels » qui crient sur tous les toits qu’ils ont créé le monde, la démocratie et tout le reste grâce au « miracle grec » !
Voici ce que vous avez raté, sur quoi vous avez menti. Aveuglés par votre haine et votre mépris, vous n’avez même pas su faire un lien qui s’impose naturellement. Voici la bonne nouvelle, nobles citoyens méditerranéens :
Pharaon (per-aâ « grande maison ») = Poseidon, divinité méditerrannéene par excellence.
Le trident de Poseidon, le symbole du pouvoir du peuple aussi. Le terme kabyle, un terme générique, Tha-Darth (taddart), voir daleth « roue » en phénicien - pour « village » ou plutôt « village-Etat » car c’est l’unité de base politique et territoriale avec son assemblée du peuple, càd son parlement (ou une micro-République parlementaire kabyle est vivante sur le terrain !), qui va nous aider à battre facilement les détenteurs du « brevet d’invention de la démocratie » sur support papier ))
Ouvrez les yeux, et vous verrez dans le village kabyle tha-darth des chiffres, des maths, un calendrier, la géométrie, la cité/ville, des unités de mesure, des lettres, des mots, des sous, de la monnaie, enfin tous les attributs d’un Etat. « Adresse », par exemple, ou bien « devise », « division ». M’est avis que la description de la République idéale (de l’Atlantide) de Platon.
Ouvrez les yeux et vous verrez dans Per-aâ « grande maison » (Pharaon) ce que les « immortels » et « inventeurs du monde » appellent Parlement, Parliament. Et certains de leurs historiens, pour le cas des arrogants ), un roi Charlemagne. Leur Pharaon. Leur Poseidon. Des traducteurs arrogants :) En plus, de nos jours, ils accusent les Chinois de tout copier sur eux !!!
Bon, demos (peuple) en grec dans Démocratie n’est pas le résultat d’un « miracle grec », c’est probablement une traduction de l’égyptien ancien Kemet (terre noire, nom de l’Egypte). Bref, la Kabylie est peut-être plus jeune, mais elle indique clairement que sa démocratie est très ancienne, et que la plus vieille démocratie du monde est celle de l’Egypte ancienne, la « République parlementaire » des Pharaons. Le « miracle grec » est une prouesse de tordus traducteurs qui ont siphonné l’Egypte ancienne :))
Le pharaon serait forcément un républicain, à mon sens. République pharaonique = république parlementaire. La république de Platon, vous dites ? Et si c’était la République des Pharaons ?..
Pour terminer, chaque noble citoyen de la République kabyle doit participer à tha-shemlith (tachemlit), sorte de volontariat ou travaux d’intérêt général. Comme Thiwizi, Tha-shemlith est une institution kabyle multiséculaire qui témoigne combien les Kabs sont très bien organisés et ont le sens de la discipline et du respect de la loi.
Vous voulez sa traduction ? La voici : Tacemlit, Tha-chemlith = Rassemblement. Pour la République, je présume :))
2. La République des Pharaons
Salut ! On va prendre ce blog petit à petit…
Il est aujourd’hui acquis, pour moi du moins, qu’il y a un lien indéniable entre l’Egypte ancienne, les dits « Phéniciens » ou Puniques nordafs et la langue phénicienne et l’antique Maurétanie Césarienne (Cherchell, Tipasa) puis Alger en tant qu’Etat médiéval et ses dépendances, la Kabylie en a gardé la mémoire.
TANIT
Le détail viendra une autre fois, mais disons que certains indices concordants ont permis de conclure que ce que les Kabyles désignent par Thiziri (clair de lune ; radieuse ? résurrection/renaissance ? ; Alger, césarienne/algéroise, du sérail ?) - et les Kel Tamacheq par Tenere (désert) , comparable au dechret (terre rouge) en ancien égyptien, et chose curieuse, le Z kab est N en tamacheq : Thizi en kab devient Tin en tamacheq, Thiziri devient Tenere, etc – n’est qu’une forme moderne d’un ancien nom de divinité ô combien connue et le nom d’une période pas comme les autres. Voici mon hypothèse qui sera développée et argumenté dès que les circonstances le permettront :
Thiziri (Kabylie moderne) = Tanit (déesse de Carthage)
Le N tamacheq (tenere, tin) est plus proche du carthaginois antique, comme on le voit ; le kabyle l’aurait altéré en Z ou Dz, sans doute à cause du latin Césarée. L’autre nom de cette déesse qui serait proche du notre est Astarté sous sa forme égyptienne, Tanit étant exclusivement carthaginoise.
On le voit, Carthage n’est pas morte, elle a été ressuscitée en Césarée (Cherchell-Tipasa antiques puis Alger médiévale).Alors Tanit – Thiziri signifierait quoi au-delà du registre des croyances ? Ben, ceci :
Tanit = Renaissance
Thiziri l’est autant, et le nom latin Césarée (Maurétanie césarienne) et même masri-arabe Hégire (an zéro, début d’une nouvelle ère) vont dans ce sens.
VENISE
Saviez-vous qu’en arabe, ou plutôt masri-arabe, un seul et même terme, boundouqia, désigné le fusil et Venise ? La poudre noire à fusil est pourtant, nous dit-on, une invention chinoise… Un truc qui peut vous paraître surprenant, mais la cité de Venise et l’Egypte (ancienne) ont qlq chose en commun : des terres inondables dans les deux cas, avec un limon fertilisant pour le cas du Delta du Nil.
L’histoire, la grande, n’a pas retenu le nom du fumier qui a inventé la poudre à canon, mais cette petite et ludique histoire nous suggère une hypothèse bien curieuse : si le masri-arabe utilise un seul terme, boundouqia, pour désigner Venise et le fusil, le kabyle pourrait par le terme tha-funasth (la vache), phonétiquement proche de « phénicien » plutôt, va désigner Venise et l’Egypte (nom grec), d’ailleurs l’autre nom de l’Egypte, en ancien égyptien, est Kemet (terre noire, donc fertile) – la poudre noire aussi doit être fertilisée, sinon elle n’explose pas ! – , soit (sol, terre) en kabyle ou k’hal, k’hôl, kahlouche (noir, fardé, nègre) se retrouve dans tha-muk’halt, tha-mug’halt (fusil) en kab, moukahla en argot nordaf, moukala en français.
Si vous êtes un baroudeur et/ou un amateur de fantasia, ayez une pensée pour les vaches kabyles, phéniciennes-puniques, vénitiennes, égyptiennes anciennes :))
PHARAON
Maintenant le moment est venu d’annoncer du lourd. L’immense Egypte ancienne revient au bercail, à notre bercail – la Méditerranée.
Avis aux détracteurs de l’immense Egypte ancienne, les religieux monopolistes en premier lieu qui ont toujours diabolisé le pharaon et son pays ! Avis aux « immortels » qui crient sur tous les toits qu’ils ont créé le monde, la démocratie et tout le reste grâce au « miracle grec » !
Voici ce que vous avez raté, sur quoi vous avez menti. Aveuglés par votre haine et votre mépris, vous n’avez même pas su faire un lien qui s’impose naturellement. Voici la bonne nouvelle, nobles citoyens méditerranéens :
Pharaon (per-aâ « grande maison ») = Poseidon, divinité méditerrannéene par excellence.
Le trident de Poseidon, le symbole du pouvoir du peuple aussi. Le terme kabyle, un terme générique, Tha-Darth (taddart), voir daleth « roue » en phénicien - pour « village » ou plutôt « village-Etat » car c’est l’unité de base politique et territoriale avec son assemblée du peuple, càd son parlement (ou une micro-République parlementaire kabyle est vivante sur le terrain !), qui va nous aider à battre facilement les détenteurs du « brevet d’invention de la démocratie » sur support papier ))
Ouvrez les yeux, et vous verrez dans le village kabyle tha-darth des chiffres, des maths, un calendrier, la géométrie, la cité/ville, des unités de mesure, des lettres, des mots, des sous, de la monnaie, enfin tous les attributs d’un Etat. « Adresse », par exemple, ou bien « devise », « division ». M’est avis que la description de la République idéale (de l’Atlantide) de Platon.
Ouvrez les yeux et vous verrez dans Per-aâ « grande maison » (Pharaon) ce que les « immortels » et « inventeurs du monde » appellent Parlement, Parliament. Et certains de leurs historiens, pour le cas des arrogants ), un roi Charlemagne. Leur Pharaon. Leur Poseidon. Des traducteurs arrogants :) En plus, de nos jours, ils accusent les Chinois de tout copier sur eux !!!
Bon, demos (peuple) en grec dans Démocratie n’est pas le résultat d’un « miracle grec », c’est probablement une traduction de l’égyptien ancien Kemet (terre noire, nom de l’Egypte). Bref, la Kabylie est peut-être plus jeune, mais elle indique clairement que sa démocratie est très ancienne, et que la plus vieille démocratie du monde est celle de l’Egypte ancienne, la « République parlementaire » des Pharaons. Le « miracle grec » est une prouesse de tordus traducteurs qui ont siphonné l’Egypte ancienne :))
Le pharaon serait forcément un républicain, à mon sens. République pharaonique = république parlementaire. La république de Platon, vous dites ? Et si c’était la République des Pharaons ?..
Pour terminer, chaque noble citoyen de la République kabyle doit participer à tha-shemlith (tachemlit), sorte de volontariat ou travaux d’intérêt général. Comme Thiwizi, Tha-shemlith est une institution kabyle multiséculaire qui témoigne combien les Kabs sont très bien organisés et ont le sens de la discipline et du respect de la loi.
Vous voulez sa traduction ? La voici : Tacemlit, Tha-chemlith = Rassemblement. Pour la République, je présume :))
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