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samedi 15 avril 2017

Cirta - Pile et Face



Cirta ou La Meule Providentielle.

Préambule
L’odyssée de l’humanité est un sujet palpitant que chacun imagine et raconte à sa façon. Mais une chose les réunit tous : l’humanité, longtemps accablée par sa condition et terrifiée par la faim, a toujours rêvé d’opulence par les temps de disettes et tout simplement d’un avenir meilleur, du moins dans son imaginaire avec son Dieu (ou ses dieux) bienfaiteur(s), son paradis, sa manne céleste, ses miracles dont seuls ses adorateurs, à en croire leur baratin, en sont bénéficiaires. La manne céleste qui tombe du ciel dans sa version des « camarades » religieux est un miracle que seul un esclave peut avaler, lui qui a l’habitude d’attendre récompense de la part de son maître et seigneur. Dans les mythes kabyles, avec son « gain magique » et son riche monde fabuleux qui a bercé notre enfance, la version de cette manne céleste est tout autre (celle que ma mère m’a racontée quand j’étais enfant) : c’est un père de famille, nombreuse on présume, qui un jour trouva par hasard, donc par chance, une Thi-sirth (meule, moulin) fabuleux, un vrai cadeau de la providence : il suffisait d‘introduire un grain de blé (iredh, irdhen) dans ce meule, et le meule-machine se mettait en marche et il en sortait de la farine de blé (awren) sans arrêt. 777 ! le jackpot quoi ! Ce père de famille put longtemps nourrir les siens avant que la chance ne lui reprenne cette Thi-sirth, la meule à grains merveilleuse (équivalent chez les « camarades » orientaux : la lampe merveilleuse avec son djinn ?; chez les Russes : le poisson d’or ?), et retour à sa condition d’humain qui doit cultiver sa terre et travailler dur pour avoir du blé dur, car les hommes sont comme les clichés qu’ils inventent : ils ont la vie dure :))

Cette meule à grain providentielle des contes kabyles symboliserait on ne peut mieux le destin de l’humanité, la sédentarité puis la civilisation et c’est, tenez-vous bien, le symbole par excellence de l’antique capitale numide, Cirta, rebaptisée depuis Constantine, Qsantina en DZ de nos jours. Ironie du sort, Constantine, par ailleurs très cosmopolite, avait plutôt la réputation d’être une cité hostile aux Kabs, du moins durant les années 80’, la propagande anti-kabyle de l’Etat et du clergé (habous) algériens, et de ce fait, il était (est ?) fortement déconseillé aux Kabs de s’y aventurer. C’est juste une idée reçue, peut-être, et cela ne signifie point qu’il n’en reste plus de gens honorables et authentiques à Constantine, loin s’en faut. Toujours est-il qu’un tour à Cirta la numide est fortement conseillé car très instructif, et sans danger pour les Kabs :))
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CIRTA
Voici à quoi ressemble Constantine de nosjours sur fond de musique Cirtaky :))), le maalouf constantinois quoi ! Un style andalous prédominant (c’est le cas à Tlemcen aussi, à l’ouest du pays), un genre non pas populaire comme c’est le cas pour le chaabi à Alger et en Kabylie, mais de la musique bourgeoise, de la « musique de chambre » de la cour.
Voici comment il faut désormais regarder Cirta-Constantine, du point de vue d’un ingénieur : une meule à grain, ou encore plus simple, un moulin à café mécanique. C’est bon ? On continue alors. 

C’est à travers cette image de Thi-sirth (tissirt) meule à grains ou moulin à café manuel que l’on va comprendre le nom punique QRT de Cirta dans toutes ses dimensions. Comme vous allez le voir, la meule merveilleuse des contes kabyles (ou la « machine de Cirta ») est une excellente machine à remonter le temps !

Je vais reprendre ce j’ai dit récemment sur FB :
1) Numide, que les sources occidentales (non-homologuées en Kabylie pour le moment) relient à « nomade » en grec, serait à coup sûr en lien avec le latin Numisma (monnaie, pièce). La Monnaie serait indissociable du Meule, Moulin. Sordi (argent monnaie) serait lié à thi -sirt (meule).On a une certitude : on est dans la cour de Cirta, la capitale des Numides = Numismates. La monnaie, c’est un attribut d’Etat par excellence. Les pièces carthaginoises et numides de Cirta étayent cette hypothèse. Le mot clé correspondant : thi-kelt (fois, tour – vuelta en esp., volta en it.) en kab. Lire le détail sur FB ;

2) SR de thi-sirth (tissirt) « meule à grain, moulin » va en fait se retrouver dans a-saru (assarou) « cordon-ceinture de femme », tha-saruts « la Clef », et aussi (mon hypothèse) avec la Soie et la Vis sans fin ou vis d’Archimède. Voir le détail sur FB.

Ces racines SR et KL ne sont pas les seules liées au nom de l’antique Cirta (QRT) : QR de aquran, amuqran « dur, grand », issu de la tête (aqerru), comme dans l’unité de volume de céréales aqarwi (la livre punique ?) toujours en usage dans le Pays Kabyle comme dans le Pays Chaoui l’est aussi. Je vais vous épargner toutes les hypothèses recevables possibles, on se limitera aux plus éclatantes :

-Cirta est notre Odyssée (punique, libyco-punique, numide), la version grecque vous la connaissez probablement (Odyssée d’Homère). En d’autres termes, une Chronologie ;

- QRT de Cirta est dans QRT.HDST de Carthage que ces camarades nous disent être (seulement) la « ville nouvelle ». Souvenez-vous, les vieux briscards, je disais 7 ans en arrière, que Carthage serait la « Terre promise », et là je confirme :
QRT de Cirta est la Terre : ce qui expliquer le lien avec KL en kab (akal « sol, terre ») et son équivalent sémitique (arabe, hébreu) n’est pas avec un gutturale Q mais avec le coup de glotte ou alpha : Ardh (terre) en arabe, eredh en hébreu et… Earth en anglois )). Et, on l’a dit depuis longtemps, c’est aussi l’Art. On fait la synthèse : QRT de Cirta et Carthage, c’est Terre, Art et, par extension, articulation, artisanat, production, industrie, etc. Vous comprenez pourquoi le lien avec Thi-sirth (meule à grains, moulin) qui tourne comme la Terre ? C’est qui le Carthaginois ? Un Artisan d’abord ! Un Terrien aussi, donc un tellurique très attaché à sa terre. Et un Akli « esclave, boucher » au sens d’artisan aussi (classement social chez les Kabs et les Kel Tamacheq). Ceci est valable pour un Cirtadin :)), Constantinois aussi. Non, Cirta-Constantine ne peut être ni arabe, ni islamique ne serait que pour la simple raison qu’elle n’est pas plate )) : elle est ronde (sphérique) et elle tourne. Vous avez entendu ? Cirta tourne !

- La cerise sur le gâteau maintenant. Reprenons la « machine de Cirta » ou la meule merveilleuse des contes kabyles. Imagions-là comme un simple moulin à café mécanique. On refait le contre kabyle : on y introduit un grain dur (une baie dure) de café à l’intérieur et on tourne la manchette pour transmettre notre énergie à la vis qui s’ébranle et broie le grain pou nous donner de la poudre. Got it ? Ok, maintenant ce moulin à grain, c’est simplement votre cerveau. Allez-y, comparez, prenez votre temps pour réfléchir… 

Cirta, c’est aussi ce qu’on a dans la caboche : notre cerveau, c’est lui la vis sans fin (assaru), la Clef ! Mais pourquoi al’lagh en kabyle et moukh en arabe pour désigner le cerveau ? Brain « cerveau » en anglois est une déformation soit de Grain, soit de Blé en français (Ah les perfides !). Le terme kabyle iredh (épi de blé dur), irdhen au pluriel, est, je suppose, en relation avec QRT de Cirta et serait équivalent au Ard/Erd (terre) en sémitiques, et en germaniques (earth en anglois), à Art, artisanat, etc. La pensée, l’idée, la réflexion doivent se trouver dans ce brasier de Carthage et Cirta.

- Cirta ne s’est pas évaporée, le terme douro (rond, sou, 5 centimes DZ) est un « dur » (durum en latin) depuis l’antique Cirta la « numismate », ne me dites pas que douro est d’origine espagnole, car c’est ridicule. Notre machine de Cirta ou la meule providentielle est un Sort (le « mektoub » ar.), une loterie aussi : douro serait par excellence une pièce ronde avec un côté pile et un côté face pour effectuer un tirage au sort (équivalent de thi-seqarin « courte paille » pour le tirage avec des tiges en bois). Non, Cirta comme cité-Etat, symbole d’une Nation, n’a pas disparu. L’histoire de Cirta prise par Marius et les Romains durant l’antiquité va se reproduire 2 000 ans plus tard, lorsque d’autres « romains », les Français en l’occurrence ont vaincu en 1857 la résistance des citoyens-soldats kabyles confédérés sur le champ de bataille des Icheriden et ont pris par la suite le contrôle de la place-forte de cette partie de la Kabylie : Fort-National (ex.Fort Napoléon) en français et Larva Nath Irathen en kabyle. Le grain de blé dur est dans Cirta et Ath Irathen, c’est le grain dur de la Nation en tant que telle. Ce grain dur et magique est celui qui fait le lien entre ces deux époques, à coup sûr, surtout qu’en plus de Vagyeth-Bougie, l’ex Fort-National (Larva Nath Irathen) constitue l’autre place-forte, l’autre « cerveau de la nation » et le deuxième point de départ de notre « reconquista », un tremplin et un vrai fort national pour reconquérir notre histoire, notre identité et refonder notre Nation sur des bases saines et en phase avec la modernité.

La raison voudrait que l’antique Cirta (Constantine) et l’actuel Fort-National (Larva Nath Irathen) soient jumelées pour que l’odyssée se poursuive et revenir dans l’histoire par la grande porte. La réalité est telle que tout sépare l’actuelle Constantine de l’actuel ex. Front-National. D’un côté une masse avilie de cosmopolites qui vit la sublimation dans l’aisance et s’en remet au « mektoub » (destin, providence) en se diluant dans un monde (si c’est le leur déjà !) condamné à l’échec puis à la disparition, et de l’autre un peuple indocile moins nanti qui ne capitule pas et ne veut plus être la risée du monde et joue sa survie. C’est bien ce dernier qui fait vivre la flamme du brasier de Carthage et du caractère forgé à Cirta des centaines de siècles en arrière. La Terre continuera son odyssée avec ou sans nous. Notre odyssée dépend de notre volonté, car il n’y a pas de fatalité. Il suffit de nettoyer la « machine de Cirta » des grains de sable à l’origine de son blocage, et d’y mettre du grain de blé dur dedans pour qu’elle s’ébranle de nouveau pour nous nous faire rattraper le temps perdu. C’est notre cerveau collectif, avec ses deux hémisphères (pile et face de la monnaie), la clef du succès. A bon entendeur !

Postface
Le grain dur authentique (blé) a été remplacé par un autre grain dur, celui de l’érosion : le grain sable de la djmelsahrabisation (du désert intellectuel) qui bloque les rouages de la « machine de Cirta », lorsque la razzia et la sublimation des cosmopolites se substituent à l’odyssée intelligente des authentiques. La « guerre des mondes » est garantie :
2017. Dialogue de sourds entre un cosmopolite figé et un tellurique authentique en mouvement :
—Cirta ? Même pas Constantine ! C’est Qsantina (en arabe et en DZ – NDA).
—Xantina ? Why not !
—Constantine – capitale…
—Why not !!
—Constantine – capitale de la culture…
—Why not !!!
—Constantine – capitale de la culture arabe 2015.
—Nana-ak ! (Ta sœur ! l’aînée en plus ! en kab – NDA)

Le cosmopolite à l’identité approximative n’est pas à une contradiction près. Razzia 2015 ou le patrimoine et la mémoire de ce pays remis comme butin par le cosmopolite aux membres de son cartel. Triste sort que celui de Cirta qui vit les temps morts, une machine qui ne sert à rien sauf peut-être de gadget à des gens qui ne savent même pas s’en servir surtout qu’ils ne savent pas lire le mode d’emploi :))) Le proverbe kabyle le résume bien : yefka ad Rebbi irdhen i yir thugmas, soit « Dieu a offert du blé dur à des sans-dents ». Y'a de quoi se la mordre…

mercredi 12 avril 2017

Scandria

Alexandrie – Requiem pour la septième merveille.
 

C’était le chainon manquant et tant recherché. Chaque chose en son temps : ce rapprochement est venu naturellement, de lui-même, alors qu’un raccourci phonétique aurait pu être fait il y a longtemps si votre humble serviteur était un « casseur impatient ». 
http://ancre.chez-alice.fr/merveilles/portalex.jpeg
Voici de quoi il en est :
Agadhir en kabyle, en berbère, punico-berbère (gad « rempart » en phénicien), que l’on a maintes fois expliqué sur ce blog, tout comme sa version espagnol Cadiz/Cadix, possède bel et bien un équivalent du côté oriental, en Egypte et plus à l’Est. Le terme agadhir (1.forteresse, grenier collectif, voire banque collective ; 2. hauteur, position élevée, posture dominante), tout comme ig’idher (aigle) en kab, est issu du punique, phénicien gad « rempart, mur », celui-là même probablement que l’on retrouve dans kath, weth « bas, battre » en kabyle.


Al-Iskandariya (Alexandrie) en masri-arabe ~ Agadhir en kabyle et en punico-berbère


Et ce n’est pas sans conséquence! Cette petite découverte vient étayer l’hypothèse longtemps défendue sur ce blog, à savoir qu’il y aurait un lien entre la Nordafe punique et l’Egypte ancienne de l’époque des Lagides (ou des Ptolémée, dont la langue était le grec, qui a emprunté l’alphabet phénicien), ce que l’histoire officielle n’a jamais dit, ni renié d’ailleurs. Ensuite, on définit clairement les limites de notre environnement ancien (punique), d’un agadir occidental à un agadir orientale : de Cadiz/Cadix en Espagne à l’Ouest jusqu’à Iskandaria (Alexandrie) en Egypte, avec au passage les Agadir du couchant (Maroc) et en plein milieu l’antique Saldae, une Alexandrie autrement, l’actuelle Bougie en Kabylie.
 

Notre panier est rempli de termes et noms équivalents :
Agadir = Iskandariya, Alexandrie = Saldae (Bougie)+ tha-darth (taddart) « village » en kabyle.
 

La cire de Bougie (Saldae), le phare d’Alexandrie, c’est, outre l’indice de Cité des Lumières, de Calendrier, un indice de Chandelier : Ath Mesbah (chandelier) ou Casbah des noms de lieux modernes en Kabylie et à Alger notamment ne sont qu’une nouvelle forme, le sens premier devrait être celui de Comptoir (phénicien). La Septième merveille du monde antique, à savoir le Phare d’Alexandrie, n’a peut-être jamais existé, par contre le Sept est un élément de lumière (ou de ses sept couleurs) et de chandelier.
 

En Espagne, il me paraît désormais clair que ce qui sera plus tard appelé Andalus en arabe (Andalousie) ne serait rien d’autre qu’une autre forme, plus récente d’Alexandrie, donc d’un agadir ou de Cadix, Cadiz qui se trouve justement en Andalousie.

Ainsi, par exemple, dans le terme kabyle tha-darth (taddart) « village », unité de base dans l’organisation politique et territoriale kabyle, on a deux indices puniques/phéniciens : daleth (porte) et gad (rempart), celui-là même que l’on a dans agadhir, ig’idher. Ce petit exemple devra nous permettre de démystifier la version grecque du nom d’Alexandre le Grand (personnage syncrétique par ailleurs), et donc d’Alexandrie, dont l’étymologie reconnue donne alex (protecteur) – gad en phénicien ? andros (des hommes). On est plutôt dans le calcul et les chiffres, un calendrier au minimum. Voici la nouvelle lecture, une notion d’espace-temps, de ce terme familier :
Tha-darth (taddart) « village » en kab + Daleth (porte), Gad (rempart) en phénicien :
 - Adresse ;

- Date. 
La suite viendra petit à petit sur ce blog. 

A prochainement !

dimanche 2 avril 2017

Un jour en Andalousie

Dimanche ou Lundi.
 

Ôte-moi cette hideuse enveloppe de quadrupède; rends-moi aux regards des miens, à ma forme de Lucius. Et si quelque dieu irrité me poursuit d'un courroux implacable, que je puisse mourir du moins puisqu'il ne m'est pas permis de vivre. (Apulée de Madaure, Les Métamorphoses ou L’âne d’or).

Ôte-toi de mon soleil !, Diogène s’adressant à Alexandre le Grand, dont le nom sera porté par la ville des Lumières, Alexandrie (Egypte) et par d’autres Alexandries…
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On est Dimanche. Sunday comme disent les Anglois, si jour ensoleillé y en vraiment dans la Perfide Albion :)
 

On va se place en plein cœur du Pays Kabyle, càd à Vgayeth-Bougie, connue sous le nom Saldae durant l’antiquité. Un Dimanche à Bougie, ou un Sunday à Saldae.

Souvenez-vous, on avait dit il y a un bon moment sur ce blog que Bougie (ex-Saldae) contiendrait les indices suivants : Tha-darth, Taddart (village) en kabyle et Alexadrie. La capitale kabyle est connue pour sa cire d’abeilles et les suites de Fibonacci, et pas seulement, et cela vaut beaucoup dire comme on le verra prochainement. On va faire l’Anglois à Vgayeth-Bougie pour le moment : Sunday à Saldae.
Sunday en anglois est « soleil+jour » donc « jour du solei »l, tandis que le Dimanche en latin/romanes est le « jour du seigneur », en masri-arabe dans la tradition musulmane al-ahed (un, unique), qui n’est pas un jour de repos à la différence du calendrier occidentale (chrétien). Le dimanche anglois, Sunday, est aussi… une Chandelle (candela en latin), càd une bougie. Bref, Vgayeth-Bougie va prendre un nouvel indice : Dimanche.


Pour allumer notre bougie, il nous faut du feu, des allumettes. Zalamit ! Ou bien, pour les Kabs old school, luqid (allumettes). Luqid serait très probablement lié au latin/romane lucide, lux (lumière), on l’a supposé il y a longtemps ; et nouvelle avancée, ce terme Luqid (allumette) serait lui aussi lié à un jour de la semaine : dimanche, comme Bougie. Dites le jour du dimanche en kab moderne (as l’hed) avec le H altéré par la gutturale Q et vous aurez trouvé la réponse : as luqid, le jour de lumière probablement, selon les religions, c’est le 1er jour de la création du monde, lorsque Dieu créa la lumière – c’est peut-être pour cette raison que le « dimanche musulman » (al-ahed en masri-arabe, l’hed en kab) est le premier jour de la semaine. D’autre part, ça pourrait être un indice de monothéisme : l’hed, wahed (un seul) pour le Dieu unique ? A vérifier.


Bref, on devine une relation entre Vgayeth-Bougie (cire de bougie) + Alexandrie (connue pour son phare) + Chandelle + Sunday (jour du soleil, dimanche). Normalement une ville apparentée au « jour du soleil » devrait s’appeler Héliopolis en grec…
Maintenant on va ratisser large, car je crois avoir deviné un « dimanche » dans d’autres toponymes kabs et DZ : Tizi-Rached (Kabylie), Sidi-Rached (Tipasa), Sidi-Rached (Cirta-Constantine). Je reviendrai en détail sur ce cas, mais pour le moment on se limitera aux excellents indices qu’on y trouve.


Luqid (allumette) en kab moderne, apparenté à « lucide » est un prénom présumé « à consonance arabe », tout comme Lucius, le personnage du premier roman antique d’Apulée de Madaure :
Lucius (nom antique à consonance latine) ~ Rachid (nom contemporain à consonance masri-arabe)
Ce Rachid ou Rashed signifie le « bien guidé » (pour les califes bien guidés –murashidun) en masri-arabe, donc lucide et probablement un cardinal y compris pour les toponymes (point cardinal). Je pense que j’ai déjà évoqué cette hypothèse l'an dernier dans « Le Faux Macédonien », Lagide (pour la dynastie des Ptolémée d’Egypte, héritière d’Alexandre Le Grand) pourrait être devenu plus tard en masri-arabe Rached, Rachid. Et d’ailleurs Sidi-Rached à Tipaza abrite le site du « tombeau de la chrétienne », où reposerait justement une Lagide, soit Séléné II, fille de Cléopâtre Ptolémée et épouse de Juba II. Sidi Lagide :))


On comprend assez facilement que les équivalents de nos toponymes kabs Tizi-Rached, ou DZ comme Sidi-Rached (Tipasa, Cirta-Constantine) chez nos voisins du Nord prennent une forme religieuse : Santa-Lucia pour les Italiens du sud. Mais qu’en est-il des autres voisins les plus proches, les Espagnols ? Là, c’est encore mieux comme réponse : Andalousie.
Al-Andaluz est clairement une forme arabisée sans aucun fond arabe puisqu’il s’agit d’une « Sainte Lucie » voire même de Saint-Lucas. L’indice de lumière (lux, luz en latin, portugais) est indéniable. Andaluz est une Alexandrie, sans doute pour la Renaissance et/ou Siècle des Lumières. Le nom même Andaluz est une forme inversée du nom grec Alexandre (Alex – protecteur, andros – (des) homme(s)), qui a donné Alexandrie en Egypte des Ptolémée (appelée Iskandaria en masri-arabe contemporain).


Bref, il n’y a pas eu de « miracle andalous » (domestiqué par… les Arabes d’Orient qui n’ont strictement aucun mérite, ils n’ont même pas un toponyme allant dans ce sens !), l’apogée de l’Andalousie espagnole musulmane avec la langue arabe comme moyen de communication serait une évolution entamée en Egypte depuis l’antiquité, à l’époque des Lagides (Ptolémée), qui serait passé par la Nordafe, précisément par Cirta-Constantine probablement, et certainement par Bougie (Kabylie) et Alger ou plutôt Cherchell-Tipasa (Maurétanie Césarienne, époque de Juba II dont l’épouse, Séléné, était la fille de Cléopâtre Ptolémée) avant d’atteindre l’Andalousie en Espagne et le Maroc à l’époque musulmane, et à la chute de Grenade, des Andalous vont échouer surtout au Maroc (à Fès surtout). Il suffit de regarder les vestiges de la Césarée antique à Tipaza-Cherchell, le site avec cadran solaire par exemple (si j’ai bonne mémoire) et de trouver sa réplique plus récente dans les sites ou dans l’architecture de Grenade en Andalousie pour étayer cette hypothèse, sans parler du système toponymique nordaf, par ailleurs inexistant chez les vrais Arabes d’Orient, qui devrait se retrouver en Andalousie. Par exemple, Sidi Rached où se trouve le « Tombeau de la chrétienne » à Tipaza aurait-il un équivalent en Andalousie ?


Ce qui laisse penser que les allégations de certains historiens qui nous servent toujours les mêmes salades « arabes » au sujet des Andalous, chassés d’Espagne qui auraient illuminé la Nordafe en apportant leur savoir en termes d’irrigation, de ceci et de cela. La science des ânes racontée à des brêles ou qui ? Les gars, un peu de respect quand même ! « Andalous » ou « Alexandrins », c’est kif-kif, sauf qu’il y avait d’abord, dans l’ordre chronologique, les Alexandrins (-300 ans avant JC ou -900 ans avant l’Hégire) au début et les Andalous à la fin seulement, les Puniques et les Maures Césariens (Cherchell-Tipaza puis Alger des Zirides) se positionnent entre les deux époques. . C’est une évolution qui prend ses racines en Egypte des Ptolémée et non pas une révolution ou un « miracle arabe ». D’ailleurs, cette évolution pourrait corroborer mon hypothèse qui veut que la langue arabe (écrite en tout cas) serait une évolution de l’hiératique égyptien ancien.
L’autre hypothèse que je revendique consiste à dire que l’arabisation et l’islamisation massive des Nordafs, je pense particulièrement aux Kabs, serait un retour de manivelle, càd que cette vague serait non pas de l’Est (de l’Egypte), mais de l’occident (Maroc, voire Andalousie) par le biais de leurs missionnaires marabouts.
 

Je ne sais pourquoi, mais je pense que le nom d’el Hambra (Grenade) porterait en lui un indice de « Renaissance », va savoir pourquoi… Par ailleurs, il serait peut-être opportun de faire un parallèle entre Alexandrie des Ptolémée (antiquité) et l’Andalousie musulmane (8-15 siècles après JC) en comparant leurs écoles et leurs hommes de science. Et si, par exemple, l’homme de science de l’école andalouse Averroès, au nom à consonance arabe Ibn Rushd avait un homologue d’une autre époque au nom à consonance grecque de l’école d’Alexandrie des Ptolémée, la traduction (et la mise à jour) d’un seul et même ouvrage pouvant expliquer cette traversée des siècles et le changement d’auteur des cet ouvrage ? Ou bien en comparant les courants philosophiques correspondants : école néoplatonicienne d’Alexandrie vs aristotélisme d’Averroès (Andalousie).Tout est possible.
 

Au final, le jour de l’Andalousie est le même que celui de Bougie ou d’Alexandrie : Dimanche ou Lundi, c’est selon les chronologies et les religions. Faut en finir avec les sciences des ânes et faire preuve de lucidité pour avancer vers les Lumières !
 

Bon Dimanche !

vendredi 31 mars 2017

La Grèce sans haillons

Calendes grecques : Légendes occidentales vs Mémoire kabyle

Nous avons pris l’habitude de prendre pour argent comptant les écrits de l’école occidentale, française le plus généralement, qui revendique haut et fort l’héritage grec, le « miracle grec » inclus ) Seulement voilà, de ce côté de la Méditerranée, il y a une contrée au patrimoine immatériel d’une richesse et d’une authenticité insoupçonnées des siècles durant. L’oralité méditerranéenne y a trouvé refuge. Normal, direz-vous, car il n’y a pas de preuves matérielles, des écrits ou un amas de vielles pierres, que l’on sait manipulables à souhait et par le plus fort. Pourtant, c’est l’oralité kabyle surtout mais pas seulement, et surtout l’idée kabyle qui va mettre à mal les thèses écrites et les références historiques du monde occidental. 

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Cap sur l’antiquité !

Je l’ai déjà écrit sur ce blog, il me semble, l’oralité kabyle a réservé une place imaginaire à l’histoire. Les Kabs vivent en République, et les royaumes n’existent que dans les mythes et les fables. Ce sont des royaumes fabuleux, les anciens royaumes, les anciens temps où les oiseaux et les animaux avaient le don de la parole. Les « turcs » d’Alger médiévale, et leurs prédécesseurs de la Maurétanie céasrienne antique, seraient des « oiseaux » des mythes kabyles. Les contes des noces princières de Lvaz (faucon) et Thanina (faucon femelle et canon de beauté féminine chez les Kabyles anciens et contemporains !) ont été, sur ce blog, comparés à l’histoire écrite de Juba II et de son épouse Séléné, fille de Cléopâtre (une Lagide, une Grecque d’Egypte). Pourquoi ? Simplement parce que la corrélation est frappante entre la version orale kab (conte, mythe) et la version écrite latine (histoire) ! Les autres personnages les plus connus de ces royaumes d’oiseaux, c’est ig’idher, iguidher (aigle), le roi avec le plus d’envergure, et Sybus, le plus petit des oiseaux (généralement apparenté au roitelet) mais aussi le plus sage, le plus malin, le plus rusé. On ne sait pas vraiment qui est le ag’lidh ledhyur (roi des oiseaux)…

Les Grecs sont forcément des anciens :)) La Grèce antique est, un territoire/Etat aux yeux des occidentaux contemporains, le berceau où serait né par miracle (hugh !) la civilisation occidentale et seulement occidentale (hugh ! hugh !). Point d’Egypte ancienne, point de Méditerranée. La philosophie grecque, la démocratie grecque, l’histoire grecque et j’en passe. Homère, son Iliade et son Odyssée, c’est le fondement même de l’imaginaire du monde occidental. Certains occidentaux auraient sans doute remarqué que les anciens Grecs (et leur divinités) sont très typés et loin du type (nord) européen, normal ils étaient du sud, des Méditerranéens !
 

La douche froide maintenant.
 

- Le « Grec ancien » occidental a son équivalent dans la mythologie kabyle : Ag’lidh ledhyur (le roi des oiseaux). Les temps anciens (grecs) pour les occidentaux = temps immémoriales lorsque les oiseaux et les animaux avaient la parole ;
 

- Les calendes grecques des occidentaux peuvent se retrouver dans ce terme kabyle ag’lidh (roi) ;
 

- Plus important encore, ce terme kabyle ag’lidh (roi), des oiseaux forcément !, serait très probablement l’équivalent de l’œuvre d’Homère : Iliade ;
 

- Et très logiquement, la deuxième œuvre d’Homère, en l’occurrence l’Odyssée et son rusé et petit personnage Odysseus (Ulysse en latin) est clairement identifiable au Sybus (Sybbus, Seybousse) des mythes kabyles !
NB : Le russe confirme cette idée kabyle avec la légende du « temps du tsar gorokh » pour des temps très anciens, généralement apparenté aux Grecs anciens et/ou à Constantinople (Byzance).
 

- La légendaire Thanina kabyle, le canon de beauté féminine kabyle, est à coup sûr l’équivalent d’un personnage de « l’histoire grecque » facile à deviner : Hélène, la Belle Hélène, Hélène de Troie. C’est banal, mais Thanina se traduirait par Hélène, Héléna, Yéléna de l’autre côté de la Méditerranée.
Ces légendes kabyles sont certes orales, mais elles sont vivantes, elles ont traversé les siècles sans aucun parchemin, sans aucun support écrit avec les manips qui vont avec après chaque traduction.
 

La fille aînée de l’Eglise et la plus brillante des civilisations occidentales, la France, revendique cet héritage grec. Enfin ! grec à leurs yeux ) Cette même France, enfin une « certaine France » s’est indignée le jour où un homme visionnaire a vu vrai en comparant la Kabylie à genoux (par la grâce de cette même France) à la mythique Grèce, symbole de grandeur dont ce revendiquait cette « certaine France » : « La Grèce en haillons », reportages du regretté Albert Camus. Il a osé comparer ces « indigènes » kabyles aux « demi-dieux » grecs, quel sacrilège ! Et dire qu’ils ont tout fait pour anéantir ce dernier bastion de la civilisation méditerranéenne sud en proclamant leur « royaume arabe » en Algérie, encore un peu de temps et c’en était fini de la Kabylie.
Que vont-ils faire maintenant ? Assumer aussi l’héritage grec-bis, càd kabyle ? :))) J’imagine leur amertume car cette pilule là est difficile à avaler ! Et ce n’est qu’un début, le lourd viendra plus tard, lorsqu’aux côtés de la très humble Kabylie - une Grèce désormais sans haillons, chers messieurs les arrogants ! -, se dressera l’immense Egypte ancienne : y en a qui vont mordre la poussière car ils devront revoir leur histoire, s'en inventer une autre tout simplement :)
 

Une petite leçon d’histoire justement pour boucler ce billet. Qui dit histoire, dit chronologie, et calendrier qlq part. La simple logique suggère que les deux histoires d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée, obéiraient à une même logique d’opposition que d’autres histoires avant et après ces Grecs : deux époques différentes, un avant et un après. C’est la version grecque de l’Ancien vs le Nouveau Testament. De même, cette logique sera reprise par d’autres traducteurs, les arabo-musulmans en l’occurrence, pour l’opposition Jahilya (ignorance pour... l'Egypte ancienne !) vs Hégire. Ou plus récemment, le calendrier Julien vs le calendrier Grégorien. Il est à peu près sûr que l’Iliade serait comparable à un calendrier ancien, Julien. La preuve ? La Grèce en masri-arabe, Yunan, serait une déformation de Julien. Par la même occasion, on comprend que le mythique « roi des oiseaux » Ag’lidh ledhyur (roi des oiseaux) serait littéralement traduit comme Jules César et le Roi de Troie : dTyr, ledhuyur (oiseau,x) est Troyen ! La preuve même que les dépositaires de l’identité et de la mémoire de la Césarée (Maurétanie Césarienne de l’antiquité), qui évoluera plus tard en Alger puis Algérie, sont bel et bien les Kabs, les seuls à avoir préservé cette mémoire des temps très anciens. A propos, les Kabyles marchent toujours au calendrier julien…
 

A prochainement !

jeudi 30 mars 2017

Pharaon – La 1-ère République

1. Tanit, la Renaissance.
2. La République des Pharaons

 

Salut ! On va prendre ce blog petit à petit…
 

Il est aujourd’hui acquis, pour moi du moins, qu’il y a un lien indéniable entre l’Egypte ancienne, les dits « Phéniciens » ou Puniques nordafs et la langue phénicienne et l’antique Maurétanie Césarienne (Cherchell, Tipasa) puis Alger en tant qu’Etat médiéval et ses dépendances, la Kabylie en a gardé la mémoire.

TANIT
Le détail viendra une autre fois, mais disons que certains indices concordants ont permis de conclure que ce que les Kabyles désignent par Thiziri (clair de lune ; radieuse ? résurrection/renaissance ? ; Alger, césarienne/algéroise, du sérail ?) - et les Kel Tamacheq par Tenere (désert) , comparable au dechret (terre rouge) en ancien égyptien, et chose curieuse, le Z kab est N en tamacheq : Thizi en kab devient Tin en tamacheq, Thiziri devient Tenere, etc – n’est qu’une forme moderne d’un ancien nom de divinité ô combien connue et le nom d’une période pas comme les autres. Voici mon hypothèse qui sera développée et argumenté dès que les circonstances le permettront :
Thiziri (Kabylie moderne) = Tanit (déesse de Carthage)
Le N tamacheq (tenere, tin) est plus proche du carthaginois antique, comme on le voit ; le kabyle l’aurait altéré en Z ou Dz, sans doute à cause du latin Césarée. L’autre nom de cette déesse qui serait proche du notre est Astarté sous sa forme égyptienne, Tanit étant exclusivement carthaginoise.
On le voit, Carthage n’est pas morte, elle a été ressuscitée en Césarée (Cherchell-Tipasa antiques puis Alger médiévale).Alors Tanit – Thiziri signifierait quoi au-delà du registre des croyances ? Ben, ceci :
Tanit = Renaissance
Thiziri l’est autant, et le nom latin Césarée (Maurétanie césarienne) et même masri-arabe Hégire (an zéro, début d’une nouvelle ère) vont dans ce sens.

VENISE
Saviez-vous qu’en arabe, ou plutôt masri-arabe, un seul et même terme, boundouqia, désigné le fusil et Venise ? La poudre noire à fusil est pourtant, nous dit-on, une invention chinoise… Un truc qui peut vous paraître surprenant, mais la cité de Venise et l’Egypte (ancienne) ont qlq chose en commun : des terres inondables dans les deux cas, avec un limon fertilisant pour le cas du Delta du Nil. 

L’histoire, la grande, n’a pas retenu le nom du fumier qui a inventé la poudre à canon, mais cette petite et ludique histoire nous suggère une hypothèse bien curieuse : si le masri-arabe utilise un seul terme, boundouqia, pour désigner Venise et le fusil, le kabyle pourrait par le terme tha-funasth (la vache), phonétiquement proche de « phénicien » plutôt, va désigner Venise et l’Egypte (nom grec), d’ailleurs l’autre nom de l’Egypte, en ancien égyptien, est Kemet (terre noire, donc fertile) – la poudre noire aussi doit être fertilisée, sinon elle n’explose pas ! – , soit (sol, terre) en kabyle ou k’hal, k’hôl, kahlouche (noir, fardé, nègre) se retrouve dans tha-muk’halt, tha-mug’halt (fusil) en kab, moukahla en argot nordaf, moukala en français.
Si vous êtes un baroudeur et/ou un amateur de fantasia, ayez une pensée pour les vaches kabyles, phéniciennes-puniques, vénitiennes, égyptiennes anciennes :))


http://www.egypte-antique.com/images_egypte/pharaon.jpg
PHARAON
Maintenant le moment est venu d’annoncer du lourd. L’immense Egypte ancienne revient au bercail, à notre bercail – la Méditerranée.
Avis aux détracteurs de l’immense Egypte ancienne, les religieux monopolistes en premier lieu qui ont toujours diabolisé le pharaon et son pays ! Avis aux « immortels » qui crient sur tous les toits qu’ils ont créé le monde, la démocratie et tout le reste grâce au « miracle grec » !
Voici ce que vous avez raté, sur quoi vous avez menti. Aveuglés par votre haine et votre mépris, vous n’avez même pas su faire un lien qui s’impose naturellement. Voici la bonne nouvelle, nobles citoyens méditerranéens :
 

Pharaon (per-aâ « grande maison ») = Poseidon, divinité méditerrannéene par excellence.
Le trident de Poseidon, le symbole du pouvoir du peuple aussi. Le terme kabyle, un terme générique, Tha-Darth (taddart), voir daleth « roue » en phénicien - pour « village » ou plutôt « village-Etat » car c’est l’unité de base politique et territoriale avec son assemblée du peuple, càd son parlement (ou une micro-République parlementaire kabyle est vivante sur le terrain !), qui va nous aider à battre facilement les détenteurs du « brevet d’invention de la démocratie » sur support papier ))
Ouvrez les yeux, et vous verrez dans le village kabyle tha-darth des chiffres, des maths, un calendrier, la géométrie, la cité/ville, des unités de mesure, des lettres, des mots, des sous, de la monnaie, enfin tous les attributs d’un Etat. « Adresse », par exemple, ou bien « devise », « division ». M’est avis que la description de la République idéale (de l’Atlantide) de Platon.
 

Ouvrez les yeux et vous verrez dans Per-aâ « grande maison » (Pharaon) ce que les « immortels » et « inventeurs du monde » appellent Parlement, Parliament. Et certains de leurs historiens, pour le cas des arrogants ), un roi Charlemagne. Leur Pharaon. Leur Poseidon. Des traducteurs arrogants :) En plus, de nos jours, ils accusent les Chinois de tout copier sur eux !!!

Bon, demos (peuple) en grec dans Démocratie n’est pas le résultat d’un « miracle grec », c’est probablement une traduction de l’égyptien ancien Kemet (terre noire, nom de l’Egypte). Bref, la Kabylie est peut-être plus jeune, mais elle indique clairement que sa démocratie est très ancienne, et que la plus vieille démocratie du monde est celle de l’Egypte ancienne, la « République parlementaire » des Pharaons. Le « miracle grec » est une prouesse de tordus traducteurs qui ont siphonné l’Egypte ancienne :))
 

Le pharaon serait forcément un républicain, à mon sens. République pharaonique = république parlementaire. La république de Platon, vous dites ? Et si c’était la République des Pharaons ?..
Pour terminer, chaque noble citoyen de la République kabyle doit participer à tha-shemlith (tachemlit), sorte de volontariat ou travaux d’intérêt général. Comme Thiwizi, Tha-shemlith est une institution kabyle multiséculaire qui témoigne combien les Kabs sont très bien organisés et ont le sens de la discipline et du respect de la loi. 

Vous voulez sa traduction ? La voici : Tacemlit, Tha-chemlith = Rassemblement. Pour la République, je présume :))

dimanche 5 février 2017

Kabylie italique

Le talon d’Ighil Nezman.
 

Nous sommes tous sortis de la toge du fils du pauvre, du burnous de feu Dda Lmuludh Feraoun. Tous des enfants d’Ighil Nezman, jeunes gens persévérants que nous fûmes sur le chemin de l’école des années 60-70. C’est dans le giron d’une mythique contrée au sud de la Méditerranée, en Kabylie, que nous avons appris à voir les lumières dans les chemins qui montent...

Pour échapper à l’emprise d’Ighil Nezman, il suffit de le voir au féminin, d’aller vers Thighilt en prenant un sentier battu depuis des lustres par les garçons en mal de divertissement. Thighilt Nezman offre un refuge où l’on peut donner de la voix, mais aussi un vue plongeante sur le versant d’en face. Un lieu d’observation naturel qui permet d’observer la flore et la faune locale lorsque le soleil se couche sur Ighil Nezman et avant qu’il ne sombre dans la nuit après un crépuscule brutal. C’est la télé genre NG ou Discovery mais complètement bio ! Voici les sangliers qui s’offrent en spectacle, une laie avec ses marcassins reconnaissables non seulement à leur (petite) taille mais à leurs rayures. 

Les enfants de Thighilt Nezman n’avaient pas de fusil à lunette avec ou sans infrarouge, ni même de longue-vue ou de jumelles pour faire les chasseurs, il n’en demeure pas moins que ce sont tous des potentiels chasseurs de lumières, des Galiléo Galilée et des « italiens » par excellence ! La laie avec ses petits qui traversent une clairière, on dirait la planète Jupiter et ses lunes qui tombent dans le champ de vision de l’observateur, officiellement vues la première fois par l’italien G. Galilée grâce à sa lunette – télescope. Si je devais choisir un nom (commun) kabyle à cet éminent Italien, j’aurais opté pour aguelil i-guelilen (orphelin parmi les orphelins) ou agujil (orphelin), mais Galiléo Galilée avec sa lunette et son plan incliné fera objet d’un billet à part une autre fois.

Ighil en kabyle désigné le bras, avant-bras (anatomie), la coudée (étalon de mesure) et un coteau (en toponymie). Ighil est aussi un patronyme kab répandu. Plus de trente ans que je vis dans un pays slave, la Russie en l’occurrence, et c’est seulement aujourd’hui que le rapprochement suivant m’est venu en tête, et il est on ne peut plus exact ! :
 

1) Ighil en kabyle ~ Italique (écriture) ou cursive en anglois ;2) Ighil en kabyle ~ Achille (grec), Cyrille ou Kirill en russe (nom) et… le Cyrillique (écriture, alphabet) : le russe est par excellence une écriture (manuelle) italique !

Ighil est incliné par définition, la forme cursive ou italique d’une écriture en serait la meilleure illustration. Ighil en kab s’aligne clairement sur étalon, Italique, italus et sur Achille ; le cursif (qui évoque la course) serait plutôt en lien avec agurzi (talon, cheville, tendon d’Achille) en kab. Ighil aurait-il un lien avec la notion de pur-sang (cheval) vu les indices de « cheville » et « étalon » ?
 

Le préfixe d’Ighil Nezman, ighil, est en relation directe avec les écritures et pas seulement. 

En physique, ce serait justement le plan incliné (Galiléo Galilée). En optique (physique), Ighil serait forcément fragile, comme le verre de lunette, celle de Galilée par ex. En outre, toujours en physique, Ighil pourrait être porteur de notion d’accélération (ghiwel « se grouiller ») ;


En géologie, Ighil, qui est couché, incliné, fragile, italique, etc., renverrait probablement soit à l’argile, soit au quartz, ou cristal plus exactement, voire même au calcaire ;


Sur le plan religieux, on devine facilement via la matière de la création (l’argile) que la notion de « être (humain) » ou khalq (être humain, créature) en kab et en masri-arabe pourrait s’apparenter à Ighil ;


En maths, Ighil ou son féminin Thighilt renverrait probablement à la notion de calcul ou à une notion proche, total/égal ? par ex.


Ces pistes seront étudiées une à une le moment venu pour confirmer ou infirmer nos suppositions faites à chaud, retenons pour cette fois que Ighil devrait s’écrire en italique :)) A coup sûr, les enfants d’Ighil Nezman, de la Kabylie hors du temps avec son ingénieuse et inégalable toponymie, ont tout pour revenir dans le jeu et se mesurer aux nations développées car aussi fragiles soient-ils, les enfants persévérants d’Ighil Nezman sont prédestinés au métier de chasseurs de lumières et ce n’est pas le talent qui leur manque ; il suffit de chasser les démons étrangers qui voilent l’horizon kabyle, soigner le talon d’Achille de la Kabylie aujourd’hui plombé par les obturateurs de lumières pour que les nouvelles générations nous en fournissent la preuve.
 

A prochainement !
 

POST-SCRIPTUM
Un truc assez curieux maintenant. En Russie, il est notoirement convenu et reconnu que l’écriture cyrillique aurait été apportée aux Slaves, y compris les Russes, par les Bulgares, les saints Cyrille et Méthode (on a rapproché Ighil en kab du cyrillique et de Cyrille – voir plus haut). Les Russes prêtent une origine bulgare à tout autre chose : au poivron. Le truc est qu’un certain Ighil en Kabylie, en l’occurrence Ighil Mimoum aux Ath Dwalla, est associé au piment, voir au poivron )) Simple coïncidence ? Peut-être mais je pense qu’il y aurait une explication rationnelle dans les deux cas. 

Pour info, la légende dit que les Bulgares, soi-disant, auraient comme ancêtres les Boulgares de la Volga en Russie, le fleuve de cohabitation pacifique entre Russes (orthodoxes) et Tatares (musulmans). Ce fleuve Volga (en russe), lieu d’habitation des Boulgares, est appelé « Itil’ » en tatare : encore un italique-cursif ? Qlq part se cacherait un nom commun à tout ce beau lexique de différentes régions…

jeudi 2 février 2017

Tin Hinan

La conquête de Tombouctou.
 

En termes de femmes mythiques - figures patriotiques, nous n’avons absolument rien à envier aux autres peuples, franchement. De la Kahina pour les Aurès à Tin Hinan pour le Hoggar en passant par Lalla Fadhma N’Soumeur pour le Djurjura, la femme-icône, une déesse quasiment, occupe une place prépondérante dans notre mémoire collective. Ces femmes « canonisées » ont des noms concrets mais des histoires pas toujours claires, surtout lorsqu’elles sont racontées ou interprétées par ceux qui ne comprennent strictement rien aux peuples dits « berbères », à commencer par leurs mythes et leur langue. Il suffirait d’attacher le toponyme correspondant au nom de chaque héroïne pour comprendre pas mal de (bonnes) choses.

LA BELLE HELENE
On va faire comme la mythique Tin Hinan : partir du nord (de la Méditerranée) vers le sud (mont Ah’hagar dit le Hoggar). On partira précisément de Sidi Rached près de Tipasa, au plus près du « tombeau de la chrétienne » : tombeau de Séléné 2 fille de Cléopâtre 7 (dynastie des Ptolémée dont la langue était le grec) et épouse de Juba 2. 1. On a rapproché Cléopâtre en grec ancien de Thiziri en kabyle moderne dans le billet « La Cléopâtre kabyle » ; 2. On l’a dit dans « Le petit prince » sur ce blog, Juba ferait bien un Lvaz (faucon ou sphinx ?) et son épouse Séléné ferait bien une Thanina (femelle du faucon, étalon de beauté féminine) des mythes kabyles. Thanina serait très logiquement un titre : reine, princesse. C’est bien ce nom Thanina en kabyle moderne qui expliquerait le mieux les noms de Séléné, Tin Hinan et même la Kahina, ainsi que les noms de déesses mythiques comme Anthinea (Athéna), mais aussi les noms de personnages supposés historiques, dans notre cas précis de Tin Hinan, un personnage mythique ô combien connu :
La Belle Hélène
Plus loin dans le temps, ça pourrait être Néfertiti de l’ancienne Egypte. Voilà pour le volet irrationnel des noms de ces « saintes » femmes, nobles ou divines. Passons au rationnel, au réel.

http://jevisitelalgerie.com/images/dz/blog/tinhinan-925x450.jpg
TIN HINAN
Les fouilles de la tombe de Tin Hinan ont permis une datation plus ou moins précise : Tin Hinan, une femme méditerranéenne, aurait vécu entre le 3 et le 4 siècles après JC (voir documentaire sur Tin Hinan). La légende tamasheq dit clairement, et elle corrobore les conclusions des archéologues, que Tin Hinan serait venue du nord et évoque « … l’empereur romain Constantin qui e serait attaqué à Tafilalet… ». C’est bon, voici l’autre nom de Tin Hinan, latinisé :
Constance
La constance est ici la noblesse, le terme inhérent ayant survécu en kabyle serait tha-knisia (griottier, cerisier) qui indiquerait le « grec » ; et il quasi certain, qu’il s’agit d’une influence grecque (Ptolémée d’Egypte ou Romains d’Orient dits « Byzantins »).
Le « Grec » de Tipasa (temps de Juba 2) et le « Turc » de la régence d’Alger de l’époque médiévale sont deux facettes d’une même pièce : c’est un titre de noblesse, plus précisément un Duc.
Cette marque grecque (dite byzantine) est encore très fraîche chez des nations plus jeunes, en Russie + Ukraine exactement. Vous voulez voir le nom de TinHinan en russe ? Княгиня [kniaguinia] pour « duchesse » vs Kniaz « duc » (comme notre faucon/sphinx Lvaz de Juba 2) – voir koenig (roi) en allemand, king (roi) en anglois – leur Tin Hinan étant la duchesse Olga (Helga). Tin Hinan ou plus certainement TinHinan est un titre royal : duchesse, reine, princesse.


TIN BUKTU
Le nom d’une femme sainte ou d’une déesse en dehors du temps doit être croisé avec un nom de lieu pour nous retrouver dans notre espace-temps. Ainsi, la Kahina, qui pourrait être une Catherine, va être mise en lien avec le toponyme portant son nom : Bir Kahina (puits de Kahina) qui en réalité pourrait indiquerait plutôt le nom de… Cléopâtre « gloire du père » en grec. On y reviendra un jour, place à Tin Hinan qui aura comme toponyme compagnon Tin Buktu (Tin étant « puits » en tamasheq, équivalent de bir en masri-arabe) ou Tombouctou en pays tamasheq (touareg). Voici la belle surprise :
Tin Buktu ou Tombouctou « ville aux 333 saints ~ Constantine, Constantinople
333 saints de Tin Buktu (Tombouctou),
303 date rebaptisation de Cirta en Constantine (Xantina en masri-arabe) ;
330 date de fondation de Constantinople toujours par le « constant » (empereur Constantin).
Et pour la version plus fraîche, turque qui a remplacé la version précédente grecque :
Tin Buktu ~ Istamboul (Istanbul, Stambul) : Istambul a été un moment Islambul.
Très concrètement pour la ville de Tin Buktu (Tombouctou), son nom « istamboul » évoque clairement la période de l’avènement d’une nouvelle religion, l’Islam (relatif à la paix) en l’occurrence et tous les pays musulmans d’Asie portent ce suffixe  -stan « camp » (Pakistan, etc.). On y reviendra une autre fois, mais déjà je suis prêt à engager ma parole pour affirmer que Sultan vient de Stan, un calque sur le César de Césarée (Tizi pour le toponyme), et que le « Romain » aurait une autre version :
Romain (d’Orient) ~ Ottoman ; 

Constantin le Grand ~ Osman 1er
Le Romain d’Orient (Grec orthodoxe, Byzantin), l’Ottoman (Turc musulman), Le Saint Empire Romain (germanique), et plus tard la dynastie des tsars Romanoff en Russie, auraient ce « romain » en commun et ce n’est pas une référence au nom de la ville de Rome, mais probablement à un nom commun, qui serait peut-être synonyme de (cité ) constante = Ville Sainte, et dans ce cas, les préfixes des toponymes modernes Tizi, Tin prendraient le sens de Sainte ; ou bien synonyme de Sublime Porte (nom d’Istanbul, Islam-bul), porte du ciel qui sied à une autre ville sainte, Jérusalem. A vérifier. En tout cas, ça expliquerait parfaitement le passage du « Romain » (Grec en fait, Ptolémée d’Egypte et Byzantins) de Césarée de l’antiquité au « Turc » d’Alger médiévale.

Tombouctou devrait très probablement évoquer le livre, les écritures. Si cette cité devait prendre un nom masri-arabe, sa version arabisée serait très évocatrice :


Tin Buktu ~ Al-Futuhat ou Conquête en fr., Conquista en esp.


Il m’est relativement facile d’y voir que pour la langue kabyle, « aller de conquête en conquête » serait « si thizi ar thizi », d’un Tizi (col) à une autre. Question importante : On l’a déjà dit, thiziri (clair de lune) en kabyle équivaudrait à ténéré (désert) en tamasheq, ici on voit clairement qu’en toponymie Thizi, Tizi « col » en kab équivaut à Tin (puits) en tamasheq. Peut-être est-ce l’équivalent de « constant » et de camp (stan en langues asiatiques), mais certainement que Thizi (col, croisée des chemins au figuré) évoque la quête (de paix ?), le questionnement, voire même l’ascendance ou la transcendance, mais aussi une équation )).
Il me semble que nous sommes en présence d’un nom de « cité sainte »  ou « ville N fois sainte » comme Jérusalem. En plus, lorsqu’une cité change de nom, il s’agit de conversion à une nouvelle religion, à une nouvelle monnaie, à un nouvel calendrier, à un nouvel âge (de renaissance ? ), etc. Et finalement, ce préfixe Tin tamasheq, voire Tizi en kab, pourrait aussi indiquer une équivalence entre (ville) nouvelle = (ville) sainte = (ville) noble.
Tin Hinan, une noble/sainte/constante, nous a montré que « romain » et « ottoman » ne sont que des versions différentes d’une même idée (conquérants ?), de quoi pouvoir expliquer le passage du Grec (ou Byzantin) au Turc à Constantinople et… à Alger.


A prochainement !

POST SCRIPTUM
Pour le lecteur averti, voici une chose très importante :
TH kabyle, T tamacheq dans les noms féminins (préfixe), ex. Thanina auraient comme équivalent le son [k], soit la lettre K, C ou Q/QU dans la version grecque, latine et autres (thanina = kanignia pour Grecque/Duchesse ?), et plus curieux encore, en ancien égyptien : tha-mur-th (tamurt) « pays, campagne, patrie, etc. » en kab, chaoui, etc = Kemet en ancien égyptien pour « terre noire » mais c’est le nom de l’Egypte, le pays. Plus simple encore, Thalla (source, fontaine) en kabyle va devenir Qualla ou plutôt Quelle (source) en allemand.
Mais revenons au nom de la cité « constante », ex. Cirta devenue Constantine, Xantina en argot DZ ou Qasantina en masri-arabe. Ce qui a de neuf, c’est que le nom de Cirta-Constantine puis Xantina pourrait contenir ce préfixe de constante (Tin, Tizi), de Clé aussi. On y reviendra.  Par ailleurs, Tizi Rached en Kabylie, voire même Sidi Rached de Tipasa, c’est tout simplement… Césarée, normal d’ailleurs. Tizi en kab ayant Tin comme équivalent tamasheq, on comprend assez facilement que la très probable Césarée, puis Tizi Rached, dans le pays tamacheq, serait… Tamanrasset !