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mercredi 7 octobre 2015

Les Noces de Melissa

Ou le Drame kabyle

La fable méditerranéenne a survécu au temps grâce à la mémoire des peuples de ce bassin. La fable kabyle est d'ailleurs toujours en vie ! Et à vrai dire, la Kabylie est le dernier bastion de la culture méditerranéenne authentique sur la rive sud de la Méditerranée, qui a su résister au temps et à l'érosion du désert intellectuel de son entourage de "frères contre-gré" obscurantistes et belliqueux pour qui la Méditerranée et ses cultures sont à détruire coûte que coûte. 
Voici une fable chantée par Dda Lounis, ici en Esope kabyle !, sur les Noces de Melissa (abeille en grec), avec comme parabole le Drame kabyle. Cette fable chantée date de 1980-81, càd qu'elle remonte au Printemps kabyle 80, lorsque commença le revival kabyle et l'insurrection contre l'occupant arabo-islamiste. La fable a aussi servi à nos bardes pour faire passer des messages politiques, pour sensibiliser la population kabyle sans tomber sous le coup de la menace d'être jeté en taule par les organes de répression de l'occupant arabo-islamiste. Cette fable nous dit aussi que la cohabitation forcée entre la culture kabyle (méditerranéenne) de peuple sédentaire, l'abeille de la fable, avec la dite culture arabo-islamiste (étrangère) des nomades bigots et belliqueux, est un échec cuisant, du moins pour la Kabylie qui a pris un retard énorme sur ses voisins de la rive nord de la Méditerranée, et sur le monde civilisé en général. On espère que ce "mariage blanc", non consenti, sera bientôt annulé, la Kabylie aura alors toutes les chances de rattraper son retard sur les pays développés.
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Ait-Menguellet "L'abeille"
LES NOCES DE MELISSA ou LE DRAME KABYLE
(Interprétation libre) 
Le texte et la traduction littérale (serait) de Tassadit Yacine (non, on n'est pas parents !) sont à consulter sur le blog de notre amie "La colline oubliée". 
Pour une meilleure perception de la fable, placez-vous dans un amphi antique ou dans un théâtre moderne, c'est une mise en scène dans les règles de l'art dramatique :)

Avant-propos de l’auteur
Voici l’histoire de l’essaim d’abeilles vs la nuée de guêpes ;
Mon histoire n'a ni de prologue, ni d'épilogue,
Ainsi je ne vous raconterai que ce que ma mémoire a sauvegardé (le passé),
Et mes yeux observé (le présent), 

Aux autres d’écrire le dernier chapitre de cette histoire (avenir)…
 

Lever de rideau

Acte 1 : LE MALHEUR ou L’INVASION
Ô, noble assistance !
La guêpe envahit la ruche ;
L’abeille, délogée, prend la fuite les yeux pleins de larmes de malheur.


Acte 2 : LA JUSTICE DU VAINQUEUR
Le vautour sur la place, en juge de paix,
Pour réconcilier le vainqueur et le vaincu.
Son plaidoyer s’adresse aux abeilles,
Qu’il somme d’accepter le compromis :
« Dieu n’a-t-il pas fondé ce monde sur les bienfaits de la fraternité ? »
« N’ayez crainte, faites ménage ensemble et créez une nouvelle colonie ».

(L’abeille, sans voix, pleure toujours dans son coin…)

Acte 3 : LA RESISTANCE
La voix de l’indignation se fit alors entendre,
Un non fondé de pouvoir sortit de son mutisme,
Se leva pour interpeller les siens et fustiger le vautour - avocat du diable :
« Il sera fait de quoi le miel de cette nouvelle colonie hybride ? »,
« A vous entendre, le vilain aurait une descendance noble, et le fiel passerait pour du miel ! »,
«  Que récolterons-nous de cette union contre-nature à part le bourdonnement insupportable de ces frelons ? »
(L’abeille, sans voix, pleure toujours dans son coin…)


Acte 4 : LE COUP DE FORCE
Le vautour revient à la charge :
« N’écoutez pas celui qui prêche la discorde et empêche la réconciliation et la paix des braves ! »
« Le miel de votre union sera parfait puisque c’est moi qui vous le dis ! »
(L’abeille, sans voix, pleure toujours dans son coin…)


Acte 5 : LE VERDICT (LA SOUMISSION)
De guerre lasse, les abeilles capitulèrent,
Et signèrent l’acte d’amitié avec les guêpes,
Fondant ainsi une nouvelle colonie pour l’éternité.
Ainsi le nid de guêpe, auto-anobli, remplaça la ruche d’abeilles,
Et fut installé sur l’autel du temple de la nouvelle colonie,
Et désormais les abeilles vont avec les guêpes pour y faire la prière.
(Comble du malheur, voici l’abeille, abusée et résignée à son sort, qui pleure maintenant de joie…)
 

Baisser de rideau (de voile plutôt !)
 

Postface de l’auteur
Je ne sais plus, noble assistance, par où commence et par où finit mon histoire !
Je n’ai fait que rapporter mes souvenirs et mes observations,
Il s’en trouvera autrui pour vous conter le dernier mot sur le drame de l’abeille…
Et puis, que dire de plus lorsque, comble du malheur, l’abeille fait ménage avec son violeur ? 

Le croissant de fiel en lieu et place de la lune de miel maintenant que les noces blanches sont célébrées...
Et à force de goûter du fiel au lieu du miel, la langue finit par produire des paroles amères…
 

mardi 6 octobre 2015

Le Kabyle Universel

Au nom du Père...

Prologue
D'aucuns rêvent de trouver la "formule magique", certains y sont même arrivés :) On ne va pas tourner autour du cône kabyle, car le rêve kabyle est en passe de devenir une réalité. On peut désormais le caresser, ce rêve d'un enfant du pays kabyle de numériser sa langue, et ses (autres) langues, universel qu'il est !, dans l'espoir de porter un jour sa Kabylie, et sa Méditerranée en général, sur le toit du monde, probablement le meilleur moyen de lui garantir une Renaissance 

Voici la "formule du Kabyle universel" qui nous permettra, et là j'en suis convaincu, d'expliquer des découvertes de Newton (gravitation, spectre de lumière visible) et de classer et numériser la langue kabyle, et probablement toutes les langues de l'humanité ; de retrouver l'origine du calcul, des poids et mesures ; l'origine du zéro, des chiffres et des nombres ; ainsi que l'origine des langues et la pépinière des lettres de l'alphabet et des mots. Ce symbole égyptien est exceptionnellement génial, on ne peut pas tarir d'éloges à l'égard des anciens Égyptiens et on leur doit être reconnaissants et honorer leur mémoire. 
Voici l'hypothèse de travail dans sa forme vulgarisée qui consiste à dire qu'il existe une matrice, un "système de coordonnées" des langues des hommes, et plus exactement, les lexiques de ces langues peuvent être classées suivant un système linguistique binaire (0-1), donc numérisés :
Per-Ankh appelé ici et sur l'ancien blog, le binaire égyptien  
Si vous avez suivi les derniers billets sur ce blog à compter de La théorie (kabyle) du cône, vous n'aurez pas de mal à comprendre la dimension fantastique de ce "binaire égyptien" Per-Ankh et la pléthore de notions (lambda, pyramide, alphabet, univers, etc.) qu'il contiendrait. 
Conventionnellement, on a Per = 0 et Ankh = 1.
Per et Ankh peuvent être opposés (antonymes, par ex.), concorder (synonymes, par ex.) ou être complémentaires (affixe l'un pour l'autre, par ex.). C'est la première approche de ce "binaire égyptien" qui n'exclut donc pas certaines corrections à l'avenir.Pour mieux illustrer notre hypothèse, nous avons besoin d'exemples concrets. En voici, en voilà !

Pyramis
L'étymologie officielle nous dit que pyramide serait issu du grec pyramis, puramis "gâteau de miel et de farine". C'est un indice ce gâteau, tout comme le miel et la farine (de semoule). Dans notre système numérique ou "binaire égyptien" Per-Ankh, PR ou Per/Pyr- est le préfixe de pyramide, pyramis ; logiquement Ankh serait dans -mis ou mi. L'idée consiste à replacer Per-Ankh dans un contexte concret, dans ce cas précis, par rapport aux indices-ingrédients : gâteau de semoule + farine. Et là, il faut être au moins polyglotte, universel de préférence.
Ce pyramis grec, gâteau de farine et de semoule, existe même de nos jours, surtout à Alger : qalb-louz (en arabe littér. "coeur d'amande"), un gâteau fondant de semoule et de miel, parfumé à la fleur d'oranger. La forme arabisée du nom de ce gâteau n'a aucun intérêt, par contre on y voit facilement le Per- sous une autre forme WR,UR en kabyle/berbère qui désigner le "coeur" (ur', ul') - pour pulple et chair aussi -, et la farine de semoule (awren). Ankh que l'on suppose être le miel dans ce cas précis, 3asel "miel" en masri/arabe n'a aucun intérêt, par contre Ankh se voit dans l'abeille nahla en masri/arabe ! Pour le kabyle, le miel est tha-ment, tha-mett, qui nous donne pas de résultats dans l'immédiat tant qu'on en a pas déduit la racine. Pourquoi Luz (amande) dans ce gâteau "coeur d'amande" des pâtissiers algérois ? probablement, Noix ou Orekh (noix) en russe vont s'aligner sur Ankh. Luz (amande) en masri/arabe, utilisé en kab aussi, est comparable à lux, luz (lumière) en romances pour le sens de Fondant comme le miel, ou la noix (amande) ou comme la lumière qui coule. Bref, ce gâteau algérois de semoule et de miel dit "coeur d'amande" pourrait être un "coeur fondant", coeur d'amoureux normalement :) Il y aurait Amour dans le nom de Pyramide !
Pie
Ce n'est pas fini avec les viennoiseries - ce mot tient de Vienne, vous dites ? et si c'était de noix, nois- ? - et les arômes ! Le gâteau en anglois, Pie, est clairement Per- de notre binaire Per-Ankh. Très probablement, la "cerise sur le gâteau" se déclinerait comme "ankh-per", où Ankh est la cerise ou griotte (tha-knisya en kab), et la couleur d'Ankh serait le rouge apparemment.
Vous allez maintenant comprendre pourquoi mon scepticisme concernant l'anglois, que je perçois souvent comme une langue romane travestie (sorry, folks !). L'anglois utilise Pain pour dire Peine en fr., mais ce Pain anglois c'est aussi le Pain en français ! Il suffit de situer sur le binaire Per-Ankh la racine kabyle correspondante GR ou QR de pain (aghrum), qereh (peine, douleur aiguë), etc. Et la pomme en anglois, Apple, va s'aligner sur Per- dans notre système binaire. Leur pie (gâteau) serait aussi probablement un terme français ou latin travesti.

Orange
Et puis ça devient quasiment un jeu d'enfant avec une orange mécanique ! PR ou Per- égyptien a trouvé écho en kabyle pour laracine WR, WRG (awragh)  "Or, Jaune", et en sémitique SPR asfar (jaune) en arabe et séphor (?) en hébreu ; et bine entendu Zero (sifr en masri/arabe), Chiffre. Voici l'aromat de notre binaire égyptien :
Per-Ankh ~ Orange, ou bien Orange = Per-Ankh (Ang)
On peut supposer clairement que le terme Orange désigne la Pomme d'Or  ou Pomme Jaune (Per- = indice WR en kab/berbère de jaune/Or), ce sont les pommes d'or des Hespérides. Rationnellement, ça fait penser au chiffre d'or, ou plutôt le Nombre d'Or., qui doit se retrouver dans la Pyramide de Kheops à Gizeh, et pas seulement dans Per- ! Voici notre binaire Per-Ankh qui expliquerait peut-être le sens de "bougie" ou "cire d'abeille" (Ankh ?) dans l'histoire ou la légende de l'apparition de la Suite de Fibonacci liée étroitement au nombre d'or et à Bougie, la capitale de la Kabylie.
Apfel-Sin "pomme de Chine" ou Oraneg en allemand; néerlandais, russe va aussi s'aligner sur Per-Ankh. C'est à dire que Chine (Sin), et la couleur Jaune doivent se retrouver soit dans Per-, soit dans Ankh. C n'est pas que l'orange douce (dite "tchina" en kabyle et en argot nordaf) ait pour origine la Chine (des mandarins et mandarines :)), mais que le mot Chine signifie simplement Or/Jaune (c'est Per- dans notre système binaire), voire Shine (brillant)  en anglois - brillant/brûlant/éclair WRG en kabyle, interfère avec l'arabe pour WRQ "feuille", barq "eclair", donc ifer (feuille, aile) en kab qui serait plus proche du Per égyptien,  ou carrément Sun (Soleil) en anglois.
Bref, l'orange n'est pas une "pomme de Chine" (apfelsin en all.), mais une "pomme d'or", "pomme brillante/brûlante/chaude/jaune-orange/de soleil", pomme juteuse peut-être. 
NB : remarquez que l'autre friandise, zlabia, est de couleur orange aussi :))) Et puis, Per-Ankh (maison de vie) ça fait aussi Orangerie (jardin des Hespérides ?), qui pouvait s'y attendre ?

Saveur
Il faut "savoir savourer" : n'y-a-t-il pléonasme ? Et si le savoir était saveur, et la science un sixième sens ou bien les 5 sens au même temps qui expliquerait l'origine de la palme khamsa en Egypte et en Afrique du Nord ? On sait que le Camembert et l'orthographe est ce qui a de mieux dans le savoir-faire français, on apprécie, mais pensez-bien que le terme greco-latin Orthographe (bon scribe, écriture droite) se retrouve aussi dans Per-Ankh, probablement Per pour Orthos "droit" et Ankh pour "écrire".
Pour vous les fêtards et hédonistes et autres Méditerranéens, Per- indique les jours de fête, les jours fériés - il n'est pas dit s'ils sont chômes payés :) - , les jours de repos (week-end) selon le calendrier de chacun. Pour vous les Japonais et autres Allemands, Ankh indique clairement le labour, le jour travaillé, le jour ouvrable (la semaine). 
Dimanche, domingo, domenico en romanes, c'est Per-Ankh "maison (de) vie" mais en ordre inverse : Ankh-Per pour "jour de repos" au lieu de "vie (de) maison", on suppose. L'anglois sunday (jour du Soleil) pour le jour de repos, laisse supposer que Per- aurait un lien avec le soleil (dieu Ré, Ra chez les anciens Egyptiens)

Pater Noster
Vous voulez que je sois sérieux ? Bon, silence religieux alors !
Per-Ankh nous indique clairement que le monothéisme était né en Egypte ancienne, et les hypothèses de certains qui veulent le remonter à Akhenaton sont des conneries, que dire alors du plagiat des "trois grandes religions" monopolistes (monothéistes) qui ont vulgairement passé outre "les droits d'auteur" en dénigrant l'immense Egypte ancienne et revendiquent insolemment la paternité du monothéisme. Bullshit, va !
Per-Ankh contient,  facile à deviner ; l'arc-en-ciel (raindow en anglois, radouga en russe), et Archange, où Per est Archi et Ankh est Ange (messager), par ex. Gabriel. On y reviendra ultérieurement pour le détail. Une autre notion religieuse de taille s'y trouve aussi :
Per-Ankh ~ Pater-Noster "Notre Père" 
C'est la prière d'ouverture chez les chrétiens (ou d'un hymne national dans les pays royalistes), son équivalent chez les musulmans serait la fatiha, nom jusque-là rapproché de la divinité égyptienne Ptah "celui qui ouvre" mais qui doit être soumis au test du Per-Ankh. A titre de comparaison, la vraie expression sémitique-arabe d'ouverture (prière, avant le repas ou tout commencement de quoi que ce soit), c'est bismillah ou bi-ism-Allah, càd "au nom de Dieu", et cette formule pourrait être celle de Per-Ankh aussi "Dieu ou Père - nom" donc "Au nom du Père...", et par exentension, "Au nom de Dieu...".
Per-Ankh (maison de vie) expliquerait aussi un mot synonyme d'espoir :
Per-Ankh ~ Re-Naissance ou Renaissance, Résurrection 
Où Re- serait le PR, Per- égyptien, et Naissance le Ankh (vie). 

Ainsi se termine le premier volet (de présentation) de la théorie de la "relativité" linguistique, lorsque les mots et lettres sont évalués relativement au "binaire égyptien" Per-Ankh. A suivre.

Épilogue
M'est revenu en mémoire, ces derniers jours, un souvenir de mon enfance lointaine, mon "petit Robert", un vrai "poilu" car il devait dater de la première guerre de 14-18 et il y en avait autant de pages à l'intérieur de ce dictionnaire, rescapé de je ne sais quelle grange de parent ou de voisin. Histoire de dire par où commençait jadis le savoir dans le pays kabyle, toujours avec un outil 'faute de mieux" pour affronter en solo ni plus ni moins le monde moderne, y compris la langue de Molière. Néanmoins, la cognition de l'enfant kabyle universel de l'époque palliait le manque de moyens. Aujourd'hui, en découvrant ce qui se cache dans tel ou tel mot ou hiéroglyphe, et en déchiffrant le Per-Ankh, je ne jubile pas, mais je suis soulagé. Soulagé d'avoir passé les écluses du doute et de ne pas avoir failli, surtout qu'en ce moment c'est la ligne droite qui s'ouvre pour aller au bout du rêve kabyle...Les chemins du savoir sont des chemins qui montent, pas de quoi effrayer l'enfant kabyle universel "vieille école", forcément un "Premier homme" qu'il soit l'aîné ou le cadet parmi les fils. La niaque peut lui venir de toutes parts, à chacun sa raison. La mienne est en grande partie "au nom du père...", persévérance et efforts à la mémoire de feu mon père Mohand-Arezki, puisse-t-il reposer en paix. Du "petit Robert" 14-18 au Cap Carbon des Lumières avec la langue kabyle numérisée, bientôt j'espère, les chemins qui montent kabyles se seront transformés en voie royale, avec la gravitation du bon côté cette fois, qui pourra remettre la Kabylie dans le sens de la marche de l'histoire et la propulser sur le toit du monde. Histoire de rendre justice aux justes, comme on vient de le faire en honorant la mémoire des anciens Égyptiens et leur oeuvre (formule) géniale Per-Ankh.

lundi 5 octobre 2015

La Canne à Science

En âme et conscience

La théorie (kabyle) du cône appliquée au temps prendra la forme d'un tourbillon, c'est plus compliqué lorsqu'il s'agit de la science, du savoir...

TEMPS
Mais d'abord, voyons les mots qui nous situent dans le temps, quand par exemple. En kabyle, et en berbère plus généralement, on possède un lexique de temps assez intéressant :
melmi : quand ; si melmi : depuis quand
almi, armi ou al'armi : jusqu'à (jusqu'au moment...)
Deux racines peuvent s'y trouver : LM de ilem (vide) en kab et dans une moindre mesure RM qui pourrait être en relation avec la notion de RML Rmell (sable) en kab et en masri/arabe.
Cette racine kabyle de vide LM aurait un sens bien plus large que vide, nul (voire zéro) ; on la retrouve dans le kabyle ulmu (ulmus en latin, elm en anglois, orme en fr.), alim (paille) et...a-qelmun (capuchon). C'est la même racine que dans lembudh "entonnoir" en kab, proche de imbuto en italien et embudo en espagnol pour le même sens. Il serait logique de supposer que LM dans ilem (vide) aurait le sens de volume, de forme, voire d'emballage ou contenant. Bref, cette racine LM en kab aurait une relation avec le cône (l'entonnoir) et le temps.
SAVOIR
La trace de cette racine se trouve, outre le latin et le kab, en masri/arabe aussi, du moins en partie, car ici elle devient 3LM (ELM) avec le ayn (3, a) en plus. Le lexique correspondant en masri/arabe est très instructif :
3ilm = science ; 3uléma, oulémas = théologiens ; mu3alim = enseignant, prof, éducateur ;
m3alem en Nordaf seulement = maître (d'arts, métiers), maestro, patron
3alem = le monde connu ; 3alam = drapeau.
En réalité, c'est une autre variante de lamedh "apprentissage" ou Lambda. Dans notre théorie du cône (entonnoir, puits), le maalem (maestro, patron) sera le puits et son élève-apprenti un phare (sommet du cône vers le haut). Cette relation s'exprimerait aussi de la manière suivante dans notre système de "binaire égyptien" Per-Ankh :
maalem (maestro, patron) vs apprenti 
maître spirituel vs élève (c'est Aleph, Ankh)
prophète (messager) vs disciple 
et
Oracle vs Scribe,
Oralité vs Ecriture, 
Parole (puits, Per) vs Ecrit (cône/phare, ankh), 
Poète vs Écrivain (Per vs Ankh)
La parole kabyle awal pourrait interférer avec le terme awel (premier) en masri/arabe, surtout qu'au commencement fut le verbe, la parole. La racine LM ou le terme K-LM kalima (parole) en masri/arabe paraissent être empruntés, et pour cause, le rapprochement effectué il y a longtemps sur l'ancien blog entre le kabyle alemas "milieu" et Ermès ou Hermès en grec pour le messager des dieux grecs : la notion de "milieu" pour médiateur, médium peut-être, et wast "milieu" en masri/arabe serait en lien avec ust- de ustadh (professeur) en arabe, voire de studium en latin, études en fr. student en anglois, etc.  
CANNE
Le terme d'oulémas est loin d'être un vernaculaire masri/arabe, comme on vient de le voir. Idem pour le calame qui est un des symboles du savoir, de la science : calame ou calamus en latin ou kalamos en grec pour "roseau". La racine LM de "savoir, science" en masri/arabe viendraient de là probablement. C'est donc le roseau l'élément pouvant expliquer ce qu'est le savoir, la science.
Et la réponse est toute prête :
Âme
Oui, c'est l'âme, anima en latin. 
Ruh "âme" en kabyle et en masri/arabe s'aligne sur roseau ;
Anima en latin s'aligne sur le roseau en kab a-ghanim, et au roseau grec kalamos, avec L au lieu de N, comme dans Oulémas, calame, Hermès, etc. 
Le roseau en berbère égyptien de Siwa est dit anubish, c'est carrément le nom de la divinité égyptienne ancienne Anubis "le conducteur des âmes en enfer" (comme Hermès), divinité à tête de chacal. Bon, ras le bol des interprétations d'horreur des égyptologues ou présumés comme tels, voici à quoi ça doit nous inciter à réfléchir. 
La tige de roseau en kabyle fait allusion à un filtre, à une taille fine, à une mesure précise : ne peut passer le test du roseau que celui qui est irréprochable. Le chacal (ushen, ouchène en kab) pour Anubis c'est, on l'a déjà évoqué il y a longtemps sur l'ancien blog, tout simplement la notion d'échelle (de mesure). Tout simplement, dans notre théorie (kabyle) du cône, notre puits sera graduée, pour marquer les niveaux ! Le roseau serait la canne de niveau, une jauge (et Anubis un jaugeur d'âme !). 
La même canne, un bâton plus exactement, illustre le psychique, ex. Psyché en grec à lier avec posokh (bâton, canne) en russe, et c'est tout simplement qlq part une bascule, un outil qui sert à homogéinéiser, harmoniser, équilibrer. C'est le bâton du cuistot qui remue avec une cuillère pour que le met soit bon, ou la baguette du chef d'orchestre qui dirige, c'est le bâton du maître spirituel-prophète-oracle-médiateur qui prêche et parle à ses disciples, par ex. le bâton de Moïse. Le scientifique est aussi celui qui remue, ses méninges en l'occurrence.

Science et conscience, savoir et âme se résument à un bâton ou à une jauge, qui sert à remuer ou à mesurer, respectivement. L'outil des chercheurs de Lumières (et d'harmonie !) est une canne, et leur âme est en roseau. La vie en roseau, et la canne à science pour aiguiser la conscience...

samedi 3 octobre 2015

Dieu et la Science

Les saints d'esprit

Toujours dans la foulée de la théorie (kabyle) du cône.
Qu'est ce que le savoir ? Et pourquoi les bigots de tous bords ont toujours opposé le savoir, la science à la foi, aux dogmes, à Dieu ? L'homme, le plus souvent, ne peut pas allier l'un et l'autre, il doit donc choisir sa passion de foi. A regarder le monde qui nous entoure, et l'histoire de ce monde, on est souvent écoeurés par le comportements de certains serviteurs de Dieu, jamais des désintéressés, et ceux de la science dans une moindre mesure : combien d'entre-eux ont oeuvré au rapprochement des hommes, à l'épanouissement de l'humanité dans son ensemble ? Très peu, hélas. 

Passion
Quand le coeur n'y est pas, il faut avoir la foi et... le foie, les deux à la fois quoi ! Vous voulez voir comment des peuples, des langues très éloignées, sur tous les plans, peuvent être proches ? Très bien, il suffit de prendre le foie. En kabyle c'est thassa, avec toute sa dimension dans la langue kabyle (amour maternelle, courage, passion, ardeur, etc.), le préfixe Th (T) indique le féminin, mais pour en tirer le féminin, il faut de la veine : c'est probablement un P, donc thassa aura PS comme masculin. Le foie kabyle thassa serait au masculin avec la racine PS, sans doute la Passion en fr./romanes, que les Anglois prononcent pêchène :), et hop, voici le même terme mais en russe/slave pétchène pour le foie justement ! Excellente expression en langue française : déchaîner les passions. Le foie enchaîné, tel Prométhée ? C'est quoi au juste ? eh bien, c'est simplement ça : 
Oui, déchire les pages, d'un livre par exemple. Les pages on les tourne, on ne les déchire pas ! Il se trouve que le foie, thassa en kab = passion en romanes, petchen' (foie) en russe = page, pagina en romanes ! Et ond déduit logiquement que feuille, foglio ~ foie, que le grec hepar (foie) est en relation avec ifer (feuille, aile) en kabyle et... l'anglois liver (foie), believer (croyant, celui qui a la foi), et dans un deuxième temps, avec livre en fr., avec awragh (jaune, or) en kabyle/berbère, avec warqa (feuille) en masri/arabe, avec très probablement SFR en sémitiques asfar, sephar pour jaune : tout ça remonterait à la racine PR (pyr, per) en ancien égyptien, à mon avis. Le livre de l'humanité, l'histoire de l'humanité se résumerait à ce foie-livre avec des pages et des pages enchaînées, de la passion encore et encore. 

On retient que livre pourrait être aussi oeuvre, et que le foie qui exprime la passion et l'ardeur est enchaîné. Un crochet par la Kabylie pour la racine QN :
qen (lier, attacher, alliance (mariage par ex., etc.)
C'est aussi la racine de Kanun (âtre, foyer) en kabyle et en berbère égyptien de Siwa ! 
Le terme canon en romanes ou qanun (loi) en masri/arabe sont phonétiquement proches, remarquons-le, et ce ne serait pas un hasard.
Maintenant, la théorie (kabyle) du cône en mains, cap sur l'Egypte ancienne :
PR ou Per (maison) selon les égyptologues, et Puits aussi à mons avis (et pas seulement ! lire les 3 billets précédents à ce sujet) prendrait un sens clair :
Per (maison) = FOYER, au sens d'âtre et de maison !
Et logiquement, Per (maison) étant Foyer, pourrait être en relation avec le Foie aussi (la chaleur humaine des proches plus probablement), tout comme avec l'ardeur, la passion, voire la foi, mais aussi avec le droit canonique, la loi tout court donc le "légal" (le halal chez les musulmans).   

Religion
Y en a qui se prennent vraiment pour des élus du Créateur !  Peuple élu, gens du livre ou gens de la maison, élite, rois, machin ! Cette désignation des gens de la maison en arabe ahl-al-bayt est un calque de la formule égyptienne ancienne Pr-Aa (Pharaon) "celui de la grande maison", et bayt (maison) n'est que (la lettre) bêta, autre formule de Per en ancien égyptien comme on l'a expliqué dans les billets précédents. Les religieux de tous bords ont beaucoup copié sur les anciens Égyptiens, mais ils refusent de le reconnaître, c'est donc du plagiat. 
PR en ancien égyptien en plus de maison + (ce que je suppose) puits, foyer/âtre, est à l'origine de Papyrus, un peu comme le foie rapproché de page et feuille un peu plus haut dans le texte. Tout ce qui brûle d'accord, mais c'est un support d'écriture. Un livre donc. Les gens de la grande maison ou les gens du livre, ça devrait être à peu près la même chise avec PER dans les deux cas, pour maison, et pour livre.
Mais il n'y pas que les camarades religieux qui pratiquent la combine, la triche  ou le péché de vanité carrément. C'est peut-être le conus (cône), en tous cas il est sûr que KNS, KNG en langues IE, notamment anglosaxonnes et slaves aurait donné deux notion équivalents :
King (roi) en anglois = Kniaz (Duc) en russe (donc Noble) = Kniga (Livre) en russe 
C'est qu'il y a ceuq qui vont à pied (populace impie :) et ceux qui sont à cheval : nobles gens avec un lien religieux (livre), et la Kabylie n'y échappe pas car son nom est Cheval (ardent ?) et sa caste sacerdotale amravedh vient de la notion de lien (Qen en kabyle) arabisée en rabt : on se retrouve avec une dualité Chevalerie (kabyle) vs Pieux ou serviteurs de Dieu (amravedh). Cette piste reste à développer, mais il paraît assez clair que Religion rime avec des braises, lorsque RLG en romanes est comparable à la racine RG/RQ en kabyle de regh (brûle), req (brûler, briller) a-wragh (jaune, or), thirgin (les braises), argu (rêver), etc... Il faut avoir la foi pour marcher sur le feu !
Science
Alors pourquoi cettd dualité Dieu vs Science ?
La science est facile à trouver, en kabyle elle y est jusque dans mon patronyme :)
Sin (deux) en kabyle 
Sen (savoir) en kabyle
On a l'outile kabyle (la théorie du cône) et deux excellents exemples égyptiens anciens pour mieux illustrer notre idée à ce sujet :
1.
Le "binaire égyptien" Per-Ankh (maison de vie) ou Per vs Ankh
Per vs Ankh = Pair vs Impair ou inversement, Duo (double) vs Uni = 0 vs 1 ou inversement (ça reste à démontrer), et là le zéro est considéré comme pair (lire + sur la parité du zéro).
Per vs Ankh ~ 1 vs 0, voire inversement 0 vs 1 (ça nécessite une démo) ;
Dieu vs Science ~ 1 vs 0 
2.
Syène (Assouan actuellement) vs Alexandrie pour l'exprérience d'Eratosthène en Egypte des Ptolémée. 
La Science serait dans l'une de ses deux villes, dans leurs noms. D'abord, dans le nom de Syène/Assouan (pensez aussi à Siwa, pourqoi pas) pour son Puits (cône sommet vers le bas) d'ombre dans la dite expérience d'Eratosthène. Ensuite, dans Alexandrie pour son Phare (cône sommet vers le haut) et... sa bibliothèque perdue depuis, comme le phare d'ailleurs : ont-ils vraimente existé ?
C'est là qu'on va faire intervenir l'hypothèse de Tombouctou (Tin b'Uktu en tamacheq/touareg), un lieu de savoir avec sa bibliothèque mondialement connue (une autre Alexandrie en somme) : le Tin (puits) en tamacheq, anou (puits) au masc. en kabyle, serait peut-être, comm le sin (deux), sen (savoir) en kab, le nom de la Science.   
Pas de raccourci pour le moment, mais je trouve étrange que le nom de la science en russe, naouka, soit si proche du puits, kabyle, tamacheq/berbère anou/tin et du Ankh (vie) égyptien ancien. L'explication viendrait peut-être de Tin Buktu (Tombouctou) avec ses "333 saints" : Ankh (vie) en ancien égyptien ou sin (deux), sen (savoir) en kabyle seraient en lien avec la notion de Saint.

Si tel était le cas, le "binaire égyptien" Per-Ankh (maison de vie) signifierait aussi esprit-saint ou le Saint-Esprit, et son symbole chrétien, la colombe, vient aussi de là, colombe-profondeur (puits) qu'on a expliqué dans les billets précédents. Alors, le saint d'esprit est celui qui a choisi la science, ou bien celui qui a opté pour Dieu ? Peut-être que c'est celui a allié les deux, mais Dieu et la science, le dogme et l'esprit critique font-ils vraiment ménage ?
C'est en effet le cas pour la Théologie, la science de Dieu et exclusivement de Dieu, si l'on peut dire :), lorsque Dieu est, par la volonté des hommes (les douktours-bigots quoi !), face à la Science, et le dogme opposé à la raison.
Jeu d'enfant, on devine dans le "binaire égyptien" Per-Ankh (maison de vie) la Théologie donc, mais aussi que le logos en grec tout comme alagh (cerveau) en kabyle, et langue en français, lougha (langue) en masri/arabe, etc, sont à rapprocher du Ankh (vie) en ancien égyptien : Per-Ankh (maison de vie) voudrait-il dire (maison de la langue), la bouche ou le palais quoi, ou bien la langue de Dieu ? A vérifier ; et chose étrange, theos (dieu) voir Zeus en grec peut avoir une relation étymologique avec thassa (le foie) en kabyle.  
A suivre.

vendredi 2 octobre 2015

Humanité & Univers

Le monde viril

Suite de la série de la "théorie (kabyle) du cône".
Nous avons, dans les deux derniers billets, vu la signification du cône, puits, entonnoir. Nous avons aussi démontré que la notion d'alphabet découle de l'ancien égyptien Per-Ankh. Ce dernier, que je désigne par le "binaire égyptien", prendrait bien plus d'importance qu'une valeur phonétique, un mot composé "maison de vie" tel qu'il est traduit officiellement. Nous devons aller au fonds du puits pour voir combien de notions sont nées de ce "binaire égyptien", notamment de Per, Pyr (PR) de "maison". Démonstration.
On reprend le Per-Ankh et en avant ! Cette union de Per (maison) et de Ankh (vie) en ancien égyptien peut, naturellement, donner un troisième mot (sens), et même beaucoup de notions, désignations, et peut s'exprimer à travers la dualité des deux termes Per et Ankh :
Per-Ankh ~ Bêta-Alpha (alphabet) ;
Per-Ankh ~ 1-0 ~ Masculin/mâle-Féminin/femelle
Per-Ankh ~ Homme-Femme
Justement, le genre !
PR égyptien sous la forme PYR de pyramide, on l'a vu dans les deux posts précédents, aurait donné les dérivés l'vir en kabyle et al bi1r pour la même notion de puits, mais assu libra (balance) en latin, et pas seulement d'ailleurs :
PR égyptien, lvir/bir (puits) ~ Vir (homme) en latin, d'où virilité : on peut supposer qu'il aurait donné verge (machin masculin), et surtout ça que les armées d'égyptologues n'ont pas pu et ne veulent pas voir :
Per-Ankh (maison de vie) = Univers 
Pyr égyptien a donné vir (homme, mari/époux), welt/world en langues anglosaxonnes, etc.; Per-Ankh (maison de vie) la notion d'Univers, on peut supposer que si Per est versum (tourner), vren en kabyle, Ankh serait un(e), unie, mono. A vérifier. Par ailleurs, on ne peut pas exclure que le V de verge (ou P de Pyr, per) a sauté dans (v)argaz (homme, mari) en kabyle/berbère, (v)ragel (homme, mari) en masri/arabe, (v)raja (roi) en sanskrit ex. maharaja.
Cette même logique est calquée en masri/arabe avec à la place du PR égyptien 3L ou 3LM de al-3alem (le monde connu), ma3lem (patron), 3ilm (science) que le kabyle va battre en brèche avec la notion de LM "vide" comme on le verra dans un billet à part. D'autre part, le latin aussi a repris cette logique, par exemple hombre (homme) en espagnol à rapprocher de libre et de libra (balance), et plus généralement c'est la relation suivante qui émerge :
Masculin (mâle) ~ Bascule (balance, libra) 
Outre la notion d'Univers, de globalité donc, Per-Ankh donnerait peut-être aussi Humanité, mankind en anglois.

Alors qu'est ce qu'exprime le PR, Per-Pyr égyptien pour Univers ? Réponse en 2 points :
1. la Puissance, qui est aussi l'étendue.
PR (Per, Pyr-) ~ Puits ~ Puissance/potens, Pouvoir : rigolo de lire les adeptes de la thérorie IE nous parler d'une origine indo-européenne de pouvoir, power, etc. :)))))))))
NB : C'est l'occasion de voir pourquoi en kabyle moderne, la racine ZM ou ZMR atteste la notion de puissance/santé (zmer), izem (lion, indomptable ?), a-zemmour (olivier).
2.  la profondeur ! Du puits (maison) s'entend.
Et cette profondeur attesterait le sens de globe, et chose étrange, c'est le pigeon ou la colombe qui attesterait ce sens de profondeur : en kabyle d'abord, ithvir (pigeon) à lier avec lvir, vir de puits (Pyr égyptien), et en russe/slaves ensuite où golub/holub (pigeon, colombe) est à rapprocher de glub, glubina (profondeur) et de golouboï (bleu ciel). On y reviendra une autre fois.

jeudi 1 octobre 2015

Punica : Connecting People

La fabuleuse histoire de l'Alphabet

Nouvel épisode de la "théorie (kabyle) du cône". 
C'est ici la théorie (kabyle) du Puits qui va nous aider à comprendre la vraie histoire de l'apparition du premier alphabet, càd l'alphabet phénicien, qui malgré son adresse géographique indiscutable nord-africaine, càd punique, a été affecté en Phénicie orientale par les linguistes officiels et a été de facto récupéré par les camarades sémites qui se targuent d'être les auteurs du premier alphabet (consonantique). Et, bien entendu, l'immense Egypte ancienne n'y est pour rien dans cette invention de l'avis de ces camarades. Cette relation non-consentie entre le vrai premier alphabet et ses faux auteurs ne pouvait pas durer l'éternité...

L'hypothèse (kabyle) concernant la vraie origine du premier alphabet dit phénicien consiste en deux points :
1. le terme (adjectif) "phénicien" ne désignerait pas une origine géographique et encore moins ethnique ; il indiquerait plutôt le type d'alphabet, d'écritures, en l'occurrence l'alphabet phénicien serait l'aphabet conique (cône/puits, etc.), comparez par opposition à l'écriture cursive ou l'alphabet cunéiforme (en forme de coins) justement très répandus chez les sémites et peuples d'Asie mineure. Pour rappel, thifinagh "les phéniciennes ou les puniques" en berbère (tamacheq/touareg) signifie tout simplement "les écritures", ce qui nous amène à dire qu'il s'agit d'un nom commun et non pas d'une désignation géographique ou ethnique ; 
2. cet alphabet phénicien, le premier dans l'histoire de l'humanité, serait, j'en suis sûr, dérivé de l'ancien égyptien, entièrement ou partiellement ; en tout cas, le Alpha+Bêta ou Alphaber vient très certainement de Per-Ankh (maison de la vie), je ne sais pas s'il peut se lire Ankh-Per.
Per-Ankh serait l'alphabet, alpha-bêta ou bêta-alpha dans l'ordre inverse.
On a vu dans le billet précédent que PYR- dans le terme pyramide serait ce même PR égyptien ancien, un puits, d'où lvir en kabyle et al-bi1r en arabe pour le puits : les hillaliens ont fait main basse sur cette racine égyptienne PR et ce terme Pyr, bir pour le déclarer comme étant un vernaculaire arabe ! Risibles qu'ils sont ! 
Celui qui vole ne le fait pas une seule fois, et voilà cette racine égyptienne ancienne a été reprise par les camarades sémites arabes et hébreux, là aussi en la déclarant comme la leur et emprunté par le grec et le latin : 
PR (maison) a donné Bêta, aussi Beth en phénicien, bayt en arabe, bayit en hébreu, et bayt en proto-sémitique (avec le même sens de "maison") selon les linguistes officiels, alors que l'origine égyptienne, antérieure à celle des camarades sémites, est évidente !  
Mieux encore, le terme hébreu, la langue hébraïque (dite al-3abria en arabe) vient de la notion de puits (égyptien), pyr- dans pyramide, lvir en kabyle, al-bi1r (puits) en arabe, c'est une libra (balance en latin) : l'hébreu ne serait pas seul dans ce cas, le Puits (et la Libra probablement aussi) serait synonyme d'Ecriture, et par extension d'Alphabet. 

Per-Ankh en ancien égyptien, traduit littéralement par les égyptologues, qui sont loin d'avoir compris sur quoi vraiment ils travaillent, comme "Maison de Vie" pourrait prendre d'autres sens, dans notre cas précis le sen suivant :
Per-Ankh (maison de vie) ~ "maison de la parole" pour dire "écriture" !, et alphabet par extension.
C'est ça qu'il faut essayer de comprendre dans l'ancien égyptien !
Dans le billet précédent, on a déniché la lettre L ou lambda (lamedh en phénicien), qui est un cône avec le sommet vers le haut ; là nous allons voir sa variante symétrique, un cône le sommet vers le bas, càd :

C'est aussi le symbole du chiffre romain 5. 
- le kabyle utilise le son V (idem en grec B est prononcé V) et non pas B comme les sémitiques : beth ou bêta serait simplement Vita à comparer à Victoire et Vita (Vie) en latin : ici les choses se compliquent car dans Per-Ankh (maison de vie) en ancien égyptien, ce n'est pas Per qui convient pour la comparaison mais Ankh (la vie) en ancien égyptien : on y reviendra pour élucider ce problème ;
- d'où vient le terme axam, akham (maison) en kabyle, en chaoui (berbère en général) ? Tout simplement de Cinq (5) que nous désignons par xamsa, khamsa comme en masri/arabe khamsa, sauf que le kabyle (berbère) a sauvegardé la mémoire de ce PR, per (maison) égyptien qui aurait la valeur de cinq (5) très probablement. Penta (5) en grec = Bêta, aussi. Ceci nous amène à faire le lien avec la khamsa, ou main de Fatma, un symbole égyptien et nordaf mais surtout pas arabe, les hillaliens arabo-islamistes le considèrent comme péché. Here we are ! Je pense que maintenant le lien entre Fatimides partis de Kabylie, les Phéniciens ou Puniques "venus" en Afrique du Nord et les Ptolémée (Lagides) "macédoniens" d'Egypte qui ont laissé des traces en Nordaf aussi (tombeau de la fille de Cléopatre près de Tipaza) est établi dans l'espace (linguistique) malgré les époques qui les séparent officiellement : le premier alphabet dit phénicien serait à mon avis apparu durant une époque dont les indices se trouveraient dans l'histoire des Fatimides, des Ptolémée et, bien entendu, des Phéniciens (Puniques). 
NB : XM (kh.m) de axam (maison) et xamsa (5) serait comparable à la racine d'alliance kabyle QN : qen (attacher, lier, bander (les yeux)). Le terme "phénicien" est à chercher peut-être dans cette racine QN, XM et 5. D'autre part, Punica, donc strictement nordaf, est à rapprocher de la notion de puits (anou) et de phonétique/dire/parler (ini) en kabyle et berbère en général. On y reviendra.

La langue parlé a servi et sert à communiquer écrite ; la langue écrite c'est du connecting people et pas seulement : science, religions, etc. Alphabet est avant tout une union, une liaison, comme Per+Ankh (maison de vie) en ancien égyptien. Per ayant donné Bêta, Veta et Per-Ankh pouvant être aussi "maison de la parole" pour signifier "écriture", je pense que nous sommes dans le droit de supposer que le terme fetta, l'fetta (argent métal) en kabyle et fadha (argent métal) en masri/arabe serait issu aussi de Per (maison), Pyr (puits) et la lettre Bêta (V) ; et le meilleur symbole de cette union Alphabet serait le bijou kabyle exclusivement en Argent métal + Corail ! Plus largement, l'invention du premier alphabet dit phénicien pourrait être comparée à l'invention des alliages, et ce que nous appelons fetta (argent métal) pourrait avoir désigné le bronze, alliage de cuivre et d'étain. Et si le premier alphabet consonantique dit phénicien était apparu à l'âge du bronze ???

La Théorie (Kabyle) du Cône

Le Puits Égyptien

La mécanique céleste offre parfois un spectacle fascinant, comme celui de la super-Lune de sang de cette semaine, au grand plaisir des amateurs d'astronomie équipés comme des grands, il faut le souligner. Combien d'hommes jadis avaient autant de passion pour les astres qu'ils ne pouvaient à priori observer qu'à l'oeil nu ? Notre Univers, le monde qui nous entoure, était pour eux sans doute un théâtre d'ombre et de lumière, qui leur a appris beaucoup de choses : à mesurer les espaces, à compter le temps, à inventer des chiffres et des lettres...
L'éclipse lunaire de lundi dernier est facile à comprendre grâce, entre autres,  à l'illustration ci-dessus. Maintenant je vous demande d'être bons en géométrie :) Suivez le cône d'ombre que fait la Terre à la Lune, Aristarque savait qu'il s'agissait d'un cône. On va maintenant schématiser cette image :
On regarde toujours la même chose : le cône d'ombre (de la Terre sur la Lune). Comme en géométrie pour deux angles opposés, le cône d'ombre est égal au cône de lumière (ou de pénombre) au point d'intersection (disons le "milieu") : c'est l'équivalence lumière=ombre, une balance/libra, une autre forme d'équinoxe (jour = nuit) mais pour le cas d'éclipse. On y reviendra.
C'est là que commence la théorie (kabyle) du cône, vous pouvez l'appeler aussi "la théorie du puits, de l'entonnoir, de la toupie, ou voire même du sablier", selon vos préférences. Voici par ailleurs ce même cône pour un autre phénomène astronomique :  la précession des équinoxes due à l'axe de rotation de la Terre :
Cette théorie du cône nous mènera loin, jusqu'aux découvertes de Newton (attraction, spectre de lumière visible), mais une autre fois, pour le moment on se limite aux premières conclusions "superficielles". 

Cap du l'Egypte. On connaît l'expérience d'Erathosthène durant le règne des Ptolémée. Voici ses 2 points de repères expliqués autrement : 
Syène (Assouan actuellement) ~ Puits = entonnoir = ombre (début et récepteur) ;
Alexandrie ~ Phare = cône = lumière, lampe, chandelle (fin et émetteur).
Compliqué ? Pas grave, on y reviendra une autre fois. Pour le moment, regardez ça :
lembudh en kabyle, imbuto en italien, embudo en espagnol pour l'entonnoir. 
Vous ne l'avez peut-être pas deviné, mais voici la lettre que les anciens ont deviné durant l'éclipse lunaire (voir schéma plus haut), et c'est la première conclusion de la théorie (kabyle) du cône :
LAMBDA
Ne me parlez pas d'origine sémitique ou grecque de cette lettre, pour l'amour de Dieu ! On reviendra vers cette lettre dans un billet à part pour voir combien elle est intéressante, et omniprésente dans la langue kabyle. 
Vous voulez savoir ou plutôt voir, visionner cette lettre lambda à une échelle monumentale ? Eh bien la voici, et c'est la deuxième conclusion de la théorie (kabyle) du cône :
PYRAMIDA, dont l'étymologie officielle est approximative, est simplement LAMBDA !
PYR dans le nom de pyramide est le terme que l'on a en kabyle sous la forme L-VR (lvir) "puits" que les usurpateurs hillaliens prétendent que ce mot est d'origine arabe al-bi1r (puits) - la belle blague ! ; on va en finir avec cette razzia !
PR ou PYR serait égyptien ancien et non pas grec ou arabe !
PR ou PYR = Livre, Libra (balance) ?
PR ou PYR aurait probablement évolué en LL dans d'autres langues, Thalla (source, fontaine) en kab, leyla (nuit) en arabe, etc.  
Per-Ankh (maison de vie) prendra d'autre sens encore, comme on le verra prochainement ! 

Ainsi se termine cette première partie de La théorie (kabyle) du cône qui nous a permis d'aligner Cône = Lambda = Pyramide, laquelle dernière a été depuis un bon moment rapproché du prisme sur l'ancien blog. Ah le Temps !.. Et ce n'est que le début de qlq chose de fabuleux !

A SUIVRE...