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dimanche 6 août 2017

La Pomme de Chine

Le nom du dragon.

Il était une poire, il était une fois. Une poire DZ de Césarée, faut-il le souligner ))  Une pomme à ses antipodes et une autre pomme, douce celle-là, au milieu de cette confrontation poire vs pomme. Trois fruits ce jour juteux pour vous faire découvrir des relations inattendues entre la Méditerranée et l’Empire du milieu que l’on croyait isolé de notre monde depuis l’antiquité.

ST.PAUL & JUDAS
Tout a commencé avec Thadarth Oufella en kabyle qui se retrouve dans Philadelphie en grec ancien. La suite est un raisonnement intellectuel qui obéit strictement à la réalité kabyle (toponymie, etc.) et à l’algorithme de la langue kabyle.


La Kabylie profonde, c’est d’abord les chemins qui montent. C’est le plan incliné du montagnard qui prédéfinit d’ailleurs sa perception du monde en perpétuel mouvement : le plat est pour lui un ventre mou qui symbolise la stagnation, les marais (luwdha). Le monde kabyle est un monde qui coule en permanence, en gravitaire, de haut vers le bas, de l’amont vers l’aval, et il n’est point déplacé de dire que la vie de chacun de nous va à contre-courant pour remonter le fleuve du temps, un chemin qui monte en somme.


Voici maintenant une interprétation pour le moins inattendue d’un lexique kab ordinaire.
/FL/ de fella « haut, amont » vs /WD/ de wada « bas, aval » en kabyle :
    FL vs WD en kabyle
~ Pomme (Apple) vs Poire
~ Paul vs Judas
Ainsi, awdhay (de /WD/) en kab serait plus Judas que « juif, judéen », et la désignation bou-awida « poire » en derja DZ va dans ce sens également, le terme kab pour la poire étant ifires, proche du latin. Là on revient à l’« étrange histoire du cheval », maintes fois discutée sur ce blog ou sur l’ancien, qui donne le lien /WD/ pour cheval et poire. La logique du Haut vs Bas (FL vs WD en kab) s’interpréterait autrement :
FL vs WD ~ Victoire vs Défaite ~ Ferme, Brave vs Lâche, Peureux
La pomme (apple, apel en germaniques) serait associée, longtemps avant Newton et peut-être bien avant Adam, au nom de Paul (apôtre), St Paul. C’est tout simplement Fella « haut, amont » en kabyle et philein « aimer » en grec ancien. Que deviennent alors Thadarth oufella « village du haut/en amont » en kab et Philadelphia « amour fraternel » en grec ancien ? Il existe plusieurs réponses en réalité dont une sera relatée un peu plus loin dans ce texte.


LA CHINE
Maintenant on va mettre au tapis les linguistes (et historiens) officiels qui réfutent toute idée d’un lien quelconque, d’un côté, entre la langue kabyle moderne et le punique (ou phénicien nordaf) antique et, d’un autre côté, entre la Méditerranée et la Chine durant l’antiquité.
Gad est « rempart, mur, muraille » en punique (phénicien), reconnu officiellement. Il a donné, entre autres, les toponymes Cadix en Espagne et Agadir en berbère nordaf.  On en a parlé à plusieurs reprises, voici ce qu’il y a de neuf :
/DR/ racine kabyle dans tha-darth, taddart, taddert « village (unité politique de base) » qui atteste la vitalité (ou plutôt la renaissance ou la résurrection), la protection (abri). Tha-darth en kab serait également en lien avec le Daleth « porte » en phénicien je suppose. Mais il y a mieux que ça :
Agadhir « grenier, forteresse, citadelle » en kab et berbère est le masculin de Tha-darth « village » en kabyle, ailleurs en berbère il peut signifier « maison » ou « cours (d’une maison) », donc tout simplement notre équivalent kab, punique et berbère du terme Sérail (DR est ici /DZR/ de Césarée, Alger), et je présume, nous sommes en présence de la notion de Cité. En clair, le Gad « mur, muraille, rempart » phénicien de l’antiquité est dans agadhir (masc.) et dans tha-darth (fém.) en kabyle et en berbère modernes, à une différence près : /GD/ pour la racine punique antique vs /DR/ pour la racine kabyle moderne correspondante ;


Maintenant un allié de taille pour consolider ce qui vient d’être dit. Quel est l’équivalent de Agadhir qlq part en Asie ? La réponse vous surprendra :
Agadhir ~ Kitaï pour Chine en russe.
Et ce n’est pas un vulgaire raccourci, croyez-moi. La Chine possède plusieurs noms (Céleste Empire, Empire (Pays) du milieu, etc.), mais c’est bien à la Muraille de Chine que ce pays doit son nom (lien). La logique punique ou phénicienne antique en Nordafe et en Espagne du sud est la même : le mur, la muraille en guise de symbole d’un pays, d’un Etat. Donc la Chine ne diffère en rien de nous et elle n’était pas isolée du monde méditerranéen que les occidentaux désignent exclusivement par le monde grec et romain faisant fi volontairement de l’Egypte ancienne et de la Nordafe punique.
Linguistiquement, je pense que nous avons ici une notion commune à plusieurs pays/civilisations :
Gad « muraille », agadir « grenier, citadelle, forteresse » en punique et berbère ~ Ptolis, polis « cité » en grec durant l’antiquité ~ Kitaï pour la version russe moderne du nom de la Chine ~ Saray « sérail » en turc au moyen-âge ~ Césarée antique, DZR d’Alger médiévale ~ Petra antique « romaine », etc.
En d’autres termes, un Chinois ~ un Citadin, Citoyen, habitant de la cité. C’est aussi valable pour agadhir, thadarth, Petra, Saray, Ptolis (Polis), etc. Citizen K de thadarth en Kabylie ou de Césarée/Alger en Méditerranée n’est pas loin du Citizen C de Chine en termes d’origine étymologique du nom qui les désigne.


Voici un autre élément, une autre hypothèse pour démystifier la Chine pour la sortir de son isolation et la rendre plus proche de nous. En effet, l’hypothèse la plus reconnue pour expliquer l’origine étymologique du nom Chine nous renvoie au nom du premier empereur Qin (prononcer Tchinn). Je suis persuadé qu’il s’agit ici d’un nom commun qui marque le moment (zéro) de la fondation de ce pays (indice calendaire), et les Chinois ne se distinguent en rien des Méditerranéens :
Qin en Chine ~ César en Méditerranée pour le Zéro (an 0) qui marque la fondation d’un pays, d’une cité, d’un Etat. Le calendrier julien des Chinois serait un calendrier Qin logiquement. De même, cette fois sur le registre religieux, ce Qin chinois équivaudrait au nom qui marque la nouvelle ère pour les uns et les autres, plus précisément pour le cas du monde occidental chrétien, l’équivalent du Qin, 1er empereur chinois, serait probablement le 1er apôtre Pierre (PTR), voire même Jésus Christ (un autre César) qui marque l’an zéro sur le calendrier chrétien. 


LA CITE DES ETOILES
En kabyle, le petit agadhir (grenier) est désigné tha3rishth (ta3rict) « soupente » en architecture. Ce petit agadhir se trouve sous le toit forcément. Appliquons cette logique au pays de Lao Tseu – je rappelle que Chine ~ Agadhir –, et l’on comprendra assez facilement pourquoi la Chine est-elle affublée du nom Céleste Empire : c’est une muraille-grenier ou citadelle sous le toit (sous le ciel). Mais ce n’est pas tout !
C’est du chinois tout ça, diraient les mauvaises langues. Eh bien, voici une traduction du chinois vers la langue de ces derniers :
Céleste Empire en Chine = Saint Empire en Occident (ex. Saint Empire romain, germanique, etc.)
Echec et mat, camarades « immortels » qui disent avoir inventé le monde )))
Vous l’aurez compris, l’odeur de sainteté est à chercher dans le petit agadhir « grenier » sous le toit (aéré par une lucarne dans le mur) de la maison kabyle servant surtout à stocker les réserves d’huile d’olive (l’olivier constitue un socle identitaire pour les Kabyles), ou dans une certaine cité sous le ciel. L’on devine que la Cité et l’huile (d’olive) – zith (ou’zemmour) en kab, zeytoune « olives » en masri-arabe ou aceitunas en espagnol ont qlq chos en commun, en plus de renvoyer à Poseidon (eh oui !), à la notion d’universel, univers, université et, probablement, aux lumières, à la lumière. Du coup, je me demande si l’antique Gad punique/phénicien puis Agadhir en berbère ne serait pas la Cité des étoiles ou la Voie lactée, et si ce n’est pas le terme antique équivalent de ce que nous désignons de nos jours par azemmour « l’olivier » en kabyle…


Ce grenier, cette cité des étoiles auraient tout d’une… cité universitaire, un grenier du savoir si j’ose dire. Pourquoi s’étonner alors que dans la tradition musulmane, le croyant est incité à « chercher le savoir jusqu’en Chine ». Mais qui sont alors les étudiants de cette université céleste ?
Le terme agadhir en kabyle sous-entend toujours une hauteur dominante, et si un toponyme Agadir devait être associé à un jour de la semaine, ce serait un jour saint, sans doute le Dimanche (domenico, domingo) en romanes. Ce sont ces Dominicains nos étudiants, plus exactement en kabyle, ce sont athmathen « les frères » (gma au singulier), ou des frères au sens de moines pour ce qui relève du domaine religieux, ceux-là que nous désignons en kabyle moderne par lexwan, qui n’est pas un emprunt au masri-arabe akh, ikhwan « frère(s) », mais à l’ancien égyptien Ankh « vie ». Et la boucle est bouclée : la racine kabyle /DR/ de vie (voir renaissance, résurrection comme dans Idir) et de protection, abri (thaddarth, agadhir), trouverait son explication dans ce que j’appelle le « binaire égyptien (ancien) » Per-Ankh « maison de vie », qui pourrait prendre plusieurs sens/interprétations : univers, alphabet, guerre et paix, etc. Dès à présent, on peut ajourer une nouvelle notion à ce « binaire » Per-Ankh : université. Notre /DR/ de tha-darthg et agadhir serait plutôt ce Per égyptien ; le Ankh « vie » (une croix ansée) égyptien ancien se retrouverait dans le kabyle Ath, Aït – préfixe de clan/patronyme/toponyme ou dans les affixes féminins Th comme dans tha-dar-th (taddart). Pour info, ce Per égyptien ou le DR kabyle, punico-berbère aurait son équivalent latin/en romanes : Stare (constant, stable, fixe, stationnaire). Ces trois racines ou mots d’origines diverses indiqueraient, à mon sens, une position stable, donc un centre, dans notre cas il s’agit très probablement de notre astre : le Soleil. Héliocentrisme qui existerait depuis la nuit des temps !
 

Mais d’où diable nous vient ce gma ou athmathen pour frère(s) en kabyle ? Je pense, puisqu’on parle d’un ordre religieux (fratrie de moines), il est possible que ce soit un ordre égyptien, en l’occurrence Maat « ordre », même si je n’ai pour le moment aucune conviction à ce sujet. Athmathen (frères), ayethman ((mes) frères !) pourrait être un emprunt à l’égyptien ancien Ankh-Maat, pour les « prêtres de (la déesse de l’ordre) Maat », idem pour les Dominicains qui apparaîtront des siècles après en Europe. Ensuite, il y a /DM/ de sang idhamen en kab, emprunt présumé aux sémitiques dem « sang », voire Adam, qui pourrait expliquer les Dominicains autant que la fratrie en kab, athmathen.
En tout cas, cette fratrie se retrouve ailleurs  qu’en kabyle (athmathen, ayethma) : Ottoman (d’ailleurs le titre Atamane emprunté par les cosaques russophones aux Turcs indique le Chef, celui qui domine). La question qui m’intéresse maintenant est assez simple :
Empire ottoman ne voudrait-il pas dire Saint Empire ? Un peu comme le Céleste Empire chinois qui ne serait que la forme chinoise de la formule (Saint Empire) adoptée en occident et donc plus familière. Doit-on conclure que seuls les habitants d’un Saint Empire peuvent être considérés comme des Citoyens ? Autre version, plus récente, dans la tradition arabo-musulmane, cet ancien Saint Empire n’a-t-il pas été remplacé par la Oumma (nation) musulmane et les citoyens par  croyants ou musulmans  ?

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LA POMME DE CHINE
Revenons à nos fruits, et à nos Chinois !, si vous permettez. 
Les Chinois, on l’a dit sur ce blog ou sur l’ancien, n’ont rien à envier aux autres civilisations en termes d’estime de soi )) En effet, le nom ou plutôt les noms de la Chine pourraient cacher la notion de « peuple élu ». Mais cette allusion récurrente au milieu et au ciel (empire/pays du milieu, céleste empire) et ce que l’on prête à la Chine, comme la soie, la porcelaine ou bien l’orange douce dite apfelsin en allemand/néerlandais pour « pomme de Chine », nous suggèrent quelles conclusions ? Chose curieuse, en kabyle et en argot nordaf (derja), l’orange est désignée par le terme Tchina, un peu comme Qin (Tchinn) et Chine.


Je pense que l’on doit juger sous un angle bien précis : ce milieu serait un centre, et soit le Chinois est dans une logique géocentriste ou, plus probablement, dans une logique héliocentriste. C'est-à-dire que ce centre est simplement le Soleil, et que la Chine (ou ses souverains, surtout le premier Qin qui lui aurait donné son nom) serait associée à notre astre, le Soleil. Sans savoir pourquoi vraiment, je pense que le nombre de cent (100) pourrait être un autre attribut de la Chine. 


Apfelsin, la pomme de Chine ou l’orange, comment la retrouver en Chine ? L’orange ne serait-elle pas la pomme du Soleil, la pomme de feu plutôt ? En réalité, et ma supposition va vous bousculer, ce terme Apfelsin « pomme de Chine » pour l’orange serait simplement… le Dragon, quoi de plus chinois ! Pour quel usage donc ce dragon ? Justement pour marquer le temps (calendrier) car c’est un signe du zodiaque chinois, mais probablement aussi pour servir d’attribut ou titre du souverain de l’Empire du milieu : fils du soleil. 


Vous voulez connaître l’équivalent le plus ancien de cette pomme de Chine, Apfelsin – Dragon ? C’est simple, il faut piocher dans la mémoire punique et surtout dans celle de l’immense Egypte ancienne. Ce dragon chinois serait l’équivalent de notre aigle (ig’idher de la même racine que agadhir, thadarth), et de un. Ce dragon chinois, lié à apfelsin « pomme de Chine » (orange), colle comme un gant au pharaon d’Egypte ancienne, et plus précisément au premier nom dans la titulature des pharaons : Sa-Rê « fils de Rê » devant le cartouche des pharaons, Ra ou Rê étant le dieu soleil, et de deux donc. Ramsès II étant aussi un fils de Rê car son nom de naissance est Rê-mes-sou (Rê l’a engendré, donc fils de Rê). On ne  va pas nous dire qu’il n’y avait aucune relation entre la Chine et la Méditerranée, l’Egypte durant l’antiquité quand même ! Oui, les hiéroglyphes chinois diffèrent de ceux des Egyptiens anciens, mais l’idée est la même ! 


Sa-Rê  « fils de Rê » en égyptien ancien, on le devine, au Sérail que les « immortels » disent être une invention des Turcs, un terme d’origine turc (Saray) au moyen-âge )))) Cette trace égyptienne est chez nous DR ou DZR, notamment pour la Césarée antique de Juba II et surtout Alger des Zirides. Il n’y a pas à chercher des îles là où elles n’existent pas juste par volonté de faire passer une (fausse) version de l’origine arabe du nom d’Alger (djazira « île » en masri-arabe) ! C’est tout simplement con et ridicule ))) Ce DZR d’Alger ou ZR des Zirides, fondateurs d’Alger, descend du sérail égyptien ancien Sa-Rê ; et île ici prendrait un autre sens : l’insulaire (djaziri ou djzairi en masri-arabe, dzayri en kab) serait un Citoyen, voire citadin d’une cité-Etat, d’un royaume (Alger) – comme dit plus haut pour le citoyen d’un Saint Empire –, et voire même de Croyant. De même, Sa-Rê en égyptien ancien aurait abouti au César chez les Romains, puis à l’autre César, JC, fils de Dieu comme par hasard.


La racine kabyle /ZR/, souvent avec emphase comme dans azar, izuran « 1.racine(s), et par extension, race, 2.veines, vaisseaux sanguins », semble être en lien également avec cette notion de Sa-Rê « fils de Rê », qui dans le nom d’un pharaon, indiquerait soit une origine noble, légale d’un héritier légitime (issu de la cour royale) – on aurait dit autrement : Pur-sang, voire Etalon, c’est peut-être ici qu’il faut chercher le dragon chinois et apfelsin, la pomme de Chine –, ou bien Sa-Rê  « fils de Rê » serait carrément  « fils de dieu » au sens de prophète ou de messager des dieux, de Dieu (tiens, tiens ! ra-sul en masri-arabe signifie justement « messager »), le pharaon étant d’office le vicaire de Dieu sur terre (un pape ou patriarche en qlq sorte).  La racine ou terme équivalent punique de Sa-Rê devrait être plutôt  /GD/ ou /GDR/ de agadir, pourtant c’est /ZR/ que nous avons en kabyle.


Démystifions la Chine pour la rapprocher ! Le dragon chinois, qui ressemble plus à un cheval de mer, est peut-être leur équivalent d’un cheval pur-sang (étalon), un animal noble comme attribut d’un souverain. La pomme de Chine, l'orange, en serait donc le symbole ?

Le dragon chinois et asiatique, à la différence de la tradition occidentale où ça crache du feu !, est surtout associé à l’eau et il a plutôt bonne réputation. Je pense que c’est l’équivalent d’une divinité en Méditerranée : ce dragon chinois, asiatique a tout pour être comparé à la divinité du mythe fondateur kabyle et berbère nordafe Anzar, dieu des eaux douces. Le dragon est un signe du zodiaque et un repère calendaire, idem la fête traditionnelle d’Anzar, en période de canicule, atteste de l’usage calendaire de ce rite. Comme quoi la Chine n’a jamais été isolée de notre monde méditerranéen comme l’affirment les historiens officiels.

A prochainement !

lundi 10 juillet 2017

Le Prince d’Ighil Nezman

Le prince d’Ighil Nezman.
Partie 4 – Les Fatimides

L’histoire officielle nous apprend qu’une dynastie partie de (la « petite ») Kabylie, du lieu dit Ikjane (les chiens !), a conquis l’Egypte et fondé la ville du Caire. Il s’agit des Fatimides. Maintenant on va essayer de trouver un élément palpable sur le terrain kabyle pour expliquer ce nom de chien et le nom de cette dynastie.

 
Pour ce faire, on va utiliser notre village kabyle modèle (voir sa fiche dans la partie 1 de ce cycle). C’est le adhrum (quartier, clan) du haut, les Ath H’medh, équivalent à l’arc du solstice de l’été (voir billet précédent).
Ikjane (les chiens), voilà un drôle de nom de lieu ! Cependant, il existe bel et bien une explication à cet étrange toponyme de Fatimides. Les Ath Hmedh de notre exemple nous donnent trois indices cruciaux :
Le solstice d’été, donc période de chaleur ;
La racine /HM/ atteste le chaud, la chaleur, /hml/ l’inondation ;
La syllabe (mais sans voyelle, comme en punique) ou racine ZR (emphatiques) du patronyme dominant chez ces Ath H’medh, attesterait, outre le sens de izri (vue, œil ?), la notion de… crue.


Revenons aux chiens des Fatimides ) En fait, l’explication nous vient d’une tradition calendaire de l’Egypte ancienne. En effet, les chiens (ikjane), ou le chien symbolisait Sirius et coïncidait avec la canicule du 24 juillet au 24 août, période de grandes chaleurs, d’un côté, et le lever héliaque de Sirius qui coïncidait avec la crue du Nil vers le 25 juin. Le nom des Ath H’medh et celui des Fatimides seraient équivalents et trouveraient leur explication dans le calendrier (nom de mois ? ) égyptien ancien.


D’autre part, Ikjane (chiens) des Fatimides est toujours là, mais avec le Q altéré en T, et dans un patronyme appartenant probablement aux Ath Hmedh dans notre exemple : Tidjani. Un nom probablement lié au soleil (itij) et forcément un indicateur (espace-temps) intéressant. Ce patronyme est crucial pour élucider la question des Fatimides soulevée ici.


Partie 5 et fin – Idir, l’Ombre d’un Géant
Le village adjacent, les Ath Yidhir, lui, contiendrait aussi des patronymes (issus des toponymes correspondants) kabyles qui seraient des noms de dynasties berbères nordafes de l’époque musulmane, par exemple, Driss vs Idrissides. Mais on va se limiter au nom même de ce village, ou au nom Yidhir ou Idir.
On devine que Cherif est Patrick/Patrice. Que Kahina serait Catherine. On a aussi démontré l’équivalence, encore plus ancienne, entre les prénoms kabyles vs grecs : Wezna vs Eugénia, Thanina vs Héléna. Question égalitariste : la version masculine de ces prénoms existe-t-elle ? Je pense que oui, pour l’instant on va s’intéresser à l’équivalent féminin du prénom « vital » kabyle Yidhir (Idir). Le voici selon mon hypothèse :
Yidhir (Idir) masc. ~ Thiziri (Tiziri) fém.
C’est non pas un nom vital mais un nom de résurrection (voir sur ce blog les billets liés à Thiziri). Forcément, Yidhir (Idir) évoque Alger et La Maurétanie Césarienne, tout comme Thiziri. Il est clair que son équivalent romain, latin est :
Yidhir (Idir) en kab moderne ~ César en fr.
Mais ce qui m’intéresse vraiment, c’est de trouver son équivalent égyptien ancien, Osiris peut-être. Par ailleurs, un petit rappel s’impose : Z kab vs N en tamacheq (touareg) dans Thiziri (clair de lune) en kab ~ Tenere (désert) en tamacheq. Tout ça pour avancer une supposition un peu risquée : Idir prendra la forme Inir (anir = ange ?) voire Inil (Nil) en tamacheq, et curieusement, le Nil en grec est Iteru en ancien égyptien, proche de Idir en kab et hydro en grec. Si cela était le cas, le toponyme correspondant Ath Yidhir serait comme un fleuve sur la carte (comme le Nil ou un autre « fleuve » : la voie lactée ou autre objet céleste), un excellent repère. A vérifier.

Une chose est sûre : la toponymie kabyle et nordafe reflète l’agencement du ciel, donc c’est bien des astronomes qui seraient à l’origine de nos toponymes, d’où sont issus nos noms, donc notre identité. Plus j’avance dans mon questionnement de l’identité kabyle (toponymie surtout), plus je sens l’ombre d’un géant se profiler, celle de l’immense Egypte ancienne.

EPILOGUE 

Il faut regarder et comprendre donc le village kabyle (thaddarth, delta) comme une coordonnée dans l’espace temps. Thaddarth peut être l’Adresse et la Date/Présent en même temps. C’est la coordonné civilisationnelle kabyle si j’ose dire. On sait que l’hiéroglyphe égyptien ancien de l’urbanisme Niwt (croix dans un cercle) donne l’idée de « plan, cité ». Si j’étais à la place de ces anciens astronomes et bâtisseurs de cités, j’aurais pris ce Niwt de plan/cité (ou Thaddarth) comme… une planète, le temps dira si je n’ai pas tort. 
De la même façon, je suppose que l’on a affaire á de bons mathématiciens, et je me suis dit, pourquoi pas, le nombre de adhrum (idherman au pl.), soit quartiers/clans, serait de 3 normalement, comme dans notre exemple, ou bien ce nombre équivaudrait au nombre de zéros (adhrum) après l’entier ou le un (1) de thaddarth (village). Ainsi, pour notre exemple idéal à 3 adhrums, on aura 1000 pour ce village ; 4 adhrums donnera 10000, et je me suis dit s’il n’y aurait de relation entre le nombre d’habitants de tel village (au moment de sa fondation ou réorganisation) et le nombre d’adhrums et le nom du village. C’est que, chers amis, nous sommes en présence d’un système de poids et mesure ! Le préfixe Ighil dans notre toponyme est aussi un indice de mesure (ighil = coudée). 
La tâche est ardue mais le jeu vaut la chandelle, c’est un défi à relever.

Cette ébauche touche á sa fin. L’exemple de Ighil Nezman 2.0 incarné par un petit village, Ighil Mimoun, sorti de l’anonymat pour cette occasion, devrait servir d’exemple, j’espère, à tous les autres villages et cités kabyles, c’est un excellent moyen pour entreprendre l’étude de l’histoire de la toponymie kabyle, l’histoire de la langue kabyle, l’histoire kabyle racontée par des Kabyles.

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Pourquoi ai-je opté pour ce titre de « prince d’Ighil Nezman » ? En hommage à un vrai prince du village en question, un personnage chez qui l’humour côtoie la bravoure (vétéran de la 2GM, deux fois les camps nazis) et la grandeur d’âme qu’il m’a été donné de voir chez lui alors que j’étais encore gamin. Le temps faisant (plus de 30 ans ont passé !), j’ai oublié son vrai nom (il était des Ath Hmedh), mais je me rappelle de son sobriquet : idew (1.l’agile, 2.singe, macaque). C’est la mémoire de ce prince d’Ighil Nezman du Pays Kabyle que j’avais voulu honorer en élaborant ce cycle de village modèle.

 A prochainement !

dimanche 9 juillet 2017

Le Berceau des Princes

Le Prince d’Ighil Nezman.
Partie 2 – Le Berceau

 
Tout a un commencement. Chaque cité ou village a commencé par un point de départ, c’est le moment fondateur. Dans le cas de notre village kabyle pris pour modèle (voir sa fiche dans le billet précédent), on a la configuration suivante :

 
Le point de départ ou le lieu de fondation du village est constitué par la source/fontaine Thalla Dwalla ;
Le adhrum (clan/quartier) lui correspondant et donc les fondateurs, c’est les Ath Lewnis. Les familles de cet adhrum, patronymes commençant par F et T seraient les pionniers et fondateurs de ce village, chose attestée par leur foncier : les meilleures terres (autour de la source, le delta) leur appartiennent.
On va faire plus simple :
Linguistiquement parlant, Thalla (source, fontaine) devrait se transcrire TA-LG, TA-LW ou TA-LX (thallagh, thallaw, thallakh) et le Ath (Aït) est l’inversion du préfixe TA de Thalla, et pour notre exemple, Ath Lewnis dérive de Thalla ou Thalla Dwalla.
BERCEAU
La source est le berceau. C’est Thalla la marque des fondateurs, du point de départ, le mot clé. Ce « th » en kabyle, dans ce cas précis, équivaudrait au Q latin, européen. Ainsi, on aura la correspondance suivante :
Thalla en kabyle = Quelle (source) allemand = Aqua en latin, etc.
Ce rapprochement nous donne au moins 2 conclusions : primo, le Tha ou Ath kab = aqua latin attesterait l’égalité, donc l’équilibre et le juste milieu ; secundo, ce préfixe kab Tha ou Ath équivaudrait au suffixe -eau/-elle (ex. cerveau/cervelle) en fr.
CERVEAU
Je n’ai aucun doute sur le lien entre Thalla (source, fontaine) et Alagh (cerveau) en kab, et cette logique serait vrai pour berceau-cerveau en fr, et même plus :
VERSEAU
Il est important de situer ce point de départ (naissance d’un village) non seulement dans l’espace (ici Thalla Dwalla) mais dans le temps aussi. Le repère espace-temps de Thalla dans notre exemple serait probablement le Verseau (porteur d’eau) ou Aquarius en latin (on l’a rapproché de Osiris et Christ récemment).
Ce sont autant d’éléments tangibles qui laissent penser que le référent espace-temps (toponymie et calendrier) reposerait entièrement sur l’astronomie, l’aménagement de la vie kabyle (organisation sociale, politique, territoriale, us, arts, langue, etc.) en général porterait cette touche astronomique. L’Atlantide, ou plutôt son explication se trouverait dans Thalla-Berceau-Verseau-Cerveau. On y reviendra.
Compliqué ? Par exemple, le mot Duh, douh (berceau) en kabyle, idem en DZ (sarir en masri-arabe), ne serait rien d’autre que le dux/duc en latin dans aqueduc par exemple.
Thalla serait donc le point de départ et marquerait la naissance, la (date de) fondation d’un village, d’une cité. Qu’en est-il des fondateurs et maîtres de Thalla ?

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Partie 3 – ARC DES PRINCES
Un village kabyle modèle doit être constitué de 3 adhrums (idherman au pl.). Je vais vous épargner les détails, il suffit de regarder la photo d’illustration et l’appliquer à notre village modèle :
Ath H’medh – Solstice d’été
Ath Lewnis – Equinoxes (printemps, automne)
Ath H’fidh – Solstice d’hiver
Les maîtres de Thalla (thalla dwalla dans notre cas) sont les Ath Lewnis (patronymes F et T), vous les voyez sur l’arc du milieu, c’est l’arc des princes, celui des équinoxes, de l’équilibre (égalité, justice, raison). Ce sont eux les Princes, les patriciens fondateurs et les sages (l’3ouqal de nos jours), la « noblesse » de ce village. Des peseurs (justes) probablement, le prince est celui qui tient la balance peut-être. Cette logique est universelle d’ailleurs :
Equinoxe = KNG de king (roi), queen (reine) en anglois, Kniaz (duc) en russe.


En Kabylie de nos jours, le patricien est incarné par les chorfa, chorafa de la classe sacerdotale (imravdhen). Cherif équivaut à Patrice, Patrick. Chorafa n’est pas arabe, c’est une forme plus récente de Cerveau+Verseau+Berceau évoqués plus haut. Le 3aqel (sage, raisonnable, juste) n’est qu’une autre forme de Aquilani pas pour le nez mais pour la jugeote. Vous l’aurez peut-être compris, Thalla est synonyme d’intellectuel (en plus du cerveau), et si l’on devait désigner, traduire les termes Intelligence et Intelligentsia en kabyle, on devrait forcément opter pour Thalla et Ath Lewnis, les princes intelligents, instruits, lettrés. En langage clérical, par ailleurs volontairement vomis par les Kabs, les Ath Lewnis seraient les gens du livre, le peuple élu.


Ath Lewnis, en tant que nom de quartier, en kabyle, a été déjà comparé, sur ce blog, à la forme derja DZ, Hay Luz (cité des amandiers) et Santa Cruz en espagnol pour l’exemple de la ville d’Oran. Voici un nouveau rapprochement tout aussi probable mais sur le registre clérical :
(Quartier) Ath Lewnis en Kabylie ~ Qarawiyin à Fès, Kaïraouane en Tunisie (cité/quartier universitaire) ~ Vatican à Rome ? Quartier Latin à Paris ? Thalla et Ath Lewnis seraient probablement porteurs de notion d’universalisme, universel (katolikos en grec, catholique), université, univers. A vérifier.


Equinoxe, outre la marque de noblesse (kng), donne aussi la constante (sédentarisme), et sur le registre religieux, la Genèse (Thalla et Ath Lewnis), Constantin (premier empereur chrétien), la knesset (assemblée en hébreu) équivalent de Ekklesia en grec, église, et le terme kab tha-knisya (griotte, cerisier), les toponymes Constantine, Constantinople des Byzantins (peseurs ?), Stamboul ou Istanbul, etc.


Cependant, le plus intéressant pour nous, concernant toujours Thalla + Ath Lewnis, c’est plutôt un personnage de la Renaissance : Léon l’Africain, le Peseur, le fassi adopté par les princes (puis papes) florentins. Cette piste sera étudiée plus tard avec beaucoup d’attention tant elle peut nous apporter des réponses concernant la chronologie officielle et les grandes découvertes (gravitation, spectre de la lumière), des lois universelles (tiens, tiens !) attribuées à Newton : on est dans Thalla et Ath Lewnis, et l’éminent Anglois ne nous échappera pas, surtout que son nom, Newton, pourrait être une version de Neptune, divinité des eaux et version romaine de Poseidon et que celui qui porte l’eau (Verseau), càd un aqueduc symbolise on ne peut mieux la gravitation !


On devine l’ombre de l’immense Egypte ancienne derrière tout ça... Tenez, avant de boucler ce billet, intéressons-nous au grand arc du solstice d’été des Ath H’medh avec comme patronymes dominants ZR. Qui sont ces Ath H’medh sur l’échiquier égyptien ? Les Fatimides, partis de Kabylie et conquérants du Caire tout simplement. Dynastie des Fatimides, comme les Ziri fondateurs d’Alger. Les preuves et les explications viendront sans la prochaine partie.


A suivre...

samedi 8 juillet 2017

Les Anciens Grecs

Le Prince d’Ighil Nezman. 
Partie 1 – Les Anciens Grecs.

L’ingéniosité de la toponymie et de l’organisation sociopolitique et du patrimoine immatériel du Pays Kabyle est un trésor qui comble largement le manque de richesse matérielle de cette contrée méditerranéenne toute de chemins qui montent et de collines oubliées.
Aujourd’hui, le mythique Ighil Nezman, né de la plume de feu Dda Lmuludh Feraoun, va prendre forme sous un autre nom pour incarner la réalité kabyle. Il s’agit, ni plus ni moins, d’un village exemplaire, ou d’un village modèle – le premier exemple en la matière -, qui servira à expliquer la toponymue kabyle, ainsi que l’organisation sociopolitique, administrative et territoriale en Kabylie.


IGHIL NEZMAN 2.O
Des Ighil (coteau, coudée, etc.), il en existe plusieurs, mais c’est sans doute le moins connu et le plus petit des Ighil qui va nous servir de modèle numéro 1. Voici un abrégé de sa « fiche technique » :
Ighil Mimoun : thaddarth (village, unité politique et territoriale de base) avec sa thajmayth-assemblée à vocation politique (administration) ;
Composé de 3 adhrum (idherman au pl.) « quartiers/clans » (de haut en bas) et répartition des patronymes par adhrum (première lettre, syllabe), chaque adhrum devant avoir sa thajmayth-agora á vocation sociale (forum) :
Ath H’medh :  Z (ZD, ZN, ZR) + Y (YB), T (TJ) ?
Ath Lewnis : F (FD, FG ou FR ?), T (TB, TL, TM, TW)
Ath H’fidh : Y (YS, YK), Z (ZH, ZM)
Autre nom de lieu vital pour ce village : Thalla Dwalla, source partageée avec le (grand) village voisin Ath Yidhir, le nom de cette source évoque le nom même de cette région, Aarch (commune) des Ath Dwalla.
Autre (grand) village limitrophe : Thaddarth Ou’Fella (équivalent présumé en grec ancien : Philadelphia).


GERMAINS
Je pense que nous sommes bien placés avec ce modèle kabyle réel pour expliquer clairement le sens du terme « germain » qui a d’ailleurs donnée son nom à tout un pays : l’Allemagne (Germania). Adhrum ou idherman au pluriel en kabyle sont ces germains et Germains (Allemands), une entité sociale de familles proches mais non unis entre eux en Etat (thaddart), un groupe social avec une agora mais sans assemblée ou autre institution politique. Les peuples germains, kabylement parlant, sont des groupes de personnes proches (peuples) sans Etat, il ne s’agit pas forcément d’une particularité allemande comme le veut la version romaine (et catholique). Le nom slave donné aux Germains (Allemands), soit Nemets (Nemec) laisse penser à un indice de… Muet (némoï en russe), chose logique pour un groupe de gens sans assemblée, donc sans voix.
Avez-vous déjà deviné la version grecque ancienne de ce que l’on vient de dire et du terme germains notamment ? Ces germains muets ou sans voix (car sans assemblée/Etat) seraient très probablement les… Barbares, terme péjoratif pour les différencier des Grecs qui, eux, étaient des civilisés. Sur le système de coordonnées kabyles, ça donne ce qui suit :
Idherman (adhrum au singulier) seraient ces Germains et Barbares tant qu’ils n’ont pas évolué pour former une union, un village avec son assemblée (thaddarth en kab). Les Civilisés sont… des Villageois, ceux qui sont réunis en village-Etat comme c’est le cas de thaddarth (village) en kabyle. Ce dernier serait lié au Delta ou daleth en phénicien, mais aussi avec hadhara (civilisation) en masri-arabe. Bref, adhrum lui seul est « germain/barbare », plusieurs adhrum (idherman « germains/barbares ») réunis  village-Etat (thaddarth), c’est la Civilisation. Par opposition au Barbare (Germain), le Grec ancien (Romain) est un villageois (ou citadin), un civilisé avec une civilité, un citoyen tout simplement.

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LES ANCIENS GRECS
Les anciens Grecs ? Tout bonnement des anciens villageois ou citadins. Autrement dit, les citoyens de la ville ancienne. Par exemple, les citoyens d’Utique (Utica signifierait « colonie » en phénicien et « ville ancienne » par opposition à Carthage « ville nouvelle »). Les anciens Grecs ou anciens villageois/citadins/citoyens, seraient les citoyens des anciennes cités/colonies, càd… des colons.
Mais pas forcément des colons uniquement. Notre village modèle kab nous offre un patronyme asse évocateur justement : Tidjani sans doute de TJ de idtij (soleil), comme le punique Utica (colonie, ancienne ville), donc Utique = Heliopolis en grec = Antiquité ? Eh bien, ce patronyme Tidjani serait Antiquaire, Grec ancien, colon.
Voila une explication rationnelle des termes « germains, barbares, civilisés » et des anciens Grecs grâce au modèle civilisationnel kabyle, qui ne dénigre personne, au contraire des versions occidentale et orientale dominantes. 

N:B : Il n'est pas exclu que Tidjani soit... un Carthaginois.
 

Vous l’aurez compris, on vient de mettre à mal intellectuellement ceux qui se réclament de l’héritage des « anciens civilisés » et qui ont le culot de traiter les Kabyles de barbares non civilisés, de Berbères et j’en passe. Pour les sourds et arrogants : c’est bien le système civilisationnel (organisation sociopolitique, territoriale, etc.) toujours vivante, et non pas celle de vos livres et de votre imaginaire avec son lot de condescendance, de mépris et de déni de la réalité méditerranéenne. 

Ce n’est qu’une toute première leçon d’un tout petit village (modèle civilisationnel) kabyle, sorti de l’anonymat pour reprendre le flambeau du fabuleux Ighil Nezman et, en toute humilité, pour expliquer notre identité et accessoirement faire tomber de leur piédestal les arrivistes qui croient être les créateurs du monde, ignorant et stigmatisant á volonté la Kabylie, mais aussi la Méditerranée authentique.

A suivre…

samedi 17 juin 2017

Démocratie divine



Rassemblement, culture et démocratie en Kabylie.

On entend dire que les « Grecs anciens ont inventé la démocratie… ». Que les « Romains ont inventé le monde (moderne … ». Que n’a-t-on pas entendu dire ! En somme, la démocratie est brevetée, le monde aussi :)) Mais au-delà des institutions, des écrits et des vielles pierres comme témoins de la parenté de ces « inventions » (d’une nation ou d’un Etat, grec et romain en l’occurrence), il devrait y avoir des indices objectifs en dehors de ce cadre officiel. Autrement dit, la Démocratie doit avoir une mémoire populaire et se manifester dans l’organisation sociopolitique, les us et traditions d’un peuple (méditerranéen).
http://a407.idata.over-blog.com/4/59/65/56/Symbolisme-Traditions/Il-toro-Api-dipinto-su-sarcofago.jpg
Il existe sur la rive sud de la Méditerranée une contrée pas comme les autres appelée la Kabylie, dont le patrimoine immatériel est très probablement le plus sous-estimé et le moins bien compris et interprété. Les gens comprennent facilement qu’un hiéroglyphe (égyptien) ancien est un élément complexe (une écriture, un alphabet) qui doit être déchiffré, ce qui a été fait par le grand Champollion ; mais à peine s’ils accepteraient de loger à la même enseigne des éléments plus simples en apparence (familiers tout simplement) comme c’est le cas pour la tradition orale kabyle, qui de plus n’est pas assortie de richesse matérielle pouvant susciter l’intérêt des « grands cerveaux officiels ». Le pire dans notre cas, c’est que les Kabyles eux-mêmes ont un regard « scientifique » étranger (influence de l’école occidentale/française et orientale) sur leur patrimoine. Le meilleur est que les Kabyles ont perpétué et sauvegardé leurs traditions méditerranéennes mieux que beaucoup de leurs voisins, et cette mémoire populaire kab a de quoi secouer les thèses officielles notamment au sujet de la démocratie…

Transcrire l’oralité (la langue) et interpréter correctement le patrimoine immatériel ne serait-ce que pour mieux les comprendre, et aussi une façon de nous mettre à pied d’égalité des nations modernes, est un chemin semé d’embûches, et la majorité a tendance à tomber dans la facilité, surtout que ces « chercheurs » sont des casseurs impatients avec des objectifs politiques surtout, ce qui ne fait que dévaloriser notre patrimoine et affaiblir notre socle identitaire. Il n’y aura, à mon sens, jamais d’écriture kabyle authentique tant que l’on n’a pas décrypté notre oralité, notre organisation sociopolitique, notre toponymie, l’histoire de notre langue et de notre patrimoine immatériel. C’est un passage obligé qui requiert une approche globale et du temps.

Il existe une tradition purement kabyle dite Thi-meshre-dt (Timechret, Timecret), qui est organisé non pas annuellement mais occasionnellement, je crois, ou bien une fois tous les 3-4 ans (à vérifier). C’est la fête du partage, de l’égalité entre les concitoyens et membre de la même communauté (village-Etat). On procède au sacrifie solennel d’un taureau (bœuf) pour consolider les liens entres les citoyens. Mais c’est le rituel de partage qui consiste le fond de cette ancienne tradition kabyle : la viande est répartie de façon plus ou moins égale en plusieurs lots (un lot par famille) sur plusieurs rangées (Photo), chaque père de famille doit préparer, sculpter sa tige de bois en cachette (avec son décor, un blason familial en qlq sorte) pour la reconnaître au moment où l’arbitre (le sage) procédera à la répartition de thi-seqarin (courtepaille), les tiges de tous les pères de famille sur les lots de viande. C’est une leçon d’égalité, de fraternité, de partage et… de démocratie. C’est une preuve même de démocratie, car, chers amis, le nom même de cette tradition kabyle est, à mon sens, on ne peut plus évocateur :
Timechret (fête du partage kab) ~ Démocratie
C’est plus qu’une hypothèse, c’est une conviction d’autant plus que notre système sociopolitique est une démocratie méditerranéenne classique. Cette tradition populaire kabyle est un aussi un artefact, une alternative à la version officielle dominante de la rive nord du Grand Bleu qui attribue exclusivement aux anciens Grecs la paternité de la démocratie.

Techniquement, ou linguistiquement si vous préférez, ce sont les affiches du féminin (Th ou T) en kabyle qui doivent être étudiés puis comparés aux formes plus familières en grec/latin (façon de comparer notre patrimoine oral à leur patrimoine écrit) pour en tirer des enseignements enrichissants pour tous. Par exemple, le Th ou T kab en préfixe équivaudrait, dans certains cas, au D grec/latin : le terme kab tha-zeqa (TZQ : résidence, habitation), que l’on a dit être un Zodiaque, va prendre la forme grecque/latine DSQ, c’est-à-dire un Disque, ce qui corrobore la thèse de zodiaque sur la forme !  
RCD. Timechret est donc Démocratie. 
Autre tradition, tha-shemlith (Tachemlit, Tacemlit) « volontariat », on l’a dit il y a des mois déjà, serait simplement un Rassemblement. La Culture, elle, tout comme le culte d’ailleurs, est tout simplement un cycle, un tour : thi-kelt « fois, tour » (synonyme avridh) ou DR de der/thadart « village » (Daleth phénicien, le terme kab idles « culture » pourrait être un « enseignement), par exemple, voire même le nombre 10 (c’est lui le cycle, fois) qui est d’ailleurs le nom taachurt (Achoura) d’une autre tradition pas exclusivement mais surtout fêtée en Kabylie. 

Là nous avons des termes kabyles authentiques et ancrés dans nos traditions pour désigner les fondements de notre société, entre autres, le Rassemblement (du peuple), la Culture et la Démocratie : tacemlit, thaacurt (thikelt ?), timecret. Comparez-les maintenant aux néologismes berbéristes du RCD (agraw-yidles-tugdut) et vous verrez le gouffre qui sépare un travail de longue haleine et le bricolage de casseurs impatients. On doit être patients en démocratie :)) Ces traditions kabyles sont des institutions, et il ne faut pas les folkloriser pour la simple raison qu’elles ne sont pas personnalisées physiquement par des monuments de vielles pierres ou des établissements bourrés de mandarins « immortels », maîtres de l’écriture et de l’histoire donc, censés incarner la suprématie des uns sur les autres. On n’a pas dit notre dernier mot, ils sont prévenus :))

Etymologiquement, démocratie viendrait du grec demos « territoire, peuple » et kratein « commander », sauf qu’en grec ancien demos découle du terme… daiesthai «  partager ». La fête du partage kabyle thi-meshret (Timecret) est bien la meilleure illustration de la démocratie méditerranéenne authentique.

Deux questions restent à élucider :
1. Le taureau sacrifié pour le rituel de timechret-démocratie serait-il un indice calendaire (signe du taureau traversé par le soleil) ?
2. Apis, le taureau sacré des anciens égyptiens serait-il un indice-passerelle menant à une probable démocratie égyptienne ancienne ?

A prochainement !

samedi 20 mai 2017

SHANGRI LA

Le spectre du boiteux et les horizons perdus des Anglois.

I have a dream : comprendre ce monde ! Petit à petit, la légende de Newton (sur la gravitation et le spectre lumineux) semble s’étioler, et le monde me semble avoir été intelligent bien avant que ne survienne l’hégémonie anglosaxonne. Commençons par un petit tour en Andalousie, avant d’aller en Kabylie, puis on filera à l’anglaise pour aller loin, très loin, au plus près de l’Himalaya!

http://www.omalayatravel.com/fr/wp-content/uploads/2016/01/shambala-644x400.jpg
ALHAMBRA-1
On ne peut pas ne pas faire un tour à Grenade, à sa majestueuse Alhambra (soi-disant de hamra « rouge » en arabe). Y a un bon moment que je soupçonne un indice de « Renaissance » dans le nom Alhambra ; voici de nouveaux probables indices : Espagnol est formellement en lien avec une grande taille, comme l’Italien l’est avec l’« étalon ». L’indice de chandelier de la Casbah (Alger, Bougie) pourrait nous indiquer un lien entre Mesbahi (celui qui porte le chandelier, càd un éclaireur ou un gardien de phare ? un illuminé ? ou celui qui ouvre les portes tel un Chambellan ?), Spahi et Espagnol, et finalement, avec le nom d’Alexandrie (le phare pour la bougie/le chandelier).
Si Séville est probablement associée à la case blanche, Grenade le serait à une case (ou caméra/chambre) rouge pour Alhambra. La seule solution qui vient pour le moment, c’est de voir en Alhambra une Chancellerie. Et donc, notre chambellan serait probablement un chancelier aussi.
Je penche pour une hypothèse à priori cohérente, surtout qu’elle corrobore notre supposition du « Faux Macédonien » (voir ancien blog), qui veut qu’il y ait une corrélation intrigante entre les conquêtes d’Alexandre Le Grand et l’épopée de ses descendants, les Ptolémée d’Egypte dont le grec ancien était la langue véhiculaire avec les conquêtes musulmanes et les califes musulmans dont l’arabe, ou plutôt le masri-arabe, était la langue véhiculaire. Je présume que le grec ancien a traduit les textes anciens de l’égyptien ancien pour les faire siens, d’abord ; puis l’arabe, bien plus tard, a traduit du grec vers l’arabe pour faire siens les textes anciens mis à jour.
L’idée, aujourd’hui, est de voir dans ce possible chambellan, chancelier et gardien du phare un gardien du temple, le gardien de la foi. Il faut juste trouver le bon parallèle, la traduction autrement dit, entre le grec ancien et l’arabe ou plutôt le masri-arabe. Cela fait un bon moment que je cherche la traduction arabe, et le personnage ou titre arabe équivalent, d’Alexandre Le Grand de Macédoine… Je pense que j’ai peut-être la bonne réponse :
Alexandre en grec alex + andros pour « protecteur des hommes » = Commandeur des croyants ou amir al-mu’minin (émir des croyants) en arabe.
Pour confirmer cette hypothèse, il faut absolument identifier la version d’origine, l’équivalent égyptien ancien calqué par le grec ancien (époque des Lagides, Ptolémée) puis par l’arabe (époque musulmane). Qui faisait office de « commandeur des croyants » (en arabe) et de « protecteur des hommes/Alexandre » (en grec ancien) ou Chambellan/Chancelier chez les Egyptiens anciens et qu’elle était leur « Alexandrie » ? Un possible candidat :
Ptah, le démiurge de Memphis, dieu des artisans et architectes et « celui qui ouvre ».


ALHAMBRA-Bis
Voici maintenant une hypothèse plus fraiche, qui ne contredit d’ailleurs pas la précédente, étalée plus haut. Alors pourquoi Alhambra est supposé être en lien avec « la rouge » en arabe ? Le plus simple est de donner une forme kabyle et une forme latine (romance) à ce nom, et à la désignation de la couleur rouge en arabe (hamra) :
HMR en masri-arabe ~ GMR en kabyle ~ CMR en latin (romanes)
Hamra, Al-Hambra en m-ar. ~ Tha-ghmarth « coin, angle, coude » en kabyle ~ Caméra « chambre » en latin (romanes)
Le kabyle est celui qui nous donne un indice capital : il y a relation entre Angle et Couleur. Le latin nous donne la Chambre. Au final, on a ça : Rouge-Angle-Chambre.  C’est peut-être pas évident pour vous, mais avec cet « angle rouge », on a là un indice de Spectre (de la lumière, ses 7 couleurs). D’autre part, axxam, akham « maison » en kab/berbère tiendrait de la même racine GhN.
Maintenant on va convoquer les glorieux boiteux pour confirmer. Mais un préalable kabyle s’impose au sujet du boiteux justement, et surprise :
S’hidhel pour « boiter, claudiquer » en kab = Spectre ;
a-kawan pour « le boiteux » en kab et en algérois = Coin (angle), Chant… et préfixe latin Con- qui, j’insiste, est dans le terme Conquérant, Conquête.
Une chose est établie, pour moi du moins :
Angle = Onde
C’est une évidence qui explique d’ailleurs les indices de chant (son) et de couleurs, qui ne sont que des ondes. On y reviendra.
Revenons à Alhambra et à son supposé chancelier, chambellan. Ce dernier, le maître d’Alhambra, serait un Conquérant. Alhambra « la rouge » serait synonyme de Conquête (quid de la Reconquista, aurait-on envie de dire !). Le plus connu des boiteux dont le nom sied comme un gant à cette histoire d’Alhambra, est un conquérant d’Asie centrale :
Tamerlan ou Timour Lang « le boiteux de fer ».
Chamberlain en anglois, chambellan en fr. seraient une autre forme de Tamerlan.
Barberousse Aroudj (le boiteux en arabe) tiendrait sa couleur rouge de son métier : capitaine (kawan « boiteux ») de navire, pirate, voire explorateur et/ou conquérant.
Ainsi va Alhambra « la rouge »…

Ce qui va suivre n’est qu’une ébauche, je pointe du doigt les premiers indices prometteurs surtout, il faudra confirmer plus tard avec une argumentation normale.


LA CITÉ MÉDIÉVALE
Rappelez-vous, dans le billet précédent, on a compris la relation entre le H kabyle/berbère + le H en masri-arabe vs le CH grec. L’idée est de partir de l’antique Thagaste, ville natale de Sain-Augustin, aujourd’hui devenue Souk Ahras. Eh bien, ce Ahras, normalement pour ahar « lion » en berbère, va prendre la forme grecque achras et la forme latin de Merci : marchandise, la merci, la miséricorde (rahma en arabe de nos jours), la grâce. Saint-Augustin n’aurait-il pas été recyclé en Sidi Abderahmane ? Un autre toponyme avec un indice de lion, LNI (Larva Nath Irathen) nous indique clairement de quel jour de marché, de la semaine il s’agit : mercredi (4ème jour, jour de Mercure), milieu de la semaine . Je vous laisse imaginer combien d’enseignements on peut en tirer ! Pour le moment, on se limitera à ça :
Mittwoch « milieu de la semaine » pour mercredi en allemand ~ …Ath-Mesbah (chandelier) en toponymie kabyle, Casbah (cite medieval) en nordaf
Je sais que ces mots de langues différentes ne peuvent être comparés, néanmoins je suis persuadé qu’ils contiennent une image commune : le Chandelier, le lion aussi (Sbaa, 7), et comme on l’a dit dans les billets précédents, chandelier rime avec Alexandrie (phare). Voilà quelle étrange comparaison j’ai décidé de partage avec vous et ce dans un but précis que voici :
La Cité Médiévale (ex. Casbah nordafe) ne signifie pas obligatoirement que c’est une cité qui date de l’époque médiévale mais avant tout ceci (et d’ailleurs ce concept dit concept grec est connu de tous) :

 
Cité Médiévale (Casbah) nordafe ~ Cité-État en grec

La ville natale d’un autre célèbre enfant du pays, Apulée, en l’occurrence Mdaourouch en chawi (berbère) ou Madaure pourrait être justement par son nom une Cité-État (antique), une cité médiévale (casbah) version antique. C’est pour vous dire que l’État ou les cités-États ont toujours existé chez nous. Et puis, (cité) Médiévale ne vous dit rien d’étatique ? Bien sûr qu’il faut vérifier, mais je ne serais point étonné qu’un lien soit établi entre Médiévale et Dewla (État) en masri-arabe, et il est évident que nos toponymes attestent exactement le contraire de ce que disent les parvenus d’horizons différents qui veulent nous faire croire que ce sont eux, qui de son désert, qui de son marais, nous ont apporté la notion d’État. No way, folks ! Rien que nos toponymes suffisent pour battre en brèche votre édifice d’inepties historiques. (Larvaa n’) Ath Dwala serait peut-être une autre forme de « cité médiévale » ou de Cité-État ; mais l’exemple le plus éloquent est celui de Larvaa Nath Irathen (LNI) pou attester la Cité-État, voire la Nation en Kabylie, d’ailleurs LNI aurait traduit, je penses, en Fort-National par les Français après la prise de ce bastion suite à la bataille d’Icheriden en 1857. Il est quasi sûr que l’indice de « lion » et du « quatrième jour, milieu de la semaine, mercredi » est la marque de la « cité médiévale » nordafe au sens de Cité-État, donc un centre administratif. LNI, Larvaa Nath Dwala, Souk Ahras, Larba Sidi Moussa par ex., ou l’antique Thagaste, voire Madaure sont des exemples pertinents en la matière.


SHANGRI LA
Revenons aux Anglois, va ! On sait maintenant que Angle = Onde et Boiter = Spectre, et l’on comprend que la légende de Newton tombera à l’eau un jour ou l’autre, à Grenade précisément. Il y a une autre légende inventée par un (autre) Anglois : Shangri-La, inspiré du mythe hindo-bouddhiste Shambhalla, Shamballa. 


Attachez vos ceintures maintenant !
Le rêve américain n’est pas isolé en la matière, il y aurait eu toujours des rêves d’un monde meilleur, d’un âge d’or depuis les temps anciens.  Shangri Li, nom inventé et inspiré de Shambhalla est pourtant très proche de nous…


Shambhalla hindo-bouddhiste ~ Andaluz (l’âge d’or) chez les musulmans, les arabes-musulmans ;
 

Shambhalla serait une forme comparable à… Alexandrie (Iskandariya en masri-arabe) de l’Egypte des Lumières, l’Egypte grecque Ptolémaïque (Alexandrie qu’on a rapprochée de Andaluz) ;
 

Shambhalla serait aussi comparable à… Stamboul/Istanbul (ex. Constantinople de Byzance).
 

Un pays mythique devenu réalité à l’âge d’or de certaines civilisations. Mais le plus curieux est que certains linguistes affirment que Stamboul/Istanbul avait, à un certain moment de son histoire, pris le nom de Islam-Bul en turc « Islam en abondance », peut-être pour « Lumières en abondance » pour l’âge d’or, comme pour l’âge de la Renaissance. Si cette hypothèse d’Istanbul=IslamBul est vraie, cela voudrait dire que le terme « Islam » serait exclusivement un terme de Renaissance, de l’Âge d’or (un indice de temps, d’une époque), ou peut-être même un Pays mythique (comme Shamballa, Andaluz), un rêve d’un horizon (monde, âge) meilleur. Mais pourquoi alors seuls les obscurantistes les plus tordus s’en revendiquent ? Peut-être que les Anglois, avec leurs Horizons perdus, ont une réponse…

A prochainement ! 

jeudi 18 mai 2017

AQUARIUS

Le kabyle rationnel.

Nous allons revenir à une figure supposée historique (emblématique en tout cas !), déjà abordée sur ce blog l’année dernière (lire « La chute de Grenade », Hassan El-Wazzan dit Léon l’Africain en l’occurrence, et naturellement vers notre indice de « lion » dans les toponymes. Ce que nous allons découvrir est tout sauf fantaisiste…

https://navgrahmandir.com/wp-content/uploads/2015/01/aquarius-zodiac-sign-graphic.jpg
Préambule
Une petite mise au point… et au pas s’impose avant d’aller plus loin. Pas plus loin qu’hier, je suis tombé sur un article d’un bloggeur algérien, pourtant pas kabylophobe, qui nous ressert les mêmes salades, les mêmes clichés avec une affirmation aussi prétentieuse que ridicule : « … la langue kabyle a beaucoup emprunté à l’arabe… ». Non, ces interférences témoignent plutôt d’autre chose : un tiers, une 3ème langue-source (le punique ? ou punique + égyptien ancien ?) à servi à alimenter ces deux langues différentes (kabyle vs derija/arabe nordaf) sur un même espace, d’où ce lexique partagé ; seulement, l’arabe ou plutôt le masri-arabe, grâce à l’écriture, a enregistré ce vocabulaire, tandis que le kabyle, confiné à l’oralité, n’a pas déposé de « demande d’enregistrement de droits d’auteur ». Ce qui fait qu’aujourd’hui les locuteurs de la derija (arabe dialectal nordaf) et/ou du masri-arabe (une langue très jeune) pensent vraiment que leur langue est une langue source et que le kabyle lui aurait beaucoup emprunté (la belle blague !). 

La dernière fois que le kabyle a emprunté massivement, c’était durant les 100+ ans de colonisation française, lorsque la Kabylie fut sous domination d’une nation plus forte, plus avancée sur tous les plans, tout simplement plus moderne. Et c’est surtout le lexique de cette modernité que le kabyle a emprunté au français. Maintenant posez-vous la question : les voisins « arabes » ont-ils un jour occupé durablement la Kabylie et ont-ils été plus en avance que nous ? Non, bien sûr. Et cela veut dire qu’un emprunt massif du kabyle à leur langue est impossible, car les échanges commerciaux ne suffisent pas. Le seul sentier où ils ont réussi, ce fut sur le terrain religieux, mais ce lexique liturgique ne sert à rien dans la vie quotidienne et le kabyle n’a pas été véritablement altéré par le masri-arabe. Et dernière chose : à chaque interférence (ex. un terme commun entre le kab vs masri-arabe), il faut chercher un tiers, c’est la règle. Une petite démonstration dans ce billet justement.

Enoncé :
Hassan El-Wazzan (Le peseur) dit Léon l’Africain ;
Indice de « lion » (ahar, ired) dans les toponymes nordafs : LNI (Larvaa Nath Irathen) ex. Fort-National en Kabylie, Souk Ahras (antique Thagaste) à l’Est, Oran-Wahran et Tiaret-Tihert à l’Ouest ;
izem « lion » en kabyle est isolé, il ne se retrouve nulle part ailleurs dans les langues dites « berbères ».  

 
LE PESEUR
De qui el-wazzan ou el-wazzani (peseur) est-il vraiment le nom ? Nom de peseur, bien entendu, mais la liste est bien plus longue qu’on ne le croit :)) Il suffit de transcrire autrement les sons et ce nom pour le comprendre, et en la matière, l’alphabet latin est le plus efficace. Il faut en plus raisonner en d’autres termes, replacer ce terme dans d’autres contextes pour mieux le comprendre et l’interpréter.
Une interprétation logique s’impose à la lecture de ce nom de peseur El-Wazzan, et du WZN (peseur, peser, poids) en masri-arabe mais en kab également :
WZ-N de « poids, peseur, peser » ~ Raison de Ratio, razo « calcul, compte » en latin.
Ainsi, iredh (lion) des Irathen (LNI) va pouvoir être expliqué par ce Ratio latin, une excellente chose pour expliquer ultérieurement le nom de LNI ex. Fort-National.
Deux autres interprétations tout aussi logiques s’imposent :
WZN de wazzan (peseur) ~ Puissant ;
WZN de wazzan (peseur) ~ Visionnaire, voire prophète, témoin.
Ce peseur rationnel, visionnaire et puissant est personnifié… dans l’imaginaire kabyle, dans les mythes kabyles : amghar azemini (litter. « vieux sage ») un grand oracle en qlq sorte qui a solution à toute solution inextricable. El-Wazzan (le peseur) en masri-arabe serait comparable à azemni en kabyle. ZM de force/puissance (zmer) et de lion (izem) me confortent dans cette idée.


Pour ne rien vous cacher, je pense que cette histoire de « peseur » cacherait les mythes de divinités égyptiennes anciennes, notamment les peseurs Anubis et surtout Osiris. Ce sont eux qui me permettront de détrôner… Isaac Newton pour la loi universelle de la gravitation et son prisme. Là il s’agit de faire apparaître Osiris de façon argumentée, car je comprends déjà que ce peseur El Wazzani serait une forme récente de… César, lui-même une forme recyclée d’un nom égyptien plus ancien, Osiris (WSJR en ancien égyptien). 


LE LION
Le lion, c’est le temps, le jour. Tout de sagesse et de sainteté. Et sagesse est lumière. La racine de notre peseur /WZ/ se devine non pas en masri-arabe mais en kabyle : ’as, was « jour (jour lumineux)», son équivalent grec serait phos « lumière » (tha-fath en kab), et serait probablement dans le nom d’Osiris. Pour dézinguer définitivement les pourfendeurs de notre langue, disons que leur Youm « jour » n’est rien d’autre que leur forme (sémitique) de… Léo, Lion ; idem leur nahar « jour », nahr « fleuve navigable » comparé au NHR « conduire, guider » (soug en derja dz) indiquerait plus un « guidon », mais aussi un jour précis, le jour du marché. Mais ce sont les « immortels » qui nous intéressent le plus intellectuellement vu leur manque d’humilité et leur empressement à crier sur tous les toits qu’ils ont créé le monde, excusez du peu ))
Qui est notre peseur el-wazzan ? Que serait devenu Osiris avec le temps, dans la version moyen-orientale et européenne ? Vous l’aurez sans doute vu à sur votre gazette )) Et ce peseur est plus que saint, il est angélique (ange a été introduit en grec par Apulée de Madaure) :
 

El-Wazzan (le peseur) ~ Aquarius (Verseau)

Osiris a pris d’autres noms avec le temps, notamment César. Mais qui est cet Aquarius ? Tout simplement un autre César, son concurrent même :
 

Aquarius (verseau) en latin ~ Christos en grec
 

C'est-à-dire le Christ !
 

Ahras dans le nom actuel de la ville de Saint-Augustin, Souk Ahras, est notre équivalent du grec Christos ; par ailleurs Ahras pourrait être un indice de Char, carrosse. Le /HR-N/ nhar « conduire, guider » en kabyle ou même nahar « jour » en masri-arabe serait l’équivalent de /XR-N/ ou Chronos en grec pour chronologie. 

L’astrologie, c’est du divertissement, mais l’astronomie pourrait nous permettre de dater toute cette histoire, à commencer par le mythe d’Osiris. Chose intéressante, le Lion est l’opposé de ce Verseau, et ce n’est pas un hasard. Récap de cette opposition à travers les siècles et différentes cultures :




Aquarius (Verseau)
Lion
Christ
Antéchrist (anti-Christ chez certains), ou César ?
 Osiris
Crue du Nil = nouvel an égyptien
Char ?
Seth
Canicule : grand chien d’Orion
Anzar – dieu des eaux douces, mythe fondateur kab/berbère
Ange ?
Sécheresse : Canicule ? Ajrad (sauterelles) comme Banu-Hilal (voire Peuples de la mer des Egyptiens anciens) ? Sarrasin ?
Août ?
Mois auguste, angélique/saint ? St.Augustin ?
Juillet ?
Mois de canicule ? Jules César ?
 Osiris
Seth
?
Assad « lion » en masri-arabe


Si Osiris est lié à la Résurrection, notre peseur médiéval El-Wazzan dit Léon l’Africain porterait un indice de la Renaissance, époque à laquelle ce personnage aurait vécu, probablement un esprit rationnel, un homme universel. On reviendra sur tous ces indices (calendaires et de calcul surtout) ultérieurement, l’essentiel pour aujourd’hui a été fait : c’est bien le kabyle, langue rationnelle dans l’humilité, qui explique ce qu’une certaine langue prétentieuse, ou plutôt ses locuteurs bernés par la propagande de leur « clergé », prétend avoir inventé alors que c’est totalement faux, leur œuvre se résumant surtout à la traduction dans le but de s’approprier ce qu’ils n’arrivent pas expliquer et encore moins à comprendre, surtout pour ce qui est de l’héritage de l’immense Egypte ancienne. Je l’ai dit il y a longtemps : c’est Osiris la superstar :))

A prochainement !