La Théorie (kabyle) de l'Atome du Temps
Il peut être beau, et parfois même sale.Il est bon lorsqu'il est bon vieux. Y en a qui courent après lui, et y en a même qui ont le culot de courir contre lui :) Parfois il faut le laisser tranquille, lui-même a besoin de soi, histoire de prendre du recul. Il n'attend pas. Il passe, il presse. Il nous est compté mais jamais conté, et pourtant c'est nous qui le comptons et nous interrogeons sans cesse sur sa nature : mais qu'est ce que le Temps ? Le temps existe-t-il vraiment ou est-ce une illusion ? On a, sur ce blog, dans le billet Cyborg, fait une première tentative d'expliquer le temps qui nous a conduit à conclure que le temps serait peut-être une "intelligence artificielle (assistée)", une sorte de Saint-Esprit, un cadre, un filet pour capter le temps, une grille (imaginaire) ou tout simplement un cadran gradué, càd une horloge ou une montre qui permet à l'homme de donner un sens ou une logique humaine - un début et une fin, une cause et une conséquence - à sa vie, à son entourage, à son univers. Le temps est un impératif, une condition sine qua non imposée par le cerveau et son sens de l'organisation pour que l'idée prenne une forme, l'imaginaire devienne réalité et la civilisation humaine puisse exister. Sans cette "boussole du temps", l'homme ne pourrait s'orienter et orienter, avoir une histoire (chronologie) et donc une personnalité, diriger et rester ainsi maître de son destin et de son milieu ; son cerveau maître de son corps et de ses sens...
Nous allons effectuer une autre tentative pour comprendre ce qu'est le temps pour l'homme à la lumière des derniers développements relatifs à Thagaste, notamment du billet précédent. Et il n'est pas question, pour moi du moins, de croire aux théories de temps "cyclique" ou "constant" ; perso, j'opterais pour des idées constantes dans le temps pour ne pas dire une intelligence éternelle. Pour faire simple, une idée géniale qui a pris la forme d'une pyramide ou d'un texte religieux dans l'Egypte antique il y a des milliers d'années aurait pu "renaître" ailleurs dans un autre lieu et à un autre temps, par exemple en Italie à l'époque de la Renaissance ou en Europe du début du 20-ème siècle. L'image ci-dessus de "L'homme de Vitruve" du génie italien Leonardo Da Vinci (allez, Dda Vinci en kab :)) en est l'illustration parfaite. L'homme, le carré et le cercle - voilà l'idée constante "immortelle". Elle a existé bien avant Léonard de Vinci, en Egypte ancienne, il y a des milliers d'années :
C'est NIWT, l'hiéroglyphe d'urbanisme "plan, cité, ville", une croix (carré ?) dans un cercle (roue), un symbole assez proche du Thet phénicien, mais aussi de L'homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Celle idée a survécu à Léonard de Vinci en allant trouver refuge dans la caboche d'un autre génie, d'un grand esprit : Albert Einstein, l'auteur de la géniale formule E = mc2. La vitesse (ici vitesse de la lumière dans le vide) au carré c2 ne serait rien d'autre que la croix dans un cercle des anciens Égyptiens et L'homme de Vitruve de Léonard de Vinci. C'est donc une même idée reproduite sous des formes différentes à des époques très éloignées et à dans des espaces différents. Maintenant qu'on a une idée de l'idée (éternelle), passons au temps !
Nous allons, si vous le permettez, mettre des illustrations en abondance pour faciliter la tâche à tout le monde, à vous comme à moi. Bien. Avant de passer aux choses fondamentales, voyons un aspect pratique, un exemple concret de temps "appliqué" qui régit le quotidien de l'humanité. Souvenez-vous, dans le billet précédent, j'avais évoqué l'expérience (des hémisphères tirés par des chevaux) de Magdebourg visant à démontrer l'existence du vide et de la pression atmosphérique.
D'abord, on peut transposer cette expérience chacun dans sa caboche pour les 2 hémisphères du cerveau :) (On verra ça à une autre occasion). Ensuite, et là il faut être pratique comme un Anglois, appliquer cette expérience à notre planète avec ses deux pôles, ses deux hémisphères : la jonction à vide des deux hémisphères, le vide démontré durant cette expérience à Magdebourg est tout simplement la ligne imaginaire ou le zéro de référence que les Anglois, alors maîtres du monde, ont dessiné sur la carte de la Terre : c'est le méridien de Greenwich, la ligne (imaginaire) 0. On compte le temps désormais par rapport à ce méridien anglois, Greenwich time, sir :) Perso, je suis persuadé que ce "méridien 0" aurait existé bien avant le triomphe des perfides :)) On retiendra donc cette ligne imaginaire.
L'homme a toujours mis son monde à son échelle, par exemple en divisant le temps pour le calculer, le quantifier. Regardez cette image, déjà publiée dans le billet précédent, qui met en scène l'extraction traditionnelle de l'huile d'olive en Kabyle (ou ailleurs en Méditerranée, peu importe), avec la roue, le mulet (ce n'est pas un cheval !). Par quelle image urbaine moderne peut-on remplacer l'image rurale ci-dessus ? Un calendrier ! Les calendes pourraient être tout simplement la bête de somme qui fait marcher le pressoir à olive, càd que a-sardhun "mulet" en kab peut-être aussi appliqué à la notion de "calendrier". Enfin bon, on retiendra ici la pressurisation.
Ce que vous voyez sur l'image du double-feuille noir et blanc ci-dessus serait un bon moyen de comprendre et voire même de situer le temps.
De gauche à droite, le feuille noircie est le Passé, la feuille blanche, vierge est le Futur, et les deux sont étroitement attachées par la ligne du milieu, une ligne imaginaire (comme le greenwitch), un vide (comme pour l'expérience de Magdebourg). NB : L'hymen qui différencie la vierge (futur) de la consommée (noircie, passé) serait aussi une bonne illustration de cette ligne imaginaire. Le passé et le futur sont collés sous vide. Et cette ligne vide et imaginaire du milieu s'appelle le Présent, la réalité, la vie ou l'âge (d'un homme), la civilisation (pour l'humanité). C'est qu'étymologiquement la notion de Présent serait liée à Pression (c'est Ahras de Thagaste pour le cas du kabyle). Cette ligne imaginaire parait bel et bien réelle à l'homme, et il la désigna par le terme Temps.
On va reproduire cette image à plus grande échelle et sous d'autres formes pour mieux comprendre cette ligne imaginaire du milieu qui constitue pourtant notre réalité. Notre théorie du Temps n'est d'ailleurs valable que pour l'homme vivant sur Terre. Cette ligne imaginaire qui sépare le passé du futur et qui constitue donc notre présent, est peut-être tout simplement notre sommeil, une façon de délimiter le jour précédent du suivant, un passage obligé qui nous permet de ressentir le Temps qui rythme notre vie. Le temps ou ce passage pourrait être comparé au sas d'entre les wagons d'un train (calendrier) avec une tête (la locomotive motrice) mais sans queue (nombre infini de wagons charriés) se trouvant en perpétuel mouvement : on passe d'un wagon à un autre, en allant uniquement dans un seul sens, celui du mouvement vers la tête du train, comme on passe d'un jour à un autre, et le sas flexible en accordéon entre les voitures est cette ligne de "démarcation", le passage obligé qui cimente le passé et le futur, le moment de notre sommeil (la nuit normalement). Ce passage obligé est comme le joint de dilatation du maçon (pas forcément portugais), flexible comme une résine de caoutchouc qui sert à amortir et à éviter les chocs, ici entre la plaque du passé et celle du futur, sans ce joint flexible du temps (le sommeil), l'homme serait alors soumis à des chocs et secousses temporelles (calendaires). C'est du pneumatique, et hasard des choses, le grec pneumo "souffler, respiration" est très proche de noum "sommeil" en masri/arabe,voire même de tha-noumi "habitude, qlq chose de régulier et normal" en kab. Au final, le temps est vécu en compression (contraction) le jour durant la phase active, et en dilatation (détente) la nuit durant la phase passive de sommeil. Le temps serait-il pas un effet de la gravitation ?
Here we are ! Voici maintenant le pourquoi de la désignation "kabyle" de cette théorie de l'atome du temps en version naïve. En kabyle, il est très clair que c'est la racine LM qui serait notre argument :
ilem "vide, vacuum", ce n'est pas tout à fait "zéro" ;
alemas "milieu, moyen"
LM du temps : almi "jusqu'à", melmi "quand".
Cette racine kabyle LM pourrait avoir une relation avec anima "âme" en latin et surtout avec la notion d'élément. L'homme a toujours fait usage de son cerveau pour ramener le monde et les choses à son échelle. Il a divisé le temps (siècle, année, mois, semaine, jour, heure, minute, seconde) mais à son échelle humaine. Si le Temps est si insaisissable pour l'homme, c'est qu'il est tout simplement trop petit à notre échelle, c'est une particule élémentaire insécable car souple (flexible) comme le joint donné en exemple plus haut, et impossible à observer, du moins pour le moment, de la même manière que pour la matière : jadis c'était l'atome, aujourd'hui on croit que c'est le quark mais de quoi sera fait demain, aucun physicien ne peut le dire. La théorie (kabyle) du temps consiste à dire que cette particule élémentaire, disons "l'atome du temps" à l'ancienne, existerait bel et bien, c'est peut-être un "atome furtif" ou un "électron libre" dans la nature ou dans notre cerveau que l'homme pourra un jour observer s'il arrive à s'en donner les moyens, à savoir une intelligence assistée fonctionnant à une vitesse vertigineuse, à la vitesse de la lumière tout simplement. Au final, cette théorie veut que cette particule élémentaire du temps soit un diamant du temps - ALMAZ "diamant" en russe, comme diamant en fr., est issu du grec adamas "indomptable" qui n'est pas sans rappeler alemas "milieu" en kabyle évoqué plus haut - une constante, un diamant limpide mais aussi flexible (libre) : le diamant brillant qui anime le cerveau et l'intelligence humaine, l'âme tout simplement.
Il faut tout simplement souligner que l'homme a domestiqué le temps même s'il ne l'a pas complètement dompté. Un peu comme le chat :) Le temps vit donc avec l'homme, et l'inverse est vrai. L'image ci-dessus donne un gros plan plus explicite de la ligne imaginaire (et vide du présent qui relie le passé au futur) évoquée dans l'image du double-feuille noir et blanc plus haut. C'est le domaine visible pour l'oeil humain, le spectre visible. Les couleurs que notre oeil reconnaît. Cette image en appelle à une autre que voici :
Oui, la Pyramide est une altération de Per-Ankh "maison de vie", l'E = mc2des anciens Égyptiens ; la Pyramide serait comme un Prisme comme on l'a déjà avancé sur l'ancien blog. Le grec Khroma/Chroma "couleur", le russe Khram "temple", le kabyle/berbère axxam/akham "maison, foyer" et ahram "les pyramides" en masri/arabes vont s'aligner sur Pyramide. Per-Ankh "la maison de vie", c'est aussi le Présent, la maison de vue (domaine de vision) et la maison du temps (une horloge ?). De quel côté se trouverait le futur, IR ou UV, ça reste à déterminer.
Une autre comparaison pour rendre notre théorie plus simple à baliser : l'habitabilité des planètes. La Terre est habitable car elle est bien placée dans le système solaire.La zone habitable de la planète est comme le présent, la ligne imaginaire sou vide évoqués plus haut pour le temps et la maison de vie, le domaine de vue du paragraphe précédent. La flèche du temps, le sens du vecteur temps qui "coule", comme celui de la vitesse, devrait être dirigé dans le sens de la gravitation, càd du soleil. Ces comparaisons nous permettront peut-être un jour de saisir le fond du diamant du temps, de définir le temps à défaut de l'observer. Il est insaisissable le temps, un vrai Dalton :)
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vendredi 11 décembre 2015
jeudi 10 décembre 2015
Civilisation
Thagaste, Les Métamorphoses
Mais quelle est cette impulsion qui fait que tous les enfants du monde éprouvent un malin plaisir à sauter dans les flaques d’eau ?! Le désir de marcher sur l’eau comme un certain personnage (imaginaire) ? Peut-être est-ce là un vieux rêve de l’humanité de sonder les fonds aquatiques tout aussi vieux que celui de voler dans les airs ? Je n’ai pas de réponse à cette question. Sauf que… Sauf qu’un parallèle s’impose de lui-même si l’on regarde la photo-ci-dessous, et c’est peut-être cette vielle tradition de fouloirs qui fait que les gamins adorent patauger dans la boue. En Kabylie, après thiwizi de récolte, c’est le foulage des olives par les femmes surtout, des dames danseuses, et leurs enfants avant d’envoyer cette masse au moulin à huile traditionnel (jadis) ou au presse mécanique de la région (plus efficace) pour en extraire de l’huile d’olive vierge., les noyaux broyés ou le grignon, quant à lui, servait de "charbon" (combustible). Le procédé est grosso modo le même pour l’extraction du vin. Le saut dans les flaques ne serait-il pas aussi le désir d'accomplir un miracle, de transformer l'eau en vin et de changer le monde ?
Nous allons effectuer un deuxième voyage à Thagaste, aujourd'hui Souk Ahras, la patrie de St-Augustin d'Hippone (Annaba de nos jours), l'un des quatre pères de l'église. Merci de jeter un coup d'oeil au récent billet relatif au premier voyage à Thagaste "Le cirque d'Augustin". Et ce que nous allons découvrir risque de vous surprendre...
On a déduit de notre premier voyage à Thagaste que le nom Augustin peut avoir un lieu avec un personnage de la mythologie kabyle : waghzen "l'ogre", et qu'il est probablement question de ighes "os, noyau, pépin" en kab dans Thagaste et Augustin. Où est allé se nicher le toponyme Thagaste, ou bien le nom Augustin après les bouleversements subis par notre pays à travers les siècles ? En voici un toponyme moderne en Kabylie qui possède, hélas, une consonance "arabe" (à cause du h intrus) et qui se prête à ce jeu de remplacement de Thagaste, Augustin :
Hasnaoua, issu du plur. i-hesnawen qui serait igheznawen ou waghezniwen "les ogres"
(GZ ou GhS antique altéré en HS)
Le maître El-Hasnaoui est un vrai waghzen "ogre"!, et un Augustin ?
Les noms, patronymes et toponymes avec HCN ou HSN comme Ahcène, Belahcène, Ath Lahcen, voire même Hocine, Ath Lhoucine des temps modernes vont s'apparenter à Augustin et Thagaste des temps anciens. On y reviendra le moment venu.
Il se trouve que le nom Thagaste pourrait aussi avoir un lien avec le terme kabyle moderne fxes, fekhes "écraser, éclater" (une baie, un fruit), et c'est d'autant plus probable lorsqu'on comprend que l'autre nom de cette ville, Souk Ahras, plus exactement Ahras, va dans le même sens. Il serait en effet plus simple de faire le lien entre Ahras de Souk Ahras (ex.Thagaste) avec le verbe heres "pulvériser, broyer, transformer en purée ou concentrer" en kabyle - verbe peut-être en lien avec la racine RZ de rez "casser, concasser" en kab - et la fameuse Harissa, très prisée à l'Est surtout à Annaba (Hippone) et en Tunisie ! Et je parie que la "harissa" en viniculture serait Jerez (Xerès) en Andalousie ! Et le plus important dans cette histoire, c'est la terminologie de l'industrie de transformation : Ahras, harissa qui prendrait le sens de "concentré", Jerez...et kérosène treme récent issu de keros "cire", nous dit-on, mais moi j'y vois le char, carrose, donc la roue mais aussi la course et...a-kerrush "le chêne" en kabyle (quercus en latin) : on tient la piste du conte kabyle "Le chêne de l'ogre" qui serait à comparer à L'olivier de St-Augustin d'une certaine façon, comme on l'a signalé dans le billet "Le cirque d'Augustin".
Et ce qui a été appelé transformation (alchimie artisanale, industrielle) plus haut serait simplement la Métamorphose dans le contexte de l'ogre (waghzen "l'ogre" en kabyle est un dandy aux multiples facettes, une façade Jekyll et une âme Hyde), du chêne et des bois en général, voire aussi des marais (fermentation). Et l'oeuvre d'un autre enfant du pays, Apulée de Madaure, sur les métamorphoses pourrait nous renvoyer aux notions de meule, moulin presse ou tout simplement la transformation du mouvement, et qui sait, l'âne d'or de Lucius qui raconte le moulin à sang, c'est aussi l'âne tout simplement qui tourne la meule du pressoir, et c'est tout simplement la notion de pompe, et véritablement, l'âne aurait du coeur, une pompe : en kabyle a-ghyul "âne" ne contient-il pas ul, ur "coeur" ? Et ça serait valable pour toute bête de somme, en tout cas on comprend aisément que a-serdhun "mulet, mule" serait en lien avec th-issir-th (tisirt) "meule, moulin" en kabyle.
Et je vous le dis, Ahras possède un lien avec l'anglois Heart "coeur" :)
Nous savons maintenant qulles notions rationnelles chercher dans Thagaste, Souk Ahras et Augustin. A quelle ville peut-on comparer Thagaste (Souk Ahras) ? Exact, à Magdebourg pour l'experience des hémisphères de Magdebourg pour démontrer l'existence du vide et la notion de pression de l'air. C'est peut-être une histoire vraie, peut-être une légende. Pourquoi une légende ? Eh bien, à cause de l'animal, du cheval. Un peu comme pour l'origine du mot "kabyle" d'ailleurs, le lien avec le cheval est plausible et avec la cheville aussi. Voici une chose ingénieuse :
Ahras ~ Presse, pression ~ a-gurzi "talon" en kab moderne
Le HR antique serait devenu GR (g aspiré en kab) et aurait PR comme équivalent en latin.
Ce qui veut dire que Thagaste (Souk Ahras) aurait pu aussi être un lieu d'impression, avoir par exemple une imprimerie notoirement connue. Le talon (a-gurzi) pourrait être aussi un sceau, un cachet, une signature (empreinte), etc.
Vous savez, et je l'ai dit il y a longtemps sur l'ancien blog, l'étrange histoire du cheval devrait avoir une explication, et la voici : SRD en kabyle de aserdhun "mule" serait lié au meule, au moulin (et la transformation d'une manière générale), sardin "poisson" en kab est certes proche de la sardine en romanes, mais son sens serait tout autre, c'est celui que vous voyez sur l'image : le signe des Poissons (astrologie) qui, d'abord, rappelle étrangement les deux hémisphères de Magdebourg et, ensuite, ferait référence non pas au poisson mais aux huîtres, moules, coquillages (la bouillabaisse kab :)) et au 8-ème mois (mois auguste) à une certaine époque que l'on devra pouvoir déterminer. Et chose étrange, le symbole pisces (poissons) retourné de 90° donnera le signe le aza ou yaz berbère, aujourd'hui symbole de l'amazighité par excellence. Après il y a le cheval, a-3awdhiw en kab clairement proche de Oud "luth" mais aussi de l'instrument kabyle de transformation que voici sur l'image ci-dessous et dont on parlera juste après. Auguste étant associé au Huitième mois, on peut supposer raisonnablement que le cheval en kab a-3awdhiw, tout comme le luth en masri/arabe 3oud, serait aussi "auguste".
Le nom tha-ghas-th de Thagaste pourrait aussi celui que nous avons dans le kabyle moderne avec la racine XS ou KhS de thakhsayth, taxcayt "courge, et citrouille ?" au sens propre, et "calebasse" pour battre le lait (ssendu en kab) pour produire du beurre entre autres. La transformation encore une fois.
Ou simplement les Métamorphoses, le symbole même de Civilisation. Cheval-cheville, Etalon-talon (agurzi en kab sans doute en lien avec la croix, crux en latin), pour Civilisation et Cité aussi. L'olivier ne constitue pas un socle identitaire kabyle pour rien, il y a des raisons à cela...
L'huile kabyle, et c'est ainsi que l'on désigne "l'huile d'olive" en Algérie, nous donne une idée claire sur les origines méditerranéennes des Kabyles. Si ul' (prononcer houle) en kabyle désigner le "coeur" et la "pulpe", c'est aussi pour expliquer à nos voisins du nord que Pompe est une altération de Pulpe, on ne va pas parler de poulpe (d'hydre) cette fois, on le fera prochainement. Et ce ul' "coeur, pulpe" kabyle serait probablement ce qui est huile en fr., olea "olive" en latin, elaia "olive, olivier" en grec. C'est à Thagaste que l'on pourra remonter la piste de l'olivier, on verra ça ultérieurement.
Les métamorphoses, à votre avis, ne trouveraient-elles pas leur explication dans la fomule géniale d'Einstein E = mc2 ? Toute transformation ou métamorphose est énergie : c'est Ahras de Thagaste. La simple harissa est une transformation de masse de puple/chair en concentré d'énergie "fort, piquant" :) Et question terrible, casser le noyau (l'atome plutôt), serait alors déconcentrer ?..
On reviendra encore à Thagaste et son noyau (ighes), S.Ahras, vers St Augustin et pourquoi est-il d'Hippone. Je vous laisse sur cette belle chanson de Dda Yidhir "Ssendu" en hommage à toutes les mamans kabyles qui maîtrisent les techniques de transformation et des métamorphoses (magiques les femmes !), un hymne à la civilisation kabyle, une civilisation méditerranéenne multiséculaire aujourd'hui gravement menacée de disparition. On se laissera pas faire, ça c'est promis !
Que signifie vraiment ce terme kabyle ssendu "baratter" ? Peut-être Cendrillon qui se tranforme en princesses, c'est possible. Ou ssendu serait un amen, ainsi soit-il, un serment... Mais il faut chercher une probable explication plus près de nous, dans notre environnement méditerranéen immédiat, càd le monde latin, càd l'Italie occidentale (Toscane, Ligurie, Sicile, Sardaigne, etc.). Je pense que le terme kabyle ssendu serait très probablement de la même famille que l'italien crescendo (croissance progressive), et peut-être, religieusement parlant, il serait question de baptême, de chêne ou d'olivier d'Augustin.
Mais quelle est cette impulsion qui fait que tous les enfants du monde éprouvent un malin plaisir à sauter dans les flaques d’eau ?! Le désir de marcher sur l’eau comme un certain personnage (imaginaire) ? Peut-être est-ce là un vieux rêve de l’humanité de sonder les fonds aquatiques tout aussi vieux que celui de voler dans les airs ? Je n’ai pas de réponse à cette question. Sauf que… Sauf qu’un parallèle s’impose de lui-même si l’on regarde la photo-ci-dessous, et c’est peut-être cette vielle tradition de fouloirs qui fait que les gamins adorent patauger dans la boue. En Kabylie, après thiwizi de récolte, c’est le foulage des olives par les femmes surtout, des dames danseuses, et leurs enfants avant d’envoyer cette masse au moulin à huile traditionnel (jadis) ou au presse mécanique de la région (plus efficace) pour en extraire de l’huile d’olive vierge., les noyaux broyés ou le grignon, quant à lui, servait de "charbon" (combustible). Le procédé est grosso modo le même pour l’extraction du vin. Le saut dans les flaques ne serait-il pas aussi le désir d'accomplir un miracle, de transformer l'eau en vin et de changer le monde ?
Nous allons effectuer un deuxième voyage à Thagaste, aujourd'hui Souk Ahras, la patrie de St-Augustin d'Hippone (Annaba de nos jours), l'un des quatre pères de l'église. Merci de jeter un coup d'oeil au récent billet relatif au premier voyage à Thagaste "Le cirque d'Augustin". Et ce que nous allons découvrir risque de vous surprendre...
On a déduit de notre premier voyage à Thagaste que le nom Augustin peut avoir un lieu avec un personnage de la mythologie kabyle : waghzen "l'ogre", et qu'il est probablement question de ighes "os, noyau, pépin" en kab dans Thagaste et Augustin. Où est allé se nicher le toponyme Thagaste, ou bien le nom Augustin après les bouleversements subis par notre pays à travers les siècles ? En voici un toponyme moderne en Kabylie qui possède, hélas, une consonance "arabe" (à cause du h intrus) et qui se prête à ce jeu de remplacement de Thagaste, Augustin :
Hasnaoua, issu du plur. i-hesnawen qui serait igheznawen ou waghezniwen "les ogres"
(GZ ou GhS antique altéré en HS)
Le maître El-Hasnaoui est un vrai waghzen "ogre"!, et un Augustin ?
Les noms, patronymes et toponymes avec HCN ou HSN comme Ahcène, Belahcène, Ath Lahcen, voire même Hocine, Ath Lhoucine des temps modernes vont s'apparenter à Augustin et Thagaste des temps anciens. On y reviendra le moment venu.
Il se trouve que le nom Thagaste pourrait aussi avoir un lien avec le terme kabyle moderne fxes, fekhes "écraser, éclater" (une baie, un fruit), et c'est d'autant plus probable lorsqu'on comprend que l'autre nom de cette ville, Souk Ahras, plus exactement Ahras, va dans le même sens. Il serait en effet plus simple de faire le lien entre Ahras de Souk Ahras (ex.Thagaste) avec le verbe heres "pulvériser, broyer, transformer en purée ou concentrer" en kabyle - verbe peut-être en lien avec la racine RZ de rez "casser, concasser" en kab - et la fameuse Harissa, très prisée à l'Est surtout à Annaba (Hippone) et en Tunisie ! Et je parie que la "harissa" en viniculture serait Jerez (Xerès) en Andalousie ! Et le plus important dans cette histoire, c'est la terminologie de l'industrie de transformation : Ahras, harissa qui prendrait le sens de "concentré", Jerez...et kérosène treme récent issu de keros "cire", nous dit-on, mais moi j'y vois le char, carrose, donc la roue mais aussi la course et...a-kerrush "le chêne" en kabyle (quercus en latin) : on tient la piste du conte kabyle "Le chêne de l'ogre" qui serait à comparer à L'olivier de St-Augustin d'une certaine façon, comme on l'a signalé dans le billet "Le cirque d'Augustin".
Et ce qui a été appelé transformation (alchimie artisanale, industrielle) plus haut serait simplement la Métamorphose dans le contexte de l'ogre (waghzen "l'ogre" en kabyle est un dandy aux multiples facettes, une façade Jekyll et une âme Hyde), du chêne et des bois en général, voire aussi des marais (fermentation). Et l'oeuvre d'un autre enfant du pays, Apulée de Madaure, sur les métamorphoses pourrait nous renvoyer aux notions de meule, moulin presse ou tout simplement la transformation du mouvement, et qui sait, l'âne d'or de Lucius qui raconte le moulin à sang, c'est aussi l'âne tout simplement qui tourne la meule du pressoir, et c'est tout simplement la notion de pompe, et véritablement, l'âne aurait du coeur, une pompe : en kabyle a-ghyul "âne" ne contient-il pas ul, ur "coeur" ? Et ça serait valable pour toute bête de somme, en tout cas on comprend aisément que a-serdhun "mulet, mule" serait en lien avec th-issir-th (tisirt) "meule, moulin" en kabyle.
Nous savons maintenant qulles notions rationnelles chercher dans Thagaste, Souk Ahras et Augustin. A quelle ville peut-on comparer Thagaste (Souk Ahras) ? Exact, à Magdebourg pour l'experience des hémisphères de Magdebourg pour démontrer l'existence du vide et la notion de pression de l'air. C'est peut-être une histoire vraie, peut-être une légende. Pourquoi une légende ? Eh bien, à cause de l'animal, du cheval. Un peu comme pour l'origine du mot "kabyle" d'ailleurs, le lien avec le cheval est plausible et avec la cheville aussi. Voici une chose ingénieuse :
Ahras ~ Presse, pression ~ a-gurzi "talon" en kab moderne
Le HR antique serait devenu GR (g aspiré en kab) et aurait PR comme équivalent en latin.
Ce qui veut dire que Thagaste (Souk Ahras) aurait pu aussi être un lieu d'impression, avoir par exemple une imprimerie notoirement connue. Le talon (a-gurzi) pourrait être aussi un sceau, un cachet, une signature (empreinte), etc.
Vous savez, et je l'ai dit il y a longtemps sur l'ancien blog, l'étrange histoire du cheval devrait avoir une explication, et la voici : SRD en kabyle de aserdhun "mule" serait lié au meule, au moulin (et la transformation d'une manière générale), sardin "poisson" en kab est certes proche de la sardine en romanes, mais son sens serait tout autre, c'est celui que vous voyez sur l'image : le signe des Poissons (astrologie) qui, d'abord, rappelle étrangement les deux hémisphères de Magdebourg et, ensuite, ferait référence non pas au poisson mais aux huîtres, moules, coquillages (la bouillabaisse kab :)) et au 8-ème mois (mois auguste) à une certaine époque que l'on devra pouvoir déterminer. Et chose étrange, le symbole pisces (poissons) retourné de 90° donnera le signe le aza ou yaz berbère, aujourd'hui symbole de l'amazighité par excellence. Après il y a le cheval, a-3awdhiw en kab clairement proche de Oud "luth" mais aussi de l'instrument kabyle de transformation que voici sur l'image ci-dessous et dont on parlera juste après. Auguste étant associé au Huitième mois, on peut supposer raisonnablement que le cheval en kab a-3awdhiw, tout comme le luth en masri/arabe 3oud, serait aussi "auguste".
Le nom tha-ghas-th de Thagaste pourrait aussi celui que nous avons dans le kabyle moderne avec la racine XS ou KhS de thakhsayth, taxcayt "courge, et citrouille ?" au sens propre, et "calebasse" pour battre le lait (ssendu en kab) pour produire du beurre entre autres. La transformation encore une fois.
Ou simplement les Métamorphoses, le symbole même de Civilisation. Cheval-cheville, Etalon-talon (agurzi en kab sans doute en lien avec la croix, crux en latin), pour Civilisation et Cité aussi. L'olivier ne constitue pas un socle identitaire kabyle pour rien, il y a des raisons à cela...
L'huile kabyle, et c'est ainsi que l'on désigne "l'huile d'olive" en Algérie, nous donne une idée claire sur les origines méditerranéennes des Kabyles. Si ul' (prononcer houle) en kabyle désigner le "coeur" et la "pulpe", c'est aussi pour expliquer à nos voisins du nord que Pompe est une altération de Pulpe, on ne va pas parler de poulpe (d'hydre) cette fois, on le fera prochainement. Et ce ul' "coeur, pulpe" kabyle serait probablement ce qui est huile en fr., olea "olive" en latin, elaia "olive, olivier" en grec. C'est à Thagaste que l'on pourra remonter la piste de l'olivier, on verra ça ultérieurement.
Les métamorphoses, à votre avis, ne trouveraient-elles pas leur explication dans la fomule géniale d'Einstein E = mc2 ? Toute transformation ou métamorphose est énergie : c'est Ahras de Thagaste. La simple harissa est une transformation de masse de puple/chair en concentré d'énergie "fort, piquant" :) Et question terrible, casser le noyau (l'atome plutôt), serait alors déconcentrer ?..
Que signifie vraiment ce terme kabyle ssendu "baratter" ? Peut-être Cendrillon qui se tranforme en princesses, c'est possible. Ou ssendu serait un amen, ainsi soit-il, un serment... Mais il faut chercher une probable explication plus près de nous, dans notre environnement méditerranéen immédiat, càd le monde latin, càd l'Italie occidentale (Toscane, Ligurie, Sicile, Sardaigne, etc.). Je pense que le terme kabyle ssendu serait très probablement de la même famille que l'italien crescendo (croissance progressive), et peut-être, religieusement parlant, il serait question de baptême, de chêne ou d'olivier d'Augustin.
samedi 5 décembre 2015
Les Intouchables
On dirait que le commerce des indulgences n'a jamais cessé. La religion est un business rentable pour ceux qui tiennent le poste de PDG guides des "lieux saints". Dieu se vend aussi bien que le pétrole pour les marchands d'illusions. Voici une chanson anti-cléricaliste de feu Dda Lwennas qui date du début des années 80, depuis les choses ne font qu'empirer dans le monde dit musulman.
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Les Pèlerins (interprétation libre, néanmoins fidèle grosso modo)
L’effervescence des grands événements,
La parade des intouchables !
(1)
Le pays a perdu le sommeil le jour où parvint la nouvelle,
Annonçant le retour en grande pompe des pèlerins de la Mecque,
Les détonations et les sons de fanfares se répandent dans les plaines et arpentent les montagnes,
La cohorte de pèlerins en tenues d’apparat, gandouras-soutanes blanches, avance le chèche d’auto-anoblis sur la tête.
(2)
Voici l’avion qui atterrit, avec qui à bord ?
Ce ne serait pas le président au vu de la foule des grands jours ?
Deux cent clones en descendent habillés à la mode d’albinos,
Ce sont les pèlerins ayant eu le sacré privilège d’avoir visité la demeure de Dieu.
(3)
Les voici qui avancent au pas (de Dieu !) auréolés de leur nouveau statut,
Embaumant de leur odeur de sainteté la suite de moines sur leurs pas,
Une aura fraîchement ramenée de la vile illuminée (Médine),
Leur musc ambré d’Arabie envahissant l’air ambiant,
Les voilà, ceux qui ont dépensé une fortune pour indulgence, notoriété et immunité s’acheter.
(4)
Le speech du théosceptique :
C’est pas con, remarque ! Un petit voyage pour voir la maison du bon Dieu, et tout véreux et fumier qu'on est, on est blanchi de ses défauts et crimes devant la loi divine et la loi des hommes – on acquiert indulgence et immunité, et l’on devient un notable parmi les notables, un Intouchable !
Si seulement je savais, j’aurais été de ce voyage,
J’aurais aimé moi aussi voir la demeure de Dieu,
J’aurais volontiers accepté la rémission de tous les péchés et égarements de ma jeunesse,
Je sortirais alors blanchi de tous mes crimes et torts de ce lieu d’absolution.
(5)
Même si j’étais un homme de grande vertu, pour autant personne n’est parfait !
Et une fois devant le temple du prophète, à volonté le diable je lapiderai,
Jamais plus je ne quitterai le droit chemin de la vertu sauf en cas de force majeure,
Et puis, ne serais-je pas escorté par d’anges-gardiens gardes-péchés à mon retour du pèlerinage ?
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Texte kabyle (source) :
Taddart mi i tesla i lexbaṛ, Ur tgin ara
A-ten-an ad d-teddun zziyaṛ, Kkan-d si mekka
Nesla i lbarud s azaɣar, Tiqwijt, lɣiḍa
Llsan-d irkkwel iqendyaṛ, Cemlat ɣef iqerra
A-tt-an tewweḍ-d ṛṛuplan, Anwi wi i d-tewwi
Ad tileḍ d Berziden, Si lketṛa n lɣaci
Tsers-d mitin d amdan, Cebbḥen-d irkwelli
D lheǧǧaǧ wid i d-yezṛan, Axxam n Ṛebbi
Ad d-ttfeǧǧiǧen am lefnaṛ, Lexwan deffir-sen
Ttnadin lmunewweṛ, ass-a i d-wwḍen
Rriḥa n lmesk d lεembaṛ, Ad t-zzuɣuren
Seṛfen acḥal d ddinaṛ, Uɣen-d ismawen
Lemmer ḥṣiɣ ula d nekkini, Yid-sen ad dduɣ
Axxam deg i yezdeɣ Ṛebbi, Bɣiɣ ad t-wεuɣ
Ayen yakkw texdem temzi, S-yinna ad t-id-mḥuɣ
Γas akken lhiɣ zik-nni, D lweqt ad beddleɣ
Ma ar awḍeɣ lemqam n Nnbi, Cciṭṭan ad t-reǧmeɣ
Ur ttiliɣ d lεaṣi siwa ma yella cḍeɣ,
Lmalayek ad d-ddunt yid-i
Ma ar a d-uɣaleɣ
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L’effervescence des grands événements,
La parade des intouchables !
(1)
Le pays a perdu le sommeil le jour où parvint la nouvelle,
Annonçant le retour en grande pompe des pèlerins de la Mecque,
Les détonations et les sons de fanfares se répandent dans les plaines et arpentent les montagnes,
La cohorte de pèlerins en tenues d’apparat, gandouras-soutanes blanches, avance le chèche d’auto-anoblis sur la tête.
(2)
Voici l’avion qui atterrit, avec qui à bord ?
Ce ne serait pas le président au vu de la foule des grands jours ?
Deux cent clones en descendent habillés à la mode d’albinos,
Ce sont les pèlerins ayant eu le sacré privilège d’avoir visité la demeure de Dieu.
(3)
Les voici qui avancent au pas (de Dieu !) auréolés de leur nouveau statut,
Embaumant de leur odeur de sainteté la suite de moines sur leurs pas,
Une aura fraîchement ramenée de la vile illuminée (Médine),
Leur musc ambré d’Arabie envahissant l’air ambiant,
Les voilà, ceux qui ont dépensé une fortune pour indulgence, notoriété et immunité s’acheter.
(4)
Le speech du théosceptique :
C’est pas con, remarque ! Un petit voyage pour voir la maison du bon Dieu, et tout véreux et fumier qu'on est, on est blanchi de ses défauts et crimes devant la loi divine et la loi des hommes – on acquiert indulgence et immunité, et l’on devient un notable parmi les notables, un Intouchable !
Si seulement je savais, j’aurais été de ce voyage,
J’aurais aimé moi aussi voir la demeure de Dieu,
J’aurais volontiers accepté la rémission de tous les péchés et égarements de ma jeunesse,
Je sortirais alors blanchi de tous mes crimes et torts de ce lieu d’absolution.
(5)
Même si j’étais un homme de grande vertu, pour autant personne n’est parfait !
Et une fois devant le temple du prophète, à volonté le diable je lapiderai,
Jamais plus je ne quitterai le droit chemin de la vertu sauf en cas de force majeure,
Et puis, ne serais-je pas escorté par d’anges-gardiens gardes-péchés à mon retour du pèlerinage ?
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Texte kabyle (source) :
Taddart mi i tesla i lexbaṛ, Ur tgin ara
A-ten-an ad d-teddun zziyaṛ, Kkan-d si mekka
Nesla i lbarud s azaɣar, Tiqwijt, lɣiḍa
Llsan-d irkkwel iqendyaṛ, Cemlat ɣef iqerra
A-tt-an tewweḍ-d ṛṛuplan, Anwi wi i d-tewwi
Ad tileḍ d Berziden, Si lketṛa n lɣaci
Tsers-d mitin d amdan, Cebbḥen-d irkwelli
D lheǧǧaǧ wid i d-yezṛan, Axxam n Ṛebbi
Ad d-ttfeǧǧiǧen am lefnaṛ, Lexwan deffir-sen
Ttnadin lmunewweṛ, ass-a i d-wwḍen
Rriḥa n lmesk d lεembaṛ, Ad t-zzuɣuren
Seṛfen acḥal d ddinaṛ, Uɣen-d ismawen
Lemmer ḥṣiɣ ula d nekkini, Yid-sen ad dduɣ
Axxam deg i yezdeɣ Ṛebbi, Bɣiɣ ad t-wεuɣ
Ayen yakkw texdem temzi, S-yinna ad t-id-mḥuɣ
Γas akken lhiɣ zik-nni, D lweqt ad beddleɣ
Ma ar awḍeɣ lemqam n Nnbi, Cciṭṭan ad t-reǧmeɣ
Ur ttiliɣ d lεaṣi siwa ma yella cḍeɣ,
Lmalayek ad d-ddunt yid-i
Ma ar a d-uɣaleɣ
vendredi 4 décembre 2015
Le Tableau
Design Latin
Oh! chérie, chérie, made in Italy - c'est vraiment le cas de le dire :)
Il faut un peu d'imagination pour entrer dans le bain de ce billet. Imaginez un peu le Terminator - Schwarzie bien évidemment, une montagne de muscles, une brute avec un chip d'intelligence (une puce), le viril extrême quoi :) - à la poursuite de la Belle Helène. Ironie du sort, la puce c'est lui dans ce cas :) Le chasseur sur les traces de sa proie, ou bien l'inverse: le gibier qui court après son prédateur. La belle se sait observée et fait preuve beaucoup de talent, elle est dans son rôle. L'abruti la voit de dos, de loin, il est subjugué par la silhouette, les formes de sa "cible" de la pointe des pieds jusqu'aux cheveux, sinon il ne serait pas là à la poursuivre :) Taille de roseau - match !, déhanchement - match ! chevelure - match ! la traînée de saveur, le parfum de femme - match ! C'est trop même pour un robot :), le mâle fonce pour rattraper la beauté et son coeur bat la chamade rien qu'en pensant à affronter le fond de la forme qui l'a charmé. La scène, parfois lorsque match! il y a, lorsque le fond épouse la forme, a en effet de quoi faire vaciller une montage de chair dotée d'une puce :))) Les yeux olive, dessinés et fardés, la bouche "romaine" (rouge de grenade), la finesse des traits, la parole douce et j'en passe, sont autant d''arguments qui font que c'est le supposé prédateur, le mâle, qui est conquis par ce Tableau parfait et non l'inverse ; et il n'est conquis que lorsqu'il voit en elle son égale, càd sa (probable) moitié, le cas échéant il l'appellera "ma puce" :)))
Le mâle, tout droit sorti du musée de l'homme, entre ainsi par la petite porte, si je puis dire, dans l'univers de la femme, de sa femme, de sa muse. Un univers très riche et tellement différent du sien ! C'est un moment très intense en émotions que cette entrée par la petite porte dans l'univers de sa femme, sa muse. C'est un moment d'une beauté rare, et aujourd'hui dans les sociétés industrialisées il a quasiment disparu - le consumérisme est total et le romantisme n'a plus sa place, le corps parfait 90-60-90 fait l'affaire, tandis que chez les attardés il se résume à l'hymen, à la virginité de la fille et honnie soit celle qui mâle y pense ! L'univers de la femme a été qlq part désacralisé dans les sociétés industrialisées, la femme n'a plus le rôle de déesse pour l'homme qui l'adorait jadis jalousement. Et pourtant la femme demeure toujours une énigme pour l'homme (bon, les robots, on en parle plus :)), l'univers de la femme, la chérie de l'homme, un terrain toujours non-conquis, un monde magique plein de couleurs et de mystères. L'homme mûr aura toujours un regard admirateur (pris pour lascif parfois) pour univers envoûtant et son corps sculpté par le Créateur comme il le ferait dans un musée en observant des tableaux de grands maîtres peintures, et jadis en tout cas, la nuit de noces avait tout d'un vernissage. Et il y en pour tous les goûts, même des natures mortes :) C'est un tableau avec ses signes et son écriture féminine, une image donc mais avec sa voix féminine, le tableau parfait qui nous séduit en somme.
Paraît-il, tout ce qui est beau est rare, et ce qui est rare est cher. Souvent je me demande pourquoi la beauté des formes à élu l'Italie et les Italiens, et ce depuis la Renaissance partie de Florence. Perso ma perception de la beauté varie selon le lieu, et hors d'Italie à peine si je suis capable de sentir la beauté d'un édifice, d'une fresque ou d'un tableau. Et si on laissait la beauté aux Italiens ? Les meilleurs designers ne sont-ils pas italiens d'ailleurs ? Et si on revenait à la femme, peut-on trouver actuellement parmi les milliers de mannequins photoshopés et sans saveurs, blondasses pour la plupart, une femme aussi belle au sens profond du terme que Sophia Loren ? Non, peut-être un peu la Monica :) Enfin bref, faisons un tour en Italie !
Dernièrement, on a découvert une étrange relation entre Bougie (Kabylie) et Pise (Toscane), et plus récemment, on a fait une découverte capitale de la maison kabyle = zodiaque. Chaque élément de l'achitecture intérieure kabyle, c'est un univers exclusivement féminin et c'est à la femme qui s'occupe de sa décoration, devrait correspondre à un signe du zodiaque ou à une constellation. Bien. Voici la partie de la maison kabyle qui nous intéresse aujourd'hui : tha-sga ou tasga qui est le mur de façade qui fait face à la porte d'entrée et le mur le plus éclairé de la maison, et en hiver, le métier à tisser de la femme kabyle est installé justement de ce côté de la maison, tasga est le mure de azzeta "le métier à tisser". Voici de quoi ils 'agirait probablement :
Tasga en kabyle ~ Tableau, Dessin, Design, Toscana (la Toscane) en italien
C'est que la femme n'est pas toujours peinte, décrite, etc, elle est elle-même une peintre par excellence, un designer d'intérieur surtout dans le cas de la femme kabyle.
Vous voyez sur l'image ci-dessus une peinture rupestre de la région d'Illizi ; avec le temps, la peinture (les motifs) grimpèrent vers le mur de façade de la maison Tasga de la maison kabyle, puis sur le métier à tisser (azetta), puis sur la poterie et la tapisserie, ensuite ils prirent place dans un Tableau de peintre dans un musée, ou tout simplement dans un tableau de classe d'école ou un flipchart d'une quelconque firme moderne, un support sur lequel on écrit, on marque, on grave, on dessine.
La tasga kabyle "mur de façade" (support de décoration, de peinture) kabyle est comparable aussi à la doska "tableau" russe. On a aussi peut-être l'explication des noms féminins kabyles qui se terminent par -A (au lieu du T affixe du féminin usuel), par exemple Thalla "la source/fontaine"prendrait une forme latine/italienne avec -na, soit Thallana , thassa "foie" - thassana, etc. Inversement, Toscana en italien va prendre la forme sans -na en kabyle : tosca ou tasga justement.
Maintenant je vais vous dire ce que je pense être très très plausible et qui risque de bouleverser certains d'entre-vous quant au vrai rapport que nous entretenions avec le monde latin au nord de la Méditerranée et quel était vraiment ce monde dont la France serait en grande partie exclue :
- La Toscane, plus la Ligurie probablement, serait le monde latin par excellence, et l'Italien vrai, la langue italienne moderne est d'ailleurs toscane ;
- Les Toscans seraient peut-être les héritiers des Étrusques: la Renaissance est venue de Toscane justement, la Kabylie n'a qu'à suivre cet exemple ! ;
- Le Latin, la langue latine ou Latina serait peut-être ce que nous appelons en kabyle azetta "le métier à tisser" qui sert aussi de premier banc d'école à l'enfant kabyle qui se voit raconter les mythes et contes kabyles par la femme (mère, grand-mère) : imaginez un peu le quartier latin de Paris = quartier des tisserands (et des écritures !), un quartier féminin, l'école des femmes, une vraie celle-là ; et je l'ai dit déjà, teacher "prof, enseignant" en anglois serait peut-être issu du français tisserand :)
Cela va sans dire que ce serait probablement une femme - telle que la femme kabyle qui dessine et décore les signes sur les poteries, les murs, les tapisseries - qui aurait inventé et dessiné les écritures, y compris le phénicien et le latin.
Notre Terminator qui courre derrière la Belle Hélène du début de ce message avait soif de beauté et d'amour certainement, mais il courrait sans doute vers les Lumières de peur de rester analphabète :) A la prochaine. I'll be back !
Oh! chérie, chérie, made in Italy - c'est vraiment le cas de le dire :)
Il faut un peu d'imagination pour entrer dans le bain de ce billet. Imaginez un peu le Terminator - Schwarzie bien évidemment, une montagne de muscles, une brute avec un chip d'intelligence (une puce), le viril extrême quoi :) - à la poursuite de la Belle Helène. Ironie du sort, la puce c'est lui dans ce cas :) Le chasseur sur les traces de sa proie, ou bien l'inverse: le gibier qui court après son prédateur. La belle se sait observée et fait preuve beaucoup de talent, elle est dans son rôle. L'abruti la voit de dos, de loin, il est subjugué par la silhouette, les formes de sa "cible" de la pointe des pieds jusqu'aux cheveux, sinon il ne serait pas là à la poursuivre :) Taille de roseau - match !, déhanchement - match ! chevelure - match ! la traînée de saveur, le parfum de femme - match ! C'est trop même pour un robot :), le mâle fonce pour rattraper la beauté et son coeur bat la chamade rien qu'en pensant à affronter le fond de la forme qui l'a charmé. La scène, parfois lorsque match! il y a, lorsque le fond épouse la forme, a en effet de quoi faire vaciller une montage de chair dotée d'une puce :))) Les yeux olive, dessinés et fardés, la bouche "romaine" (rouge de grenade), la finesse des traits, la parole douce et j'en passe, sont autant d''arguments qui font que c'est le supposé prédateur, le mâle, qui est conquis par ce Tableau parfait et non l'inverse ; et il n'est conquis que lorsqu'il voit en elle son égale, càd sa (probable) moitié, le cas échéant il l'appellera "ma puce" :)))
Le mâle, tout droit sorti du musée de l'homme, entre ainsi par la petite porte, si je puis dire, dans l'univers de la femme, de sa femme, de sa muse. Un univers très riche et tellement différent du sien ! C'est un moment très intense en émotions que cette entrée par la petite porte dans l'univers de sa femme, sa muse. C'est un moment d'une beauté rare, et aujourd'hui dans les sociétés industrialisées il a quasiment disparu - le consumérisme est total et le romantisme n'a plus sa place, le corps parfait 90-60-90 fait l'affaire, tandis que chez les attardés il se résume à l'hymen, à la virginité de la fille et honnie soit celle qui mâle y pense ! L'univers de la femme a été qlq part désacralisé dans les sociétés industrialisées, la femme n'a plus le rôle de déesse pour l'homme qui l'adorait jadis jalousement. Et pourtant la femme demeure toujours une énigme pour l'homme (bon, les robots, on en parle plus :)), l'univers de la femme, la chérie de l'homme, un terrain toujours non-conquis, un monde magique plein de couleurs et de mystères. L'homme mûr aura toujours un regard admirateur (pris pour lascif parfois) pour univers envoûtant et son corps sculpté par le Créateur comme il le ferait dans un musée en observant des tableaux de grands maîtres peintures, et jadis en tout cas, la nuit de noces avait tout d'un vernissage. Et il y en pour tous les goûts, même des natures mortes :) C'est un tableau avec ses signes et son écriture féminine, une image donc mais avec sa voix féminine, le tableau parfait qui nous séduit en somme.
Paraît-il, tout ce qui est beau est rare, et ce qui est rare est cher. Souvent je me demande pourquoi la beauté des formes à élu l'Italie et les Italiens, et ce depuis la Renaissance partie de Florence. Perso ma perception de la beauté varie selon le lieu, et hors d'Italie à peine si je suis capable de sentir la beauté d'un édifice, d'une fresque ou d'un tableau. Et si on laissait la beauté aux Italiens ? Les meilleurs designers ne sont-ils pas italiens d'ailleurs ? Et si on revenait à la femme, peut-on trouver actuellement parmi les milliers de mannequins photoshopés et sans saveurs, blondasses pour la plupart, une femme aussi belle au sens profond du terme que Sophia Loren ? Non, peut-être un peu la Monica :) Enfin bref, faisons un tour en Italie !
Dernièrement, on a découvert une étrange relation entre Bougie (Kabylie) et Pise (Toscane), et plus récemment, on a fait une découverte capitale de la maison kabyle = zodiaque. Chaque élément de l'achitecture intérieure kabyle, c'est un univers exclusivement féminin et c'est à la femme qui s'occupe de sa décoration, devrait correspondre à un signe du zodiaque ou à une constellation. Bien. Voici la partie de la maison kabyle qui nous intéresse aujourd'hui : tha-sga ou tasga qui est le mur de façade qui fait face à la porte d'entrée et le mur le plus éclairé de la maison, et en hiver, le métier à tisser de la femme kabyle est installé justement de ce côté de la maison, tasga est le mure de azzeta "le métier à tisser". Voici de quoi ils 'agirait probablement :
Tasga en kabyle ~ Tableau, Dessin, Design, Toscana (la Toscane) en italien
C'est que la femme n'est pas toujours peinte, décrite, etc, elle est elle-même une peintre par excellence, un designer d'intérieur surtout dans le cas de la femme kabyle.
Vous voyez sur l'image ci-dessus une peinture rupestre de la région d'Illizi ; avec le temps, la peinture (les motifs) grimpèrent vers le mur de façade de la maison Tasga de la maison kabyle, puis sur le métier à tisser (azetta), puis sur la poterie et la tapisserie, ensuite ils prirent place dans un Tableau de peintre dans un musée, ou tout simplement dans un tableau de classe d'école ou un flipchart d'une quelconque firme moderne, un support sur lequel on écrit, on marque, on grave, on dessine.
La tasga kabyle "mur de façade" (support de décoration, de peinture) kabyle est comparable aussi à la doska "tableau" russe. On a aussi peut-être l'explication des noms féminins kabyles qui se terminent par -A (au lieu du T affixe du féminin usuel), par exemple Thalla "la source/fontaine"prendrait une forme latine/italienne avec -na, soit Thallana , thassa "foie" - thassana, etc. Inversement, Toscana en italien va prendre la forme sans -na en kabyle : tosca ou tasga justement.
Maintenant je vais vous dire ce que je pense être très très plausible et qui risque de bouleverser certains d'entre-vous quant au vrai rapport que nous entretenions avec le monde latin au nord de la Méditerranée et quel était vraiment ce monde dont la France serait en grande partie exclue :
- La Toscane, plus la Ligurie probablement, serait le monde latin par excellence, et l'Italien vrai, la langue italienne moderne est d'ailleurs toscane ;
- Les Toscans seraient peut-être les héritiers des Étrusques: la Renaissance est venue de Toscane justement, la Kabylie n'a qu'à suivre cet exemple ! ;
- Le Latin, la langue latine ou Latina serait peut-être ce que nous appelons en kabyle azetta "le métier à tisser" qui sert aussi de premier banc d'école à l'enfant kabyle qui se voit raconter les mythes et contes kabyles par la femme (mère, grand-mère) : imaginez un peu le quartier latin de Paris = quartier des tisserands (et des écritures !), un quartier féminin, l'école des femmes, une vraie celle-là ; et je l'ai dit déjà, teacher "prof, enseignant" en anglois serait peut-être issu du français tisserand :)
Cela va sans dire que ce serait probablement une femme - telle que la femme kabyle qui dessine et décore les signes sur les poteries, les murs, les tapisseries - qui aurait inventé et dessiné les écritures, y compris le phénicien et le latin.
Notre Terminator qui courre derrière la Belle Hélène du début de ce message avait soif de beauté et d'amour certainement, mais il courrait sans doute vers les Lumières de peur de rester analphabète :) A la prochaine. I'll be back !
jeudi 3 décembre 2015
Le Cirque d'Augustin
Les Dés de Thagaste
Maintenant quand on a capté notre bonne étoile, en l'occurrence la maison kabyle = zodiaque, de nouvelles pistes s'offrent à nous pour comprendre notre monde passé et présent. Aujourd'hui nous allons nous occuper du toponyme Souk Ahras, Thagaste durant l'antiquité, à la lumière des idées nées de la découverte du zodiaque dans la maison kabyle, après tout la toponymie est aussi une organisation de l'espace. Et la toponymie kabyle, berbère/nordafe plus généralement, est une prouesse intellectuelle extraordinaire qui attend son heure de gloire, le jour où elle sera déchiffrée complètement.
Quand l'architecture de la maison kabyle s'apparente à l'astronomie (et à l'astrologie par la même occasion), on pourrait supposer que les anciens y ont vu l'aménagement de l'espace ; et que ce zodiaque serait un cercle, peut-être tout simplement un Disque où les notions de sort, destinée et odyssée pourraient se cacher : le discobole ou lanceur de disque serait aussi celui qui jette un sort ou celui qui procède au tirage au sort ou un joueur de jeu de hasard, comme le Maître, ou tout celui qui jette les dés y compris dans des casinos.
Here we're, folks :) C'est cet indice ludique du jeu de dés qui nous permettra de comprendre un toponyme berbère ou punico-berbère antique, et pas des moindres puisqu'il s'agit de tha-ghas-th ou Thagaste, de nos jours Souk Ahras, la ville de Saint-Augustin dit Augustin d'Hippone (de nos jours Annaba, 100 km plus au nord). Et voici comment.
En règle général, une langue plus jeune et plus forte peut aider à comprendre une langue ancienne, morte ou en survie, c'est valable pour moi en tout cas : je fais usage du russe pour réanimer le kabyle, les hommes étant presque les mêmes partout et ce qlq soit leur époque. La raison est simple : la réponse est à la surface pour une langue plus jeune, et git plus profondément pour une langue ancienne. Dans notre cas précis, la langue russe nous offre deux indices importants, des calques sur d'anciennes langues que l'on voit utiliser à nos fins :
- jrébiy "le sort" en russe est proche de jerebets "étalon (Cheval)" ;
- kosti "jeu de dés, dés" du mot russe kost' "Os" ou ighes "os, pépin, noyau" en kabyle moderne.
1. La première déduction est simple :
tha-ghas-th (féminin) ou Thagaste ~ ighes "l'os, Os" (masculin)
C'est le (premier) sens propre du nom Thagaste, la ville de l'auteur de La Cité de Dieu ; le sens figuré pourrait être tout autre, une de ces variantes sera évoquée plus loin dans le texte.
2. L'autre conclusion concerne l'indice de Cheval (étalon) pour le Sort.
En plus, il y aurait peut-être la forme du dé (donc "os") qui aurait une signification figurée (religieuse par exemple) autre que sa forme de Cube, avec les chiffres et nombres dedans.
On croit savoir que Thagaste est devenu Souk Ahras par la suite.
C'est à ce toponyme toujours en usage, Souk Ahras, que l'on va s'intéresser maintenant.
La difficulté réside dans le fait que ce toponyme est hybride :
Souk ou swq "marché, foire" en arabe, en masri (arabe égyptien), en argot nordaf, en kabyle/berbère, etc. ; Ahras serait berbère, de ahar "lion". Ce qui fait qu'on entend tout et n'importe quoi sur l'origine et la signification de ce toponyme Souk Ahras, de "foire aux lions" à protégée des lions".
1. Ahras en berbère pourrait s'avérer être ighes "os" (de Thagaste) où le gh remplace le HR : à première vue c'est sans conséquences, mais si ce passage du punico-berbère antique HR au kabyle moderne GH (ou R grasseyé) se confirmait, alors on aurait ça :
Auguste, Augustin ~ waghzen "l'ogre" en kab moderne au sens propre, mais peut-être que, anciennement, c'était un nom comme un autre ou un nom de saint aux os puissants (reliques) comme l'ogre kabyle waghzen (dit ghoul en argot arabe nordaf). Botticelli a peint waghzen "l'ogre" dans son atelier ! Et l'église romaine en a fait un saint !
C'est vous dire que nos amis du nord de notre chère Méditerranée devront revoir leur copie et que la culture kabyle, à commencer par sa mythologie, est en mesure de désavouer les "vérités historiques" sur le passé de notre cher pays et de notre voisinage méditerranéen.
2. Souk existe dans plusieurs langues; difficile donc d'établir sa paternité, et puis s'il était vraiment d'origine arabe orientale, il aurait dû s'imposer dans son voisinage immédiat turc et persan chez qui c'est le Bazar le mot équivalent :))) En Afrique du Nord, Suq, Souk "marché (hebdomadaire", foire (saisonnière, comparable au marché de Noël en Europe)" s'aligne sur l'arabe nordaf surtout Suq, Soug "conduire, mener" (qaid, caïd en arabe classique), qui serait comme NHR "conduire, mener, guider" en kabyle proche de Ahras : Souk en arabe + Ahras en berbère pourraient signifier la même chose, à approfondir donc. Par ailleurs, pour ce qui est de la toponymie, Souk n'est utilisé que chez les Kabyles, Berbères Nordafs et jamais chez les (vrais) arabes, même en Egypte : Souk + jour de la semaine, Souk lethnine (lundi), etc. En plus, le kabyle possède un verbe issu du nom Souk (suq) : seweq "aller au souk/marché" autrement dit "faire les courses". Here we're, folks :) Regardez la photo d'illustration ci-dessus, celle du stade panathénaïque en Grèce, ou bien quasiment la même chose sur la photo ci-dessous, mais cette fois à Rome, le Circus Maximus "Le Grand Cirque", et vous aurez trouvé la réponse !
Toujours pas trouvé ? Deux concurrents sont deux hommes qui courent ensemble, en compétition. Ici c'est un stade, là c'est un cirque !
Souk ~ Cirque voire Cercle, Stade ou Course de chars, de chevaux (ex. Hippodrome).
Vous comprendrez que Souk n'est qu'une variante nordafe de Circus (cirque) et n'aurait certainement rien à voir avec la langue des bédouins d'arabie, l'arabe ne remplit d'autre fonction que de voiler la réalité, en Afrique du Nord puncio-berbère du moins.
Alors, qu'y avait-il à Thagaste, Souk Ahras, la ville natale d'Augustin, la ville auguste, la cité de waghzen "l'ogre" en kab ? Un hippodrome, un cirque (d'où l'étymologie populaire de foire aux lions ?), un stade ? Ou plutôt qlq chose plus proche de Dieu, de la religion ?
Le Grand Cirque, Circus Maximus en latin. Dans quel toponyme kabyle/berbère nordaf moderne, arabisé sur la forme (les khorotos arabes n'ont jamais rien compris à notre système de toponymie), trouve-t-on Circus Maximus ? Souk est Circus, c'est déjà à moitié gagné, ensuite il faut savoir qu'en kabyle l'article est indissociable du nom. Alors ?.. Aucune idée ? Pas grave, voici la réponse :
Circus Maximus en latin chez les Romains ~ Souk Lekhmis "marché de jeudi (5-ème jour de la semaine)" en kabyle moderne, en berbère avec un consonance (et seulement la consonance) masri/arabe. Ce toponyme existe en Kabylie évidemment mais aussi dans les pays voisins : en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
A propos, nous sommes quel jour aujourd'hui ? Un coup d'oeil au calendrier svp !
Je vous parlais de Dés, jeu de dés au début de ce billet.
Voici qlq chose qui va bousculer votre perception des choses surtout si vous êtes catho :)
Jeu de dés ~ Jeudi soit Jour du dieu Jupiter (ou de Zeus chez les Grecs anciens)
C'est que probablement il y aurait dans Jupiter le sens de jour de Chance, le jour du Sort ou le jour du Destin, repris ailleurs ultérieurement comme nuit du destin, une nuit bénie.
Voilà ce que nous apprend Thagaste, et ce n'est probablement pas tout surtout en termes de toponymes kabyles et berbères liés à Souk. On y reviendra le moment venu, une fois que l'on aura d'autres indices. Une énigme reste à résoudre : on connaît la légende de l'Olivier d'Augustin chez les cathos, et si Augustin ne serait que l'ogre waghzen des mythes kabyles, alors pourquoi est-ce qu'en kabyle l'arbre de l'ogre est un chêne, un mythe kabyle ancien immortalisé par Dda Yidhir dans sa chanson notoirement connue "A vava inou-va" (Père, ô (mon) père !), chantée combien de fois (moi-même étudiant je l'ai chantée sur scène), en corse et même en grec. Izem "lion" en kabyle seulement (ahar en berbère), et a-zemmour "olivier" et zmer "puissance, pouvoir" ont la même racine, c'est peut-être à cause des os puissants/reliques de St Augustin de Thagaste ? En tout cas, a vava inou-va a tout de la chanson de l'arbre du père Augustin...
Maintenant quand on a capté notre bonne étoile, en l'occurrence la maison kabyle = zodiaque, de nouvelles pistes s'offrent à nous pour comprendre notre monde passé et présent. Aujourd'hui nous allons nous occuper du toponyme Souk Ahras, Thagaste durant l'antiquité, à la lumière des idées nées de la découverte du zodiaque dans la maison kabyle, après tout la toponymie est aussi une organisation de l'espace. Et la toponymie kabyle, berbère/nordafe plus généralement, est une prouesse intellectuelle extraordinaire qui attend son heure de gloire, le jour où elle sera déchiffrée complètement.
Quand l'architecture de la maison kabyle s'apparente à l'astronomie (et à l'astrologie par la même occasion), on pourrait supposer que les anciens y ont vu l'aménagement de l'espace ; et que ce zodiaque serait un cercle, peut-être tout simplement un Disque où les notions de sort, destinée et odyssée pourraient se cacher : le discobole ou lanceur de disque serait aussi celui qui jette un sort ou celui qui procède au tirage au sort ou un joueur de jeu de hasard, comme le Maître, ou tout celui qui jette les dés y compris dans des casinos.
Here we're, folks :) C'est cet indice ludique du jeu de dés qui nous permettra de comprendre un toponyme berbère ou punico-berbère antique, et pas des moindres puisqu'il s'agit de tha-ghas-th ou Thagaste, de nos jours Souk Ahras, la ville de Saint-Augustin dit Augustin d'Hippone (de nos jours Annaba, 100 km plus au nord). Et voici comment.
En règle général, une langue plus jeune et plus forte peut aider à comprendre une langue ancienne, morte ou en survie, c'est valable pour moi en tout cas : je fais usage du russe pour réanimer le kabyle, les hommes étant presque les mêmes partout et ce qlq soit leur époque. La raison est simple : la réponse est à la surface pour une langue plus jeune, et git plus profondément pour une langue ancienne. Dans notre cas précis, la langue russe nous offre deux indices importants, des calques sur d'anciennes langues que l'on voit utiliser à nos fins :
- jrébiy "le sort" en russe est proche de jerebets "étalon (Cheval)" ;
- kosti "jeu de dés, dés" du mot russe kost' "Os" ou ighes "os, pépin, noyau" en kabyle moderne.
1. La première déduction est simple :
tha-ghas-th (féminin) ou Thagaste ~ ighes "l'os, Os" (masculin)
C'est le (premier) sens propre du nom Thagaste, la ville de l'auteur de La Cité de Dieu ; le sens figuré pourrait être tout autre, une de ces variantes sera évoquée plus loin dans le texte.
2. L'autre conclusion concerne l'indice de Cheval (étalon) pour le Sort.
En plus, il y aurait peut-être la forme du dé (donc "os") qui aurait une signification figurée (religieuse par exemple) autre que sa forme de Cube, avec les chiffres et nombres dedans.
On croit savoir que Thagaste est devenu Souk Ahras par la suite.
C'est à ce toponyme toujours en usage, Souk Ahras, que l'on va s'intéresser maintenant.
La difficulté réside dans le fait que ce toponyme est hybride :
Souk ou swq "marché, foire" en arabe, en masri (arabe égyptien), en argot nordaf, en kabyle/berbère, etc. ; Ahras serait berbère, de ahar "lion". Ce qui fait qu'on entend tout et n'importe quoi sur l'origine et la signification de ce toponyme Souk Ahras, de "foire aux lions" à protégée des lions".
1. Ahras en berbère pourrait s'avérer être ighes "os" (de Thagaste) où le gh remplace le HR : à première vue c'est sans conséquences, mais si ce passage du punico-berbère antique HR au kabyle moderne GH (ou R grasseyé) se confirmait, alors on aurait ça :
Auguste, Augustin ~ waghzen "l'ogre" en kab moderne au sens propre, mais peut-être que, anciennement, c'était un nom comme un autre ou un nom de saint aux os puissants (reliques) comme l'ogre kabyle waghzen (dit ghoul en argot arabe nordaf). Botticelli a peint waghzen "l'ogre" dans son atelier ! Et l'église romaine en a fait un saint !
C'est vous dire que nos amis du nord de notre chère Méditerranée devront revoir leur copie et que la culture kabyle, à commencer par sa mythologie, est en mesure de désavouer les "vérités historiques" sur le passé de notre cher pays et de notre voisinage méditerranéen.
2. Souk existe dans plusieurs langues; difficile donc d'établir sa paternité, et puis s'il était vraiment d'origine arabe orientale, il aurait dû s'imposer dans son voisinage immédiat turc et persan chez qui c'est le Bazar le mot équivalent :))) En Afrique du Nord, Suq, Souk "marché (hebdomadaire", foire (saisonnière, comparable au marché de Noël en Europe)" s'aligne sur l'arabe nordaf surtout Suq, Soug "conduire, mener" (qaid, caïd en arabe classique), qui serait comme NHR "conduire, mener, guider" en kabyle proche de Ahras : Souk en arabe + Ahras en berbère pourraient signifier la même chose, à approfondir donc. Par ailleurs, pour ce qui est de la toponymie, Souk n'est utilisé que chez les Kabyles, Berbères Nordafs et jamais chez les (vrais) arabes, même en Egypte : Souk + jour de la semaine, Souk lethnine (lundi), etc. En plus, le kabyle possède un verbe issu du nom Souk (suq) : seweq "aller au souk/marché" autrement dit "faire les courses". Here we're, folks :) Regardez la photo d'illustration ci-dessus, celle du stade panathénaïque en Grèce, ou bien quasiment la même chose sur la photo ci-dessous, mais cette fois à Rome, le Circus Maximus "Le Grand Cirque", et vous aurez trouvé la réponse !
Toujours pas trouvé ? Deux concurrents sont deux hommes qui courent ensemble, en compétition. Ici c'est un stade, là c'est un cirque !
Souk ~ Cirque voire Cercle, Stade ou Course de chars, de chevaux (ex. Hippodrome).
Vous comprendrez que Souk n'est qu'une variante nordafe de Circus (cirque) et n'aurait certainement rien à voir avec la langue des bédouins d'arabie, l'arabe ne remplit d'autre fonction que de voiler la réalité, en Afrique du Nord puncio-berbère du moins.
Alors, qu'y avait-il à Thagaste, Souk Ahras, la ville natale d'Augustin, la ville auguste, la cité de waghzen "l'ogre" en kab ? Un hippodrome, un cirque (d'où l'étymologie populaire de foire aux lions ?), un stade ? Ou plutôt qlq chose plus proche de Dieu, de la religion ?
Le Grand Cirque, Circus Maximus en latin. Dans quel toponyme kabyle/berbère nordaf moderne, arabisé sur la forme (les khorotos arabes n'ont jamais rien compris à notre système de toponymie), trouve-t-on Circus Maximus ? Souk est Circus, c'est déjà à moitié gagné, ensuite il faut savoir qu'en kabyle l'article est indissociable du nom. Alors ?.. Aucune idée ? Pas grave, voici la réponse :
Circus Maximus en latin chez les Romains ~ Souk Lekhmis "marché de jeudi (5-ème jour de la semaine)" en kabyle moderne, en berbère avec un consonance (et seulement la consonance) masri/arabe. Ce toponyme existe en Kabylie évidemment mais aussi dans les pays voisins : en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
A propos, nous sommes quel jour aujourd'hui ? Un coup d'oeil au calendrier svp !
Je vous parlais de Dés, jeu de dés au début de ce billet.
Voici qlq chose qui va bousculer votre perception des choses surtout si vous êtes catho :)
Jeu de dés ~ Jeudi soit Jour du dieu Jupiter (ou de Zeus chez les Grecs anciens)
C'est que probablement il y aurait dans Jupiter le sens de jour de Chance, le jour du Sort ou le jour du Destin, repris ailleurs ultérieurement comme nuit du destin, une nuit bénie.
mardi 1 décembre 2015
ZODIAC
LA MAISON KABYLE
Par Tous Les Saints Du Pays Kabyle
Regardez cette modeste illustration qui représente un stand avec l'architecture intérieure de la maison traditionnelle kabyle et dites-vous bien que cette image reflète rien de moins qu'un fragment de l'identité kabyle et de l'époque punique, elle est pour nous ce que La pierre de Rosette est à l'Egyptologie. Et c'est un autre élément de "fierté", en plus de l'organisation sociale kabyle et de la toponymie kabyle (berbère nordaf plus généralement).
Pourquoi ? Car tout simplement, cette habitation kabyle est comme la relique de Denderah :
ZDG de zdhegh "habiter, résider" = Zodiaque
Voir aussi le terme tha-mezdugh-th "habitation, résidence".
Ce n'est pas une hypothèse, c'est un certitude.
Et je mets au défi quiconque osera dire le contraire (mes excuses aux lecteurs, ce n'est point de l'arrogance, c'est juste pour affirmer mon engagement et ma conviction).
Donc aux 12 signes du Zodiaque (astrologie) ou 12 constellations (astronomie), on doit trouver 12 éléments d'architecture intérieure de la maison kabyle, trois sont quasiment identifiés :
- SCORPION (anciennement AIGLE) ou SAGITTAIRE : agadhir (agadir) "le grenier" ou taarisht "petit grenier" en kab, GDR désigne aussi iguidher "l'aigle" en kabyle (et berbère) : GD est une racine commune au kabyle/berbère et au phénicien : ça serait soit le Sagittaire, soit le Scorpion (qui a remplacé l'Aigle) selon les zodiaques ;
- BALANCE : c'est a-dhukan (adoukane) "la banquette" ou sa formule féminine tha-dekant "petite banquette" : 1. Il y a le lien avec Tanit et phénicien, 2. Le terme Banca, banque en latin/romanes vient tout droit de là. On y reviendra à part sur ce sujet, surtout que adukan est aussi un marche-pied ou tremplin, mais la trace punique est indéniable ;
- BELIER : Il serait l'opposé de la Balance pour le zodiaque, dans le maison kabyle c'est adaynin "l'étable", une traduction erronée et voici pourquoi. Ce n'est pas que le Kabyle (montagnard) qui construisait son habitation avec un étable jusque dans les années 60 soit un "indigène arriéré" ou le fait uniquement pour se chauffer en hiver ; adaynin sert uniquement à garder le ou les moutons du sacrifice et jamais à d'autres bêtes, c'est ce que le chrétien appelle "La crèche" (de Noël). Bref, adaynin "l'étable" de la maison kabyle est le Bélier du zodiaque, et là on a un datation : Entre 2000 avant JC et l'an 00 JC, au moment de la création du Zodiaque que nous connaissons, il y a deux mille ans, le Soleil occupait le Bélier à l'équinoxe de mars. NB: Le nom du Bélier en latin Aries sonne plutôt comme tha-arish-th (taarist) "le petit grenier" en-dessus de l'étable, curieux ça !
- SOLTICE : Les éléments de structure de la maison kabyle seraient apparentés non pas à des constellations (astronomie) ou à des signes du zodiaque, mais à des phénomènes célestes. Le terme a-salas serait peut-être le Soltice, ou a-salas a-lemas (asalas du milieu) "poutre de faîtage" ou "pilier central", a-jgu, thi-gejda "les piliers, les colonnes" (comme Tikjda) auraient aussi un sens astronomique, et bien entendu, un sens astrologique pour celui qui en veut :) Que sera le métier à tisser (azetta) kabyle détalé pour l"hiver en termes d'astronomie et d'astrologie ? A vous de jouer :)
Maintenant c'est plus une question technique que d'établir entre l'oeuvre d'architecte de la maison kabyle et de l'astronome "kab" d'antan, sans doute PUNIQUE. Il me semble que cette fois j'ai accompli, en partie du moins, ma promesse de propulser un jour sur le toit du monde. La prise de conscience de qui nous sommes dépend de ce que nous en pensons et de l'opinion que se fait de nous le monde dit civilisé. Il y a les khorotos arabo-islamistes qui à part dénigrer tout ce qui est kabyle, berbère et faire main basse sur notre passé, ne savent rien faire. Y en a eu aussi de très civilisés, et très développés en terme de savoir, qui sont restés cent ans presque en Kabylie et n'ont pourtant jamais vu ce Zodiaque Punique dans la Maison Kabyle. Vous comprenez maintenant pourquoi je disais il y a un bon moment sur ce blog ou sur l'ancien, qu'il faudra réinventer l'Egyptologie car les occidentaux les plus performants scientifiquement sont incapables d'interpréter les hiéroglyphes et artefacts égyptiens anciens autrement que par leur approche académique à mon sens pas tout à fait adaptée.
Alors, on fait la fête ?! Je n'ai pu trouver ce que j'ai cherché, donc on va se contenter de ce dont on dispose (désolé si vous n'aimez pas). Regardez cette brève vidéo (ultras de foot kabs) rien que pour le haka :) ou le "cri de guerre" kabyle né du Printemps kabyle devenu berbère plus tard, c'est plus un slogan de communion pour affirmer haut et fort que nous sommes de imazighen (berbères) qui faisait jadis vibrer les foules et aidait à affronter les adversaires et l'ennemi (CRS, gendarmes) arabes algériens. C'est que cette flamme ne s'est pas éteinte et ce cri de communion retentira encore plus fort le jour où la Kabylie sera libérée. Et les dés sont jetés, finie la rétraction, le ressort de la Renaissance kabyle commence sa détente, le Punico-Berbère va bientôt rebondir !
Par Tous Les Saints Du Pays Kabyle
Regardez cette modeste illustration qui représente un stand avec l'architecture intérieure de la maison traditionnelle kabyle et dites-vous bien que cette image reflète rien de moins qu'un fragment de l'identité kabyle et de l'époque punique, elle est pour nous ce que La pierre de Rosette est à l'Egyptologie. Et c'est un autre élément de "fierté", en plus de l'organisation sociale kabyle et de la toponymie kabyle (berbère nordaf plus généralement).
Pourquoi ? Car tout simplement, cette habitation kabyle est comme la relique de Denderah :
ZDG de zdhegh "habiter, résider" = Zodiaque
Voir aussi le terme tha-mezdugh-th "habitation, résidence".
Ce n'est pas une hypothèse, c'est un certitude.
Et je mets au défi quiconque osera dire le contraire (mes excuses aux lecteurs, ce n'est point de l'arrogance, c'est juste pour affirmer mon engagement et ma conviction).
Donc aux 12 signes du Zodiaque (astrologie) ou 12 constellations (astronomie), on doit trouver 12 éléments d'architecture intérieure de la maison kabyle, trois sont quasiment identifiés :
- SCORPION (anciennement AIGLE) ou SAGITTAIRE : agadhir (agadir) "le grenier" ou taarisht "petit grenier" en kab, GDR désigne aussi iguidher "l'aigle" en kabyle (et berbère) : GD est une racine commune au kabyle/berbère et au phénicien : ça serait soit le Sagittaire, soit le Scorpion (qui a remplacé l'Aigle) selon les zodiaques ;
- BALANCE : c'est a-dhukan (adoukane) "la banquette" ou sa formule féminine tha-dekant "petite banquette" : 1. Il y a le lien avec Tanit et phénicien, 2. Le terme Banca, banque en latin/romanes vient tout droit de là. On y reviendra à part sur ce sujet, surtout que adukan est aussi un marche-pied ou tremplin, mais la trace punique est indéniable ;
- BELIER : Il serait l'opposé de la Balance pour le zodiaque, dans le maison kabyle c'est adaynin "l'étable", une traduction erronée et voici pourquoi. Ce n'est pas que le Kabyle (montagnard) qui construisait son habitation avec un étable jusque dans les années 60 soit un "indigène arriéré" ou le fait uniquement pour se chauffer en hiver ; adaynin sert uniquement à garder le ou les moutons du sacrifice et jamais à d'autres bêtes, c'est ce que le chrétien appelle "La crèche" (de Noël). Bref, adaynin "l'étable" de la maison kabyle est le Bélier du zodiaque, et là on a un datation : Entre 2000 avant JC et l'an 00 JC, au moment de la création du Zodiaque que nous connaissons, il y a deux mille ans, le Soleil occupait le Bélier à l'équinoxe de mars. NB: Le nom du Bélier en latin Aries sonne plutôt comme tha-arish-th (taarist) "le petit grenier" en-dessus de l'étable, curieux ça !
- SOLTICE : Les éléments de structure de la maison kabyle seraient apparentés non pas à des constellations (astronomie) ou à des signes du zodiaque, mais à des phénomènes célestes. Le terme a-salas serait peut-être le Soltice, ou a-salas a-lemas (asalas du milieu) "poutre de faîtage" ou "pilier central", a-jgu, thi-gejda "les piliers, les colonnes" (comme Tikjda) auraient aussi un sens astronomique, et bien entendu, un sens astrologique pour celui qui en veut :) Que sera le métier à tisser (azetta) kabyle détalé pour l"hiver en termes d'astronomie et d'astrologie ? A vous de jouer :)
Maintenant c'est plus une question technique que d'établir entre l'oeuvre d'architecte de la maison kabyle et de l'astronome "kab" d'antan, sans doute PUNIQUE. Il me semble que cette fois j'ai accompli, en partie du moins, ma promesse de propulser un jour sur le toit du monde. La prise de conscience de qui nous sommes dépend de ce que nous en pensons et de l'opinion que se fait de nous le monde dit civilisé. Il y a les khorotos arabo-islamistes qui à part dénigrer tout ce qui est kabyle, berbère et faire main basse sur notre passé, ne savent rien faire. Y en a eu aussi de très civilisés, et très développés en terme de savoir, qui sont restés cent ans presque en Kabylie et n'ont pourtant jamais vu ce Zodiaque Punique dans la Maison Kabyle. Vous comprenez maintenant pourquoi je disais il y a un bon moment sur ce blog ou sur l'ancien, qu'il faudra réinventer l'Egyptologie car les occidentaux les plus performants scientifiquement sont incapables d'interpréter les hiéroglyphes et artefacts égyptiens anciens autrement que par leur approche académique à mon sens pas tout à fait adaptée.
Alors, on fait la fête ?! Je n'ai pu trouver ce que j'ai cherché, donc on va se contenter de ce dont on dispose (désolé si vous n'aimez pas). Regardez cette brève vidéo (ultras de foot kabs) rien que pour le haka :) ou le "cri de guerre" kabyle né du Printemps kabyle devenu berbère plus tard, c'est plus un slogan de communion pour affirmer haut et fort que nous sommes de imazighen (berbères) qui faisait jadis vibrer les foules et aidait à affronter les adversaires et l'ennemi (CRS, gendarmes) arabes algériens. C'est que cette flamme ne s'est pas éteinte et ce cri de communion retentira encore plus fort le jour où la Kabylie sera libérée. Et les dés sont jetés, finie la rétraction, le ressort de la Renaissance kabyle commence sa détente, le Punico-Berbère va bientôt rebondir !
Le Convalescent Imaginaire
Le Faux Repentir
Nous sommes en 2015 et la Kabylie ne s'est toujours pas affranchie de la tutelle algérienne. L'état des lieux sur le terrain est de plus en plus alarmant dans une Algérie de repentis, de drabkis ("percussionnistes" ou apprentis-hommes d'état), de barbouilleurs qui parasitent sur le système, de lâches et de brêles arabisés et islamisés, un mélange explosif et dangereux surtout pour la Kabylie qui doit s'en éloigner le plus vite possible. Revenons trente ans en arrière, en 1984-85, avec le témoignage de notre barde sur cette époque.
L'intelligent pèsera mes mots et comprendra ma parole,
L'abruti aura la surprise de sa vie,
Et croira vraiment que j’ai changé de camp,
Je suis de toutes les fêtes et de toutes les bonnes fortunes,
Mes pans d’éléphant m’ont toujours préservé de la misère qui touche les crève-la dalle,
Je suis un bonze avec un poste à vie,
Contrepartie ? Ben oui, la médaille a toujours un revers !
Je ne fais pas la grosse tête pour autant,
La réalité, je la fuis comme le diable l’eau bénite !
Je fuis ses conséquences, son poids,
Je fuis de peur de la voir !
« Honni soit celui qui vit dans le déni de la réalité ! »
Au ras des pâquerettes nous sommes,
Quel malheur nous est advenu,
Notre dignité se consomme sous les cendres,
Et nous, on apporte du bois au feu de notre désastre !
L’un, un chacal détourneur de consciences,
L’autre, un loup détourneur de fonds,
Le mafieux du système,
Nous sommes en 2015 et la Kabylie ne s'est toujours pas affranchie de la tutelle algérienne. L'état des lieux sur le terrain est de plus en plus alarmant dans une Algérie de repentis, de drabkis ("percussionnistes" ou apprentis-hommes d'état), de barbouilleurs qui parasitent sur le système, de lâches et de brêles arabisés et islamisés, un mélange explosif et dangereux surtout pour la Kabylie qui doit s'en éloigner le plus vite possible. Revenons trente ans en arrière, en 1984-85, avec le témoignage de notre barde sur cette époque.
Nous sommes au début des années 80, au plus fort du revival kabyle maté par le pouvoir, d'un côté, et au tout début de la montée de l'arabo-ilamisme, de l'autre, toléré par ce même pouvoir. Le contraste entre la Kabylie et l'Algérie est frappant, et à peine si qlq chose a changé depuis. La conscience collective n'existe qu'en Kabylie, disons-le clairement, l'Algérie c'est surtout du "ghachi", une foule sans conscience qui obéit au doigt et à l'oeil aux ordres général-berger ou aux consignes du pasteur-imam du coin. Une masse inerte prise entre le marteau de la junte et l'enclume de la prêtraille. Un agneau coincé entre un chacal et un loup. La situation paraît inextricable et la Kabylie doit prendre la tangente pour sortir de l'impasse algérienne avec sa gestion folklorique.
La décennie infâme des années 80 avorta de la décennie atroce des années 90 lorsqu’une espèce hybride vit le jour : l’hyène barbue, pire que le chacal et le loup du système confondus. Une décennie de plomb durant laquelle les hordes arabo-islamistes ont semé terreur et désolation en Algérie faisant des dizaines de milliers de victimes dont DdaLwennas, puisse son âme reposer en paix. Son message de visionnaire demeure toujours intact, l’espoir de voir prochainement la Kabylie indépendante de ce monde à l’envers de malades et de convalescents imaginaires qu’est l’Algérie grandit en nous de jour en jour. Le combat continue donc...
La décennie infâme des années 80 avorta de la décennie atroce des années 90 lorsqu’une espèce hybride vit le jour : l’hyène barbue, pire que le chacal et le loup du système confondus. Une décennie de plomb durant laquelle les hordes arabo-islamistes ont semé terreur et désolation en Algérie faisant des dizaines de milliers de victimes dont DdaLwennas, puisse son âme reposer en paix. Son message de visionnaire demeure toujours intact, l’espoir de voir prochainement la Kabylie indépendante de ce monde à l’envers de malades et de convalescents imaginaires qu’est l’Algérie grandit en nous de jour en jour. Le combat continue donc...
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LE FAUX REPENTIR (Interprétation libre, assez fidèle sur le fond)
ACTE 1 (prélude vocal) : Entrée en scène du Larbin masqué pour son faux repentir devant un parterre d'agneaux.
« Honni soit celui qui oreille prête à tout ce qu’il entend ! »
« Honni soit celui qui oreille prête à tout ce qu’il entend ! »
Gare à celui qui me croira,
Ce n’est que ma langue qui lâche,
Elle laisse échapper des mots,
Le sage en saisira le sens.
Le sage en saisira le sens.
Alors faites comme si j’étais l’un d’entre-vous,
Qui aurait pris la parole,
Pour donner son humble opinion.
Qui aurait pris la parole,
Pour donner son humble opinion.
L'intelligent pèsera mes mots et comprendra ma parole,
L'abruti aura la surprise de sa vie,
Et croira vraiment que j’ai changé de camp,
Moi un transfuge ? La belle blague !
Je suis de toutes les fêtes et de toutes les bonnes fortunes,
Je suis de la classe des toujours gagnants,
Je tire toujours mon épingle de ce jeu de hasard,
Je tire toujours mon épingle de ce jeu de hasard,
J'ai toujours ma part du gâteau.
Mes enfants ? Tous préparés à entrer dans le jeu,
Tous ont reçu une bonne éducation,
Je leur ai fais fuir ce bled,
Tous ont reçu une bonne éducation,
Je leur ai fais fuir ce bled,
Tous formés à l’étranger.
Mes pans d’éléphant m’ont toujours préservé de la misère qui touche les crève-la dalle,
Je suis un bonze avec un poste à vie,
Un travail propre, pas pénible du tout,
Avec des horaires flexibles en plus.
J'adore !
Mon souci premier est de me mettre à l’abri,
Se la couler douce quoi !
Et faire partie des repus.
Se la couler douce quoi !
Et faire partie des repus.
Contrepartie ? Ben oui, la médaille a toujours un revers !
Et bien, je suis un mouchard :
Tout ce que mes oreilles entendent ici et là,
Une fois la coupe pleine,
Je le rapporte à mes tuteurs commanditaires.
Tout ce que mes oreilles entendent ici et là,
Une fois la coupe pleine,
Je le rapporte à mes tuteurs commanditaires.
Je ne fais pas la grosse tête pour autant,
je ne suis point arrogant !
J’aime mes amis, mes proches,
Lorsqu’ils sont acculés par les circonstances,
J’aime mes amis, mes proches,
Lorsqu’ils sont acculés par les circonstances,
Ils peuvent toujours compter sur moi.
(Ne suis-je pas un grand seigneur ?)
Et trouveront chez moi bien plus que la paix :
Consolation, petis soins !
Je leur prodigue le meilleur remède,
Consolation, petis soins !
Je leur prodigue le meilleur remède,
Un conseil d’ami, avant qu’il ne soit trop tard :
Le silence est tout bénéf,
Se tenir discret paye,
Et évite de se morfondre dans les regrets.
La réalité, je la fuis comme le diable l’eau bénite !
Je fuis ses conséquences, son poids,
Je fuis de peur de la voir !
Je préfère regarder ce monde du haut de mon siège,
(Au-dessus de la mêlée de losers, intouchable que je suis !)
Sur ma branche solide perché et sûr de mon avenir,
Sûr de ne pas connaître la chute.
Sur ma branche solide perché et sûr de mon avenir,
Sûr de ne pas connaître la chute.
Que celui qui veut en faire de même,
Vienne me demander conseil - je l’aiderai,
Je le guiderai sur le chemin de l'opportunisme.
Vienne me demander conseil - je l’aiderai,
Je le guiderai sur le chemin de l'opportunisme.
ACTE 2 (chant) : Entrée en scène de la conscience, LE BARDE avance à découvert pour briser le silence des agneaux.
« Honni soit celui qui vit dans le déni de la réalité ! »
Peu, trop peu d’édificateurs !
Médiocrité totale ! Zero creativity !
Trop nombreux les opportunistes,
Trop nombreux les opportunistes,
Les parasites et autres profiteurs d’un système pourri !
Indécemment trop de frimeurs !
Trop peu d’hommes d’envergure,
Indécemment trop de frimeurs !
Trop peu d’hommes d’envergure,
Point de grandeur d’âme !
Au ras des pâquerettes nous sommes,
Quel malheur nous est advenu,
Notre dignité se consomme sous les cendres,
Et nous, on apporte du bois au feu de notre désastre !
A peine venus à bout d’un fléau que voici un autre qui nous tombe sur la tête,
Ne serait-ce pas la fatalité ?
Les soucis ne nous lâchent pas,
La poisse ! ça fuite de tous les côtés,
Ne serait-ce pas la fatalité ?
Les soucis ne nous lâchent pas,
La poisse ! ça fuite de tous les côtés,
L’un, un chacal détourneur de consciences,
Prébendier aux formules abracadabrantes,
Un parasite qui boit le sang et la sueur de son prochain,
Amassant consciencieusement sou à sou sa petite fortune.
Un parasite qui boit le sang et la sueur de son prochain,
Amassant consciencieusement sou à sou sa petite fortune.
L’autre, un loup détourneur de fonds,
Le mafieux du système,
Et ses somptueux châteaux illicites à l’origine douteuse,
Aujourd’hui c’est lui le maître de la situation,
La puissance de son argent sème mort et désolation.
Ses enfants sont étudiants à l’étranger pour suivre le chemin des Lumières,
Alors qu’ici, nous, agneaux réduits au silence et à bouffer de l’herbe,
Confinés dans l’obscurantisme du bled de mickeys,
Subissons le bâton de l’arbitraire et l’ignominie de l’arabisation forcée,
Le déni identitaire et le déni de la réalité.La puissance de son argent sème mort et désolation.
Ses enfants sont étudiants à l’étranger pour suivre le chemin des Lumières,
Alors qu’ici, nous, agneaux réduits au silence et à bouffer de l’herbe,
Confinés dans l’obscurantisme du bled de mickeys,
Subissons le bâton de l’arbitraire et l’ignominie de l’arabisation forcée,
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