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dimanche 17 juillet 2016

Le Delta Kabyle



To Be, l'alternative kabyle

Suite du billet précédent.On revient à l’incontournable Thizi, cette fois on essayera de la lire à l’anglaise. Why not après tout ? Vous verrez, le résultat est tout simplement excellent.
http://thelivingmoon.com/43ancients/04images/Stonehenge/Stonehenge-6.jpg
Pour déchiffrer tel ou tel mot, le plus simple est de trouver une formule de passage du kabyle à une autre langue. Ainsi, Thizi « col » (en toponymie), est, on l’a dit dans le billet précédent, porteur de plusieurs notions : sortie (exode, odyssée), relais, croisement des chemins, passage obligé, halte ou étape, âge, heure et montre, etc. La simple substitution du ST latin au Th kabyle explique tout :
Thizi = Stizi, stagio en it?.ou Station : excellente explication, car Tizi va donc contenir Statut, Statique, Statistique et exprimer un Etat à un moment donné. Un cas particulier l’illustre on ne peut mieux :
Tizi = Saison
Y en 4 saisons climatiques, et par rapport au parcours du soleil dans l’année, il y a 3 « points » ou 3 jours de l’année qui sont toujours service de repères fixes à l’humanité pour les calendriers. Ces 3 Tizi doivent se retrouver sur la photo plus haut montrant Stonehenge en Angleterre :
- Tizi 1 (jour le plus ensoleillé, le plus long de l’année) : Solstice d’été aux environs du 21-23 juin ;
- Tizi 2 par deux fois au même point (jour égale à la nuit) : Equinoxes de printemps (21 mars) et d’automne (21 septembre) ;
- Tizi 3 (le jour le plus court ou la nuit la plus longue de l’année) : Solstice d’hiver (21 décembre).

On reprend notre outil appelé « binaire kabyle » ou « Berbère et punique », Tizi-Agadir (opposition). Un petit rappel pour les non avertis et on continue :
Agadir vs Tizi : Entier vs Décimale (chiffres) ;
Adhil « raisin (blanc ?), muscat » et Thizurin « raisin (rouge) » en kab vont s’aligner, respectivement, sur Agadhir (adhil serait adhir ?) et Tizi. Belle illustration pour baliser cette formule !
Faut rappeler que Agadhir « fortresse, grenier collectif » et Tizi « col » sont des lieux d’observation par excellence. C’est le moment d’aborder l’astronomie…
Tizi en kabyle  et berbère ~ Zénith issu du masri-arabe dit-on;
Agadhir en kabyle, berbère et punique ~ Nadir issu du masri-arabe aussi nous dit-on.
Eh bien, on comprend facilement que Tizi 1, c’était aussi la ronde autour d’un feu (tradition qui demeure vivace chez certains peuples), que dans le cas de Stonehenge (sur la photo), l’anglais nous dit :
Thizi, Tizi en kab ~ Rise (ex. Sunrise « lever du soleil »)
Et il est probable que n’dtall « enterrer » (voire même « implanter, planter ou Nature ») en kabyle s’apparente à Agadir, au Nadir, voire au dieu Anzar ou, dans la tradition chrétienne, à la Nativité (solstice d’hiver pour la Noëlle) ; et donc Tizi à la Renaissance (ex. Tiziri), floraison, vie, etc. A vérifier. Cette opposition Agadir vs Tizi pourrait aussi donner la dualité Occident-Levant, et très probablement ceci :
Agadir vs Tizi = Entrée vs Sortie : ici Tizi-sortie est normalement une réussite, un succès.

Les ancêtres des Kabs, on le voit dans notre toponymie, étaient d’excellents observateurs, la résidence (maison) kabyle est d’ailleurs avec une architecture rattachée à l’astronomie, un Zodiaque, on la dit sur ce blog. Maintenant aux Kabs de notre époque, médiocres que nous sommes au point de ne pas maîtriser notre lexique, une petite question d’ordre astronomique : Comment appeler une Planète, par quel nom désigner la planète Terre en kabyle ? Pas de réponse ? Un effort et on aura la réponse)) La voici d’ailleurs :
Thilli « 1.ombre, 2. ou (or anglais, ili en russe pour exprimer l’alternative) » ~ Terre (planète), planète. Au-delà de l'ombre, c'est peut-être le chiffre trois (3) qui désignerait la Terre, elle d'ailleurs la troisième planète en partant du Soleil.
C’est le principe d’alternance d’abord, et de la Terre associée à l’ombre. D’ailleurs le verbe « mesurer » en kab K’thill tient en partie du kath, gadh, wada « bas, battre » kabyle et du gad « rempart, mur » phénicien/punique nordaf, et en partie de thilli « l’ombre », voire même de ili « être ». 
Quel est le plus simple moyen utilisé de nos jours par les spécialistes de la NASA et d’autres agences spécialisées en la matière pour détecter de très lointaines exoplanètes ? De la même façon : à la trace (l’ombre) que laisse la planète lorsqu’elle passe devant son astre ! C'est la règle de trois :)
« To be or not to be » ne se pose pas pour l’astronome, l’observateur kabyle pour la seule alternative est l’ombre (thilli) d’Être (illi) est sa planète Terre (thilli ?), et pour qui le Vivant serait un instrument :
DR de der « vivant » d’où le nom Yidhir (Idir), tha-darth « village », dari « se mettre à l’abri, au sec, sous protection, se couvrir… » est cette main que l’observateur pose au-dessus de ses yeux, sur son front de visionnaire ou d’observateur pour pouvoir scruter l’horizon à l’œil nu et regarder loin. La longue vue, les jumelles, les lunettes et autres instruments ne sont apparus que récemment. NB : Etrangement, cette racine kabyle n’est pas loin du russe Dal’ « (le) lointain », d’où daléko « loin ». On ne peut écarter que cette racine « vivante » kabyle DR soit comme celle de l’ombre et d’être (thilli, illi), une racine de la Terre. Là je suis convaincu que cette racine " vivante " kabyle DR de tha-darth " village ", der " vivant" serait l'équivalent du Daleth phénicien. Delta est la Terre (earth en anglais, ardh en arabe, ered en hébreu, etc.). 
La Terre où le vivant a les deux yeux grand ouverts pour observer le monde qui l’entoure, l’explorer et le mesurer à son ombre.Il n’y pas d’alternative à l’existence, c’est « to be » donc…