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lundi 10 août 2015

Historia

Un cas de conscience.

Bizarre de constater qu'une simple image peut conduire à des conclusions pour le moins inattendues. On est, bien entendu, loin de la rigueur scientifique, mais devrait-on pour autant en faire un cas de conscience ?..

C'est comme un slide-show qui défile dans le cerveau, démo :
1. Le Mont Blanc (Adrar Amellal) dans l'Oasis berbère de Siwa (Egypte) qui abrite aussi le Temple d'Amon depuis l'Egypte antique: le corps du Sphinx est simplement le mont blanc de Siwa ! ;
2. Le Sphinx de Gizeh datant de la même époque (Egypte ancienne), plus précisément le corps du sphinx ;
3. La Table de Jugurtha datant de l'antiquité en Tunisie.

On pourrait ajouter le mont de Yemma Gouraya (Notre-Dame de Gouraya) à Vegayeth (Bougie) en Kabylie, ainsi qu'une autre montagne de table du Cap (Cape Town) en Afrique du Sud.
Le point commun à ses oeuvres de la nature et de l'homme est la forme : Table.
Mais il y a un autre point commun entre eux : le Calcaire.
Le Mont Blanc de Siwa est une montagne de calcaire, le corps du Sphinx de Gizeh est taillé dans de la roche calcaire, la Table de Jugurtha aussi est de la roche calcaire.

Première constatation stupéfiante :
Historia (histoire) ~ Table 
Le terme grec ἱστορία (historia) serait comparable à stol (table), prestol (trône, siège) en russe avec L au lieu de R (altération très fréquente) ; et l'arabe tarikh (histoire) serait peut-petre amputé du S grec dans istoria d'histoire. 
L'explication géologique (une parabole) de l'origine étymologique du terme Histoire serait Strates (couches, formations géologiques).

Élargissons maintenant notre Calcaire à ce qui lui ressemble de près :
- Asbeste du grec asbestos qui a donné l'asbeste en fr. et izvest'/izvestniak (chaux, calcaire) en russe ; 
- Chaux du latin calx, calcis d'où calcium, chalk (craie) en anglois ;
- Craie du latin creta. 
- Voire tout minéral friable, ou poudre minérale soluble, ex. le Talc.
- Argile terme issu de la racine RG de "blanc, brillant" ex. argentum (argent).

C'est forcément une tâche difficile que d'essayer d'interpréter ces rapprochements, néanmoins on peut en tirer qlqs premières conclusions tout à fait probables :
- Blanc serait associé au Calcaire (chaux, craie) : la racine ML ou MLL de blanc en kabyle et berbère en général est la même que dans le russe ML de Mél (craie)... et chose étrange, il y aurait peut-être une relation avec le Miel (mëd en russe, tha-men-t en kabyle) ;
- L'abeille en russe ptchéla serait peut-être liée au russe peshera (grotte), à la chaux, craie (chalk en anglois) ainsi qu'à la notion de créer, calquer (reproduire), voire même calculer (hissab "compte, calcul" en arabe serait alors en relation avec asbestos grec ?) D'ailleurs le calcaire friable et poreux n'est pas sans rappeller les alvéoles des ruches d'abeilles. 
- Dans le contexte kabyle, la cire d'abeille est étroitement lié à la ville kabyle dont la patronne est Yemma Gouraya: Bougie (Vegayeth) d'où seraient parties les suites de Fibonaci ;
- Le Corps du Sphinx ne serait-il pas comparable au corps (abdomen) divisé de l'abeille ? 
- La notion de Grotte pourrait se cacher dans ces monts de calcaire.

Et cette dernière supposition nous amène à supposer (hypothèse de travail) que dans le Calcaire et/ou l'Argile se cacheraient deux notions importantes :
- la Conscience ;
- la Science (savoir).
Je me suis longtemps interrogé sur les termes kabyles qui désignent "perdre conscience, s'évanouir" : f'sakh ou mlulli, ce dernier étant lié à MLL de blanc (a-mellal), il pourrait s'agir de "blêmir, devenir pale".  Par contre f'sakh a tout pour être rapproché de psyché en grec (âme, souffle de vie), c'est aussi le nom de Psyché inventée par Apulée de Madaure, or, il se trouve que f'sakh (s'évanouir, perdre conscience) en kabyle est clairement lié à fsi (fondre, (se) défaire), càd perdre sa forme comme le minéral qui se dissout dans l'eau.

La science, le savoir, les connaissances que nous accumulons tout le long de notre vie ne sont pas cette substance soluble dans l'eau ? Et pourquoi le cerveau en kabyle LG (al'lagh) est-il si proche phonétiquement de l'argile (tha-llagh-th, ou tha-lakh-th, talaxt) ?

Il y aurait qlq chose de prophétique dans ces monts de table en calcaire et dans le corps du Sphinx de Gizeh... On se contente pour le moment d'avoir regardé le (mot) histoire autrement !

dimanche 9 août 2015

MEMPHIS

Le Mont Blanc berbère.

Non, on ne vas pas aller au Tennesse pour visiter le tombeau du roi Elvis, mais en Egypte ancienne pour comprendre des choses que les égyptologues officiels et historiens diplômés ne nous ont encore pas expliqué, le tout en passant par Moscou...

Moscou aux 7 collines, la 3ème Rome. Moscou ou Moskva dite "belokamennaya" (cité blanche ou muraille blanche), "prevoprestolnaya" (cité du premier-siège), "zlatoglavaya" (cité aux coupoles d'or). Une réplique de Constantinople la 2ème Rome des Byzantins. Donc deux villes qui se voulaient héritières de la ville éternelle aux 7 collines - Rome. En réalité, Rome elle-même, empire ou église romaine, s'est inspirée de l'Egypte ancienne, c'est cette dernière la Mère du Monde (Oum Dounia en arabe). Il faut avoir suivi les derniers billets sur ce blog notamment le billet précédent "CasaBlanca" pour mieux comprendre ce qui va suivre. Cap sur l'Egypte donc. 

Egypte moderne avec le Caire comme capitale. Si l'on remonte dans le temps, l'Egypte antique a souvent changé de capitale. On a souvent parlé de l'opposition Haute-Egypte vs Basse-Egypte ces derniers temps, et l'on a pris à la lettre cette division de l'ancienne Egypte car on se fie totalement aux conclusions des historiens égyptologues officiels. Voici un regard frais sur cette question.
La double couronne Pschent de la Haute-Egypte + Basse-Egypte pourrait tout simplement indiquer Pouvoir Spirituel (Haute-Egypte, couronne blanche Hedjet) et Pouvoir Temporel ou Matériel (Basse-Egypte, couronne rouge Decheret) au main d'un seul et même souverain, càd le Pharaon qui est au même temps "le vicaire de Dieu ou souverain pontif" et "le guide des hommes voire des croyants, des citoyens, du peuple, etc.". 
Haute-Egypte devrait renvoyer vers la notion de Trône Blanc pour Saint-Siège ou Evêché.
La capitale éternelle, authentique et historique de l'Egypte ancienne devrait être blanche, et elle l'est !
Memphis, capitale du premier nome, nome de la muraille blanche...autrement dit la cité blanche ou la maison blanche (casablanca) qu'on a évoquée avant. 
Memphis était désignée probablement par Ineb Hedj (murs blancs) en ancien égyptien. On retrouve le Hedj qui donnera plus tard hadj (le pèlerinage), el hadjadj (pèlerin) pas seulement en masri/arabe mais dans tous les dialectes et langues nordafs. Le chibani nordaf, ashivan en kab, est "l'homme au cheveu blanc", donc d'un certain âge généralement, soit une "tête blanche" (trône blanc) n'est pas forcément celui qui a accompli son hadj (pèlerinage) mais l'homme le plus âgé ou le Patriarche de la famille, ou plus exactement le Doyen et donc le responsable, le décideur ! Evêché n'aurait-il pas donné Il Vecchio (le vieux) en italien, et voire même vetchny (éternel) et surtout Vegayeth (Bougie) le nom de la capitale kabyle où il y avait durant l'antiquité (la ville s'appelait alors Saldae) un Evêché ?
L'Egypte antique avait eu plusieurs capitales au cours de son histoire : Memphis, Thèbes, etc. Sa première serait Memphis donc et sa dernière Alexandrie. Il y aussi comme indice important la Chapelle blanche de Karnak en Egypte. Amon étant la divinité des prêtes égyptiens anciens, on ferait bien d'aller faire un tour chez lui, dans son temple dans l'Oasis qui demeure toujours berbère : Siwa. où l'âtre/foyer est toujours dit kanoun/l'kanoun comme en kab :) Ce que les Egyptiens-Masris et les égyptologues n'ont pas voulu ou pu remarquer à Siwa, c'est Adrar Amellal qui signifie "Mont Blanc" (dans toutes les langues berbères sans exception, du kabyle au siwi) qui s'y trouve car c'est aussi un mont de calcaire et la notion de "Muraille Blanche" si importante dans cette histoire égyptienne. Siwa et son Mont Blanc deviendront, à coup sûr, un haut lieu de pèlerinage touristique voire spirituel des Kabyles et de l'ensemble des Berbères le jour où les conditions seront réunies, prochainement on l'espère !

CASABLANCA

La ville éternelle,
La Cité de Dieu.

Voici comment l'extension de la formule antique de dualité Haute-Egypte vs Basse-Egypte explique la Kabylie et la Méditerranée moderne.

On commence par les fanfares en l'honneur de l'équipe phare du pays kabyle. Le foot n'est qu'une parabole, l'essentiel se trouve dans le rassemblement autour de l'idée kabyle surtout lorqu'elle joue la gagne ! Extrait de ce que nous chante Dda Lounis :
Ur t'ɣeliḍ ara, ad t'vedeṭ lebda
Jamais tu ne connaîtras le purgatoire, tu seras debout (vivante) éternellement.
C'est pour la Kabylie éternelle que s'adresseraient aujourd'hui les paroles du sage.
D'où vient le terme levdha ou lebda (éternellement, toujours, éternité) en kabyle ? 
On croit y voir :
- ved ou bed "(être) debout" en kab, donc sur ses pieds ; 
- vita (vie) et...vide en latin/romanes ;
- et levdha/lebda en kabyle serait idem à labiadh "leblanc" de al-baydh (blanc, oeuf) en arabe - idem en kab a-mellal (blanc) + tha-mellal-t (oeuf) -, et al beyt, bayt (maison) en sémitiques (arabe, hébreu).
Tous ces indices nous renvoient à LA référence, à l'éternelle Egypte ancienne !
Le terme levdha (lebda) "éternité" en kabyle a, on l'a vu, une relation avec la Vie et le Vide, avec le Blanc et l'Oeuf ; il attesterait probablement ceci :
- Vacuum pour le cosmos "éternel" probablement ;
- Oeuf de la Création de l'Univers, de l'ensemble de tous les Univers : mythe de la création du monde lié à l'oeuf dans la cosmogonie hermopolitaine de l'Egypte ancienne.
C'est aussi la notion Per-Ankh (maison de la vie) des anciens Egyptiens qui refait surface et que l'on peut désormais comprendre comme:
Per-Ankh (maison de la vie) =  Univers, Cosmos ou qlq chose dans ce genre
Mais aussi comme suit :
Per-Ankh (maison de la vie) = Maison-Blanche (Casablanca en esp./it.).
ML en kabyle est dans blanc, oeuf (M-LL), naître, être, libre (LL). L'oeuf est associé au blanc en kabyle (berbère), idem en masri/arabe (et en sémitiques ?) : ce n'est pas bête car l'oeuf primordial va être naturellement associé à la couleur primordiale (le blanc). Et comme le blanc se divise en 7 couleurs du spectre visible par l'homme, on devait à l'époque ancienne logiquement supposer qu'il y aurait 7 Univers non pas visibles mais à la portée de l'homme : ce seraient les 7 Cieux que l'on retrouve dans les textes religieux, entre autres musulmans, sans doute hérités des anciens Egyptiens) ; les scientifiques, occidentaux bien entendu, de nos jours travaillent sur la théorie des cordes pour, entre autre, comprendre combien y a-t-il d'Univers ; nous les amateurs:), on peut lancer la "théorie kabyle" ou théorie de l'onde qui dit qu'il y aurait autant d'univers que de divisions du spectre électromagnétique, soit, à ma connaissance 7 (visible, rayons X, Y, etc...). Why not ? :) 
Simple constat pour le kab : igeni (ciel, voûte céleste) pourrait aussi désigner l'Univers.

Blanc, immense (grand, vaste), renaissant tout le temps donc éternel : c'est la meilleure explication ou description de l'Univers ou des Univers que pourrait donner le cerveau humain. Rappellez-vous cette réflexion faite il y a longtemps sur ce blog (ou l'ancien blog) : en romanes (esp., it.) on a Casablanca (maison blanche), Casagrande (maison grande) et Casanova (maison neuve) : la corrélation avec l'explication avancée de l'Univers. Autre observation, dans le pays chaoui et l'Est algérien, les gens ont tendance à utiliser un autre mot que MLL berbère ou BYD arabe pour designer les oeufs : la3dhem, un terme qui signifie 3adhim (l'immense, le tout-puissant : des noms de Dieu) en masri/arabe. On croit comprendre que le terme arabe al-3asima (la capitale) serait peut-être issu de là.
Je vais vous simplifier la tâche en donnant les résultats de ma réflexion :
Per-Ankh = Casablanca = Capitale = Ville Universelle = Ville Éternelle = Cité de Dieu
Rome, du temps des Empereurs était la capitale par son Capitole et son temple ;
Rome, du temps des Papes (Vatican) devint ainsi la Cité de Dieu grâce au fils de Thagaste, Saint-Augustin. 
Dans le cas de l'Egypte ancienne, il s'agirait peut-être de la couronne blanche ou du haut siège blanc de la Haute-Egypte.A mon sens, le terme Trône serait lié à Eternel, ce serait donc le Trône de Dieu, du Plus-Haut et Blanc (Haute-Egypte), et par opoposition, l'homme ici-bas aurait un Siège "rouge" (Basse-Egypte). Le titre de Pharaon contient Per (maison), qu'on a supposé comparable au titre de Pape (souverain pontife) à Rome, est celui qui occupe et le Trône (envoyé de Dieu) et le Siège (de Roi) ?
Reste maintenant à appliquer cette logique pour la Kabylie : Haute-Kabylie, la "blanche" gardienne du temple, la Kabylie historique ?, qu'est-ce alors la Basse-Kabylie ?  
A suivre donc.

vendredi 7 août 2015

Michelangelo, les belles jumelles

Alexandre le Grand,
L’irrésistible ascension ...
 

Jamais l’envie n’a été aussi forte d’embrasser les deux sœurs jumelles et de donner ainsi l’accolade au pays pluriel que les hordes d'ennemis ne pourront jamais soumettre.
On revient au thème précédent de Haute-Egypte vs Basse-Egypte ~ Ville Ancienne vs Ville Nouvelle, par ex. Leptis Magna vs Leptis Minor à l’époque punique et romaine. 

PETRA
La superbe cité nabatéenne de Petra, aujourd’hui en Jordanie, est un probablement l’un des plus beaux sites du patrimoine mondial, et il a ses équivalents ailleurs, y compris en Kabylie :
Azrou n T’Hor ou Le Rocher du Zénith est certes un simple mont sans aucun élément d’architecture certes beau mais prémédité, c’est un lieu de pèlerinage tout comme Petra ou la basilique de Saint-PIERRE au Vatican au titre de « ville Ancienne /Haute », etc. Il est même probable que le t’Hor (soleil au zénith) en kabyle, et le terme proche en masri/arabe dohr je crois, soit Horus de l’ancienne Egypte dont l’antipode est Seth.


ZENITH
En fait, les choses commencent à s’expliquer d’elles-mêmes. Ainsi, on voit bien que l’opposition Ville-Ancienne vs Ville-Nouvelle, Haute-Egypte vs Basse-Egypte, etc., peut être l’opposition du point en Amont vs point en Aval ou le point le plus Haut vs le point le plus Bas que ce soit par rapport à cours d’eau ou autre :
Zénith vs Nadir
Il est dérisoire de prétendre que ces deux termes sont d’origine arabe, et l’on verra pourquoi plus loin dans le texte. Prenons la « tête » ou le Zénith. On trouve les traces et surtout les explications de ce terme « zénithal » en kabyle surtout mais aussi dans l’argot « arabe » nordaf et même en Ibérie.
Zénith serait probablement en relation avec le terme Zyn (beauté) utilisé en kabyle et en argot « arabe »  nordaf (la variante arabe classique est gamal pour beauté) ; le terme kabyle (berbère en général) très présent en toponymie, Thizi (Tizi) « Col » (qui s’apprête donc pour la notion de Zénith), qui indique surtout la « croisée des chemins », le « point de retour », etc, serait dérivé de ce Zyn. Ce préfixe Zyn dans le prénom Zinédine devrait avoir Gamal (Djamal) comme équivalent en sémitique-arabe, comme on l’a expliqué dans les billets précédents et, surtout, il serait l’équivalent de ce qui suit :
- Alex, alexo « repousser, défendre » en grec dans Alexandre : très probablement, le terme argaz (homme, vir) en kabyle et en berbère serait lié à Alex, idem pour le terme arabe ragel/radjel (homme, vir), les trois Alexo en grec, argaz en kabyle ou ragel en arabe seraient simplement l’Archer, radjel/ragel en arabe est quasiment le même terme phonétiquement que Archer et surtout Radja en hindou pour Maharaja (grand roi), Rex (roi) en latin et… à Eros en grec et Rash (ras) « tête » en phénicien et en sémitiques d’où raïs (président).
- Lux en latin, Luz en portugais pour « lumière » ; lutch (rayon de lumière, arc) en russe d’où lutché (mieux, meilleur ou best/better en anglois) : juste pour mieux comprendre notre entourage, ce préfixe « meilleur, le plus brillant » est Zyn en kab (ex. Zinédine) et en argot nordaf comme dans le tunisien Zyne El-Abidine réplique exacte de Anouar en arabe/masri dans Anouar es-Sadate « le meilleur/le plus brillant des hommes » et ça serait peut-être bien une traduction du nom Alexandre (de Macédoine).


AMOUR TOUS AZIMUTS !
L’équivalent de Sidon du Levant (Saïda au Liban) est Zemmouri en ex.Kabylie (dans l’Algérois) avec l’olivier, un socle identitaire kabyle, comme élément de relation : zeytoune en arabe vs a-zemmour en kabyle. Je suppose que la variante sémitique zeytoune (olivier) est liée à la notion de sagita (flèche) en latin dans Sagittaire et, bien entendu, à Sayad (chasseur), seyed (seigneur) en arabe.
A vrai dire, je ne sais si c’est l’Arc ou la Flèche la symbolique du « meilleur, plus lumineux, roi » et de l’olivier, mais une chose est sure : ZMR de a-zemmour (olivier) en kabyle serait lié au nom de Amour rebaptisé Cupidon en latin et Eros en grec (qu’on a rapproché de Alex plus haut) du mythe d’Apulée de Madaure, Dda Apulée. Et c’est Amour qui aurait donné la notion de Pays, patrie, etc en kab : Thamurth (Tamurt, les « t » étant les affixes du féminin).
Le plus rigolo dans tout ça est que le kabyle a-zemmour (l’olivier) pourrait être rapproché du terme azimuth, puisque nous sommes dans les notions de Zénith vs Nadir, pourquoi pas !


SETH & ANZAR
De même, Zyn de « beauté » qu’on a vu plus haut serait lié… à l’huile d’olive et pas seulement. Le terme zyth en kabyle, aceito en espagnol/portugais, zeyt en arabe seraient en réalité des variantes plus récentes d’un nom de divinité égyptienne liée à la Basse-Egypte : Seth symbole de la Haute-Egypte (blanche). Et c’est Seth des anciens Egyptiens qui aura donné Poseidon chez les Minoens et les anciens Grecs.
L’avantage pour la Kabylie est que nous sommes les seuls dans notre entourage à avoir sauvegardé le mythe d’Anzar et de sa fiancée « arc-en-ciel », à posséder la « lampe merveilleuse » de lampe à huile d’olive de la mariée comparable à celle des Minoens depuis disparus, et à avoir comme capitale Végayeth, la Bougie étroitement associée aux Chiffres et aux Suites depuis Fibonnacci. Lorsque vous prenez Petra en Jordanie, plutôt son appellation en arabe actuelle « la bariolée » avec RQM qui désigne aussi le numéro, le chiffre raqem en arabe, vous comprenez rapidement que l’arc-en-ciel du mythe kabyle d’Anzar serait une clé pour comprendre l’origine du Zéro, des Chiffres et que… la Suite serait probablement les noces d’Anzar ou simplement la mariée d’Anzar, th-isly-th « la mariée » (isly étant « le marié »).

SENAT
Cette foison d’indices empêche parfois de se concentrer sur l’essentiel, essayons d’y remédier. L’idée principale est toujours la même : la dualité, l’opposition Grand vs Petit, Majeur vs Mineur, Ancien vs Nouveau, Haut vs Bas, Zénith vs Nadir, ex. Haute-Egypte vs Basse-Egypte et donc Blanc vs Rouge, Seth vs Horus qui serait dans la version grecque Poseidon vs Eros (à vérifier).
Horus « le rouge » aurait peut-être donné outre Eros en grec, 3arous (marié) en arabe - Isly en kabyle - et 3ars (noces) dit zouadj en kab proche de zoudj (paire, deux) en arabe : 2 en kab étant Sin au masc., Snath au fém., ne serait-il pas une forme altérée (L en N) de Isly, th-isly-th (marié, mariée) ou est-ce l’inverse ? Le N serait probablement un marqueur latin et on verra pourquoi un peu plus loin. Isly (le marié) et Thislyth (la mariée) ne doivent-ils pas être forcément beaux, donc « blancs » comme c’est d’ailleurs la tradition en Kabylie et partout dans le monde ? Ce blanc ne serait-il pas un « blanc immaculé » donc un symbole de virginité, ce qui est aussi vrai dans le cas kabyle ?
Blanc vs Rouge, Haut vs Bas ou Zénith vs Nadir, du point de vue religieux, donnerait Ascension vs Descente ou plus exactement Ange ou Messager (qui peut encore descendre du ciel vers les hommes) : le Maharaja des Hindous se lit naturellement dans Messager ou le nom du dieu romain Mercure (Hermès en grec), et les termes radjel (homme) et rassoul (messager de Dieu) en arabe seraient peut-être de la même racine.


Un virage maintenant pour aboutir sur une chose étonnante. La cité-république kabyle, le village kabyle, possède son agora (thajemayth) pour chaque adhrum (quartier), son assemblée thejamayth du village (l’djama) et dans certains cas l’djama (la mosquée) du village. La relation étymologique de la racine de GM de l’djama, etc. en kabyle avec le masri/arabe est indéniable, et j’ai même une bonne expication pour les camardes sémites concernant la « gamma » GM de beauté et de chameau GML (djamal, djamel) : Beauté et la gamma, la racine présumée sémitique GM riment avec Jumelles tout simplement ! La paire, 2 ou jumeaux/jumelles auraient une relation directe avec l’organisation politique :
- KN kabyle de akniwen (jumeaux) serait la même racine que KN de knesset en hébreu, église en latin, etc. ;
- GM emprunté par le kab aux sémitiques pour thajemayth, l’djama (assemblée) ;
- Snath « deux » (fém.) en kabyle porte la marque de Sénat ! Et ça peut-être aussi le Synode. Et le Sénateur pourrait être le Sagittaire (lien par sagita « flèche » en latin) au sens de Sage : le Sénat est le Conseil des Sages, chez les abrutis islamistes madjlis echouyoukh (m-gls de gls « assis » vient du même terme que église, cheikh serait peut-être Seth l’égyptien ancien) : le terme kabyle senedh « s’adosser » s’applique impeccablement à ce Sénateur « assis et adossé » (donc trône, chair ?) à la différence de celui qui est simplement « assis » (congrès) ou debout. Le Sénat serait le Zénith. La notion de « vieux sage » ou « grand oracle » en kabyle a-mghar a-zemni porterait l’indice de Sénateur.
Ahurissant, n’est-ce pas ? Et l’on conclut que Haut vs Bas pourrait prendre la forme de Pair vs Impair, de même Zénith vs Nadir prendra la forme de Sénateur vs Congrès (en kab : Thejemayth vs Agraw). La couleur rouge du Sénateur, comme la couleur pourpre du Phénicien qui est celui du Bas (villes côtières) ou de Végayeth, la capitale kabyle, s’explique par Horus « le rouge », qui aurait donné probablement non seulement Hermès, Eros en grec mais le rouge en langues romanes. Ce schéma reproduit en Kabylie, donnerait les deux jumelles : Haute-Kabylie vs Basse-Kabylie, ou Montagne vs Mer, Village vs Ville, Congrès vs Sénat (à Végayeth/Bougie probablement).


FUSEE
C’est quasiment une explication anecdotique, la mosquée en arabe masdjid se décompose facilement préfixe M + SGT de sagita (flèche) en latin. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle les mosquées des fusées (qui ne décollent jamais, comme one le sait, figées qu’elles sont !). Donc un lieu de culte, mosquée en l’occurrence, est associé à une flèche-bougie, source de lumière ; on est carrément à côté de la plaque en ce qui concerne l’Algérie qui impose ses mosquées à la Kabylie car ces lieux de culte sont avant tout une source d’obscurantisme par excellence. Les vrais Lumières associés à la bougie se trouveraient dans le sens de « Université » probablement ou « Assemblée ». On y reviendra un de ces quatre. L'obélisque ne serait-il pas la "fusée" des Egyptiens anciens ?

La fusée des Anciens serait la Bougie de la ville des Lumières comme Bougie en Kabylie et, bien entendu, le Phare de la ville des lumières Alexandrie en Egypte des Lagides. Peut-être que l'ancien phare d'Alexandrie n'est pas sous les eaux mais il serait devenu tout simplement une "fusée", càd une église copte ou plus probablement une mosquée musulmane ? 
La racine GM de Gamma qui a donné beauté et chameau en sémitiques, et celle-là même que l'on utilise pour l'assemblée et le temple (mosquée) en kabyle l'djama/thajemayth serait celle de la bougie en masri/arabe Shamu3a autre variante de djumu3a (vendredi), un indice de Vénus "phanal" pour Vendredi jour de rassemblement : il s'agit plus de lanterne, lampe, phare (dit al manar en arabe calqué sur le grec phanari ?) avec le sens d'éclairer, avenir plus que de bougie proprement dite. On y reviendra.
ALEXANDRIA
Cap maintenant sur la ville des Lumières du temps de l’Egypte des Lagides : Alexandrie. Vous savez, notre dualité peut s’exprimer outre par Ancien vs Neuf, Amont vs Aval ou Zénith vs Aval, par Set (sunset) vs Rise (sunrise) en anglois  ou (sens) Décroissant vs Croissant et, bien entendu, Ville-sur-Roc (Petra) vs Ville-sur-Mer pour l’opposition Ancienne-Ville vs Nouvelle-Ville comme. Prenons Alexandria maintenant pour lui trouver des versions plus récentes ou plus anciennes dans d’autres langues :
Alexandrie « ville-nouvelle » comme Leptis Minor et… Médine « mounouwara » (illuminée) : Minor en latin est visiblement très proche de nour (flamme, lumière) en sémitiques comme dans mounouara en arabe ou Ménorah en hébreu.
Dans le nom grec d’Alexandre ayant donné Alexandrie, il y a Alexo qu’on a vu plus haut, et ἀνήρ (aner) « homme » en grec qui serait en relation avec nour (lumière, flamme) en sémitiques et avec le kabyle anyir (front, synonyme de thawenza « front, destinée ») et anir (ange) ! Alexandrie « ville-nouvelle » est la ville des Lumières et aussi ville des anges et très probablement la ville de la Renaissance.
J’ai partagé avec vous, il y a un moment, mes doutes quant à l’existence d’un personnage réel avec ce nom d’Alexandre le Grand que j’aime plutôt bien. Voici ce que veut dire le nom de Mégalos Alexandros ou Alexandre le Grand :
Archange Michel.
Megalo (grand) en grec serait d’ailleurs comparable non pas à a-muqran « le grand » en kabyle mais a-megaru (le dernier, l’ultime) qui expliquerait que Mégalo voudrait dire non seulement le Grand mais le Dernier (envoyé des messagers de Dieu). Autrement dit, Alexandre le Grand est un personnage religieux, son histoire serait donc un mythe.
Et l’autre forme, l’autre nom d’Alexandre le Grand a été reproduit dans le nom d’un personnage très connu de la Renaissance italienne : Michelangelo ou Michel Ange.
 

MEDINA
Vous avez bien encaissé ce coup ? Très bien, voici maintenant qlq chose de plus léger. Comment dit-on l’étranger (le pays étranger) en kabyle ? thamurth n medden « le pays des gens », forme calquée en argot nordaf « bilad anass », le bled des gens ! D’où vient à votre avis madina (médine) « la ville » en arabe ? Il est simple de comprendre que c’est M+DN et que le préfixe M de ce genre en kabyle est une influence sémitique (arabe) ou égyptienne masri/arabe plus probalement ; la variante kabyle proche de la variante latine ou grec donnerait ça pour a-medhan (homme, un être), medden (les gens) équivalent de insan/nass en arabe qui sont liés à… l’oubli nsa, et qui seraient peut-être en relation avec ness (décroissance, extinction, donc probablement le « couchant » en kabyle) et phénicien : NS ici serait celui de Vénus dans le sens de « éphémère » et non pas oubli. On approfondira ce thème une autre fois. Revenons au MDN de l’être/homme en kab que l’on voit dans médina « ville » en arabe :
M+DN (medina) en arabe = N+DR (anthro ou anthropo « être humain ») en grec mais aussi en kab pour DR de vie, protection, village, etc. Vous avez oublié un peu l’antipode du zénith ?
Médine (MDN) = Nadir (N+DR) : l’arabe prétend être l’inventeur des 2 mots, mais quel culot, quel insolence ! C’est la preuve même que la langue arabe est une langue de synthèse qui a racolé large. Tenez, le QR de qariat (village) en arabe est comparable au DR kabyle du village/vie (thadarth, der) ; or, cette racine QR est celle de tête a-qaru en kabyle et de crâne en langues IE et je présume que la Tête (rash en phénicien ou ra1s en arabe) est l’opposé du Pied :
Zénith vs Nadir = Tête vs Pied (adhar en kab, avec DR comme racine)
L’explication ? DR est la racine de l’homme, l’être vivant (mortel), tandis que la tête ou ce qui est au-dessus de la tête (aura ?) serait celle d’un saint, autrement dit :
Zénith vs Nadir = Saint vs Homme (être vivant) ou Constante vs Variable.
Les hommes se rendent en pèlerinage pour visiter les saints, et non pas l’inverse. Comme dans le cas de Petra ou d’Azrou n T’Hor en Kabylie, le formule suivante « Haut vs Bas = Lourd vs Léger » explique pourquoi Lourdes, haut lieu de pèlerinage pour les Français, porte bien son « lourd » nom !
Concernant les toponymes des villes, QRT de Cirta est idem à celui de Constantinople pour « Constante » (Ancienne) alors que la ville d’Alexandrie est pour « Variable » (Nouvelle).
Il y a une autre interprétation de cette dualité :
Zénith vs Nadir = Saint vs Homme = Sortie vs Entrée ou Nuit vs Matinée (la médina ?)
L’entrée serait-elle la Naissance ou la Renaissance, plutôt la deuxième surtout dans le cas d’Alexandrie.

THIZIRI
On a beaucoup parlé de Lumières dans ce billet, et je ne pouvais pas partager avec vous cette douce découverte. Je vous disais qu’en germanique la lumière était associée au léger. Les Kabyles ont perdu beaucoup de territoires ces derniers siècles, et comble de l’injure, Alger est devenue le symbole de l’oppression de l’identité kabyle. Mais quand les khorotos crient « One-two-three viva l’Algérie », ils sont loin de savoir qu’ils crient à la gloire du nom kabyle d’Alger, de la princesse clair-de-lune Thiziri ! Alger la blanche est Thiziri, c’est une marque déposée et l’usurpateur ne pourra pas l’effacer des mémoires !
TZR de thiziri (clair de lune) en kab = LGR de léger en romanes/latin + light/licht (lumière) en anglois/allemand, Lux (lumière) en latin, Luz en portugais, Lutch/Luk (rayon de lumière/arc) en russe, etc. Et les Européens sont loin de penser que Lune, Luna peut-être Lugna, Luxna ou carrément la plus belle, la belle Hellène, et dans notre cas, la fille de Cléopatre, Séléné (lune en grec) enterrée à Tipaza (« tombeau de la chrétienne »). Le kabyle différence la Lueur (clair de lune) donc réflexion de la lumière proprement dite (tha-phath); Les Lettres y sont aussi. On y reviendra.

Dda Lounis nous offre carrément l'Hymne de la Renaissance dans cette oeuvre qlq peut mal connue ; on dirait Aristote qui prépare son Alexandre le Grand pour l'irrésistible ascension.
                                                            Fillettes kabyles en habits traditionnels kab. 
Le pays kabyle se conjugue au pluriel : le pays des Kabyles, composé de deux parties : la Haute-Kabylie et la Basse-Kabylie - exactement de la même façon que l’Egypte ancienne, remarquons-le -, deux sœurs jumelles canons de beauté, telles Blancheneige et Cendrillon, la Lune et Vénus. Jamais le bâillon de l’usurpateur ne fera taire les justes ; jamais son obscurantisme n’éteindra nos Lumières ; jamais sa bassesse n’atteindra nos sommets ; jamais ses hordes n’empêcheront la marche irrésistible de notre peuple vers sa Renaissance ; l’usurpateur qui enterre notre présent de notre vivant ne fait que faire ressurgir notre passé qui nous indique le chemin de notre avenir, notre histoire pour nous donner des ailes, de l’abnégation et du courage pour l’ultime élan de l'accolade fraternelle et de l'étreinte éternelle de notre chère patrie en jurant de protéger Nos Deux Jumelles Kabyles, toujours vivantes et demain rayonnantes grâce à la générosité sans exemple de leurs filles et fils et par la grâce du Créateur. Avis aux ennemis des 2 belles jumelles : we'll defeat you, comme disait il n'y a pas longtemps El hadj Obama :)

mercredi 5 août 2015

LES 2 JUMELLES

Le jour du pèlerin.

Nous avons vu dans le billet précédent comment la relation Mineur vs Majeur pouvait expliquer les notions de Ville Nouvelle vs Ville Ancienne. Nous allons maintenant l'appliquer à LA référence : l'Egypte ancienne avec des résultats tout simplement époustouflants.

A toi Dda Lwennas...

La Kabylie enclavée en Algérie, on l'a compris depuis longtemps, est sous zone d'influence de l'Egypte et non des (vrais) arabes d'Arabie ; le forme "arabe" de l'actuelle n'est que la dernière couche de peinture du temps, qui n'explique d'ailleurs strictement rien, la vraie question qui se pose est de savoir comment et quand réellement l'Egypte ancienne a embrassé l'arabité et la religion musulmane qui se serait ensuite répandu en Afrique du Nord y compris en Kabylie.

Méziane vs Mokrane, Mineur/Petit vs Majeur/Grand pour Levant vs Couchant vu dans le post précédent, va être pris maintenant à la verticale par rapport au cours d'eau (le Nil pour l'Egypte) : 
Mineur = Bas, Aval vs Majeur = Haut, Amont
Comme en Kabylie où l'on a la Haute-Kabylie (dite Grande Kabylie par le colon, Tizi) et la Basse Kabylie (dite Petite Kabylie par le colon, Bougie), c'est à dire 2 Jumelles, l'Egypte ancienne était composée de 2 Egyptes : la Haute-Egypte (sud) et la Basse-Egypte (nord).
Haute = Ancienne (à ce titre, Old "vieux, âge" en anglois serait tiré de alta "haut" en latin)
Basse = Nouvelle.
C'est une formule qui se vérifie ailleurs, en Russie par ex. (Novgorod-Véliky "Grand" ancienne ville, Nijni "basse" (ville) Novgorod, nouvelle cité).
Les 2 Egyptes sont symbolisées par le Pschent :
La couronne rouge Decheret est celle de la Basse (Nouvelle) Egypte),
La couronne blanche Hedjet est celle de la Haute (Ancienne) Egypte.
La calotte rouge du mineur durant sa corconcision et la calotte blanche du majeur après le pèlerinage (El Hadj) à l'ancienne ville seraien0t, peut-être, issues des 2 couronnes égyptiennes :
- hadj, hedjadj (pélerin) soit disant arabe serait issu de Hedjet en ancien égyptien ; 
- le pèlerinage a lieu dans la Ville Ancienne (la Mecque actuellement pour les musulmans), jadis ça aurait été la Haute-Egypte (ancienne Egypte), plus proche dans le temps, chez les puniques, ça aurait été Utique, plus tard durant les temps romains Leptis Minor, etc.
Ancienne, Blanche, Vieille, Haute ville = ville de pèlerinage.

Explication quasi anecdotique, si l'anglois Old (vieux, âge) serait lié au latin Alta (haut), le français Âge, lui, serait en lien direct avec Hadj en masri/arabe, terme issu probablement de l'ancien égyptien Hedjet :)

Voilà qu'on a ouvert une porte sur les secrets de l'Egypte ancienne qui pourrait nous permettre d'expliquer le pourquoi et comment de l'arabisation et islamisation de l'Egypte et de l'Afrique du Nord.

P.S.
On reste toujours dans le domaine des hypothèses, et l'on va voir maintenant les 2 Egyptes sous un autre angle :
Les 2 Egyptes (Haute et Basse), alliance du Blanc et du Rouge, pourraient signifier aussi ceci concernant l'alliance Rouge et Blanc de la couronne Pschent :
Mer Blanche (Méditerranée) + Mer Rouge 
En effet, en arabe, la Méditerranée est appelée "mer blanche du milieu".
Le problème est que pour cette hypothèse, c'est que le Blanc est associé au Rouge-Neuf, donc ici à la mer rouge et non à la Méditerranée comme on devait s'y attendre. Donc...

mardi 4 août 2015

Punica Magna & Minor

L'accent punique.

Voici une petite démonstration pour les sceptiques concernant les dividendes que les Nordafs pourraient tirer de leurs langues naturelles, c’est aussi une façon de mieux comprendre son environnement et son histoire, et d’avoir de l’estime pour son prochain-voisin.
 

Le panaché de langues classées comme dialectales par les décideurs actuels, se résume à un mélange de langue locale (kabyle, berbère en général) avec une langue orientale (masri/égyptien, arabe) et une langue méditerranéenne occidentale (latin, langues romanes). Le parler algérois est différent du parler tunisien et du parler marocain, pour ce qui de la « darija » (langue dialectale) arabe, la langue kabyle diffère aussi des autres langues berbères (chaoui, tamacheq/touareg, rifain, etc.). Peut-on recomposer la mosaïque linguistique nord-africaine pour réinventer une langue punique commune et jeter ainsi les bases d’une véritable union depuis Agadir et Tanger jusqu’au Golfe de Syrte en passant par Alger, la Kabylie, le Constantinois et Tunis ? Bonne question…

Voici un premier exemple que je laisserai sans réponse, pour le moment du moins.
MAINTENANT se traduit de façon très différente en Afrique du Nord :
- l’arabe classique donne al-1an (~ al-aine), jamais utilisé par les présumés-Arabes nordafs ;
- le marocain donne : dabba ;
- l’algérois donne : doka, dorka, darwek ;
- le tunisien donne : tawa ;
- le kabyle donne : thura.
Le kabyle thura est carrément plus proche du grec τώρα (tó̱ra) en lien avec ώρα (ó̱ra) « heure », voire de l’espagnol ahora (maintenant) en lien avec hora (heure) ou même alora en italien ou alors/lors en français, que des variantes des « darijas » des voisins « arabes » nordafs. On essayera de trouver une explication à cette étonnante diversité lors des prochains billets.


LE JEUNE
Le croisement de ces langues (kab/berbère + « arabe ») donne parfois des résultats pour le moins surprenants. Que diriez-vous si je vous disais ceci :
SPV/SBV de shepuv/shebuv « cheveu » en kabyle (on dit aussi a-setchuy) est en relation avec l’arabe shabab (jeunes), sheb (jeune, beau), shaba (jeune, belle) ; pour info, le cheveu est « sha3r » en arabe classique, tandis qu’en kabyle on a shevah (beau), shavha (belle), ashevhan (blanc), ashivan (blanc de cheveux) idem au chibani en darija ;
a-rrash (les garçons) en kabyle aurait aussi une relation avec rish (poil, duvet) utilisé en kab et en arabe classique risha.t (plume).


L’explication nous viendra du couchant. En effet, si l’arabe classique et/ou le masri (égyptien) a massivement envahi l’espace linguistique nordaf (sur la forme surtout), il n’en demeure pas moins que c’est le kabyle qui tient les clés de l’algorithme « punique » (donc le fond) capable de nous apporter des explications. Les khorotos ont beau arabiser à tour de bras, à donner une consonance arabe à tout ce qui possède un nom kabyle (et berbère) façon de marquer leur territoire, mais ils n’arriveront jamais, au grand jamais à expliquer la toponymie kabyle (surtout) et nordaf en général, car il s’agit là d’une prouesse intellectuelle hors de portée de ces camarades qui ne comprennent pas le kabyle ; déjà que nous Kabyles commençons à peine à la comprendre et qu’on ne veut surtout pas déchiffrer notre secret afin d’éviter que les arabo-islamistes ne s’en emparent pour finaliser l’arabisation de nos terres après celle des (pauvres) esprits qui l’habitent. Perso, je suis prêt à participer à un tel projet mais uniquement dans un cadre clean, càd kabyle ou kabyle et international avec garanties que la propriété intellectuelle kabyle, en attendant la foncière !, sera préservé par le droit kabyle ou/et international.


Mais venons donc à l’explication marocaine du « jeune ». La darija marocaine est le seul dialecte « arabe » nordaf à utiliser M-ZYN méziène (z occlusif) pour « bien, beau » qui vient tout droit du kabyle (berbère) M-ZYAN (Z emphatique) de mezi (jeune), meziane (jeune, mineur, cadet, benjamin), améziane (lejeune) l’opposé de M-QR amuqran (l’adulte, le majeur, le sénior, l’aîné, le grand, le chef, etc…), Mokrane, Amokrane (legrand). Cette dualité ZY vs QR mineur/jeune vs majeur/grand en kabyle est identique à celle que l’on constate en russe (slaves) pour, respectivement, Mlad vs Star. Mais rien de commun avec l’arabe, comme quoi…


En plus ZY ou ZYN de Jeunesse est associé à la Beauté : zyn en kabyle, en darija nord-africaine mais pas en masri ni en arabe où beauté est associée… au chameau : GML de gamal/djamal (chameau) et gamil, gamila/djamil/djamila (beau, belle). La preuve ? Zinédine (ex. prénom d’un Kabyle de France) est la variante nord-africaine (préfixe nordaf zyn) du vrai arabe oriental asiatique  de Djamal-Eddine (ex. prénom d’un Afghan connu dans les milieux réacs arabo-islamistes). Cet exemple, à mon sens, explique on ne peut mieux le décalage entre la réalité et la version officielle qui veut faire des Nordafs des « arabes » plus que les vrais arabes (les asiatiques quoi) !


Qu’y-a-t-il dans cette dualité que donne l’algorithme kabyle de Méziane vs Mokrane, ou Jeune, Petit et Beau vs Adulte, Grand et donc Affreux ? La racine « jeune » ZY de Méziane serait tendre car son opposée QR de Mokrane indique ce qui est « dur, sec, ferme », en somme le Jeune associé au Cheveu voudrait dire que l’Adulte serait associé au Crâne, à la Tête (a-qerru en kab) ? Nous sommes vraisemblablement aussi dans une relation hiérarchique « Sujet – Maître », « Inférieur – Supérieur ». Rigolo que la racine ZY ou ZYN de « jeune, beau » en kabyle (berbère) soit aussi proche du russe CN ou tchin (grade, rang) ; la langue russe confirme cette logique kabyle : STR de star, starchiy (amuqran/Mokrane en kab) est celle de strakh (peu, effroi, terreur), strashniy (affreux) voire de stroguiy (sévère, austère, rigide, sobre, etc,). Bref, M-QR en kabyle de a-muqran, Mokrane, tout comme son homologue russe Star, va dans le sens de celui qui commande (officie supérieur par ex.), tandis que M-ZY de améziane « lejeune » serait le subordonnée (ex. sous-officier), ce serait la relation Mineur-Majeur = Nouveau-Ancien, Souverain-Vassal, Roi (Empereur) vs Prince (héritier) ? 

                                                     Septime Sévère reproche à son fils Caracalla d'avoir voulu l'assassiner, J-B Greuze.
Le nom de la dynastie punique des empereurs romains Sévère pourrait, qui sait, renvoyer à la notion de M-QR de amuqran, mokrane en kabyle (berbère) moderne. Enfin bref, Méziane vs Mokrane, Mineur vs Majeur, se traduit on ne peut mieux des les toponymes des lieux gouvernés par les Sévère : Leptis Minor et Leptis Magna.

Et voilà qu’on tombe maintenant sur une trace arabe. En effet, des siècles après l’époque romaine, les Arabes de la péninsule arabique ont fondé leur « Leptis Minor » ou la Médine Munuwara. On est dans la relation « nouvelle-ville » vs « ancienne ville » dans les 3 cas suivants : Utique vs Carthage, plus tard Leptis Magna vs Leptis Minor, et beaucoup plus tard chez les Arabes, Médine vs Mecque.


Revenons au Jeune, Beau, Poil (Cheveu) et Blanc, tous dans le même couffin nordaf. Quand on dit en kabyle a-shev’han (blanc, beau) ou ashivan (blanc de cheveu) idem à Chibani en argot darija nordaf, on est loin de penser que nous prononçons le même mot que les Italiens pour… Giovanni (jeune), et tenez-vous bien, Japonais en français ! 

Pourquoi ? Il s’agirait simplement de Juin, du Soleil Levant (Nippon = Japon) pour le « jeune, beau, mineur, neuf, etc. » que l’on a vu plus haut. Il est simple de comprendre que Méziane vs Mokrane en kab, ou Mlad vs Star en russe, évoque l’Enfance et la Jeunesse du matin (levant) vs la Majorité et la Vieillesse du soir (couchant). 

Quels enseignements peut-on en tirer sur le champ ? D’abord, la « nouvelle-ville » (Carthage, Leptis Minor, Médine) se trouve au Levant, à l’Est à l’opposé de la « vieille-ville » (Utique, Leptis Magna, Mecque) qui doit se situer au Couchant, à l’Ouest. Ensuite, vous l’aurez compris, le Maghreb est Grand, et l’Orient est petit :)) Et finalement, spécialement pour les camarades égyptologues, lorsque les anciens évoquent leurs ancêtres les « occidentaux » ou Osiris à la tête des occidentaux, il s’agit simplement des « anciens » (des « sages » probablement), ce n’est donc pas une référence géographique et il ne faut pas chercher les ancêtres des anciens Egyptiens à l’ouest de l’Egypte :))
 

Cette opposition Jeune/Mineur vs Grand/Majeur pourrait trouver son explication dans le calendrier musulman : l’aid « mineur » vs l’aid « majeur », tels qu’on les appelle chez les Nordafs à la différence des Arabes orientaux et de leurs voisins Perses, etc., renverraient peut-être vers l’opposition Soltice d’Eté (jeune, mineur) vs Solstice d’hiver (grand, majeur, vieux) ! 

Je reviens vers les Slavesm parmi lesquels moi Kabyle je vis depuis des décennies. Le solstice d’été chez eux (Russes, Ukrainiens, etc.), dans la tradition dite païenne, est appelé Ivan Koupala ou le « jour d’Ivan » : à mon sens, ça serait la « fête des jeunes »  par excellence avant de devenir celle de Saint-Jean :) Et concernant les Ivan, je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre Septime Sévère et Ivan Grozniy "le Terrible", entre le tableau de Jean-Baptiste Greuze "Septime Sévère en train d'admonester son fils qui aurait voulu l'assassiner" et celui de Ilia Répine "Ivan le Terrible tue son fils" :

Voilà ce qu’a donné ce tout premier tour des langues nordafs. La néo-punica peut devenir une réalité un de ces quatre. A la prochaine !

lundi 3 août 2015

Le Toit d'Alger

Le Papyrus kabyle.

Un billet pas comme les autres. Et si la première partie est dure à encaisser pour le Kabyle qui tient son rang, à sa patrie, à sa liberté et à l'idée kabyle ; la deuxième redonne espoir au désespéré capable de percevoir le fond de la pensée kabyle...
 
LA MAISON KABYLE
L'an 1857 est resté gravé à jamais dans la mémoire de notre peuple. Ce fut l'an de la reddition de la sainte Fadhma N'Soumeur après la bataille perdue d'Icheriden face aux hordes des sanguinaires Randon, MacMahon et surtout Bugeaud, symbole de l'invasion, qui a rejoint depuis le panthéon des montres de la mythologie kabyle sous le nom de "Bichouh", un épouvantail, un monstre cruel et sans pitié qui cristallise la terreur absolue. En 1857 la Maison kabyle a perdu son toit, la Kabylie son indépendance. Depuis, et la révolte de 1871 ne changea rien hélas, la Maison kabyle est toujours sans toit propre, une maison avec une passoire en guise de toit ; et si ça continue comme ça, la maison kabyle a toutes les chances de devenir une tente... 
L'humiliation de 1857 devrait être une leçon pour les générations futures, mais le souvenir de cette bérézina kabyle s'est estompé au fil du temps, surtout que depuis que l'envahisseur d'hier a laissé avant de partir un sosie local chargé de veiller à ce que la Kabylie ne retrouve plus jamais son toit ; celui-ci ne lésine pas sur les moyens en interdisant de cultiver la mémoire kabyle en la remplaçant par la geste hilalienne et autre hérésie pour briser tout espoir de renaissance de l'âme kabyle. Doit-on s'étonner que le drame de l'occupation du pays kabyle, une blessure qui ne guérit pas, est de nos jours largement ignoré de la majorité des enfants du pays kabyle ? 
Là où les soit disant intellectuels d'origine kabyle ont failli, les bardes et poètes kabyles ont rempli leur mission devant leur peuple et le Créateur, depuis Si Muhand Ou Mhand à Dda Lwennas, adh phell assen y'aafu Rebbi (Que Dieu ait leurs âmes), le ciseleurs du verbe kabyle qui cultivent la mémoire kabyle. Voici un récit épique en miniature ou résumé sur les temps de troubles causé par la défaite face à l'envahisseur - dans la mémoire kabyle, l'envahisseur, en général et pas seulement les hilaliens, est associé aux sauterelles -, de Dda Lwennas ici prof d'histoire :) 
                                                (dommage pour la traduction littérale par endroits sur cette vidéo, mais merci quand même!)
ay axxam th'duri th'murth, a seqef ik y'echteh y'a3ra (chrono 5:15)
Le toit de la maison kabyle est éventré, le pays kabyle est humilié...   

LE TOIT D'ALGER
Donnons maintenant la parole... à la langue, quoi de plus normal après tout !
Vous connaissez l'expression algéroise jadis populaire "h'kiha el bibidTe" ? Pour signifier "Cause à un immature/mort/ignare !" ou "Arrête de débiter des fagots !". Il y a une expression kabyle plus raffinée mais allant à peu près dans le même sens surtout dans le cas où celui qui débite des inepties est un fanfaron ou menace/promet des choses incrédibles dont il serait capable :
L'Dzayer su'dhelas ith sqef !
Soit Le toit d'Alger est en adhelas donc un toit qui peut être emporté par le premier vent qui souffle (la moindre épreuve), donc un toit peu fiable. Donc la signification de cette expression kabyle serait "propos légers et en-dessous de toute critique".  
Que signifie exactement le terme adhelas en kabyle ? Pas facile à dire, même si je comprends qu'il s'agit d'une plante ou d'un jonc, d'une canne, comme le roseau très souvent utilisé comme isolant de toiture en architecture kabyle.
DLS de adhelas (jonc, canne, roseau ?) est le même que celui de idhles (la culture) en kab.
En réalité il y a une relation que personne n'aurait osé soupçonner :
Toit ~ Culture 
Le terme sqef utilisé en kab serait probablement un emprunt au masri/arabe SQF saqf (toit) qui serait en lien avec le terme T-QF-T thaqafa (culture). 
DLS de adhelas (jonc) et idhles (culture) en kabyle c'est probablement ça : Papier ou PAPYRUS.
Un toit en adhelas donc en papier n'est donc pas la meilleure des protections :)
Par contre c'est naturellement un support pour les écritures...

Et d'où viendrait le terme Culture et ses dérivés : cultiver, etc. ?
Une relation s'impose d'elle-même :
KTB de kitab (livre), kteb (écrire) en masri/arabe = CLT de culture, cultiver.
(Se) Cultiver c'est donc écrire et livre avant tout.
Probablement le terme sqef en kabyle et saqf (toit) en masri/arabe aurait une relation avec scribe.

Revenons au kab DLS de adhelas (jonc) et idhles (culture). 
Vous n'y voyez pas l'école en arabe et en persan avec L altéré en R ? Moi si :
M+DRS : Madrassa en masri/arabe er Médersa en persan pour École. 
La relation serait peut-être à travers ahdelas (jonc) = papyrus, parchemin ou "diplôme" délivré aux élèves. A vérifier.
Et ici c'est le kabyle qui a l'avantage de pouvoir expliquer l'origine de ce mot ! 
On y reviendra une autre fois.
La mémoire kabyle est bafouée sans arrêt par ses ennemis avec des complicités locales hélas, les esprits serviles et la valetaille, comme quoi la Kabylie n'est pas au bout de ses peines. C'est un terrible revers pour la mémoire collective kabyle de constater que la maison kabyle est toujours sans toit, et pire encore, une partie de la Kabylie, telle une vulgaire concubine, est prête à accepter de vivre sous le Toit d'Alger où - mais qu'est ce que l'histoire peut être ignoble ! -, trône la statue de l'humiliation : jadis c'était Bichouch, le bourreau, ensuite il fut remplacé par un émir maure collaborateur de l'ignoble Badinguet et des bourreaux du peuple kabyle : le "gentil maure" est décoré de la Légion d'honneur tandis que les Kabyles étaient humiliés, spoliés de leurs terres et, pour certains, déportés en Nouvelle-Calédonie. Ahlil ! Mouais... 
Et dire qu'il y a des Kabyles qui acceptent de vivre sous un faux-toit, sous une fausse identité sans aucune honte ni remords, sans aucun respect pour la mémoire des ancêtres ni repentir... jusqu'au jour où le Créateur les rappellera : Dieu, à coup sûr, n'a pas de parti pris et saura lire le parchemin des justes.