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samedi 17 octobre 2015

LA MAIN D'ARCHER

La terre d'Hermès
 
L'homme, paraît-il, descend du singe. Faut croire qu'il a alors vachement bien évolué depuis cette métamorphose invraisemblable. Certains singes possèdent une faculté commune avec les hommes, celle de manipuler ou de faire usage d'instruments ou d'outils à telle ou telle fin. Mais l'homme est sans doute la créature la plus complexe sur cette planète, car en plus de ces capacités manuelles intrinsèques - des orfèvres il y en a parmi les hommes -, l'homme est un grand inventeur d'outils, d'instruments et de machines. La main  ou plutôt la poignée de l'homme dirige ce monde, toute positive quand elle est ouverte : la paume pour saluer, caresser, taper amicalement, créer, etc., et toute négative quand est elle hostile : le poing serré pour taper sur la table ou sur quelqu'un, pour étrangler, pour détruire, etc. Les outils que l'homme ne cesse d'inventer sont à l'image de sa main : ils ont tous un manche et une tête, et ils ont tous un usage double suivant les intentions de l'homme qui les tient. 
Prenez par exemple ce symbole du 20ème siècle, la faucille et le marteau du "prolétaire". Le marteau est facilement comparable à une main fermée, où le poing est la tête de marteau tandis que le manche est l'avant-bras. La faucille, elle, serait comparable à une main entrouverte pour cueillir, attraper. Assez de travail manuel, passons maintenant au travail intellectuel qui fait de l'homme ce qu'il est.et qui fait bouger sa main, son monde. Bien. L'illustration ci-dessus est une image fixe, statique ; nous avons besoin de lui donner une âme, càd une dynamique pour mieux la comprendre. Pas le temps pour les gif animés gif, donc il faut faire usage de l'outil humain par excellence : l'imagination. Il suffit de saisir le manche du marteau et d'assener des coups imaginaires, de taper comme un carillonneur, un forgeron, un orfèvre ou un charpentier. Et tout de suite, l'image est suivie d'un son, celui que vous avez déjà entendu qlq part au moins une fois dans la vie : le son grave du marteau, c'est une voix d'homme car basse, c'est le son lointain ou de l'éloignement. La faucille qui fauche du blé, c'est au contraire un son aigu, une voix de femme, un son de rapprochement. Vous voyez avec une peu d'imagination on arrive à voir dans ce symbole prolétaire tout simplement de l'art, du chant, de la musique. Et de la physique même ! Le marteau va prendre la couleur rouge tandis que la faucille va être en bleu, lire à ce sujet "effet Doppler" et voir la loi Hubble qui mena ensuite à la théorie du Big-Bang. Vous imaginiez un moment, avant de lire ce billet, que le symbole des prolétaires, la faucille et le marteau, pouvait être comparé à... un radar de gendarme ? Sans doute pas !     
Eh bien, il faut rester dans la même logique et redoubler d'efforts et d'imagination pour décortiquer la symbolique de l'Archer, Sagittaire, Chasseur ou Centaure cette fois (autrefois, durant l'antiquité, y avait pas de prolétaires ni de zodiaque coco :)). Chers amis, excusez-moi mais vous devez prendre toute la mesure de la pertinence de cet exemple dans la mesure où il nous offre une foison de notions, chose que l'on comprendra au fur et à mesure que l'on avancera dans ce billet. Voilà que c'est dit :)

Arc et Flèche. L'arc ou arcus en latin est, nous dit-on, étymologiquement est apparenté à l'anglois arrow "flèche". Vous préférez qu'on aille méli mélo, de fil en aiguille, ou que je commence par la fin plutôt ? D'accord, comme vous voudrez :) Eh bien, si, comme on l'a vu plus haut dans le texte, le symbole du prolétaire, la faucille et le marteau, s'est avéré comparable à un radar de gendarme, cette fois, le symbole de l'archer, du sagittaire, l'arc et la flèche vont s'apparenter à ça :
Livre où l'arc est le livre, la flèche la feuille, donc les Écritures aussi
Mais aussi à ça : un calendrier ou éphémérides

Et même à ça : nitra "guitare" en kabyle, ou autre instrument de musique, apparenté au centaure, vous ne l'aurez jamais imaginé !
Maintenant il faut revenir à la case de départ pour comprendre comment en est-on arrivé là ! Il faut juste retenir le mot clé Catho, pour le grec katholikos "universel" qui a donné catholique, et surtout la racine kabyle KT de kath "battre"  - sous cette forme ou d'autres WT weth "battre", WD "bas", GD (gadh) forme occlusive de KT (kath) -, et le verbe kabyle k'thil, kathel "mesurer".
Gamins on pensait que la meilleure des bagnoles se déterminait selon la dernière indication de l'échelle de vitesse sur le compteur du tableau de bord : kath "battre" est utilisé en kab pour désigner "combien fait la bagnole" (vitesse), donc la meilleure des caisses est forcément un bolide. Voici ce que c'est ce kath "battre" kabyle :
Les battements du coeur, le pouls, c'est aussi kath en kab. La peur c'est aussi kath ou sa forme occlusive gadh, u-gadh "voir peur" : c'est sans doute la flèche (ou l'aiguille) tendue ou l'arc tendu. J'espère que vous voyez sur ce compteur de vitesse l'arc et la flèche de l'archer/sagittaire/chasseur/centaure. Et que vous comprenez qu'il devrait y avoir une relation entre l'arc et l'échelle, la règle ou l'instrument (gradué) ou le compteur. Et que l'on peut y dénicher des chiffres, le calcul et les comptines. On y reviendra une autre fois, mais regardez un peu comment on peut faire disparaitre la flèche (l'aiguille) et l'arc-échelle en remplaçant le compteur classique "numérique" par un compteur digital, et tout se résume aux chiffres :
Vous comprendrez facilement que le sagittaire, l'archer dit l'arcifère "porteur d'arc" est chiffre. Enfin bref, on verra ça une autre fois, pour le moment revenons à nos moutons, forcément numériques :)

En réalité tout est parti de kath "battre" en kab qui s'applique à plusieurs choses, comme le battement de la pluie ou la chute de la pluie ou de neige (i kath ugeffur, ikath udhfel). C'est dans la goutte de pluie et dans le flocon de neige que l'on voit le "quant" d'antan, les chiffres qui ont permis aux hommes de compter le temps, de mesurer les distances, d'inventer le chant, etc. C'est le son, la mélodie des mots et des chiffres. Je vais vous épargner les détails, trop ennuyeux, qui ont abouti aux conclusions que vous me faites le plaisir de lire sur cette page. Voici donc certains rapprochements très intéressants à mon sens, dont certaines certitudes que voic, outre celle concernant le rapport religieux comme dit plus haut lorsque l'arc + la flèche, symbole de l'archer sagittaire, aurait une relation avec les Écritures :
1. Poids et Mesures : l'arc pour le poids, la flèche pour les mesures, et ce symbole du sagittaire serait l'équivalent antique de celui du bureau contemporain des poids et mesures BIPM
2. Etalon : étalon de poids (kilo ?) pour l'arc et de mesure (mètre) pour la flèche. Rectif importante au sujet du Centaure (mi-homme, mi-cheval) des anciens Crétois et Grecs : KN-cent en préfixe ferait allusion non pas au cheval (voire kon' "cheval" en russe) mais plus exactement à un (cheval) étalon. La notion de canon (droit) devrait s'apparenter à ce préfixe Ken- de centaure, tout comme le catholique "universel, général", ainsi que le kabyle kath "battre", puis segadh "chasseur", et surtout k'thil "mesurer".
3. Droit, droite, directe, Un, unité, uni, Unité de base, voire "fois" : c'est ici qu'il faudra aller chercher l'explication du mot catholique (droit ? monothéiste ?)
Et ce n'est pas tout, il y en a même des rapprochements anecdotiques comme le kabyle arru "écrire" qui va avoir la même origine que l'anglois arrow "flèche" apparenté à arcus "arc" en latin : sans doute à cause de l'outil !, le calame pour écrire, terme issu de roseau, canne. Il y a aussi une trace phénicienne indéniable dans le kath, weth "battre" en kabyle qui sera gadh, ugadh "avoir peur" comme le gad "muraille, mur" en phénicien, ex.dans agadir "forteresse" en berbère et phénicien (cadix autre variante). Il se trouve qu'outre igidher "l'aigle" en kabyle et berbère pour cette même racine berbère et phénicienne, le kabyle/berbère possède aussi un autre terme pour un autre animal, la chèvre ou le bouc, tha-ghadT, aghadh respectivement (goat en anglois)... et on retombe sur les chiffres et les livres avec la chèvre et le bouc ! Comme quoi l'anglois book "livre" n'est pas loin de bouc, mais surtout de bow "arc" en anglois même. 
Bref, l'arc c'est aussi l'art d'écrire. Et l'archer, le sagittaire va prendre dans notre monde moderne la fonction de... secrétaire ! On vient de découvrir ce que signifie vraiment agadhir "grenier, forteresse" en kabyle et berbère, et en phénicien jadis, en comparant ce terme au latin secretarium de secrétaire pour le sens "lieu où sont conservés les secrets, les trésors". Plus clairement encore, kath "battre" en kabyle, de la même racine que gadh "rempart, mur" d'Agadhir, c'est aussi frapper une monnaie (le marteau revêt une toute autre symbolique dans ce contexte), c'est à dire que le terme agadir à lui seul nous fait remonter jusqu'à l'antiquité (période punique, phénicienne) pour nous apporter la preuve que agadir, une institution fondamentale chez les Berbères, est avant tout synonyme d'un État qui a toujours existé chez nous.
Maintenant il faut qu'on s'explique avec certains camarades qui ont fait main basse sur tout ce qui fait l'histoire des nordafs. Ce kath "battre" kabyle ou gadh "rempart, mur, muraille" serait peut-être non pas le marteau mais l'enclume, et son équivalent sémitique, arabe en Orient serait sour "mur", lui-même pouvant être lié à sourd, puis à solde, soldat - comme le nom de la ville de Sour en arabe anciennement Tyr : il n'y a aucune trace de gad "rempart, mur" phénicien et berbère alors qu'on est en Phénicie orientale, au Sud-Liban. Etonnant, non ? Il semble que le mur (ou rempart) et l'enclume peuvent s'apparenter au kath "battre", gad "rempart, mur" phénicien et berbère (ex. agadir) et tout ça en relation avec l'unité de base d'une monnaie, un denarius (denier, dinar) par exemple. Tout laisse penser qu'il devait y avoir une "unité", une unité de monnaie "divine" dans la désignation de la monnaie, de l'argent en général : denarius en latin aurait ainsi donné ou aurait un lien avec la divinité Odin, au russe odin "un (1)". C'est une piste que l'on devra exploiter à part tant elle est vaste.
Des outils du prolétaire à ceux du chasseur, l'archer-sagittaire, on croit y voir le système de poids et mesures. Maintenant il faut remonter jusqu'à l'antiquité pour retrouver les divinités des artisans et autres architectes, bâtisseurs qui se devaient de connaître les poids et les mesures. Le plus ancien et le plus connu est sans doute le dieu Ptah "celui qui ouvre" des anciens Égyptiens, démiurge de Memphis et dieu des artisans et des architectes, comprendre "l'inventeur des poids et mesures" sans doute. C'est déjà une piste à examiner. Ensuite, il y a sans doute le plus sympa des dieux des anciens Grecs : Hermès, apparenté à Mercure chez les Romains, l'inventeur des poids et mesures. Son alter égo égyptiene serait Thot, le phénicien serait; nous dit-on, Taaut : j'aimerais bien connaître l'origine de ce mot vu sous un angle kabyle d'abord (KT devient WD de wada "bas", voire aussi dans aawdhiw "cheval", awdhay "juif, hébreu ? judéen ?"), et surtout que je soupçonne dans Thot égyptien (Taaut phénicien) qui correspondent à Hermès, Mercure, un personnage biblique, David ou Daoud pour la version masri/arabe: le dieu égyptien Thot, Taaut le phénicien, serait simplement devenu un roi appelé David. Il se trouve qu'en sémitique-arabe outils se dit adawat il me semble, dawa "médicament" terme repris en kabyle qui, chose étrange, par cette racine DW désigne daw "sous" (le bas donc) et surtout idew "1.singe, macaque?babouin? (on dit aussi ivki), qlq'un d'agile, chanceux et rusé", Hermès en somme ! C'est dire combien l'homme, le singe et les outils sont liés :)  Et il est fort possible que le "juif" de la caricature et des préjugés tenaces qui lient "juif = argent, compter l'argent (un avare donc)" puisse venir de cette divinité Thot des anciens Egyptiens, Taaut en phénicien - ces deux termes, je parie, auraient abouti à thatha "caméléon" en kabyle et berbère -, et donc de la divinité Hermès, Mercure. 
C'est le nom grec 'Ermes transcrit Hermès en fr./latin qui donne des éléments de réponse intéressants. D'abord, ce nom grec Ermes aurait peut-être donné en russe les notions suivantes : remeslo "métier, profession", remesla, promysel "arts et métiers, artisanat" et promyshlennost' "industrie". Ensuite, le rapprochement entre le nom grec Hermès et le kabyle alemas "du milieu, moyen" indique clairement que Moyen ici est Outil pour les artisans-commerçants, un outil - instrument ou un outil - moyen de transaction, càd l'argent, la monnaie. On peut vraisemblablement faire le lien main-moyen (outil)-monnaie, ainsi que mètre-métier, par exemple.
Maintenant il y a des trucs étranges que je ne m'explique pas. Par exemple, la relation avec la main (afus en kab) et le chiffre cinq (5), tout droit vers le khamsa "cinq" pour Hermès, une main d'argent, une main d'archer ou carrément sa paume ?  Je pense maintenant comprendre pourquoi le kabyle alemas "moyen, milieu" est proche du nm grec Hermès : c'est le Palmier qui serait celui du milieu. Ou bien pourquoi ce soupçon qui me vient en tête qui dit la terre promise serait la terre d'Hermès, soit la terre du milieu (alemas en kab), une oasis paradisiaque de palmiers "du milieu", càd un carrefour (Hermès le symbolise), peut-être le bas monde, ou la terre du bas (WD en kab) fief de l'artisan-commerçant par excellence, une terre de richesse, un eldorado alors ou le jardin d'Eden ? Ou tout simplement un carrefour commercial la ville antique de Palmyre que les abou-nobos sont en train de détruire dans l'indifférence des ayants pouvoir du monde entier. Le patrimoine mondial martyrisé, la mémoire des hommes assassinée, et ces hordes de criminels courent toujours... Comme quoi la culture mondiale a besoin d'abord d'un général déterminé plus que de l'Unesco. 

mercredi 14 octobre 2015

Good Fellagas

Good fellas de la Toussaint

L'hommage à la femme dans le billet précédent devait être de toute façon suivi d'un hommage aux hommes, sinon le monde cesserait d'être ce qu'il est depuis la nuit des temps : un monde en couple, de deux moitiés complémentaires qui font marcher l'humanité. Et tant qu'il y aura des hommes de courage et de savoir, de bravoure et de Lumières, de justice et de d'humanisme, notre monde ne risque pas de sombrer. Et moi croyait que le Lune relevait exclusivement du domaine de la femme...

La présence française en Kabylie et en Algérie a duré environ 132 ans. C'est une histoire récente normalement. Néanmoins, certaines histoires demeurent toujours, comme l'origine étymologique du terme pied-noir qui désignait le colon européen d'Algérie ou de fellaga dont l'étymologie erronée à elle seule résume toute la cécité intellectuelle de l'establishment français qui voulait, et veut toujours !, voir de "l'arabe" même là où il n'y est pas, contribuant ainsi au massacre de l'histoire Nordaf déjà sérieusement bousculée par l'usurpateur arabo-islamiste.
Quand vous avez un terme ou un nom tel que Schwarzenegger, Schweinsteiger ou Sachenbacher, vous penchez logiquement vers une origine allemande, autrichienne, suisse, et normalement vous ne faites pas le têtu qui prent la tangente vers l'Europe du Sud pour dire que c'est un nom espagnol ou italien : c'est que vous être raisonnable et désintéressé.. Eh bien, il en est de même pour FLG de fellaga qui a tout de kabyle et ne peut en rien avoir une quelconque relation avec l'arabe ; rien n'y fait, "l'office français de brevets arabes" persiste et signe en accordant la paternité arabe d'office à ce terme comme à toute la mémoire nordafe, sans doute en signe de reconnaissance à leurs alliés maures-arabes pour leur loyaux services.  

On va voir maintenant le double visage de la Lune, ou plutôt son visage inattendu : viril et belliqueux. C'est dans les notions en lien avec la Lune et ses phases, leur usage calendaire, etc., que l'on va découvri des choses étonnantes, très même, lorsque l'amoureux laboureur a la soif de guerre. En qlq sorte, la distance qui sépare le colon "pacifique" qui travaille la terre, le pied-noir de la Mitidja par exemple, et le fellaga "belliqueux" devient nulle. Il se trouve que les deux ont le même instrument, mais en font un usage différent. Ces outils à double usage, charrue ou serpe par exemple, nous expliquent clairement que la guerre et l'agraire vont en parallèle, que la Lune (agur/ayur en kab), c'est la terre, et c'est la guerre ; la terre et le sang en somme...   
Les phases de la Lune ont toujours servi de repère aux hommes pour établir, entre autres, leur calendrier agraire, planifier les naissances. Mais aussi à enrichir leur lexique :)
On l'a vu dans le billet précédent, la semaine est apparentée aux semailles. Le lexique kabyle sous le claire de lune, il a de quoi nous surprendre ! Voici pourquoi.
La même racine se décline en quatre formes au moins : GR-YR de agur/ayur "mois", QR muqran "grand", KR de krez "labourer, sillonner" sans doute apparenté au croissant, au croisement, lien ou noeud ; et il y aurait un lien entre QR de tête (a-qerru, a-qerruy) en kabyle avec KR de krez "labourer" et avec la charrue en fr./latin.
GR ou YR de agur, ayur "Lune, mois" ;
M-GR de amger, imger "faucille, serpe" + verber mger "moissonner" : le Mois est clairement apparenté à la notion de Moisson. N-GR de nger "ne pas avoir de descendance, rupture de la lignée, sans suite, éteinte, ruine"  serait l'antonyme de M-GR "moisson" ;
M-GR de amegaru "le dernier" (avec suite) - à comparer au mégalo "grand" en grec -  serait aussi le "suivant" et diffère de N-GR anegaru "l'ultime" (sans suite, avant la fin) : M-GR serait-il le dernier quartier de la Lune, tandis que N-GR le dernier croissant avant la disparition de la Lune ?
N-GR indique clairement la Fin, l'Extinction comme dans nger n'dunith "la fin du monde" : N-GR en kabyle expliquerait on ne peut mieux la notion de Guerre, de Guerrier ou du jeune soldat qui tombe sur le champ de bataille, mort sans avoir laisser de descendance, d'héritier.
Bref, M-GR de moisson vs N-GR de guerre dans la version kabyle.
N-GR kabyle d'Extinction, Fin, ça serait aussi Exil, Exode N-GL au lieu de N-GR nejel, nejla "s'exiler, exil" en kab.

Quelques rapprochements entre cette racine GR, KR, QR kab avec les langues du voisinage peuvent nous apporter des éléments de réponse intéressants. A mon sens, cette racine GR kabyle serait comparable avec la variante GN, GNR en latin/romanes du terme Genus, Genre. On notera aussi que ce n'est pas la tête a-qerru mais le front kabyle anyir "front" qui est proche du genre en latin/romanes, tha-wenza "front, destin" en kab aurait son histoire à part. Je parie que la notion d'ange devrait se trouver sur ce front justement, on verra ça plus tard.Autre exemple pertinent, le titre d'Alexandre de Macédoine que je considère avec une probabilité de 99% comme étant une figure syncrétique et non comme un personnage historique ayant véritablement existé : le Grand, mégalo en grec, qui, à mon sens, signifierait le dernier descendant ou le dernier messager (des dieux s'entend), le dernier prophète, notion reprise dans la religion musulmane justement.
Et si Alexandre le Grand avait vraiment existé, don titre le "Grand" serait dans son contexte de guerre tout simplement le titre de Général : c'est la place du Front en kab anyir (syn. tha-wenza) et/ou de la racine QR/GR/KR kab de tête, grand et KRZ "labourer, sillonner". Le grade de général se lirait sur les sillons (rides) sur le front, comme par exemple sur celui du Général Zéroual originaire du pays chaoui :
Mais les généraux, c'est après l'indépendance du pays, autrefois durant La guerre d'Algérie il n'y avait que des colonels, dont certains légendaires et good fellagas comme Mohand Oulhadj, Amirouche dans le pays kabyle, 

et Si L'Haouès dans le pays chaoui, 
les deux véritables foyers de guerre où l'armée française a eu vraiment à faire la guerre comme à la guerre, càd sans pitié pour l'adversaire désigné par le terme de Fellaga. 
Et à première vue, le Général s'apparenterait au Front, alors que le Colonel le serait à la Tête.

NB : Le mois, Mes ou Mens en langues IE se retrouve en kabyle dans M-NS de amenzu "l'aîné, le premier", à priori pour le premier croissant de la nouvelle Lune. Sauf que la racine NS en kabyle est celle de la décroissance ness "décroître, éteindre, baisser d'intensité, coucher", donc la version du dernier croissant n'est pas à exclure. Par ailleurs, sur l'échelle d'une journée, M-NS indique l'heure du dîner i-mensi en kab, al-3asha en masri/arabe, sans doute le crépuscule et/ou le couchant. La notion opposée M-KL de imekli "le déjeuner", soit le repas de midi, devrait porter le sens de "croissance" normalement. On y reviendra une autre fois.  

Vous reconnaissez sans doute le symbole des prolétaires et de feu l'URSS : la faucille et le marteau. Ces deux outils à usage double conviennent comme un gant à notre Lune version masculine, en astre belliqueux, rôle normalement réservé à la planète Mars (Arès en grec), et au marteau de Thor, au Mardi alors que le jour de Lune est Lundi, etc. 
Le marteau en kabyle afdhis serait à mon sens à lier avec d'un côté le fantassin, et avec la fantasia, en clair avec la cavalerie d'un coté, et de l'autre avec baroudeur, avec celui qui fait parler la poudre, soit un canonnier ou un artificier. Ainsi le cheval s'apparente au canon, donc Kon' "cheval" n'a pas de quoi nous surprendre. La faucille ou serpe dit imger en kab devrait probablement s'apparenter à la notion de guerre, guerrier. Serpe en russe vient du grec harpê, et ce harpê (serpe) grec s'apparenterait à harb "la guerre" en arabe, voire même au terme kabyle a-harvi "un pétard". On comprend que la faucille et le marteau des prolétaires a une symbolique belliciste indéniable !

Et Fellaga, il nous vient d'où alors ? C'est peut-être insurgé, rebelle ? En réalité, il pourrait y avoir plusieurs pistes pour expliquer l'origine étymologique de ce terme fellaga. A commencer par celle qui commence par FLQ de felleq "déflorer" (voire "violer") + "battre qlq'un jusqu'au sang" en kabyle : c'est l'effusion de sang l'élément clé dans ce terme même si l'on ne peut écarter cette d'explosion (et le fellaga serait alors un baroudeur). On imagine donc que le fellaga est celui qui verse le sang, ou plus exactement celui qui est prêt au sacrifice suprême, à savoir abreuver de sang la terre de ses ancêtres pour qu'elle recouvre sa liberté. En d'autre mots, le fellaga serait un martyr. Et ce mot martyr nous vient du grec "témoin". Maintenant un petit rappel : le combattant fellaga pour le Français était appelé amjahed par le Kabyle, Moudjahid par l'algérien arabophone ; djahed "combattre" (d'où le terme djihad "guerre sainte" chez les arabo-musulmans) qui est phonétiquement quasiment comme shahid "martyr", shahed "regarder (donc être témoin de)" : on y retrouve donc la même logique. On aura donc Fellaga = Martyr comme hypothèse de travail de base.  
Ensuite, il y a l'hypothèse qui voudrait que fellaga soit apparenté au fellah "laboureur, paysan" en kab, en masri/arabe ; en somme Georges "celui qui travaille la terre" en grec. Et il n'y a pas forcément de contradiction avec la première version, car comme dans le cas de la Lune à double visage ou des outils (faucille, marteau) à double usage, civil ou militaire, le paysan ou laboureur peut devenir guerrier. La symbolique de Saint-Georges tuant le serpent (ou le dragon) devrait être facile à expliquer prochainement, je le sens.
Et enfin, il y a une troisième piste qui serait complémentaire de la première (fellaga = martyr), qui reposerait sur la supposition suivante : 
Fellaga en kab, argot nordaf ~ Phallanges "lanciers" d'Alexandre le Grand
Ici, on a la répartition des rôles comme on l'a vu plus haut (cavaliers ou canonniers (marteau). Le fellaga serait alors comme le combattant d'une phallange de l'armée d'Alexandre, une formation de choc qui attaquait de front, càd la lance ou le fer de lance à la pointe du combat armé.
NB : Ici une question se pose : supposons qu'Alexandre le Grand fut non pas une personnalité historique, un général d'armées avec ses phalanges, mais une figure religieuse. Dans ces cas, les phalanges d'Alexandre deviennent automatiquement des martyrs, comme les premiers martyrs dans la religion chrétienne.

Qlq part en Kabylie, ou dans le pays frère chaoui, des fils de paysans et good fellas sont devenus les fils de la Toussaint 1954, des hommes, des vrais qui ont affronté la mort avec une abnégation sans exemple. Des fellagas, disait-on d'eux, comme s'ils étaient de vulgaires bandits ; mais vous et moi, on sait bien que ces good fellagas étaient des martyrs, de vrais patriotes tombés au champ d'honneur par amour de leur terre et de leur mère-patrie. Rest in peace, good fellagas !

lundi 12 octobre 2015

Nos Femmes

Le riche laboureur

Le peuple kabyle est devenu un "peuple qui ne sait plus interpréter ses propres signes, ses propres mythes, ses propres symboles, devient étranger à lui-même, perd foi en soi". Un peuple qui a perdu l'estime de soi pour cause de dénigration constante de son patrimoine immatériel par son voisinage aussi nocif qu'arrogant. A vrai dire, je pense que les hommes kabyles, soudoyés par le voisinage et toutes sortes de corporations (religieuse, militaire, marchande), sont en grande partie responsables de cet échec collectif. Les femmes kabyles, quant à elles, sédentaires et gardiennes des traditions kabyles, auront finalement pu sauver les meubles ne serait-ce que dans leurs rites souvent interprétés comme "magiques", dans les motifs de leur poterie, de leur tissus, et jusque dans leurs croyances féminines que l'homme kabyle "moderne", contaminé par l'arrogance du nouveau monde qui l'entoure, considère comme des inepties et des "trucs de femmes", naïves s'entend. Faut vraiment être le roi des cons pour croire que la femme en général, et la femme kabyle "vieille école" de surcroît, est sotte ! C'est dire combien la société kabyle a besoin d'évoluer. A mon avis, la femme kabyle doit être réhabilitée et prendre la place qui lui revient de droit dans la société kabyle moderne, c'est à dire à pied d'égalité avec l'homme.

Un morveux kabyle, contaminé par l'élément religieux hilalien ou arrogant au seul motif qu'il a fait ses classes, va naturellement se moquer d'une vieille femme kabyle qui se recueille presque religieusement devant un arbre centenaire ou millénaire qu'elle désigne, comme on le lui a appris, par le nom de a3ssas "la sentinelle, le gardien". La bonne femme ne connaît que la parabole, la symbolique de cet arbre sans pouvoir en donner la signification rationnelle d'origine pour ainsi argumenter contre le "morveux" qui la prend pour une vieille sotte. Je l'avais, il me semble, expliqué ce cas de figure sur l'ancien blog, l'arbre sentinelle aurait sans doute le sens de point cardinal, point de repère. Il se trouve que la femme kabyle est veuve de son "mari es sciences" pour le sens rationnel de la métaphore qu'elle a jalousement sauvegardée, c'est le savoir kabyle qui a survécu aux invasions et au temps dans le giron de nos femmes. Le moment est venu de botter le cul aux "morveux" qui s'en prennent à "l'école des femmes kabyles" et d'interpréter rationnellement les paraboles et les symboles du savoir kabyle qui se conjugue naturellement au féminin.

C'est que la femme possède un corps beaucoup plus compliqué que le nôtre - on passe toute sa vie à l'explorer :) -, qu'elle connaît mieux que nous, bien entendu. La femme donne la vie, y compris aux garçons, aux hommes. Une femme enceinte, puis qui donne la vie, c'est sans doute le plus grand mystère et le plus beau miracle de l'humanité. Une femme kabyle enceinte, ça prête à des histoires, surtout à des interprétations erronées de la part des hommes surtout qui y voient carrément de la sorcellerie. Une femme enceinte en Kabylie d'antan se faisait traiter de sorcière par les "morveux" tout simplement parce qu'elle bouffe de l'argile. Cette femme kabyle enceinte "sorcière" est en réalité tout à fait comparable à une femme parisienne enceinte qui va chez son potard pour acheter du Maalox ou un truc du genre pour les mêmes raisons que toute femme enceinte ! Ainsi, en termes de connaissances médicales, la femme kabyle n'est en rien arriérée comme le pensent les "morveux".
Mais il y un exemple encore plus pertinent. Celui de la fille paysanne kabyle enceinte à qui l'on dit qu'elle a un serpent dans le ventre. Idem pour les croyances des femmes kabyles enceintes, qui associent le serpent à la grossesse. La femme kabyle enceinte reproduit ce serpent sur sa poterie, comme la graine d'ailleurs. Le serpent a-zrem symbolise la fertilité surtout dans la tradition kabyle. La grossesse apparentée au serpent dans la tradition kabyle, et pas seulement, voici pourquoi :
ZRM de a-zrem "serpent" en kabyle ~ SPRM de sperma "graine, semence" en grec
ZR en kab est aussi la racine de semer, on la retrouve en masri/arabe zra3a alors que le serpent est hanash en sémitiques et qu'il n'y a pas chez les arabes de poterie ou d'autre symbolique du serpent "fertile" comme chez les Kabyles. On voit bien que la femme kabyle a tout à fait raison de comparer la semence ou tout simplement le spermatozoïde de serpent ! Joli pied de nez à tous les "morveux" - fils de spermato, va ! - qui leur manquent de respect.
NB : la variante russe de ZRM kab ou SPRM grec serait avec un B dans BRM de bremia "charge, poids", beremennost' "grossesse".
On comprend facilement que la femme soit associée à la terre pour sa fertilite, sa fécondité. La femme est aussi associée à la Lune pour plusieurs raisons, et la désignation du mois en kabyle par agur, ayur "mois, lune" serait due à la femme kabyle. Maintenant voici les choses rationnelles à en tirer :
Mens ou mois est Moisson (MGR de serpe + récolte en kab), je l'ai déjà dit sur ce blog ou sur l'ancien ;
Semailles ~ Semaine 
Et oui, le serpent a-zrem, c'est le temps de semer les graines ! On verra plus tard la relation étymologique avec Sept (7) de septimania (7 jours) de semaine avec le serpent (graine ou sem "poison" en kabyle et en masri/arabe), la grossesse, etc.
Mais avant la moisson, et les semailles, il y a quoi ? Exact, le labour.
Vous venez de lire un mot qui reflète la femme même :
Labour ~ Amour 
Et l'on déduit facilement que le kabyle krez "labourer, sillonner" est en relation avec la Lune :
KRZ de krez "labourer" en kabyle ~ Croissant de Lune
La Lune pleine, la Lune ou le mois, agur/ayur en kabyle serait-il la naissance lul, lal "naître", tha-llalith "naissance, nativité" qui serait contaminé par hillal "croissant" en masri/arabe ? C'est possible. Vous comprenez aussi d'où vient la notion de "religion d'amour" en association avec le croissant, alors qu'en réalité les bigots hillaliens tiennent la femme pour un être inférieur ; sans doute auront-ils copié aveuglément sur les anciens (Égyptiens ?) sans en comprendre le vrai sens.

On en déduit facilement que le Croissant de Lune est Amour. Que le laboureur est un amoureux, de la terre, de la femme. Plus on aime la femme, plus on est riche laboureur. Ce n'est valable que pour les hommes, bien entendu, on reste dans la tradition "vieille école" kabyle quand même :)))

                                                         Hommage de feu Dda Chérif à la femme (kabyle)

A TOUTES LES FEMMES !, 
ET A TOUS LEURS (RICHES) LABOUREURS !

samedi 10 octobre 2015

Rê d'Isly

Les Messagers du mythe

Rainbow warrior "guerrier arc-en-ciel", voilà une histoire typiquement française avec un titre anglois :). Le RW du vingtième siècle est notoirement connue du grand public. Il en est autrement de l'autre histoire d'un autre RW du 19ème siècle, lorsqu'un personnage de triste mémoire qui a fini au "panthéon des bourreaux & monstres" dans la mémoire kabyle sous le nom de Bishuh, reçut le titre de Duc d'Isly, il aurait même eu droit à statue sur la rue d'Isly à Alger. Isly étant un toponyme berbère que le Français prononce Izly, après avoir remporté la bataille d'Isly, son mini-Austerlitz, un moment de triomphe pour ce guerrier amateur d'enfumades et bourreau des Kabs et des Nordafs. L'intérêt dans tout ça ? D'abord, le nom kabyle (ici toponyme berbère) Isly "le marié". Ensuite le rainbow, l'arc-en-ciel, personnification de la divinité kabyle (et berbère) Anzar, qui constitue notre mythe fondateur, sous le nom de th-isly-th (tislyt) b'Anzar " la mariée/fiancée d'Anzar".
ISLY
Le mariage traditionnel kabyle a encore de beaux jours devant lui, et c'est tant mieux car c'est là une belle tradition qui a traversé les siècles (c'est l'équivalent du "mariage religieux" en France/Europe), surtout pour le rite de hénné qui scelle la nouvelle union (le hénné équivaut à la bague, l'alliance de mariage en France/Europe), un bel cérémonial accompagné de chant nuptial féminin (ex. louanges à la mariée). Les noces, mariages en Kabylie sont célébrés exclusivement en été, c'est une coutume. 
Isly est sans doute un des plus beaux mots que possède la langue kabyle (le berbère par extension) : prononcé ou écrit, il dégage une harmonie sans exemple. Et chose rare en kabyle, c'est la même racine qui donne et le masculin (Isly), et le féminin (th-isly-th, tislyt), et c'est tant mieux ! Mais que signifie vraiment Isly (ou tislyt) au-delà de son sens propre "marié(e)" ? Eh bien, il peut y avoir plusieurs suppositions, mais on se limitera à quelques unes d'entre elles dans un premier temps.
- Isly ~ Élu, et donc tislyt "élue" : le kabyle isly pourrait être comparé au latin eslit (choisir, élire, élite), voire même au sol (soleil), à celer (célérité) et à la notion de suite (à vérifier) ;
- Isly ~ Arc : cette piste est relativement simple à expliquer. D'abord, en comparant aux autres langues, par exemple al-3arous "marié", al-3arousa "mariée" en masri/arabe qui va, sans aucun doute à mon avis, s'aligner sur le terme latin arcus pour l'arc. Ensuite, nous avons en kabyle et berbère thislyth b'Anzar "la mariée d'Anzar" pour l'arc-en-ciel, et l'on se rend compte que le kabyle/berbère désigne ce phénomène d'optique de la même façon que l'anglois : 
rainbow (arc de pluie) où rain "pluie" et bow "arc" vs thislyth "la mariée" = arc + anzar "pluie" en berbère occidentale (marocain). C'est un calque qu'on rencontre souvent en linguistique.
L'illustration ci-dessous nous rappelle que l'arc-en-ciel, l'arc tout court, n'est qu'une partie d'un anneau, d'un cerceau, d'un cercle ou cycle, carrousel, roue. Nous allons maintenant quitter le domaine des hommes pour entrer dans celui des dieux, des divinités d'autrefois !

Nous avons sur ce blog comme sur l'ancien très souvent eu affaire à deux divinités égyptiennes anciennes : Ptah et Osiris, ce dernier ayant été souvent supposé être comparable à notre Anzar. Il va falloir revoir nos copies, car le dieu Anzar qui a survécu au temps dans la tradition kabyle, et dans une moindre mesure chez les autres Berbères, doit être comparé à une autre divinité majeure du panthéon des anciens Égyptiens :
Anzar ~ dieu ou Ra 
Ce n'est pas une hypothèse de travail mais quasiment une certitude, et ce malgré non-concordance, y compris phonétique entre Anzar kabyle (berbère), mythe fondateur, et Rê égyptien ancien, un dieu créateur (fondateur quoi !). Outre le rite d'Anzar, souvenez-vous de comment vous chantiez lorsque vous étiez enfant kabyle à la vue de l'ar-en-ciel : 
idTij, agefur - tsameghra b'ushen "soleil et pluie - c'est la fête (les noces) du chacal".
Rê est le dieu du disque solaire (lumière), Anzar celui des eaux, de la pluie personnifié par l'arc-en-ciel, un anneau "reflet" de lumière du soleil dans l'eau. 
On reviendra plus en détails sur cette comparaison, mais d'ores et déjà, on peut affirmer ce qu'aucun égyptologue n'a fait jusqu'à présent : le dieu Rê serait comparable, en plus d'Anzar, à Poseidon des Crétois et Grecs anciens, à Neptune chez les Romains, Enki des Sumériens, etc. Et Rê symboliserait le Nouvel An (Rê est associé justement au Jour de l'an égyptien, "fête de Rê", "Rê maitre de l'année"), et dans la tradition chrétienne le rite estival de Rê ou d'Anzar (saison des mariages) aurait été déplacé en hiver, pour la période de la nativité, durant Noël. Bref, le Père Noël pourrait trouver son origine dans le mythe du dieu Rê. Le terme kabyle agefur (la pluie) pourrait s'avérer être agnefur, anefur, càd janvier. Et ainsi de suite. mais c'est dans la description et l'image de Rê, ses attributs notamment, que l'on pourrait dénicher des éléments de réponse très intéressants :
Cobra de Rê
La comparaison peut vous paraître complètement incongrue, mais toujours est-il que la première supposition qui me passe par la tête se résumé à ceci : le cobra dressé qui protège le disque solaire sur la tête du dieu Rê pourrait avoir un lien avec le hénné (l'alliance de mariage dont on a parlé plus haut), et plus généralement, le cobra (terme issu de couleuvre) pourrait symboliser la Couleur ou les couleurs du spectre visible ; et enfin, le cobra de Rê serait très probablement à mon sens l'éclair.
Barque de Rê
La barque solaire, mandjet en ancien égyptien, devrait aussi avoir une explication rationnelle. C'est peut-être l'alliance (dans notre cas précis de noces, mariage) tout simplement ; ou elle pourrait avoir un rapport avec l'Arc (donc avec "la mariée"), le Pont (bridge en anglais). Chose curieuse, le russe possède le terme brak (braque :) pour signifier "alliance, mariage". On reviendra vers cette barque solaire le moment opportun.

Disque solaire de Rê
C'est l'attribut principal du dieu Rê, et il va être expliqué via le kabyle Isly (le marié), tislyt (la mariée/fiancée, la bru (pour les beaux-parents seulement)). En réalité, il suffit de penser à un orage d'été qui, une fois apaisé, finit par un arc-en-ciel, pour comprendre, en partie du moins, ce qui découle du nom du dieu Rê et du terme kabyle Isly "le marié". Si pouvait être l'Orage, ses attributs seraient le Tonnerre, la Foudre ou l'Eclair, la Pluie, l'Arc-en-Ciel. Je vous laisse passer en revue les dieux et divinités associés à ces phénomènes : Thor de la mythologie nordique à lui seul suffirait pour l'exemple. Il en de même pour le lexqie correspondant que le kabyle partage avec le masri/arabe, donc un fond commun (égyptien ancien probablement) aurait servi de source aux deux langues : Ra3udh vs raoud (orage, tonnerre), levraq vs al-barq (foudre, éclair). Here we are ! Voici maintenant que certains noms de personnages présumés historiques ou mythiques peuvent s'expliquer :)

Barca
Dynastie carthaginoise des Barcides dont le plus connu est Hannibal Barca (l'éclair, la foudre) en kabyle et en masri/arabe (barca = barque en espagnol), dont le tient de façon directe ou indirecte de la notion d'Arc et découle du Tonnerre ou de l'Orage. Autrement dit, Barca aurait pris le nom 3raous "le marié" (l'arc est dit qaws en arabe, c'est pour dire que 3arous serait un emprunt) et, bien entendu, Barca serait en kabyle moderne tout simplement Isly.

Messager
Et plus important encore, le terme kabyle Isly "le marié" serait celui de Messager, des dieux s'entend. Comme Hermès des anciens Grecs, Mercure des Romains. Barca aussi serait un messager. Et l'on imagine que les termes rissala (le message), rassoul (le messager de Dieu) en masri/arabe seraient étymologiquement liés à 3arous "le marié", à l'Arc donc comme le kab Isly. Et là il faut comprendre que c'est la Célérité qui entre en jeu dans Isly - la même racine presque azel "courir" en kab -, dans Barca (éclair, foudre) et Messager associé au "Coureur" (ou Sprinter comme Usain Bolt) ? La vitesse de la lumière pourrrait d'une certaine façon être représentée par le disque solaire et/ou la barque du dieu Rê. A propos, la rivière d'Isly doit son nom à la rapidité de son courant, ou serait-ce simplement un torrent. Peut-être faudra-t-il trouver le rayon de soleil correspondant pour l'expliquer, on y reviendra le moment venu.

BLEU
On disait au début de ce billet que le Bow en anglois signifie Arc, en allemand c'es Bogen. Je parie que c'est le même terme que bog (prononcé bokh dans certains cas) en russe, ukrainien (slaves) pour "Dieu", voire même avec book (livre) en anglois, buch en allemand. Et surtout avec une couleur bien précise : le Bleu. Isly "le marié" kabyle prendrait très probablement la couleur Azur, bleu ciel de midi sonnant (azal en kab). Mieux encore, Isly "le marié" en kab, doit être non seulement bleu azur mais beau comme un dieu et pour cause !
Dieu = Bleu (ciel ou azur) = Beau ainsi que bow, bogen, Arc (et Isly aussi !)
Le russe douga (arc), radouga (arc-en-ciel) contiendrait ce Deus (dieu) qui a donné par ailleurs la notion de dei, day (jour) : un arc équivaudrait à un jour alors, et l'arc-en-ciel avec ses 7 couleurs visibles du spectre équivaudrait à la semaine de 7 jours ou 7 azur :) Le salut berbère Azul, venu du tamacheq (touareg) je crois, irait dans ce sens de jour (as' en kabyle), puis bonjour.
Ce billet est maintenant terminé. On disait que le mot kabyle Isly était beau, mais on n'imaginait pas qu'il le serait à ce point ! Isly beau comme un dieu, ou un jour de ciel azur, c'est aussi probablement la lettre S ou la lettre Z que vous voyez sur l'illustration ci-dessus qui serait le cobra de Rê. ou de l'hiéroglyphe N6 qui a donné ensuite shamash, shams (soleil) en sémitiques : la lettre S vient du Shin phénicien. Il correspond à quoi en kabyle à votre avis ? On disait plus haut que lorsque il y a pluie et soleil, se forme l'arc-en-ciel, c'est la fête (les noces) de qui ???
Ushen "chacal" (et renard au figuré) en kabyle = lettre Shin en phénicien. 
Il n'y a pas de canidé (chacal, renard, etc.) Shin en sémitiques ! Il y a le loup, la louve et...la loupe côté latin. Le prisme, les couleurs du spectre visible dans l'oeil d'un canidé, ça aurait été comme ça que les anciens avaient mémorisé la découverte du spectre visible probablement. Ce Shin pourrait être dans tchina "orange" en kab et en argot nordaf (al-burtuqal en masri/arabe comme en grec portokale par réf. au Portugal), voire dans Sens, ainsi que dans "Chance"qui serait une altération de shams (soleil) en sémitiques, soit de khams, khamsa (Cinq) symbole Nordaf qui serait une autre forme du Shin (W). Le 5ème jour de la semaine serait-il le jour de chance, le jour du soleil ? Jeudi, 5ème jour, est le jour de Dieu (ou de Zeus) dans le calendrier européen, chrétien. Tout ça reste à vérifier, bien entendu. Sinon, si vous avez du soleil, c'est que vous avez de la veine, chanceux que vous êtes en cette période d'automne :) A prochainement.

mercredi 7 octobre 2015

LA FÉE

LE MATIN D'ÈVE

On a vu dans le billet précédent une fable kabyle, "le conte de l'abeille", porteuse d'une métaphore dramatique pour ne pas dire tragique dans son contexte kabyle. La Fable proprement dite prête à bien plus d"optimise, et le titre de "conte de l'abeille" est tout simplement un "conte de fée". Replaçons le lexique correspondant dans notre système de "binaire égyptien" Per-Ankh expliqué dans l'avant-dernier billet.
1. Ci-dessus la croix ansée de Ankh (vie) des anciens Égyptiens.
2. Son autre forme, c'est simplement l'Abeille dont on parlé dans le billet précédent.
3. Voici une réplique plus récente, utilisée pour les contes d'enfants le plus souvent : la Fée avec sa baguette magique.

4. Et maintenant place à un personnage biblique, à la Première femme : Ève, avec la pomme, le fruit défendu.

En principe, je n'ai nul besoin de vous expliquer pourquoi d'autant plus qu'il s'agit là d'un résumé, d'une introduction à ce qui suivra plus tard. Toujours est-il que ce rapprochement Ankh = abeille, fée, Eve s'explique par la Fève, qui est dans la fable, et dans le nom d'Eve. C'est la fève la graine magique. Mage ou la baguette magique doit sans se trouver dans Ankh aussi. On y reviendra.
Le système binaire Per-Ankh va aussi nous permettre d'expliquer Adam + Eve.

Il y a dans Per-Ankh ceci  pour le "bonjour":
sabah al-khir ("matinée de bonheur/bien") en masri/arabe repris en kab aussi ou sabah-al-foul "matinée de fève" en masri uniquement (arabe égyptien) : kheir, lkheir est Ankh altéré, foul "fève" en masri/arabe est la fée et la fève. La/les fève(s) en kabyle, c'est iviw, ivawen, au nom d'Eve quoi :) NB : le nom d'Eve en sémitiques y compris le vrai arabe c'est hawa. On sait que les Égyptiens même de nos jours sont de grands consommateurs de fèves, et on peut supposer que durant l'antiquité "Per-Ankh" était le Bonjour des Égyptiens anciens, eux aussi amateurs de fèves...et de femmes ! 
Drôle de truc, le plat kabyle seksu s ivawen "couscous aux fèves", ou leghmudh "fèves vertes avec leurs cosses cuites à la vapeur avec du couscous", surtout qu'il y a matière à confusion entre la fève et Eve, à poil forcément. En tout cas le terme kabyle seksu (couscous) a de quoi être sexy, un supposé aphrodisiaque en tout cas. Ankh, la fève, le Viagra bio antique dont la formule chimique est illustrée ci-dessus. Le bonjour égyptien de sabah-al-foul "matin de fève" ou "matin d'Eve" devrait s'adresser exclusivement aux hommes pour que la baguette soit magique comme l'obélisque de Louxor. Allez, les gars, mettez-vous aux fèves comme au bon vieux temps, et sans modération !

Les Noces de Melissa

Ou le Drame kabyle

La fable méditerranéenne a survécu au temps grâce à la mémoire des peuples de ce bassin. La fable kabyle est d'ailleurs toujours en vie ! Et à vrai dire, la Kabylie est le dernier bastion de la culture méditerranéenne authentique sur la rive sud de la Méditerranée, qui a su résister au temps et à l'érosion du désert intellectuel de son entourage de "frères contre-gré" obscurantistes et belliqueux pour qui la Méditerranée et ses cultures sont à détruire coûte que coûte. 
Voici une fable chantée par Dda Lounis, ici en Esope kabyle !, sur les Noces de Melissa (abeille en grec), avec comme parabole le Drame kabyle. Cette fable chantée date de 1980-81, càd qu'elle remonte au Printemps kabyle 80, lorsque commença le revival kabyle et l'insurrection contre l'occupant arabo-islamiste. La fable a aussi servi à nos bardes pour faire passer des messages politiques, pour sensibiliser la population kabyle sans tomber sous le coup de la menace d'être jeté en taule par les organes de répression de l'occupant arabo-islamiste. Cette fable nous dit aussi que la cohabitation forcée entre la culture kabyle (méditerranéenne) de peuple sédentaire, l'abeille de la fable, avec la dite culture arabo-islamiste (étrangère) des nomades bigots et belliqueux, est un échec cuisant, du moins pour la Kabylie qui a pris un retard énorme sur ses voisins de la rive nord de la Méditerranée, et sur le monde civilisé en général. On espère que ce "mariage blanc", non consenti, sera bientôt annulé, la Kabylie aura alors toutes les chances de rattraper son retard sur les pays développés.
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Ait-Menguellet "L'abeille"
LES NOCES DE MELISSA ou LE DRAME KABYLE
(Interprétation libre) 
Le texte et la traduction littérale (serait) de Tassadit Yacine (non, on n'est pas parents !) sont à consulter sur le blog de notre amie "La colline oubliée". 
Pour une meilleure perception de la fable, placez-vous dans un amphi antique ou dans un théâtre moderne, c'est une mise en scène dans les règles de l'art dramatique :)

Avant-propos de l’auteur
Voici l’histoire de l’essaim d’abeilles vs la nuée de guêpes ;
Mon histoire n'a ni de prologue, ni d'épilogue,
Ainsi je ne vous raconterai que ce que ma mémoire a sauvegardé (le passé),
Et mes yeux observé (le présent), 

Aux autres d’écrire le dernier chapitre de cette histoire (avenir)…
 

Lever de rideau

Acte 1 : LE MALHEUR ou L’INVASION
Ô, noble assistance !
La guêpe envahit la ruche ;
L’abeille, délogée, prend la fuite les yeux pleins de larmes de malheur.


Acte 2 : LA JUSTICE DU VAINQUEUR
Le vautour sur la place, en juge de paix,
Pour réconcilier le vainqueur et le vaincu.
Son plaidoyer s’adresse aux abeilles,
Qu’il somme d’accepter le compromis :
« Dieu n’a-t-il pas fondé ce monde sur les bienfaits de la fraternité ? »
« N’ayez crainte, faites ménage ensemble et créez une nouvelle colonie ».

(L’abeille, sans voix, pleure toujours dans son coin…)

Acte 3 : LA RESISTANCE
La voix de l’indignation se fit alors entendre,
Un non fondé de pouvoir sortit de son mutisme,
Se leva pour interpeller les siens et fustiger le vautour - avocat du diable :
« Il sera fait de quoi le miel de cette nouvelle colonie hybride ? »,
« A vous entendre, le vilain aurait une descendance noble, et le fiel passerait pour du miel ! »,
«  Que récolterons-nous de cette union contre-nature à part le bourdonnement insupportable de ces frelons ? »
(L’abeille, sans voix, pleure toujours dans son coin…)


Acte 4 : LE COUP DE FORCE
Le vautour revient à la charge :
« N’écoutez pas celui qui prêche la discorde et empêche la réconciliation et la paix des braves ! »
« Le miel de votre union sera parfait puisque c’est moi qui vous le dis ! »
(L’abeille, sans voix, pleure toujours dans son coin…)


Acte 5 : LE VERDICT (LA SOUMISSION)
De guerre lasse, les abeilles capitulèrent,
Et signèrent l’acte d’amitié avec les guêpes,
Fondant ainsi une nouvelle colonie pour l’éternité.
Ainsi le nid de guêpe, auto-anobli, remplaça la ruche d’abeilles,
Et fut installé sur l’autel du temple de la nouvelle colonie,
Et désormais les abeilles vont avec les guêpes pour y faire la prière.
(Comble du malheur, voici l’abeille, abusée et résignée à son sort, qui pleure maintenant de joie…)
 

Baisser de rideau (de voile plutôt !)
 

Postface de l’auteur
Je ne sais plus, noble assistance, par où commence et par où finit mon histoire !
Je n’ai fait que rapporter mes souvenirs et mes observations,
Il s’en trouvera autrui pour vous conter le dernier mot sur le drame de l’abeille…
Et puis, que dire de plus lorsque, comble du malheur, l’abeille fait ménage avec son violeur ? 

Le croissant de fiel en lieu et place de la lune de miel maintenant que les noces blanches sont célébrées...
Et à force de goûter du fiel au lieu du miel, la langue finit par produire des paroles amères…
 

mardi 6 octobre 2015

Le Kabyle Universel

Au nom du Père...

Prologue
D'aucuns rêvent de trouver la "formule magique", certains y sont même arrivés :) On ne va pas tourner autour du cône kabyle, car le rêve kabyle est en passe de devenir une réalité. On peut désormais le caresser, ce rêve d'un enfant du pays kabyle de numériser sa langue, et ses (autres) langues, universel qu'il est !, dans l'espoir de porter un jour sa Kabylie, et sa Méditerranée en général, sur le toit du monde, probablement le meilleur moyen de lui garantir une Renaissance 

Voici la "formule du Kabyle universel" qui nous permettra, et là j'en suis convaincu, d'expliquer des découvertes de Newton (gravitation, spectre de lumière visible) et de classer et numériser la langue kabyle, et probablement toutes les langues de l'humanité ; de retrouver l'origine du calcul, des poids et mesures ; l'origine du zéro, des chiffres et des nombres ; ainsi que l'origine des langues et la pépinière des lettres de l'alphabet et des mots. Ce symbole égyptien est exceptionnellement génial, on ne peut pas tarir d'éloges à l'égard des anciens Égyptiens et on leur doit être reconnaissants et honorer leur mémoire. 
Voici l'hypothèse de travail dans sa forme vulgarisée qui consiste à dire qu'il existe une matrice, un "système de coordonnées" des langues des hommes, et plus exactement, les lexiques de ces langues peuvent être classées suivant un système linguistique binaire (0-1), donc numérisés :
Per-Ankh appelé ici et sur l'ancien blog, le binaire égyptien  
Si vous avez suivi les derniers billets sur ce blog à compter de La théorie (kabyle) du cône, vous n'aurez pas de mal à comprendre la dimension fantastique de ce "binaire égyptien" Per-Ankh et la pléthore de notions (lambda, pyramide, alphabet, univers, etc.) qu'il contiendrait. 
Conventionnellement, on a Per = 0 et Ankh = 1.
Per et Ankh peuvent être opposés (antonymes, par ex.), concorder (synonymes, par ex.) ou être complémentaires (affixe l'un pour l'autre, par ex.). C'est la première approche de ce "binaire égyptien" qui n'exclut donc pas certaines corrections à l'avenir.Pour mieux illustrer notre hypothèse, nous avons besoin d'exemples concrets. En voici, en voilà !

Pyramis
L'étymologie officielle nous dit que pyramide serait issu du grec pyramis, puramis "gâteau de miel et de farine". C'est un indice ce gâteau, tout comme le miel et la farine (de semoule). Dans notre système numérique ou "binaire égyptien" Per-Ankh, PR ou Per/Pyr- est le préfixe de pyramide, pyramis ; logiquement Ankh serait dans -mis ou mi. L'idée consiste à replacer Per-Ankh dans un contexte concret, dans ce cas précis, par rapport aux indices-ingrédients : gâteau de semoule + farine. Et là, il faut être au moins polyglotte, universel de préférence.
Ce pyramis grec, gâteau de farine et de semoule, existe même de nos jours, surtout à Alger : qalb-louz (en arabe littér. "coeur d'amande"), un gâteau fondant de semoule et de miel, parfumé à la fleur d'oranger. La forme arabisée du nom de ce gâteau n'a aucun intérêt, par contre on y voit facilement le Per- sous une autre forme WR,UR en kabyle/berbère qui désigner le "coeur" (ur', ul') - pour pulple et chair aussi -, et la farine de semoule (awren). Ankh que l'on suppose être le miel dans ce cas précis, 3asel "miel" en masri/arabe n'a aucun intérêt, par contre Ankh se voit dans l'abeille nahla en masri/arabe ! Pour le kabyle, le miel est tha-ment, tha-mett, qui nous donne pas de résultats dans l'immédiat tant qu'on en a pas déduit la racine. Pourquoi Luz (amande) dans ce gâteau "coeur d'amande" des pâtissiers algérois ? probablement, Noix ou Orekh (noix) en russe vont s'aligner sur Ankh. Luz (amande) en masri/arabe, utilisé en kab aussi, est comparable à lux, luz (lumière) en romances pour le sens de Fondant comme le miel, ou la noix (amande) ou comme la lumière qui coule. Bref, ce gâteau algérois de semoule et de miel dit "coeur d'amande" pourrait être un "coeur fondant", coeur d'amoureux normalement :) Il y aurait Amour dans le nom de Pyramide !
Pie
Ce n'est pas fini avec les viennoiseries - ce mot tient de Vienne, vous dites ? et si c'était de noix, nois- ? - et les arômes ! Le gâteau en anglois, Pie, est clairement Per- de notre binaire Per-Ankh. Très probablement, la "cerise sur le gâteau" se déclinerait comme "ankh-per", où Ankh est la cerise ou griotte (tha-knisya en kab), et la couleur d'Ankh serait le rouge apparemment.
Vous allez maintenant comprendre pourquoi mon scepticisme concernant l'anglois, que je perçois souvent comme une langue romane travestie (sorry, folks !). L'anglois utilise Pain pour dire Peine en fr., mais ce Pain anglois c'est aussi le Pain en français ! Il suffit de situer sur le binaire Per-Ankh la racine kabyle correspondante GR ou QR de pain (aghrum), qereh (peine, douleur aiguë), etc. Et la pomme en anglois, Apple, va s'aligner sur Per- dans notre système binaire. Leur pie (gâteau) serait aussi probablement un terme français ou latin travesti.

Orange
Et puis ça devient quasiment un jeu d'enfant avec une orange mécanique ! PR ou Per- égyptien a trouvé écho en kabyle pour laracine WR, WRG (awragh)  "Or, Jaune", et en sémitique SPR asfar (jaune) en arabe et séphor (?) en hébreu ; et bine entendu Zero (sifr en masri/arabe), Chiffre. Voici l'aromat de notre binaire égyptien :
Per-Ankh ~ Orange, ou bien Orange = Per-Ankh (Ang)
On peut supposer clairement que le terme Orange désigne la Pomme d'Or  ou Pomme Jaune (Per- = indice WR en kab/berbère de jaune/Or), ce sont les pommes d'or des Hespérides. Rationnellement, ça fait penser au chiffre d'or, ou plutôt le Nombre d'Or., qui doit se retrouver dans la Pyramide de Kheops à Gizeh, et pas seulement dans Per- ! Voici notre binaire Per-Ankh qui expliquerait peut-être le sens de "bougie" ou "cire d'abeille" (Ankh ?) dans l'histoire ou la légende de l'apparition de la Suite de Fibonacci liée étroitement au nombre d'or et à Bougie, la capitale de la Kabylie.
Apfel-Sin "pomme de Chine" ou Oraneg en allemand; néerlandais, russe va aussi s'aligner sur Per-Ankh. C'est à dire que Chine (Sin), et la couleur Jaune doivent se retrouver soit dans Per-, soit dans Ankh. C n'est pas que l'orange douce (dite "tchina" en kabyle et en argot nordaf) ait pour origine la Chine (des mandarins et mandarines :)), mais que le mot Chine signifie simplement Or/Jaune (c'est Per- dans notre système binaire), voire Shine (brillant)  en anglois - brillant/brûlant/éclair WRG en kabyle, interfère avec l'arabe pour WRQ "feuille", barq "eclair", donc ifer (feuille, aile) en kab qui serait plus proche du Per égyptien,  ou carrément Sun (Soleil) en anglois.
Bref, l'orange n'est pas une "pomme de Chine" (apfelsin en all.), mais une "pomme d'or", "pomme brillante/brûlante/chaude/jaune-orange/de soleil", pomme juteuse peut-être. 
NB : remarquez que l'autre friandise, zlabia, est de couleur orange aussi :))) Et puis, Per-Ankh (maison de vie) ça fait aussi Orangerie (jardin des Hespérides ?), qui pouvait s'y attendre ?

Saveur
Il faut "savoir savourer" : n'y-a-t-il pléonasme ? Et si le savoir était saveur, et la science un sixième sens ou bien les 5 sens au même temps qui expliquerait l'origine de la palme khamsa en Egypte et en Afrique du Nord ? On sait que le Camembert et l'orthographe est ce qui a de mieux dans le savoir-faire français, on apprécie, mais pensez-bien que le terme greco-latin Orthographe (bon scribe, écriture droite) se retrouve aussi dans Per-Ankh, probablement Per pour Orthos "droit" et Ankh pour "écrire".
Pour vous les fêtards et hédonistes et autres Méditerranéens, Per- indique les jours de fête, les jours fériés - il n'est pas dit s'ils sont chômes payés :) - , les jours de repos (week-end) selon le calendrier de chacun. Pour vous les Japonais et autres Allemands, Ankh indique clairement le labour, le jour travaillé, le jour ouvrable (la semaine). 
Dimanche, domingo, domenico en romanes, c'est Per-Ankh "maison (de) vie" mais en ordre inverse : Ankh-Per pour "jour de repos" au lieu de "vie (de) maison", on suppose. L'anglois sunday (jour du Soleil) pour le jour de repos, laisse supposer que Per- aurait un lien avec le soleil (dieu Ré, Ra chez les anciens Egyptiens)

Pater Noster
Vous voulez que je sois sérieux ? Bon, silence religieux alors !
Per-Ankh nous indique clairement que le monothéisme était né en Egypte ancienne, et les hypothèses de certains qui veulent le remonter à Akhenaton sont des conneries, que dire alors du plagiat des "trois grandes religions" monopolistes (monothéistes) qui ont vulgairement passé outre "les droits d'auteur" en dénigrant l'immense Egypte ancienne et revendiquent insolemment la paternité du monothéisme. Bullshit, va !
Per-Ankh contient,  facile à deviner ; l'arc-en-ciel (raindow en anglois, radouga en russe), et Archange, où Per est Archi et Ankh est Ange (messager), par ex. Gabriel. On y reviendra ultérieurement pour le détail. Une autre notion religieuse de taille s'y trouve aussi :
Per-Ankh ~ Pater-Noster "Notre Père
C'est la prière d'ouverture chez les chrétiens (ou d'un hymne national dans les pays royalistes), son équivalent chez les musulmans serait la fatiha, nom jusque-là rapproché de la divinité égyptienne Ptah "celui qui ouvre" mais qui doit être soumis au test du Per-Ankh. A titre de comparaison, la vraie expression sémitique-arabe d'ouverture (prière, avant le repas ou tout commencement de quoi que ce soit), c'est bismillah ou bi-ism-Allah, càd "au nom de Dieu", et cette formule pourrait être celle de Per-Ankh aussi "Dieu ou Père - nom" donc "Au nom du Père...", et par exentension, "Au nom de Dieu...".
Per-Ankh (maison de vie) expliquerait aussi un mot synonyme d'espoir :
Per-Ankh ~ Re-Naissance ou Renaissance, Résurrection 
Où Re- serait le PR, Per- égyptien, et Naissance le Ankh (vie). 

Ainsi se termine le premier volet (de présentation) de la théorie de la "relativité" linguistique, lorsque les mots et lettres sont évalués relativement au "binaire égyptien" Per-Ankh. A suivre.

Épilogue
M'est revenu en mémoire, ces derniers jours, un souvenir de mon enfance lointaine, mon "petit Robert", un vrai "poilu" car il devait dater de la première guerre de 14-18 et il y en avait autant de pages à l'intérieur de ce dictionnaire, rescapé de je ne sais quelle grange de parent ou de voisin. Histoire de dire par où commençait jadis le savoir dans le pays kabyle, toujours avec un outil 'faute de mieux" pour affronter en solo ni plus ni moins le monde moderne, y compris la langue de Molière. Néanmoins, la cognition de l'enfant kabyle universel de l'époque palliait le manque de moyens. Aujourd'hui, en découvrant ce qui se cache dans tel ou tel mot ou hiéroglyphe, et en déchiffrant le Per-Ankh, je ne jubile pas, mais je suis soulagé. Soulagé d'avoir passé les écluses du doute et de ne pas avoir failli, surtout qu'en ce moment c'est la ligne droite qui s'ouvre pour aller au bout du rêve kabyle...Les chemins du savoir sont des chemins qui montent, pas de quoi effrayer l'enfant kabyle universel "vieille école", forcément un "Premier homme" qu'il soit l'aîné ou le cadet parmi les fils. La niaque peut lui venir de toutes parts, à chacun sa raison. La mienne est en grande partie "au nom du père...", persévérance et efforts à la mémoire de feu mon père Mohand-Arezki, puisse-t-il reposer en paix. Du "petit Robert" 14-18 au Cap Carbon des Lumières avec la langue kabyle numérisée, bientôt j'espère, les chemins qui montent kabyles se seront transformés en voie royale, avec la gravitation du bon côté cette fois, qui pourra remettre la Kabylie dans le sens de la marche de l'histoire et la propulser sur le toit du monde. Histoire de rendre justice aux justes, comme on vient de le faire en honorant la mémoire des anciens Égyptiens et leur oeuvre (formule) géniale Per-Ankh.